L. CAMUS
N. Vaschide et Cl. Vurpas. Recherches sur la physiologie de la peau dans un cas d'autoplastie. (78) CXXXVI, 64; 5 janvier 1903. — La peau autoplastiée conserve sa sensibilité propre, et ses réactions vaso-motrices restent, en partie, indépendantes de celles des régions environnantes en même temps que des relations anatomiques s'établissent avec les régions sous-jacentes. l. camus.
M. von Frey et R. Metzner. Die
Raumschwelle der Haut bel Successive reizung (Le seuil de discrimination dans l'excitation successive de deux points tac-
SYSTÈME NEHVEUX ET ORGANES DES SENS
\ XXIX, 16t.l83, 1902. —Les it recherché si et dans quelle ux points tactiles voisins, excités nent, peuvent être discriminés, mployé, à cet effet, l*excitarûckner. L'appareil est constiiellement par un levier, muni à es extrémités d'une fine aiguille oie de porc en contact avec la lis en mouvement à Taide d'un o-aimant. Il permet de graduer îment les excitations et de les exactement au temps voulu. Les s ont porté sur trois sujets. Les t étudié, en particulier, 51 couples léterminés à l'avance sur une révant-bras (tiers moyen). L'écart leux points du couple mesurait ,5 millimètres. — Voici les résul- )aux des recherches : 1» La disïi de deux points voisins est touible quand Tintervalle entre les est convenable. La connaissance Tentrainement n'ont aucun effet é de la discrimination ; dans de Qditions expérimentales, le sujet emblée aux valeurs du seuil. Il e celui-ci soit en relation avec sition anatomique invariable ; le deux points tactiles voisins riminés, il est en général indis- [u'ils soient excités successiver un intervalle de 1/18 de sediscrimination est très difficile, î optimum paraît être de 4/3 de }° La discrimination est possible sation des points ; Tinsécud'é de ière opération fait le plus vif vec la justesse immédiate de la Ce fait a d'ailleurs été mis en r divers observateurs.
J. LARGUIER DBS BANCBLS.
aparède. L'illusion de poids mormaux et le « signe de Dexh. de Psychol., 11,22-32, 1902.
enfants anormaux sont exempts i de poids, c'est-à-dire que, quand sente des objets de poids égaux, flumes différents, ils n'accusent
petit d'être le plus lourd, comme s chez les individus normaux.
a voulu vérifier ce fait qu'il
(I signe deDemoor a. Il a expér 18 enfants de Tune des classes le la ville de Genève. Il distingue arriérés pédadogiques (insuffiiéveloppement mental) et les vé-
ritables arriérés au point de vue médical.
Des expériences faites il résulte que le signe de Demoor, lorsqu'il est constant, déposerait en faveur du diagnostic d'arriéré médical. e. g.
H. Z'waardemaker et F. H. Quix.
Schwellenwerlli und Tonhôhe. (2) 1902, Sp' Bd, 367-397. — Détermination, pour chaque ton, de la plus petite amplitude susceptible d'être entendue et d'être distinguée comme ton ; fixation de la valeur de l'énergie correspondante. Résultats numériques pour les octaves moyennes, supérieures et inférieures. bd. mbybr.
Marage. Contribution à la physiologie de l'oreille interne (78) CXXXVI, 246; 26 janvier 1903.
H. Zwaardemaker. Dio Empfindung der Geruchlosigkeil (La perception de l'inodore). (2) 1902; Sp* Bd, 420-426.-- L'absence d'odeur de grands espaces, qui est une rareté, ne résulte qu'exceptionnellement de l'absence de molécules odorantes; elle est le plus souvent la résultante de compensations d'odeurs plus faibles, quelquefois aussi la conséquence de l'accumulation de molécules d'une certaine espèce en très grand nombre. éd. mbybr.
F. Kiesoy. Sur fa présence de boutons gustatifs à la surface linguale de l'épiglotte humaine, avec quelques réflexions sur les mêmes organes qui se trouvent dans la muqueuse du larynx. (72) XXXVIII, 334-336 ; 1902. — Chez les fœtus humains, dans les derniers mois de la vie intra-utérine, on trouve ordinairement des boutons gustatifs sur la face linguale de l'épiglotte ; on ne les constate plus, ou du moins on ne les voit plus qu'en nombre excessivement restreint, dans la même région, chez l'enfant, tandis que sur la surface laryngienne on les rencontre encore en abondance. Les boutons gustatifs disparaissent donc graduellement, après la naissance, de la face linguale de l'épiglotte, probablement à cause de l'accroissement de l'organe qui fait passer les boutons de la partie linguale à la partie interne. Un certain nombre d'entre eux peuvent d'ailleurs disparaître par dégénération. b. fbinobl.
M. Cavalié. Les réseaux péricellulaires des cellules ganglionnaires de la rétine. (79) LV, 209; 3 lévrier 1903.
ANALYSES
A. Engelmann. Recherches tonométriques sur les yeux normaux et malades.
Thèse de Dorpat, 1902. In (101) 20 novembre 1902, 2184. — L'auteur a fait ses recherches avec le lonomètre de Makiakov.
— La pression intra-oculaire chez le lapin après ligature de l*artère carotide commune d'un côté, est abaissée dans lés deux yeux.
Après ligature de la veine jugulaire commune^ elle est élevée du même côté, pour revenir à la normale une demi-heure après.
Chez l'homme, au cours de Texpérience de Valsalva, la pression intra-oculaire s'élève et s'abaisse parallèlement à la pression sanguine générale. La hauteur absolue de l'élévation de la pression intra-oculaire est de beaucoup inférieure et les oscillations de sa courbe sont moins accusées que celles de la pression sanguine. — L'expérience aussitôt suspendue, les deux pressions reviennent a la normale. Pendant le travail musculaire la pression intraoculairc et la pression sanguine s'élèvent en même temps.
Dans le sommeil chloroformique profond, la pression intraoculaire s'abaisse graduellement et progressivement chez Thomme.
Dans la narcose éthérée la pression in&i*aoculaire s'abaisse continuellement chez le lapin, tandis que chez l'homme l'abaissement faible du début fait place à une élévation et vers la Hn de la narcose il y a de nouveau abaissement. L'excitation du sympathique provoque chez le lapin l'abaissement rapide de la pression sanguine, qui ne tarde pas à revenir à la normale dès la cessation de l'excitation. La résection du tronc du sympathique et l'extirpation du ganglion cervical supérieur provoquent l'abaissement lent de la pression intraoculaire, qui est plus tard remplacée par une élévation jusqu'à la normale et même audessus. Chez l'homme, la résection du ganglion cervical supérieur est suivie de l'abaissement de la pression intraoculaire (le minimum est atteint vers le 2« ou 3« jour), qui se relève lentement et progressivement jusqu'à s'approcher de la normale. Le jeu physiologique des pupilles ne provoque pas chez l'homme de changement dans la pression intraoculaire. La fermeture des paupières provoque une élévation d'autant plus marquée de la pression intraoculaire que le muscle orbiculaire est plus tendu (l'élévation peut atteindre 14 mm. de Hg en cas de fermeture énergique). La ténotomie de tous les muscles droits provoque chez le lapin un abaissement de 8 mm. de Hg environ. La ténotomie d'un des muscles droits provoque chez l'homme un abaissement de
4 mm. de Hg environ. Le dé| l'œil chez l'homme ne modifi( pression intraoculaire. L'accom énergique l'élève un peu. Ce est due non à la contractio ciliaire, mais aux mouvement gence des muscles droits intei
KM. WAi
R. Magnus. Die Pupilla Octopoden (La réaction pupillî podes). (3) XCII, 623-643 ; lî des céphalopodes est organisé, s de rapports, comme celui des plus élevés. Le mécanisme d'ac est le mémo : les phénomèm produits par l'éclairement, le nien, fournissent d'autres analo en signale une nouvelle dans de la dilatation pupillaire. Ce provoqué par les excitants o{ rement, obscuration. La dilatai est associée à la fermeture d Le réflexe est unilatéral. Le réflexe sont dans les ganglioi ils se distinguent en centre centre constricteur.
Mary Whiton Calkù
ûber die Empfindung farbigei Lichter (Théories sur la visibi res colorées et non colorée Sp* B^ 244-361. — Revue ci théories de la vision des couli Christine Ladd-Francklin réf aux observations; il y a non] quatre couleurs fondamentale jaune, bleu) ; la lumière noi être considérée comme donni impression fondamentale et i lange d'impressions. La p< quatre couleurs fondamei d'une dissociation partielle d'( renciés de la substance photO( les cônes. J
W. Uhthoff. Ein weiter angeborenen totalen Farbenb velle contribution à l'étude congénitale totale pour les c XXVII, 344-361, 1902. — L trois nouveaux cas de cécité couleurs ; 1°' cas. Cécité to couleurs. Le champ visuel est à la périphérie. Il présente d scolome central. A l'examen < pique, la région de la fove aspect chagriné, nettement elle est à peu près semblable
SYSTEME NERVEUX ET ORGANES DES SENS
L considère la positioa de cette ievient extrêmement probable *espond au scotome central, ^ité totale pour les couleurs, «suel est rétréci. Le nystagmus icé dont les yeux sont affectés len de la vision centrale extrôfBcile. Il est impossible de »cotome central. 3° cas. Cécité les couleurs. Le champ visuel scotome central « relatif ». Le rçoit que très indistinctement |ui viennent se projeter dans la >otome. — En résumé, voici les «aux qui paraissent se dégager )bservations recueillies jusqu'ici Dans les deux cas où Pexamen >pique a été effectué dans de ditions, la rétine aveugle pour '8 a présenté des altérations es très sensibles dans la région i centralis; 2^ dans trois des étudiés par l'auteur, les sujets tés d'un scotome central. Dans »mme dans le cas antérieure- (voir Zeits. /*. Psych, u. Phys.
rg., XX, 326-352) le scotome i ; dans le cas III, le scotome ; dans le cas 11, le scotome n*a elé ; mais il parait certain que :ait avec un point voisin de la es faits apportent une confirmathéorie de von Kries, laquelle de prévoir, chez les aveugles uleurs, l'existence d'un scotome int à la fovea.
J. LARGUIBR DBS BANGELS.
j. Weitere Untersuchungen ûber înblindheit (Nouvelles recherches é totale pour les couleurs). (41) ■118, 1902. — L'examen de la raie chez les aveugles pour les >t, en général, très délicat. Par ystagmus dont ils sont presque fectés, ces malades sont le plus capables, en effet, de fixer pen- 'tain temps un point déterminé, bile. Pour obvier à cette diffîadopté un dispositif applicable soit la vivacité des mouvements les. Il utilise l'éclairage instanîcran percé d'un certain nombre s et dont le sujet doit reconisposition. Un individu normal nent de l'illumination, l'ensemble îs éclairés. Un individu affecté me central, ne verrait pas, au
contraire, les images correspondant à la fovea. — L'auteur a examiné, à l'aide de cette méthode, cinq malades présentant une cécité pour les coulears absolument typique. Il n'a pu, dans aucun cas, déceler la présence d'une région centrale aveugle.
Les diverses observations qu'il a recueillies comportent, en somme, une même conclusion : abstraction faite de la cécité pour les couleurs, la vision des achromatopsiques ne diffère par aucun caractère essentiel de la vision des sujets normaux. — Ce résultat, s'il est réellement l'expression des faits, acquiert une importance considérable. 11 constitue sans aucun doute, en effet, un argument fort grave contre la théorie de von Kries sur la fonction des cônes et des bâtonnets rétiniens. On remarquera, d'autre part, qu'il est en opposition complète avec les données apportées par Uhthoft (voy. l'analyse précédente).
J. LARGUIBR DBS BANCBLS.
A. Borschke et L. Hescheles.
Ueber Bewegungsnachbilder (Sur les images consécutives de mouvement). (41) XXVII, 387-399, 1902. — B. et II. se sont efforcés d'obtenir des images consécutives de mouvement dans de bonnes conditions d'observation. Le dispositif qu'ils ont adopté est analogue à celui qu'Exner a proposé.
Deux systèmes de tiges équidistantes sont disposés dans des plans parallèles et très rapprochés l'un de l'autre derrière une fenêtre percée dans un écran. L'un est constitué par des tiges verticales et se déplace horizontalement; l'autre, formé de liges horizontales, progresse dans la direction perpendiculaire. Quand les tiges sont immobiles, l'observateur voit un grillage de barreaux croisés à angles droits. Si les tiges sont en mouvement, il perçoit un déplacement du grillage dans la direction qui correspond à la diagonale du parallélogramme des vitesses. Chacun des systèmes peut donner lieu à une image consécutive de mouvement — de sens opposé à celui de son mouvement réel — que le sujet projette sur un volet masquant, au moment voulu, la fenêtre de l'écran. Ces deux images fournissent à leur tour une résultante. Supposons maintenant que l'une de ces images demeure constante pendant toute la durée des épreuves : l'observation de la résultante renseignera aisément sur les variations de la composante inconnue ; en particulier, elle donnera la valeur de sa vitesse. — A l'aide de cette méthode, les auteurs ont
ANALYSES
constaté que : 1^ La vitesse de l'image consécutive de mouvement est proportionnelle à la vitesse de l'image inductrice (fournie par le système des tiges) tant que celle-ci reste distincte; 2<» La vitesse de l'image consécutive augmente avec le nombre des tigco qui passent derrière la fenêtre pendant l'unité de temps; 3<> La vitesse de l'image consécutive dépend de la netteté de l'image inductrice ; elle augmente avec celle-ci (tiges peintes en noir ou en gris se détachant sur un fond noir) ; 4'* Enfin la vitesse de l'image consécutive varie avec la durée de l'induction. Elle est d'autant plus considérable que l'image inductrice a été observée pendant un ten-ps
plus long. J. LARGLIBR DBS BANGBLS.
MÉCANIQUE AMMALE
A. Gasarini. L'ergographie crurale (électrique et volontaire) dans certaines conditions normales et pathologiques. (72) XXXVIII, 210-232; 1902. — Mesure, à l'aide de l'ergographe crural du professeur Patrizzi, du travail naturel et artificiel des membres inférieurs dans des états déterminés de sauté, de fatigue et de maladie. — L'auteur constate, entre aut/es choses, un maximum d'activité dans les heures de l'après-midi, un affaiblissement de la capacité de travail des muscles des vieillards plus marqué pour les muscles des membres inférieurs, la localisation de la fatigue après des travaux ou des exercices physiques des jambes, l'augmentation du travail musculaire après l'absorption de petites doses d'alcool, la forte dépression sous l'influence des doses plus élevées, augmentation de travail et dépression étant plus accentuées pour les muscles des membres inférieurs que pour ceux des bras. b. feindbl.
Ch. Féré. Contribution à l'étude du temps nécessaire à la restauration de la fatigue qui suit le travail ergographique.
(79) LIV, 1459; 20 décembre 1902.
Ch. Féré. Note sur l'effet physiologique de l'économie de l'effort. (79) LV, 71; 17 janvier 1903 .
G. Leven. Radioscopie gastrique appliquée à l'étude du séjour des liquides dans l'estomac. (79) LIV, 1478; 20 décembre 1902. — L'observation radioscopique pratiquée chez l'enfant montre que l'estomac évacue les liquides tantôt sans contractions
gastriques, à la manière d^nn tantôt par des contractions qu un quart d'heure après l'ingeï sence d'aliments solides reti tion. L'eau chaude séjourne temps que l'eau froide.
P. Schultze. Ueber eineu kûrlichem laryngealen Pfeifei chen (Un cas de sifflement larynx chez l'homme). (2) 323-332.
TECHNIQUE ET INSTRUM
A. Neumann. Einfache méthode (Sàuregemisch-Yerfi vereinfachte Bestimmungen Phosphorsàure, Salzsàiire und chenbestandtheilen unter Ben Sàuregemisch-Veraschung (M( de calcination — calcination mélange acide — et dosages fer, des acides phosphoriquc que et d'autres substances n utilisation de ce mélange XXXVII, 115-143; 1902. — L d'abord la description d'une calcination analogue à celle d c'est-à-dire basée sur Toxydj tières organiques par un mél ties égales, d'acides sulfuriqi que l'on fait constamment dant toute la durée de l'opér substances à brûler. L'azote organiques ne se trouve pas ammoniaque, comme dans U Kjeldahl, l'auteur n'ayant pu, ver aucune trace de cette s les produits de la combustion peuvent être utilisés pour quali- et quantitative de ton autres que l'ammoniaque, ( pour celle des acides non i que ceux du mélange combu thode est particulièrement i qu'il s'agit du dosage de faibl d'éléments minéraux (fer des phore des protéides pauvrei ment). Pour le dosage du fei la solution des éléments mi phosphate de zinc ammoniaci tout le fer présent. L'oxyde précipité et redissous dans hydrique libère de l'iodure une quantité d'iode correspo dosée, après addition d'empc l'aide d'une solution d'hypo:
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