L. CAMUS
B. Kilvington. On the changes en neVve cells after poisoning with the venin of the Australian Tiger-snake (Hoplocephalus Curtus). (51) XXVIII, 426-430, 4902.
— Les lapins étaient tués par injection souscutanée de 0^.0002 de venin desséché.
Les cellules nerveuses, sans présenter de gonflement réel, ont subi une chromatolyse intense. Les granulations de Nissl sont disparues ; les limites du noyau sont obscures, quelquefois même le noyau n'est plus visible. Ce sont les cellules dispersées autour de l'épendyme qui paraissent avoir le plus souffert. j.-p. langlois.
E.'Babak. Ueber die Entwickelung der locomotorischen Coordinationsthàtigkeit im Rûckenmarke des Frosches (Développement de l'activité de coordination locomotrice dans la moelle épiniére de la grenouille). (3) XCIII, 134-162: 1902. — Après un examen des phénomènes présentés par les invertébrés relativement aux relations des divers segments pour Texecution des mouvements d'ensemble, l'auteur envisage les vertébrés. Il rappelle les expériences de Steiner et Danilewsky surl'amphioxus, celles de Bickel sur l'anguille, celles de Tarchanoff sur les canards, de Singer sur les pigeons. Il en résulte que la moelle épiniére des différents vertébrés possède à différents degrés la faculté de coordination locomotrice. Chez les grenouilles, les parties distales de la moelle ne donnent lieu qu'à des reflexes sans rapport direct avec la locomotion. — L'auteur opère sur les larves de grenouilles et sur les animaux jeunes. Il constate que les segments de la moelle qui donnent origine aux nerfs du membre postérieur et de la queue possèdent des mécanismes coordinateurs très développés, comme en exige, par exemple, la locomotion. Chez les jeunes grenouilles ellesmêmes la faculté de coordination est encore bien développée dans les parties distales de la moelle; elle l'est, en tout cas, beaucoup plus que chez Padulle. Ce fait est à rapprocher de celui que Ton observe chez les poissons à tous les âges et il est en rapport avec ce que l'on sait du développement phylogénétique des vertébrés, dastrb.
L. Merzbachor. Die Folgen der Durchschneidung der sensiblen Wurzeln im unleren Lumbmarke, im Sacralmarke und in der Caudaequina des Hundes (Conséquences de la section des racines sensitives dans la partie inférieure de ja moelle lombaire.
ANALYSES
dans la moelle sacrée et dans la queue de cheval du chien). (3) XCII, p. 585 ; 1902. — La suppression de la sensibilité dans certaines parties du corps a pour conséquences, on le sait, des troubles de la motilité. Gela n'arrive point avec la queue du chien. Chez trois chiens dont le canal médullaire avait été ouvert à la partie inférieure, et dont les nerfs sensilifs avaient été sectionnés au niveau de la moelle lombaire ou sacrée et du filum terminal, la queue avait conservé la môme allure et les mêmes mouvements qu'auparavant. Ducceschi a vu la relation des mouvements de la queue avec ceux de Tanus. Le relèvement de l'appendice caudal se produit chez Tanimal à moelle coupée, par Pintroduction d'un objet dans l'anus ; le mouvement inverse, si l'on exerce un frottement contre la muqueuse. — Or, après section des racines sensitives de la queue de cheval, cette combinaison des deux espèces de mouvements des deux organes est abolie. L'anus et la queue ne prennent plus la position de défécation. — Incidemment, l'auteur fixe la position dans l'écorce cérébrale du chien, du centre moteur de la queue ; elle diffère ue celle qui est indiquée par Ferrier. — La section des racines sensitives supprime aussi la sensibilité de la région anale et des deux sphincters ; l'organe est enlr'ouvert, son tonus est supprimé pour quelques semaines. Gianuzzi a vu, et l'auteur confirme plus nettement, que le tonus sphinctérien est de nature réflexe. dastre.
Maurice Philippson. Contribution à l'étude des réflexes locomoteurs. (78) CXXXVI, 61 ; 5 janvier 1903. — Chez des chiens à moelle dorsale complètement sectionnée, l'auteur a étudié les réflexes des pattes postérieures et a pu analyser et reconstituer les différentes parties des actes sensitivo-moteurs de la marche. l. camus.
G. Pagano. Etudes sur la fonction du cervelet. (72) XXXVIII, 299-308; 1902. — L'excitation du cervelet produit des phénomènes d'hyperlonie, d'hyperesthénieet d'ataxie ; les mutilations du cervelet entraînent l'atonie, l'asthénie et encore l'ataxie. De là cette conclusion : le cervelet est un organe énergétiqtie pour les centres nerueiix de l'aœe cérébro-spinal. Aucun organe périphérique, sensitif ou moteur, ne se trouve sous la dépendance directe du cervelet, tandis que tous les groupes ganglionnaires encéphalo-méduilaires, tous les centres ner-
veux s'y trouvent, directement ou indirec tement ; et c'est pour cela que l'excitation du cervelet produit les phénomènes les plus' compliqués et les plus variés; elle exalte toutes les fonctions. Le cervelet est un véritable accumulateur d'énergie ; les effets tonique, sthénique, statique, ne sont que trois faces d'un même phénomène, d'une seule et môme chose; si celle-ci apparaît sous plusieurs aspects, c'est parce que les centres nerveux sur lesquels elle agit la transforment suivant leur fonction spécifique. e. pbindel.
S . Sergi. Sur la nature da phénomène de la rotation autour de l'axe longitudinal chez les animaux avec mutilations unilatérales du cervelet. (72) XXXVIII, 233-252 ; 1902. — De môme que le mouvement de manège et le mouvement en aiguille d'horloge, ce phénomène provient d'un défaut de l'équilibre fonctionnel moteur et sensitif entre les deux moitiés du corps. Le défaut de l'équilibre moteur, condition mécanique du phénomène, consiste dans l'h^-pertonie ou l'hyperesthénie d'un côté du corps par rapport à l'autre côté, ou au contraire dans l'atonie et l'asthénie d'un côté ; le défaut d'équilibre sensitif est représenté par un vertige visuel et labyrinthique.
B. FBINDBL.
Pierre Marie et Georges Guillain.
Sur les connexions des pédoncules cérébelleux supérieurs chez l'homme. (79; LV, 37 ; 10 janvier 1903. — D'après 4 cas de lésions pédonculaires, les auteurs montrent qu'un grand nombre de fibres constitutives des pédoncules cérébelleux supérieurs proviennent du noyau rouge et se rendent au noyau dentelé du cervelet du côté opposé.