‹ Journal de physiologie (volume 2)Chapitre 118 sur 146 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

ich. Uebertragbarkeit der Kinder - (se auf den Menschen (Transmissila tuberculose bovine à Tbomme).

nu, 27 novembre 1902 ; 857. — 1 est le texte du discours prononcé h à la Conférence internationale ite contre la tuberculose, tenue à I octobre 1902. L*auteur déclare ir exclusivement à l'énoncé du a communication et laisser ici de transmissibilité de la tuberculose

au bœuf. Dès Tabord, R. Koch, nouvelle thèse est, on le sait, la libilité de cette transmission en ) la dualité des deux bacilles tubermmain et bovin), insiste sur la s la tuberculose intestinale primiirtant il constate de grandes variare les chiffres des diverses statisconclut sur ce point par la négative, mé Tabsence d'une déHnition préi tuberculose intestinale primitive Heurs, il omet d'indiquer. Passant tion de l'homme au cours d'autoplovidés tuberculeux, Koch repousse is les faits positifs observés, en l sur révolution purement locale,

d*une tuberculose verruqueuse ou sence de ganglions tuberculeux >, dans le cas d'une inoculation bovine ayant causé chez un vétéme infection pulmonaire bacillaire . Koch ne discute que 5 cas

ordre d'idées et néglige les autres breux qui ont été rapportés. Par 'absence de résultats positifs après ons de Pcrlsuchl à six hommes ie cancer (Baumgarten) lui semble légatif prouvant sans conteste la ismissibilité à l'homme. Enfin, pour semble impossible que les bacilles puissent traverser une muqueuse le intacte sans laisser localement es. Passant à l'infection par la Liberculeuse l'auteur arrive aussi à elusions négatives. En eifet, d'autres is peuvent se transmettre à Thomme iande et le lait (empoisonnement ire, charbon bactéridien, fièvre ty-

mais dans tous ces cas, ces infecéent des foyers morbides où pluiijets sont malades simultanément.

tuberculose qui pourrait résulter insommation, on devrait voir des or, tout en concédant une différence

entre l'incubation et l'évolution de ,1a fit typhoïde et celles de la tub. Koch dit jamais la constatation de semblables fo; tuberculeux n'est venue démontrer cette gine alimentaire. La preuve de l'inoc de la viande tuberculeuse est donc i par le petit nombre d'hommes infectés la voie intestinale, puisque, dans les où on pourrait soupçonner ce mode < fection primitive, la tuberculose intestii n'existe pas à l'exclusion de tout ai lésion. De môme pour le lait. L'ébuUi ne donne pour les timorés qu'une fat sécurité, en effet ce chauffage très co tel que le pratiquent les ménagères, est ii pable de tuer entièrement les bacilles ; I tear omet de tenir compte de leur attéi tion certaine par la chaleur à défaut leur destruction. Koch discute alors deux foyers d'infection et les 28 cas is humains qui semblent avoir été causés la consommation de lait chargé de bac de la Perlsucht (cas dOllivier : 13 jei filles dans un pensionnat buvant du infecté devinrent tuberculeuses, 6 m rurent ; cas de Hùls : 9 personnes de même famille furent atteintes success ment et succombèrent ; elles prenaient du contenant des bacilles). Ces deux fo; infectieux ne prouvent rien, diaprés K< à cause de la succession relative des < ils sont dus à une contagion d'homn homme. Quant aux 28 cas isolés, l'auteu peut ni ne veut en nier la possibilité, mai ne sont pas probants. Pour que ces puissent constituer des preuves, il fau( qu'on puisse préciser le point de dé intestinal de l'infection, repousser ) certitude toute autre source d'inoculat qu'enfin plusieurs personnes soient attei siinultunémeni. Koch écrit que « si, les nombreuses personnes qui ont abs( le lait soupçonné, une seule est attei il est certain que cette personne n'a été infectée par cet aliment ; pour le phus, dans un cas analogue, le fait qu seule personne est atteinte fait repou l'hypothèse que le lait a été l'agent in lieux ». Enfin le lait doit provenir d vache atteinte de tuberculose mammi Duns l'examen critique de ces cas is( Koch étudie en particulier le cas de la fill professeur Gosse, de Genève, qui, cons mant du lait de vache atteinte de mam tuberculeuse, mourut de tuberculose testinale. Ce cas n'est pour lui nuUer démonstratif, car aucun des habitants c ferme où se trouvaient les bovidés tu cul eux dont ils buvaient le lait n'est i

ANALYSES

bacillaire, et l'auteur ne pense pas que M. Nocard qui a écrit un long rapport sur ce cas, puisse encore maintenir son jugement et croire à une infection d*origino bovine. Les casdeStang, deJohne,d*Uffelmann. Goring, Schœngen sont semblablement critiqués et réfutés. Pour Koch, « Tinterprétation de ces cas utilisés comme une preuve par les défenseurs de l'identité des deux tuberculoses, prouve seulement de quelle façon partiale, exclusive, bornée et dépourvue d*esprit critique, ces défenseurs agissent et avancent ces preuves ». En opposition à ces cas isolés d'infection, Tauteur cite de nombreux faits où la consommation de la viande ou du lait tuberculeux n'a été suivie d'aucun dommage ; il fait état de ces cas pour conclure à la non-transmissibilité de la Perlsucht à l'homme, sans tenir compte de la règle qui veut que les faits négatifs ne prouvent rien contre les faits positifs. Gomme conséquence pratique, c les mesures qui se rapportent au lait et à la viande dans le but de combattre la tuberculose humaine, ne «ont, pour Koch, nullement motivées. Ces mesures seraient très dispendieuses et il est inutile d'employer des ressources pour combattre un danger qui n'est pas prouvé.

On ne doit pas s'égarer dans de fausses voies, si l'on veut avoir un résultat, mais s'appliquer à combattre la principal source d'infection, on peut même dire pretqxie l'unique source d'infection, c'est-à-dire les phtisiques, qui sont un danger pour leur entourage. > Koch termine ainsi son travail dans lequel il ne fait que s'avancer de plus en plus dans la voie qu'il a tracée lors du congrès de Londres. Lee phtisiques constituant, d'après son dire, pour leur entourage la principale source d'infection, on peut regretter que Koch ne nous indique pas quelles autres sources doivent prendre place à côté de celle-ci qui, pour lui, n'est que presque Vuniquej non l'unique source de la tuberculose. Il nous permettrait ainsi de nous y attaquer et de tenter de les détruire. F. ARLOING.

Spronck et HoefnageL Accidenteele Infectie van den Mensch met Runder-tuberculose, en reinoculatie van het Virus op het Rund (Infection accidentelle d'un homme par de la tuberculose bovine, et réiooculation du virus à un veau). (115) 1902 ; 1117- 1123. — Un employé d'an abattoir s'étant blessé au doigt en abattant une vache tuberculeuse, vit se développer une affection qui ressemblait à une tuberculose cutanée. Le

malade fut opéré et les produits inoculés à des cobayes d'abord et ensuite à un veau préalablement reconnu non tuberculeux par la tuberculine. Celui-ci contracta une tuberculose généralisée. Cette observation montre la transmissibilité de la tuberculose bovine à l'homme contrairement à l'opinion de

Koch. L. DOR.

N. Panov. Tuberculose chez les animaux déterminée par des bacilles morts.

Thèse de DorpaU In (107) 26 octobre 1902 ; 1613. — Le bacille de la tuberculose, tué et lavé à l'eau, contient des substances toxiques douées de propriétés chimiotacliques posi- .tives. Les tubercules par eux provoqués ressemblent, au début surtout, par leur aspect aux tubercules vrais. Pendant un certain temps ils augmentent de volume et peuvent subir la nécrose de coagulation dans leur partie centrale. Plus tard ils régressent et sont peu à peu remplacés par de tissu conjonctif. Les bacilles de Koch morts, introduits en grande quantité, peuvent en outre déterminer un amaigrissement et parfois même, amener la mort. En cas d'injection sous-cutanée, le bacille provoque la suppuration au point d'injection. Leurs propriétés chimiotactiques ne se manifestent qu'au contact immédiat avec les cellules vivantes de l'organisme. L'auteur considère donc comme non dépourvue de danger la présence dans l'air de bacilles même morts.

Tout en n'admettant pas l'opinion de Straus et Gomaléia, ni celle de Kelber, il est d'avis que les lésions décrites présentent une forme particulière de tuberculose qu'on peut, avec Grancher, appeler nécrotubercu-

lose. BM. WASSBRBBRG.

M. Labbé. La proportion de l'hémoglobine réduite dans le sang à l'état normal et chez les cardiopathes. (79) LV, 128; 24 janvier 1903. — Cette proportion augmente dans les états où l'hématose se fait mal ; peu marquée dans les affections cardiaques compensées, l'augmentation est très notable chez les cardiaques asystoliques, dans la cyanose congénitale. La proportion est peu modifiée par contre dans l'urcmie dyspnéique.

p. NOBÉCOURT.

M. Labbé. Les globules rouges et l'hémoglobine chez les malades atteints d'affections laryngées dyspnéisantes. (79) LV, 86; 17 janvier 1903. — Il y a hyperglobulie.

p. NOBÉCOURT.

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

E. Leclainche et H. Vallée. Recherches expérimentales sur le charbon symptomatique, 3« mémoire. (61) XVI, 930-939 ; 1902. •— Les auteurs étudient la Taccination par une seule inoculation d*un yirus atténué, la vaccination en deux temps par les vaccins liquides purs, la vaccination par remploi combiné du sérum et du virus.

Pour eux la méthode de choix consiste en des inoculations succtissives de sérum immunisant et d'un virus pur atténué.

p. NOBBCOURT.

E. Tabusso. Conlributo alio studio délie lesioni istologiche sul variblo ovino. (99) 13 décembre 1902 ; 722. — En dehors des lésions pulmonaires, il n*y a pas dans la variole ovine de lésions spéciflques. L*anatomie pathologique est voisine de celle de la diphtérie ou du choléra humain. Bibliographie. V. MONTAGARD.

J. Justus. Ueber Blutverânderungen durch Syphilis und Quecksilber, mit besonderer Berûcksichligung ihrer diagnostischer Verwerthung. (20) LXXV, 1-22; 1903. — L* anémie syphilitique se traduit surtout par rabaissement du taux de l'hémoglobine, qui n'est pas encore apparent au moment de Taccident primitif mais qui apparaît de plus en plus à mesure que la maladie envahit davantage l'organisme. Si l'hémoglobine augmente on peut penser que les manifestations éruptives vont disparaître ; si elle diminue chez un syphilitique à un certain moment c'est qu'une manifestation nouvelle va se produire. Chez les syphilitiques l'administration du traitement mercuriel intensif détermine une diminution brusque de l'hémoglobine suivie d^une élévation quelque temps après. Cette réaction serait caractéristique et permettrait de faire le diagnostic d'une lésion douteuse.

HBNRl GLAUDB.

Q. Lowenbach et M. Oppenheim.

Blutuntersachungen bei ulzerôson und gummôsen Formen der Syphihs mit besonderer Berûcksichtigung des Ëisengehaltes (Recherches hématologiques dans les formes ulcéreuses et gommeuses de la syphilis avec considérations particulières sur la teneur en fer du sang) (20) LXXV, 22-27 ; 1903.

— Dans les syphilis anciennes l'hémoglobine et le fer du sang tombent au-dessous de la normale. Le nombre des globules

rouges et blancs reste au contraire voisin de la moyenne. Des constatations semblables au début d'une syphilis doivent faire penser à une syphilis maligne précoce.

HBNRI CLAUDE.

V. V. Favre. Expériences sur la transmission de la malaria à l'homme par la piqûre des anophèles. (107) 19 octobre 1902; 1o67. — L'auteur s'est fait piquer par un anophèles claviger qui contenait un grand nombre de sporozoïdes dans les glandes salivaires. La fièvre intermittente s'est déclarée le douzième jour après la piqûre. Le jour même du premier accès, l'examen du sang de l'auteur y fit découvrir des formes annulaires type de l'hématozoaire de la fièvre est ivo-automnale, c'est-à-dire la même forme dont l'anophèles était infecté.

Il est à remarquer qu^au début les accès se renouvelaient un jour sur deux, comme une fièvre tierce pure. t]'est, pour la Russie, le premier cas d'infection malarienne expérimentale. BM. WASSBRBBRG.

V. V. Favre. Relations entre la malaria et les anor\hèles. Communication préliminaire. (107) 7 septembre 1902; 1320.

— Dans toutes les régions palustres du Caucase ainsi que dans plusieurs gouvernements de la Russie d'Europe où sévit la fièvre paludéenne, l'auteur a toujours et partout trouvé l'anophèles, et notamment l'anophèles claviger Fabr. s. anopheles maculipennis Meig. Une seule fois, dans le voisinage de la mer Caspienne, il a trouvé l'anophèles pseudo-pictus Grassi ou, peutêtre, une de ses sous- variétés. Dans l'estomac d'un de ces anophèles il a trouvé une zygote contenant un grand nombre de sporozoîtes mûrs. L'auteur a infecté l'anophèles claviger par. le sang des malades contenant des gamètes du plasmodium prgecox. II s'est assuré que le développement de la Plasmodia malarienne se fait chez les moustiques infectés selon le mode découvert par Ross et étudié en détail par Grassi.

BM. WASSBRBBRG.

Billet. Du paludisme à forme typhoïde.

(8 tracés et 2 fîg.). (90) XXII, 1019-1077 ; 1902. — Dans <;e travail l'analyse de 40 observations amène l'auteur aux conclusions suivantes : 1» Il existe en Algérie une variété très fréquente de paludisme, le paludisme à forme typhoïde ^ ayant les allures infectieuses des maladies du groupe

ANALYSES

typhoïde ; 2<^ Les éléments du diagnostic difrérentiel avec les autres pyrexies typhoïdes sont : a Tetude horaire de la courbe thermique permettant seule et toujours de saisir la périodicité des rémissions et des paroxysmes fugaces ; b) la présence constante de Thématozoaire de Laveran ; c) la formule hémoleucocytaire, invariablement byperleucocytaire mononucléaire, à grands mononucléaires chargés de pigments mé laniques prédominants ; d) absence de taches rosées, séro- réaction de Widal négative; e) traitement spécifique par les sels de quinine, qui fait cesser rapidement les accidents infectieux, détermine Tapyréxie, ou au moins ramène Tintermittence franche, signature de diagnostic. j. Nicolas.

W.-Tr. Howard. The pathology of labial and nasal herpes and of herpes of the body occuring in acute croupous pneumonia, and their relation to the so-called herpes zoster (La pathologie de Therpcs labial et nasal et de l'herpès du corps dans la pneumonie franche, et ses relations avec l'herpès zoster). (43) CXXV, 256-273 ; 1903.

-^ Deux cas de pneumomie compliquée de zona. A propos de ces observations l'auteur qui a étudié les lésions de la peau, des nerfs, des ganglions rachidiens et de Gasser ainsi que le système nerveux central, exprime l'opinion que le zona est la manifestation d'une altération portant sur les ganglions nerveux, les nerfs sensitifs et la peau, relevant de causes très diverses. Il est probable que les lésions ganglionnaires primitives sont dues directement on indirectement aux toxines microbiennes. Les manifestations zosteriennes, suivant leur siège à la face, ou sur le corps traduisent donc une [altération des ganglions de Gasser ou des racines postérieures des ganglions rachidiens. On peut distinguer ainsi des formes très variées l^' l'herpès spontané, primitif, considéré par Head et Carpenter et autres auteurs, comme une maladie infectieuse spécifique, dont l'agent a une affinité spéciale pour certains ganglions ; 'i^ Therpès des intoxications arsenicale et oxycarbonée ; 3<> l'herpès des maladies infectieuses aiguës (pneumonie, méningite cérébro-spinale, fièvre typhoïde, etc.); 4<» l'herpès simple, des lèvres, du nez dans le coryza, les intoxications gastro-intestinales, et Therpès génital dont les connexions avec le système nerveux ne sont pas, il est vrai, démontrées.

Quant aux lésions de la peau dans le zona, on doit les considérer comme des réactions

nécrotiques ou inflammatoires, par des mécanismes variables.

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