‹ Journal de physiologie (volume 2)Chapitre 117 sur 146 · V. MONTAGARD · texte numérisé non relu

V. MONTAGARD

L Chareton. A study of chronic n and subinfection by the colon ba- — On the anemia produced by reinjections of cultures of a colon baof low virulence. (53) 344-361; )re 1902. — L'injection répétée inlra- « ou intrapéritonéale au lapin de s peu virulentes de coli -bacille pro-

duit une anémie se rapprochant de l'anémie pernicieuse par la diminution de nombre des hématies, la poikilocytose, Tapparition d'hématies nucléées. Elle en diffère cependant par certains caractères. L'abaissement du taux d'hémoglobine est parallèle à la diminution du nombre des hématies; l'absence de sidérose hépatique, de troubles digestifs et d'altérations de la moelle osseuse. lesnb.

Os^w^. Qœbel. Contribution à l'étude des lésions des ganglions nerveux périphériques dans les maladies infectieuses. (61) XVI, 904-911; 1902. — La destruction des cellules nerveuses dans les ganglions spiraux et les ganglions sympathiques (lésion considérée par van Gehuchten et Nelis comme caractéristique de la rage des rues, et considérée par eux comme le résultat de son étouffement par le prolifération des cellules endothéliales des capsules péricellulaires) n'est ni constante ni spécifique, parce qu'elle peut se rencontrer dans la diphtérie et dans la syphilis: elle s'explique d'ailleurs par l'activité phagocytairc des cellules endothéliales k la suite de l'altération viuile de la cellule nerveuse, et constitue une lésion de même nature que celle produite par les intoxications tétanique et botulinique. p. ^oBÉcouRT.

Ch. Aubertin. Contribution à l'étude clinique des paralysies diphtériques. (70) I, 321 334; 1903.

Charles Bolton. Notes on two cases of optic neuritis in diphteria. (56) 1624 ; 13 décembre 1902.

F. Widal. Recherche du bacille d'Ëberth dans le sang des typhiques. (76) 5 décembre 1902, 1066. — Communication faite à propos du travail de J. C^urmont et Lesieur (voy. le mémoire de ce numéro du journal). — Statistique portant sur 29 cas, légers, moyens ou graves. — Le bacille n'a pu être décelé dans les formes, légères dénoncées cependant par la réaction agglutinante.

Dans les formes moyennes ou graves, les ensemencements n'ont été négatifs (sauf une fois) qu'en cas de prise trop tardive, ou trop précoce (avant le 5« jour). En somme, confirmation des résultats obtenus par J. Courmont, et par J. Courmont et

ANALYSES

Lesieur, dont les expériences ne portaient pas sur des formes légères, et dont les prises n*ont jamais été faites avant le 5' jour. £n pratique, la recherche du bacille dans le sang^ est un procédé de laboratoire parfois laborieux, mais peut devenir un succédané de Tagglutination dans les cas douteux, à séro-réaction retardée. En théorie la Gèvre typhoïde classique apparaît comme une maladie septicémique. a. descos.

P. Qallois, Courcoux et Décobert.

Rhino-pharyngite typhoïdique à bacille d'Eberth. (76) 28 novembre 1902; 1044. — Travail du service du professeur Chahtemesse. — Il existe parfois dans le cours de la dothiénentérie, surtout au début, une rhino-pharyngite, capable d'égarer le diagnostic, et de faire penser à tort à la grippe. Dans cinq cas de ce genre, les auteurs ont appliqué le procédé du gélo-diagnostic à l'étude bactériologique du muco-pus pharyngien, et sont arrivés à cette conclusion, que la rhino-pharyngite typhoïdique contient le bacille d*Ëberth une fois sur deux.

N'y a-t-il pas lieu de voir là une nouvelle source de contamination, pouvant expliquer certains cas de contagion hospitalière ou familiale? L'infection ne poun*ait-elle se faire parfois par inhalation, et frapper la gorge en tout premier lieu ?

CH. LESIBUR.

O.-O. Sears. A note on pleuresy in typhoid fever. Medical and surgical reporii of the Boston city hospital, XIII* série, 56-60; 1902. — La pleurésie était accompagnée de fièvre élevée, de céphalalgie, d'augmentation de volume de la rate ; néanmoins l'infection éberthieune ne fut que soupçonnée jusqu'au moment où le sérodiagnostic de Widal fut positif (négatif au 35« jour, positif au 38«). La courbe de la defervescence fut nettement celU d'une fièvre typhoïde. — A propos de cette observation, l'auteur fait une revue générale de la question. s. fbindbl.

Moizart et H. Qrenet. La forme cérébro-spinale de la fièvre typhoïde. (65) VI, 1-16, 1903. — il y a tous les cas intermédiaires entre les faits désignés sous le nom de méningisme et les méningites vraies. p. nobbcoubt.

P. Nobécourt et Roger Voisin.

Fièvre typhoïde et entérite chez le nourrisson. (92) XXI, 24-33, janvier 1903.

Chavigny . — Maladies Fièvre typhoïde et méningite ti (90) XXIII, 59-69, 1903.

Feyfer et Kayser. Over veroorzaakt door Bact. paratyf (Sur une maladie déterminée pi paratyphique type B). (115) ] 1274. — Les auteurs décrivent i bide à allures bénignes dans le< tion de Widal est négative, et c du sang permet de déceler uc est intermédiaire entre le Coli Il y en a deux variétés : le par et le paratyphique B. Ces deux coagulent pas le lait, ce qui le du coli et ils rendent fluorés neutre rouge ce qui les distii berth. Le paratyphique A rapf lage dans les cultures sur gélati d'Eberth, et le paratyphique B i vantage le coli. Le sérum d'u!

munisé contre le paratyphique pas contre le paratyphique B d'Ëberth. Par contre, le sérun immunisé contre le paratyphic Tagglutination était 1:2500, i pas le paratyphique A, mais a^ bacille d'Ëbenh à 1:100.

L. RosenthaL Zur Aoliolo senterie (Etiologie de la dysen XXIX, 97; 5 février. 1903. — tant sur 85 cas de dysenterie juin à septembre 1902, à Moî men des selles fraîches sans c montra jamais d'amibes ; les se nolentes et glaireuses contienne de bâtonnets, rarement des co< tures de ces selles donnèrent pure d'un bacille identique à ce et Kruse. Ce bacille est analog les pôles se colorent mieux qi net; pas de filaments, pas de température optima est dV ; il c les milieux, ne donne pas de g milieux sucrés, ne coagule pas pommes de terre, il ressemble \ Dans un cas, l'auteur a trouvé terie septicémique. L'ingestion de ces bacilles ne donne pas (chien, chat, lapin, cobaye). I sous-cutanée ou intrapéritonéaU cobayes, lapins meurent en 24 i très amaigris, avec des bacil sang. Le péritoine contient un ( guinolent. Les bacilles peuvent v

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

dans de l'eau de melon et 7 à 8 jours sur des fruits. v. montagard.

M. Neisser et K. Shiga. Ueber freie Receploren von Typhus- und Dysenteriebaûllen und ûber das Dysenterie loxin (Sur les récepteurs libres des bacilles typhi qaes et dysentérique et sur la toxine dysentérique).

(18) XXIX, 61 ; 22 janvier 1903. — Travail du laboratoire d'Ehrlich. Si on mélange une culture d'Eberth sur agar à de Peau chlorurée sodique stérilisée que l'on chauffe à 60^ pendant une heure, que l'on remette à l'étuve à 37^ pendant deux jours et si l'on filtre ensuite au filtre Reichel, le liquide filtré contient des récepteurs libres. Ces filtrais provoquent la formation d'agglutinine dans les organismes auxquels on les injecte. De plus, les serums des animaux injectés sont très bactéricides. Si au lieu de tuer les bacilles par un chauffage à 60", on les tue par un chauffage à 75<^, le pouvoir bactéricide du sérum des animaux immunisés avec le filtrat ainsi obtenu sera plus faible que dans le premier cas. Les mêmes expériences faites avec le B. de la dysenterie de Shiga ont donné des résultats analogues. Le filtrat (obtenu après dissolution de la culture dans Teau salée ; chauffage à SO^y eluves à 37® pendant deux jours) est une toxine dysentérique, tuant le lapin (Inj. intra-veineuse de 2 ce.) avec des signes d*hypérémie du grêle. Les résultats obtenus par rinjection de petites doses de ce filtrat aux animaux ne sont pas encore définitifs. V. MONTAGARD.

A. p. Sokolov. L'activité sécrétoire chez un chien pesteux. Société des médecins russes de Saint-Pétersbourg , séance du 24 octobre 1902 (101) 2201; 27 novembre 1902; 2201. — Chez un chien opéré d'après le procédé de Pavlov et accidentellement atteint de peste canine, la sécrétion du suc gastrique ainsi que son pouvoir digestif sont restés tels quels. L'état pathologique de Testomac se manifestait seulement par la présence en quantité plus ou moins grande de pus verdàtre. 11 s'y trouvait parfois en si' grande quantité que, pour déceler les propriétés du suc gastrique, il fallait le diluer de plusieurs fois son volume d'eau.

La sécrétion purulente était surtout abondante après l'ingestion du pain, tandis que, dans Talimentation par le lait, le pus faisait défaut ou était très peu abondant. Vu le 1 fonctionnement normal des glandes stoma

cales et la relation existant entre la sécrétion gastrique et le pus, l'auteur suppose qu'il avait affaire à des lésions diffuses de l'épithelium de revêtement, sans lésions profondes du tissu glandulaire et interstitiel.

A Tappui de cette hypothèse vient le fait que la sécrétion du mucus tarie pendant toute la durée de l'affection, ne s'est rétablie qu'après la guérison. L'abondance du pus en cas d'ingestion du pain s'explique par l'action irritante exercée sur l'épithelium de revêtement par le « suc de pain •» énergique, tandis que le « suc de lait • relativement faible est resté sans effet aucun.

EH. WASSBRBBRG.

H. Vaquez et Ch. Laubry. Arthrite»

blennorrhagiques. — Considérations étiologiques et bactériologiques. (76) 1008; 21 novembre 1902. — Aperçu historique.

Deux observations personnelles avec examen du sang, examen bactériologique de l'écoulement vaginal et da liquide articulaire. Ces observations ont la valeur d'une expérience de laboratoire, pour plaider en faveur du caractère de spécificité microbienna que peut acquérir le gonocoque : il s'agit de deux sœurs, contaminées par le même individu, et tous trois ont présenté des manifestations articulaires. Le gonocoque n'a été isolé de l'articulation que dans un cas (Obs. ii)), et seulement par ensemencement de fongosilés : ce microbe peut persister longtemps dans la profondeur des tissus alors qu'il disparait rapidement des liquides exsudés. ch. lbsibur.

A. Rlcaldoni et A. Lamas. Paralysie ascendante de Landry, aiguë, mortelle, à la suite d'une blennorragie. (70) I, 237- 262; 1903.

Engelhardt et L6hlein. Zur Kenotniss der Streptothrixpyâmie. (20) LXXV, 112-131 ; 1903. — Observation d'un jeune homme de 22 ans, qui succomba avec les manifesUtions d'une septico-pyohémie de cause ignorée ; dans les abcès trouvés à l'autopsie dans les divers organismes on trouva en l'absence de tout autre microorganisme une variété de streptothryx dont les caractères biologiques sont étudiés dans le mémoire. henri claude.

A. Henry. Le tubercule chez l'homme et dans la série animale. Thèse de Lyon^ 1903, 152 pages. — L'étude de la lésion

ANALYSES

anatomique qaî constitoe le tubercule a été depuis longtemps approfondie. Son histogenèse et son évolution, que Fauteur envisage dans les trois premières parties de son travail, ont suscité nombre de travaux et théories. Pourtant il existe dans la genèse et la marche du tubercule des variantes semblant soumises à Tespéce animale chez qui se développent les manifestations tuberculeuses. L'auteur examine les diverses lésions du bœuf, du cheval, de Tàne, de la chèvre, du porc et du singe, des carnassiers, des ovipares et enfin les tuberculoses histologiquement atypiques. A propos de la pommelière, Henry repousse l'opinion de Virchow, d'après laquelle la dualité des deux tuberculoses, humaine et bovine, serait constatée par le microscope. Il arrive à conclure que le tubercule classique élémentaire n'est pas la seule lésion bacillaire, mais qo'on peut toujours en retrouver les éléments constitutifs avec des variantes. La physionomie microscopique du tubercule se modifie avec la virulence du bacille, la quantité des microbes, Tespèce animale infectée. Ces modifications n*ôtent rien à la valeur du processus histologique et sa constatation suffit à faire porter le diagnostic de tuberculose spontanée ou expérimentale.

Dans les noyaux de pommelière on peut, malgré Taspect grossièrement différent et la crétification précoce, retrouver les édifications tuberculeuses typiques. Chez les diver ses espèces animales, la tuberculose revêt la forme en général absolument classique.

Chez certains animajux, le chien notamment, il y a des formes de tuberculose macroscopique atypique, mais qui, au microscope, montrent surtout des tubercules epithelioid des. Les formes lymphadéniques de la tuberculose chez ranimai seraient du moins les seules qui atténuent l'absolu de ces con elusions. Enfin la séparation des tuberculoses humaine et animale, quelle que soit Tespèce considérée, n*est donc pas légitimée par l'anatomie pathologique.

p. ARLOING.

L. Van den Bulcke. Coniribulion à l'étude de la tuberculof.e expérimentale chez le lapin. (71) XI, iOi «34; 1902. -- Hypoglobulie persistante dans le cas d'évolution rapide, transitoire dans le cas d'évolution lente; chute simultanée du taux de l'hémoglobine, pouvoir isotonique peu modifié.

Diminution du nombre des leucocytes, de Talcalinilé et de la densité du sang. Pouvoir agglutinant peu considérable. Les

poids des animaux diminuent gestion d'une ration constan fusion de sang de lapins noi lapins tuberculoses depuis 1 paraissant en bonne santé à < évolution tuberculeuse n'arré évolution. h.

A. Desoos. Le sérodiagoo bcrculose chez les enfants. 7/ i90%; 312 pages. Paris, J.-B fils. — Difficulté du diagnosti( culose chez l'enfant. — Techn du sérodiagnostic tuberculeux, réaction tuberculeuse chez h et chez l'enfant normal. •— U dans les diverses formes de médicale de l'enfant. — La dans les tuberculoses chirurgie justificatives : 170 observatic ment détaillées, et détail dei auxquelles elles ont donné lie graphie complète du sérodiag

CUleUX. GH

V. Oosdsitski. Résistance chez les tuberculeux. (Ill), 1902. — Les expériences ont 50 tuberculeux d'après le proc holz. L'examen du sang éti les 3 semaines. Il est à remai malades ne recevaient aucun — Les propriétés des érythro chez les tuberculeux de cell sains en ce qu'une solution 0/0 en provoque la laxiviatj de difficulté. La résistance sang chez les tuberculeux 44,95 0/0. Quant à l'assertion que l'augmentation de la resist peut servir d'indice incontesta lioration de la santé, l'auteui que sous réserve. — En rés est d'avis que la recherche tance du sang chez le tubt servir d'adjuvant utile dans mais ne présente nullement capitale pour le pronostic.

BM. WA

Ch. Bouchard et Bail

cœur des tuberculeux. (78) C.

2 février 1903. — Les indivii ses à la tuberculose ont le cog troisième période de la ti constate une dilatation cardi

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

la sclérose pulmonaire et les lééeuses et cavitaires.

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