‹ Journal de physiologie (volume 2)Chapitre 126 sur 146 · ET DES HUMEURS DE L'ORGANISME · texte numérisé non relu

ET DES HUMEURS DE L'ORGANISME

G. Lacapère. Le macrophage. Thèse de Paris j 163 pages, 1902 (deux planches).

— Le macrophage est une cellule blanche formée par l'adaptation fonctionnelle de la cellule conjonctivo-vasculaire ou du mononucléaire hémolymphatique. Dans le sang il est rare à Tétat normal, mais apparaît k la lin des infections après les stades de polynucléose, puis de lymphocytose. Dans le lissu conjonctif il apparaît après irritation ; les macrophages prennent seuls une part définitive à la constitution du tubercule dans répiploon du cobaye ; les polynucléaires arrivés au début de rinfeoiion, sont rapidement détruits par les macrophages. La double origine des macrophages, cellules conjonctives ou mononucléaires du sang, se retrouve dans tous les tissus, dans la lymphe, le ganglion, la rate. Le macrophage est doué de deux propriétés : la mobilité et la sensibilité, qui peuvent disparaître sous l'influence de certains agents physiques ou chimiques. De plus, il possède deux fonctions : l'absorption et l'élaboration. Il peut absorber des corps organisés ou non, il agit sur eux en sécrétant des ferments. L*un de ces ferments reste inclus dans la cellule tant qu'elle n'est pas détruite, c'est la macrocytase de Metchnikoff ou alexine ; l'autre, variable avec l'élément à détruire, se fixe sur lui et le rend sensible à l'action de Palexine, c'est le ferment fixateur ou sensibilisateur. Les ferments fixateurs sont multiples, ils ont le nom général d'anticorps.

Le macrophage se multiplie par division directe ou indirecte. Quand il est hors d'usage, il disparait par plasmolyse ou est absorbé par une cellule semblable. Quand il est devenu inutile dans un tissu sans avoir perdu sa vitalité, il peut revenir à sa forme primitive conjonctive ou lymphatique. — Les mêmes modes d'évolution de la cellule conjonctivo-vasculaire et de la cellule lymphatique, leur formation aux dépens d'un même Plasmodium primitif permettent de les considérer non comme deux éléments différents, mais comme une seule et même cellule : la cellule lympho-conjonctive.

ANALYSES

A. Wolff. Les mouvements amœboïdes des lymphocytes et leur influence sui* la pathologie générale. (66) XIV, 754-764; 1903' — Contrairement à Topiniond^Ehrlich, Wolff croit que la mobilité des cellules blanches du sang n'est pas fonction propre du polynucléaire. On peut admettre une lymphocytose active ; toutefois W. n*a pas vu de lymphocytes traverser les parois vasculaires, et n'a pas observé de mouvements nets sur une préparation placée dans une platine chauffante. Jolly n'a pas vu le premier les mouvements des lymphocytes, il n'a fait que confirmer les conclusions de Wolff. Seuls les myelocytes de la moelle osseuse, entre toutes les cellules blanches, n'ont pas la faculté de se mouvoir. Wolff pense qu*il n*est pas nécessaire de voir des mouvements au microscope, pour admettre la mobilité des cellules. Il croit que toute cellule vivante est mobile.

Page 1