V. MONTAGARD
K. Shiga. Ueber die Frioritill der Entdeckung der Ruhrbacillus und der Serumtherapie bei der Dysenterie (Priorité de la découverte du B. dysentérique, et de la sérothérapie de la dysenterie). (18) XXIX, 113; 12 février 1903. — Shiga réclame en sa faveur la priorité de la découverte du B. dysentérique et de la sérothérapie de celte maladie. Kruse n'a eu que le mérite de vulgariser ces découvertes en Allemagne. Les premières publications de Shiga sont de 1898, celles de Krûse de
1900. v. MONTAGARD.
S. Delépine. The bearing of outbreaks of food poisoning upon the etiology of epidemic diarrhœa. (49) III, 68-91; 1903.
— I. La diarrhée épidémique, forme commune de nos pays (choléra nostras, entérite cholériforme , choléra infiinlile, gastro-entérite épidémique), semble être, dans la grande majorité des cas, la conséquence de l'infection des substances alimentaires par des microbes appartenant au groupe des bacilles du colon (dont les termes extrêmes sont représentés par le b.
coli commune et le b. enleridilis de Gaertner), qui se rencontrent de temps en temps dans les matières fécales. — Cette infection alimentaire ne semble pas entraîner en général des conséquences sérieuses, sauf lorsque Tinfection se fait d'une façon
massive, ou qu'il est fait, de la nourriture contaminée, un usage suffisamment prolongé, avec des conditions de température favorables à la pullulation de ces bacilles.
Le lait, grande cause de la gastro-entérite épidémique des enfants, est souvent infecté, soit à la ferme môme, soit par l'intermédiaire des récipients, pendant son transport. De môme les autres substances alimentaires peuvent s'infecter avant de parvenir au consommateur. — Dans ce groupe des bacilles du colon, capables de contaminer le lait, les plus virulents sont ceux qui produisent peu d'acide et ne coagulent pas le lait : ils constituent probablement la cause essentielle de la diarrhée épidémique.
— II. En conséquence, la ])rophylaxie de la diarrhée épidémique commande : des mesures concernant la propreté des vaches,^ des fermiers, des étables, des récipients^ etc; des mesures identiques à l'égard des personnes et des choses qui peuvent être en contact avec les autres substances alimentaires, manufacturées ou non. Malheureusement, des mesures de propreté absolue sont très difficiles, sinon impossibles, à obtenir. — Pour éviter les dangereux effets de l'infection accidentelle par les matières fécales, la nourriture devra être consommée fraîche, autant que possible.
Sinon on usera de la réfrigération, à une température inférieure à 4** C. ; et si celleci est impossible, de la stérilisation par la chaleur. (6 tableaux, 6 diagrammes.)
A. DESCOS.
Krûse. Die Blutserumtherapie bei der Dysenterie. (18) XXIX, G, 48; 1-15 janvier 1903. — Les cobayes inoculés sous la peau avec 1 ce. de cultures de B. dysentérique meurent en 4 à o jours ; les animaux qui re(;oivent, 48 heures après Tinjection des bacilles, une dose de 1 ce. de sérum antidysenlérique survivent. In vitro, le sérum humain normal auquel on ajoute du sérum antidysenlérique, devient capable de détruire les bacilles dysentériques. Dans les épidémies dysentériques, les enfants audessous d'un an meurent dans 50 0/0 des cas; les enfants plus âgés dans 30 0/0. Sur 20 cas chez des enfants au-dessous de 10, K. a eu une mort seulement. Le traitement rendait les cas moins graves, diminuait la durée de la maladie et rendait la convalescence plus courte. Malheureusement, on ne sait pas si ce sérum a une valeur prophylactique. Les médecins militaires pourraient l'employer dans les pays à dysenterie
ANALYSES
grave. Dans une famille où il y avait eu de la dysenterie, 10 personnes furent injectées préventivement, une d'entre elles prit néanmoins la maladie. Les recherches de Krûse montrent que son bacille est identique à celui de Shiga. Les travaux de Krûse ont été faits indépendamment de ceux du médecin japonai>. Le sérum antidysentérique de Shiga est beaucoup plus faible.