‹ Journal de physiologie (volume 2)Chapitre 74 sur 146 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

N. Gaiduko'w. Ueber experimentelle Erzeugung zweckmàssiger Acnderungen der Farbung pflanzlicher Chromophylle durch farbiges Licht. Bericht ûber Versuche von D' N. Gaidukow, von Th. W. Engelmann (Production expérimentale de changements de coloration de plantes à chromophylle par la lumière colorée. Compte rendu par Th.-W. Engelmann). (2; 1902,

Sp* Bd, 333-333. — L'exposition prolongée à la lumière colorée de cultures de plantes à chromophylle (Engelmann) amène des changements de coloration prévus par la théorie des couleurs complémentaires ; des cultures exposées pendant deux mois à la lumière :

Rou^'e Jaune Verte etc.

deviennent

vertes,

bleu-vertes,

rouges,

etc.

Ces expériences prouvent l'existence d'un processus physiologique Ô* adaptation chromatique, rd. mbybr.

P. Galimard. Contribution à l'étude des efifets mortels produits par les courants électriques. Thèse de Lyon, 1903, 115 pages.

-— De cette longue étude, basée sur des faits expérimentaux et cliniques sur les courants continus, alternatifs, faradiques et. de haute fréquence, ainsi que sur la fulguration, il ressort que les courants continus causent la mort par paralysie du cœur. Les effets mortels ne se produisent chez l'homme que si le courant a une tension de plus de 1,500 volts; chez le chien, 50 à 70 volts suffisent, alors qu'il en faut 400 à 300 pour tuer le cheval. La gravité des troubles nerveux est en raison directe de l'élévation de la tension du courant et de la prolongation du contact.

Les secousses de rupture et de fermeture ne sont pas nécessaires pour Ja production des trémulations fibrillaires du cœur. Les courants alternatifs peuvent produire la mort soit par paralysie du cœur, soit par inhibition des centres nerveux respiratoires, suivant qu'ils ont une tension faible ou très élevée. Les dangers de ces courants acquièrent leur maximum pour un nombre de périodes compris entre 39 et 150 à la seconde. Dans les cas de mort causés par les courants continus ou alternatifs, on ne rencontre à l'autopsie aucune lésion caractéristique, et l'examen microscopique ne décèle aucune lésion cellulaire nerveuse. Les courants faradiques ne peuvent occasionner d'accidents mortels parce que leur intensité est trop faible. La mort par les courants de haute fréquence, en application directe chez les animaux, ne peut s'expliquer que par des phénomènes d'inhibition des centres nerveux respiratoires. Les décharges électriques provoquent la mort par inhibition du centre respiratoire et, dans certains cas, par paralysie du cœur. Dans les cas de mort par paralysie cardiaque il n'y a aucun moyen

ANALYSES

pratique de ramener à la vie les victimes de ces accidents électriques, alors que la respiration artificielle ou les tractions rythmées de la langue peuvent sauver les sujets dans le cas d'inhibition des centres ner>'eux.

F. ARLOING.

Raphl. Lillie. On differences in the direction of the electrical connection of certain free Cells and Nuclei. (44) VIII, 273- 283; 1903. — Si on dispose dans une solution de sucre, traversée par un faible courant électrique, diverses cellules vivantes, on constate des mouvements différents. Les noyaux libres, ou revêtus d'une faible enveloppe protoplasmique émigrent vers le pôle négatif, et leur attraction est d*autant plus forte qu'ils sont plus riches en acide nucléique. Par contre, les cellules à gros cytoplasme montrent une tendance inverse.

Ces différences attractives s'expliqueraienl par une opposition dans les propriétés électriques dtes composés colloïdes de la chromatine du noyau d'une part et ceux du cytoplasme. j.-p. langlois.

J. Breuer. Ueber Galvanotropismus bei Fischen. (16) XVI, 481-483; 6 décembre 1902. — Expériences exécutées sur Gobio fluvialilis. Un courant transversal détermine la même incurvation caractéristique vers l'anode sur Tanimal intact, ou après section de la moelle. L'attitude est donc due à une action sur la moelle et non sur le labyrinthe.

M. LAMBERT

J. Bernstein. Untersuchungcn zurThermodynamik der bioelektrischen Strôme (Recherches sur la thermodynamique des courants bioéleclriques) . (3)XGII, 521-562; 1902. — La production électrique (courant de repos et d^action) des muscles, des nerfs, des glandes en sécrétion, des organes électriques, des tissus végétaux, des graines, a donné lieu jusqu'ici à des thcorie*^ de Dubois -Reymond, d'Hermami, d'Oker- Blom, de Bernstein. L'auteur les laisse de côté pour envisager cette production d'électricité des nouveaux points de vue de la thermodynamique et de rélectix)chimic. 11 constate que la force électromoti'ice du courant musculaire croît, en général, avec la température d'une manière sensiblement proportionnelle à la température absolue.

Ce n*est qu'une approximation. En réalité, le rapport de l'accroissement de force électromotrice à l'accroissement thermique n'est pas constant; il varie, et cette variation est

reversible et se produit dans le même sens.

On déduit de là que le courant musculaire peut être rangé dans la catégorie de ceux qui sont Sippelés courants de concentralion.

Il en est de môme du courant de repos du nerf. La pile diffère des véritables piles physiques de concentration en ce que leur constitution chimique est liée à la tempe- , rature d'une manière irréversible. L'origine de ces courants de concentration s'explique par la théorie de Tallération, ou par la théorie de la membrane. d astre.

J. Loeb et W. Gies. Weitere Untersuchungcn ûber die cntgiflenden lonenwirkungen und die Rollo der Werthigkeit der Kationen bei diesen Vorgângen (Nouvelles recherches sur l'effet antitoxique des ions et sur le rôle de la valence des cations).

(3) XCIII, 246-276; 1002. — J. Loeb a observe qu'une solution d'électrolyle d'une certaine concentration peut arrêter le déve> loppement de Tœuf du fundulus et le tuer, mais que ces effets toxiques peuvent être supprimés ou diminués par l'addition d'un second sel. La valence des cations joue un rôle important, sinon décisif. L'activité des calions bivalents est considérablement supérieure à celle des monovalents. Ces effets antitoxiques ne sont pas dûs aux ions hydrogène libres dans ces solutions. Los matières non conductrices, urée, sucre de canne, glycérine, alcool, n'ont pas d'influence antitoxique visrà-vis dos electrolytes. 11 est possible que les effets antagonistes des ions croient dus à l'influence des electrolytes sur l'état physique des substances lipoîdes tlocithines) dans les cellules : les electrolytes à calions bivalents précipitent en effet les lécithines. dastrb.

A. V. Poehl. Du rôle des calalysateurs pour la vie et la santé de l'organisme, et en particulier de la spermine et de l'adrénaline. Société médicale de Saint- Pé 1er sbourg^ séance du 23 octobre. In (107) 16 novembre 1902, 1744. — L'action des catalysateurs consiste en ce qu'ils accélèrent les réactions ayant lieu dans l'organisme. La spermine rend plus énergiques les processus d'oxydation. Au contraire, l'adrénaline rend plus énergiques les réactions de réduction. En sa présence les processus de réduction s'accomplissent avec une rapidité étonnante, mais l'adrénaline elle-même n'entre pas en combinaison et reste à l'état libre dans la solution. Tout en stimulant les processus de réduction, l'adrénaline est privée de toute

PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE

action réductrice immédiate. Ainsi, par exemple, son addition à Toxyhemoglobine du sang ne la transforme pas en hémoglobine. em. wassbrbbrg.

Nestor Gréhant. Sur les premières phases de Tempoisonnemcn t aigu par Poxyde de carbone; définition du coefficient d'em- * poisonnemenl. (79) LV, 12; 10 janvier 1903. — Les phases successives de Tempoisonnemonl par CO sont caractérisées par les variations du rapport de l'oxyde de carbone fixé à Toxygène encore absorbable, c'est-àdire à la capacité respiratoire; ce rapport

CO

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