L. CAULS
Lacassagne, E. Martin et Maurice Nicloux. Deux cas d'intoxication mortelle parl'oxyde de carbone. Analyse des gaz du sang. (79) LV, 15; 10 janvier 1903.
S. di Pietro. Mode de se comporter de quelques gaz (0, GO*, Az, H) injectés dans l'abdomen d'animaux vivants et d'animaux morts. (72) XXXVIII, 102-116; 1902.— Insufllations de l'un de ces quatre gaz dans le péritoine de chiens vivants et de chiens qui venaient de mourir. Quel qu'ait été le gaz, pur ou en mélange, insufilé chez le vivant (même H pur), la composition en est peu à peu modifiée jusqu'à ce qu'une sorte de constante soit atteinte (5-6-7 0; o-6-7 GO*; 87-88 Az); il n'y a pas de modification ultérieure, môme si ce mélange est insufflé dans le péritoine d'un chien neuf. Ghez le chien qui vient de mourir la composition qualitative du gaz ou du mélange insufflé est modifiée par GO* qu'on y rencontre en proportion de plus en plus considérable, jusqu'à 60 0/0. Ges modifications proviennent d'échanges avec les gaz du sang circulant dans le premier cas (chien vivant), et de la production de GO* par la respiration élémentaire des tissus dans le second faprès la mort). Une application médicolégale importante de la connaissance de ces faits, sera de pouvoir reconnaître, en présence d'un cas douteux, si la mort est réelle ou seulement apparente. Gela pourra être établi par les diftcrences marquées de composition que subissent les gaz, buivant qu'ils sont injectés durant la vie ou après la mort. Si on injecte II à un animal encore vivant, on trouve, peu de temps après, un mélange H, 0, G0% Az; aucontrairc, si l'animal était
mort, TH insufflé est remplacé par un mélange de deux gaz seulement, H et GO^.
B. FBINDRL.
Vaclav Plavec. Die Phosphorvergiftung und Wirknng des Terpentinôls auf den resorbirten Phosphor (Empoisonnement par le phosphore; action de l'essence de térébenthine sur le phosphore résorbé). (4) XLVllI, 150-161 ; 1902. — L'essence de térébenthine rectifiée n'a pas de pouvoir antidotique sur le phosphore absorbe. Le phosphore résorbé et incorporé n'est pas éliminé par l'urine à l'état libre. L'entérite aiguë et surtout l'inflammation du duodénum qui se produit dans l'intoxication phosphorée, même à la suite de l'injection sous-cutanée du poison, peuvent atteindre un tel degré qu'on observe des hémorragies et des ulcérations de la muqueuse. M. DOYON.
H. Thoms. U*iber den Blausàuregchait des Gigarrenrauches (Sur la teneur en acide cyanhvdrique de la fumée de cigare).
(40) XXXVil, 250-2.S1; 1903. — L'auteur relève une inexactitude de J. Habermann, relativement à la présence de Tacido cyanhydrique dans la fumée de cigare. Il a établi antérieurement, lui aussi, l'existence de ce poison dans la fumée de tabac, en a effectue le dosage sous forme de bleu de Prusse et trouvé ainsi une proportion de Off',0029 pour 100 gr. de tabac brûlé. Ge chiffre est même très vosin de ceux indiqués par G. Le Bon (O^^OOSO) d'une part, et Habermann (0^^0038), de l'autre.
A. DESGREZ.
N. Gréhant. Toxicité de l'alcool éthylique. (79) LV, 225; 14 février 1903.
A. Brissemoret. Gontribution à l'étude de l'action pharmacodynamique de la fonction éther. (79) LIV,'l467;20 décembre
S. P. Lampsakov. Action de Thédonal sur l'organisme animal. Gommunication préliminaire. (101) 30 mars 1902, 534.— Les expériences sur l'action narcotique ont été faites sur des lapins, des chiens et des grenouilles, tandis que celles concernant l'action de l'hédonal sur la pression sanguine et l'activité cardiaque n'ont été faites que sur des chiens. De plus, l'auteur a essayé (sur 3 lapins) l'action de l'hédonal sur la respiration et (sur des grenouilles) l'action réflexe de cette substance sur la moelle
ANALYSES
épinière. Chez les chiens aussi bien que chez les lapins, l'hédonal, à la dose de 0«',3 par kilogramme d*aniraal, agit comme narcotique efficace et provoque un sommeil de plusieurs heures de durée (6 à 7 h.}- Cet effet survient après le même laps de temps, que le médicament soit introduit par la bouche ou par voie hypodermique. Les réflexes sont considérablement atténués et ralentis. Les pupilles sont un peu rétrécies. La température de l'animal s'abaisse toujours de 1» et même de 2®. La pression sanguine, après administration d'une dose narcotique (Oe',3 à 0e%5 par kilogramme d'animal) ne s'abaisse quo de 20 à 30 mm., et c'est seulement en cas de dose toxique amenant la paralysie complète du centre vaso-moteur, que la pression sanguine tombe notablement. Les battements du ccrur deviennent plus rapides, la respiration moins profonde et plus lente. Le centre vaso-moteur finit par être paralysé complètement.
Les échanges gazeux, peu modifiés après l'administration des doses thérapeutiques, sont notablement diminués dansle sommeil profond, en cas de doses massives. La ventilation pulmonaire, de 300 ce. par minute, tombe à 360 par minute chez les grenouilles ; après section de la moelle au-dessous du bulbe, l'excitabilité réflexe de la moelle est diminuée, la période latente est augmentée et l'action réflexe finit à la longue par disparaître complètement. Quant au bout périphérique du sciatique sectionné, il répond normalement aux excitations. — L'action narcotique de l'hédonal est de quatre fois supérieure à celle de Turéthane. Donné à petites doses avant la narcose chloroformique, il fait disparaître la phase d'excitation de cette dernière. De plus, la quanlilé de chloroforme nécessaire pour provoquer le sommeil "est de beaucoup diminuée. On peut se servir de l'hédonal, sans danger aucun, chez des sujets anémiés et affaiblis, ainsi que chez les cardiaques.
BU. WASSBRBBRG.
M. A. Ladijensky. Action de l'héroïne et de la codéine. Thèse de Dorpat, 1902. In (107); 26 octobre 1902, 1612. — Chez les grenouilles, la codéine est p'us active que Théroïne, tandis que chez les animaux à sang chaud c'est l'inverse qui a lieu. L'action narcotique de l'héroïne est plus accusée que celle de la codéine. Il en est de môme de l'action tétanique et convulsi vante de l'héroïne, ainsi que de son action sur le pouvoir réflexe de la moelle.
L'héroïne abaisse toujours, chez les lapins de taille moyenne ou petite, les échanges gazeux chaque acte par respiratoire. C'est seulement chez les animaux à poids dépassant 1.900 gr. qu'elle augmente ces échanges Or, la codéine les augmente toujours indépendamment de la taille de Tanimal.
L'héroïne exerce sur le centre respiratoire une action dépressive plus marquée que la codéine. La température qui, chez les lapins, reste invariable après administration de petites quantités de codéine, s'abaisse considérablement sous l'influence de l'héroïne. La raison en doit être cherchée dans ce que, sous l'influence de cette dernière, les processus d'oxydation diminuent dans l'organisme animal. Chez les chiens, la codéine provoque, elle aussi, l'abaissement de la température.
EN. WASSBRBBRG.
Joseph Noé. Toxicité de la pilocarpine.
(79) LV, 88 ; 17 janvier 1903. — Le cobaye et le hérisson sont plus sensibles au nitrate de pilocarpine que le rat blanc et le lapin.
La dose mortelle minima chez le hérisson est comprise entre 0«',021 et 0ff*",04 par kilogramme d'animal ; chez le cobaye entre 0«%04 et 0^^046; chez le rat blanc entre 0ff%307 et 0»',375; chez le lapin entre Off',357 et 0«',369. La rapidité de la sialorrhée n'est pas un indice du degré de
toxicité. L. CAMUS.
Joseph Noé. Résistance du hérisson à l'atropine. (79) LV, 40; 10 janvier 1903.
— La dose mortelle minima est comprise entre 0^',360 et 0«',415; le hérisson est donc un peu moins résistant que le cobaye à l'atropine. l. camus.
M. Berthelot et Gaudechon. Recherches sur les alcaloïdes des quinquinas :
quinine et quinidine. (78) CXXXVI, 128- 139; 19 janvier 1903.
M. Berthelot et Gaudechon. Recherches sur les alcaloïdes du quinquina :
cinchonine, cinchonidine. ('78) CXXXVI, 181-186; 26 janvier 1903.
C. Lo'win. Beitràge zur Kentniss der Ipecacuanha. (71) XI, 9-55; 1902. — La céphaéline et l'émétine onl une action irritante sur les muqueuses, mais non sur le tissu cellulaire sous-culané. Les deux alcaloïdes sont des poisons cardiaques, le premier agit davantage sur le rythme, le second