PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE DES MUSCLES ET DES NERFS
J. Chaîne. Sur la signification morphologique de certains muscles rudimcntaires des mammifères. (79) LV, 205; 3 février
Charles Henry. Sur le travail statique du muscle. (78) CXXXVI, 41; 5 janvier
Percy Stiles . On the influence of calcium and potassium salts upon the lone of plain muscle. (44) VIIÏ, 269-272, 1903. — Un fragment de muscle d'eslomac de grenouille placé dans une solution de NaCl à 7 0/00 perd son tonus avec des traces de KGl, l'augmente avec des traces de CaCl.
Mais si on augmente la concentration de KGl, soit plus de 0,2 0/0, le tonus est considérablement augmenté.
J. p. LANGLOIS.
ANALYSES
R. du Bois-Reymond. Ueber das angebliche Gesctz der reciproken Innervation antagonistischcr Muskeln (La loi de Tinnervalion réciproque de muscles antagonistes). (2) 1902; Sp» B^27-44.— Les faits connus ne permettent pas de conclure à Texistence d'une loi générale, et beaucoup d'observations lui sont contraires. L'analyse détaillée des faits de Sherrington révèle plutôt un mécanisme en vertu duquel rintcrvention de la musculature entière s'adapte, à chaque instant, sans règle, mais avec d'autant plus d'efficacité, aux besoins du moment, bd. mbyer.
F. B. Hofmann. Studicn iiber den Tetanus (Etudes sur le tétanos). (3) XCIII, 186-238, 1902. — La première partie de ce travail est consacrée à l'étude de la dépendance qui existe entre le processus du tétanos et la fréquence de roxcilalion. Celle-ci est indirecte et maximale. — L'auteur suit les indications de Wedensky et, dans les traits généraux, vérifie les résultats du physiologiste russe. — Sur la préparation neuro-musculaire fraîche, lorsque la fréquence des excitations maximales dépasse 100 à la seconde, on observe une diminution du tétanos, une chute, qui devient d'autant plus apparenlc que la fréquence augmente. — Si l'animal Cgrenouille ou lapin) est empoisonné par l'éther, par la curarine ou la nicotine à petites doses, cette chute du tétanos apparaît déjà avec une fréquence moindre. Avec les hautes fréquences elle est si rapide et si brusque que le tétanos initial est tout à fait court. De sorte que le nerf ainsi empoisonné fournit, avec les fréquences faibles, un tétanos soutenu, et avec les fré(iuences hautes un tétanos initial seulement. Si, pendant cet état de choses, on augmente la fréquence, le tétanos tombe ; si on la diminue, il se relève. — Au cours de ces expériences, il arrive que le nerf se restaure en partie; les phénomènes se modifient en conséquence.
DASTRE.
W. Brtinings. Beitràge zur Physiologie des Tetanus (Contributions à la physiologie du tétanos). (3) XCIII, 302-326; 1903.
— Dans ce premier mémoire, l'auleur étudie le son musculaire obtenu par la télanisation électrique du gaslro- chémien de grenouille isolé. — L'excitateur est l'interrupteur acoustique de Bernstein placé dans une chambre voisine. Le muscle est tendu par des fila de soie et des crochets entre
deux membranes de papier parchemin tendues sur des entonnoirs, reliés par des tubes à l'oreille. — L'auleur étudie les propriétés générales du son musculaire, produit par tétanisation directe, puis par tétanisation indirecte. oastrb.
T. Storoy. The influence of fatigue upon the speed of voluntarv contraction of human muscle. (44) VIII, 355-370; 1903.— Une disposition ergographiqne nouvelle permet de ne faire travailler que l'abducteur de l'index. La fatigue augmente la durée de la contraction totale, et cet allongement porte aussi bien sur la phase de raccourcissement que sur la phase de relâchement.
La rapidité dans le raccourcissement est d'autant plus accentuée que la courbe est plus haute, mais si le fait est constant avec le muscle fatigué, il présente de nombreuses exceptions pour le muscle au repos.
Après un travail prolongé jusqu'à la fatigue, les contractions volontaires obtenues sans poiJs tenseur sont souvent aussi hautes que celles inscrites avant le travail et les éléments de la courbe (durée des phases) ne sont pas modifiées. L'auteur n'a pu, dans ses expériences, observer la preuve d'une fatigue centrale, mais bien au contraire, toutes les modifications observées s'expliquent par une fatigue périphérique.
J.-P. LA.XGLOIS.
Ed. Toulouse et Cl. Vurpas. Contribution expérimentale à la connaissance de la vie et de la réaction musculaires. (78) CXXXVl, 408; 9 février 1903.
Cadéac et Maignon. Etude comparative de l'activité productrice de glycose par les muscles striés, le mvocarde et les muscles lisses. (73) CXXXVI, 120; 12 janvier 1903. — Le cœur est l'organe qui produit le plus de sucre après le foie, les muscles lisses n'en produisent qu'une faible quantité ; ce sont les organes qui renferment le plus de sucre pendant la vie normale qui en élaborent le plus pendant la vie asphyxique. L. camis.
L. Schnyder. Alkohol und Muskelkraft (Alcool et force musculaire). (3) XCIII, 451-48i ; 1903. — L'auteur rappelle l'état de la question et les travaux de Marvaud (1871), d'Anstie (1874), de Frey (1896), de Destrée (1897), de Kràpelin (1899) et de ses élèves, do Scheffer (1900), de Schumburg (1899) et de Binz (1899). — Lui-