PHYSIOLOGIE DES MUSCLES ET DES NERFS
raômc a opéié avec Dubois, professeur de neuropalholo«?ic à Berne. — Ils emploient i'ergographe moilifiù de Mosso. L'alcool est administré avant le repas, à jeun, les eflets observés aussitôt après, ou après lo minutes ou 30 minutes. — Les résultats s'expriment do la manière suivante : i° L'alcool employé à faible dose (15 gr. dans un verre de bordeaux) a un effet favorable sur la force musculaire lorsqu'il est pris à jeun cl à un moment où la réserve dynamique du corps est épuisée. — 2<* Cet effet favorable est cependant inférieur à celui que produirait la prise d'un aliment véritable, isodyname. — En outre, cet effet est combattu par Taction paralysante de ralcoo] sur le système nerveux, action qui, selon la condition physiologique du sujet, est plus ou moins perturbatrice. — 3° Inversement, si, par l'alimentation, Torganisme est bien pourvu, l'alcool est sans valeur. Au contraire, son effet paralysant subsiste seul et diminue l'activité fonctionnelle, dastre.
A. Lohmann. Untersuchungen ûber die Verwerlbbarkeit einer Delphininpriiparates an Stelle des Curare in der muskelphysiologischen Technik (Recherches sur l'utilisation possible d'une préparation de delphinine pour remplacer le curare dans la technique physiologique des muscles).
(3) XCII, 473-478 ; 1902. — Il s'agit d'une delphinine soluble dans l'eau, préparée par G. Fleyl à Darm^adt. La solution de 4 à 8 0/0 convient pour produire en iO minutes une paralysie complète de la grenouille, la quantité injectée étant de 93 milligrammes.
DASTRE.
Henze. Der chemische Demarcationsslrom in toxicologischen Beziehung (Le courant de démarcation chimique dans ses rapports avec la toxicologie). (3) XCII, 451-472; 1902. — Les poisons musculaires n'agissent pas seulement sur l'élasticité du muscle, sur son activité fonctionnelle et, par exemple, sur son excitabilité. On peut aussi rechercher leur action sur le pouvoir éleclromoteur du muscle. Toutes les modifications qui se traduisent par une augmentation considérable de la désassimilation, en un point, ont pour résultat de produire un courant de démarcation allant des points intacts au point où a eu lieu la modification désassimilatrice. — Dubois-Reymond, puis Biedermann ont étudié ce phénomène à la (uite d'applications locales de substance toxique sur le muscle. — L'auteur examine
à cet égard un certain nombre des sublances, caféine, strychnine, muscarine, choline, morphine, cocaïne, atropine, vératrine, antiarine, strophantine, helléhorine, nicotine, quinine, pelletiérine, physostigmine, uréthane, chlorure d'ammonium et sels de l'acide cyanhydrique, et il fournit pour des doses diverses de ces substances des courbes qui expriment, en fonction du temps (minutes), les variations de la force électromotricc du courant de démarcation appréciée en millivolts. dastrb.
Doyon. Action de l'adrénaline sur différents réservoirs ou organes contractiles. (78) LIV,1477; 20 décembre 1902.— L'injection intraveineuse d'adrénaline, en même temps qu'elle provoque la vaso-constriction, provoque la décontraction et la cessation des mouvements de la vessie, la contraction des muscles bronchiques, de la vésicule biliaire, du cholédoque, de l'œsophage, de l'intestin grôle ; l'estomac tantôt se décontracte, tantôt se contracte. Cet ensemble de faits montre que l'adrénaline n'agit pas sur la fibre musculaire et que des nerfs inhibiteurs entrent en jeu.