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LAMBBBT

B. Binikoff. Zur Théorie der Galvanolaxis (Théorie du galvanotactisme). (2) CXI, 95-143; 1906. — Il y a la théorie de Venvorn et Ludloff de l'excitation polaire ; celle de Birukoff qui attribue le galvanotactisme à l'action cataphorétique du courant ; celle de Loeb et Budget qui en fait un résultat indirect du courant ; celle enfin de Statkewitsch qui est différente des précédentes. La première partie du présent mémoire est une critique de Statkewitsch. L'auteur réclame d'avoir le premier reconnu que les infusoires d'une goutte d'eau placée entre des électrodes se dirigent suivant les lignes excentriques. Au contraire, les grains d'amidon, de carmin, se disposent suivant les lignes les moins excentriques et sur le bord même de l'électrode. Statkewitsch a vu, pour une certaine intensité du courant, les paramécies se diriger vers la cathode, tandis que les particules inertes se dirigeaient vers l'anode. Il conclut de là que le phénomène du galvanotactisme n'est pas conforme à la cata* phorèse, mais lui est plutôt contraire. Birukoff soutient que deux facteurs y interviennent : d'abord le facteur physique cataphorèse, et secondement un facteur physiologique qui est l'excitabilité propre des animaux. -^ Yerworn a vu qu^en fermant le courant continu les infusoires se dirigent tous vers la cathode. Avec les cou* rants induits le résultat diffère suivant qu'il s'agit du courant d'ouverture ou de ferme* tnre. Avec les courants alternatifs on observe que les paramécies se dirigent perpendiculairement à la direction commune, ce qui est appelé galvanotactisme transversal. — Statkewitsch a observé que le rassemblement des infbsoires se fait à la surface de la cathode, mais aussi dans les angles de la lame couvre-objet ; il se fait dans l'écartement des branches de l'électrode, quand celle-ci a la forme d'une fourche. Ces faits sont considérés par Birukoff comme des conséquences du principe qu'il a poflëf à sayotr que, lorsque lee

PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE

coonats se&t ftiblês, le» infUsoir«8 obéissent k UDd irritabilité générale qui Ids pousse à fuir les régions où le courant est plai intense pour celles où il Test moins. Statkewitsch méconnail les effets d'électrolyse intense qui se produisent dans le corps de rinfusoire. Le protoplasma sous Taction du courant devient alcalin, d'acide qu'il était auparavant ; c'est là un signe d'altération mortelle. En résumé, les deux facteurs du galyanotactisme sont : 1^ l'excitabilité générale (sensibilité au courant^ sensibilité à l'alcali déyeloppé à l'anode contre lequel l'animal se protège en lui opposant son arriére moins impressionnable) ; et t^ le transport catapborétique. dastrb.

fi. Walle&gren. Zur Kentniss der Flimmerzellen (Sur la connaisance des cellules tibratiles). (34) V, 351-414; 1905. —Ce trarail, basé sur l'observation des lames branchiales des naïades, conclut à l'exis* tence dans les cellules vibratlles de centrosomes se présentant sous la forme do di*plosomes. Les corpuscules basaui ne sont pas de nature centrosomale. Ils se forment, aux dépens du cytoplasme périphérique, à on moment où les corpuscules centraux sont encore très visibles. Les cellules vibratiles ont la faculté de se diviser mitotiquement. Etude de la part prise dans la mitose par les divers organes cellulaires.

H. LAMBERT

Gustave LoiseL Recherches sur l'hérédité des cai'actères du pelage che^ les lapins. (80) LX, 258-259; 3 février 1906. — Les descendances considérées ont été : celle de lapins de race ordinaire et d'une lapine russe ; celle d'un lapin angora blanc et d'une lapine grise ; en6n celle d'un lapin domestique ordinaire et d'une lapine angora blanche. On constate toujours une prédominance des caractères de la race ordinaire sur ceux de la race russe relativement à la couleur du poiL Le caractère de la longueur du poil domine quand il a été transmis par le père ; ce caractère s'est montré récessif quand il a été transmis par la mère. l. camus.

J. de Meyer. L'hérédité des caractères acquis est^elle expérimentalement verifiable? (62) XXI, 608-643 ; 1905. — Expériences sur un champignon inférieur (Sporodinia grandis) ; elles démontrent que les spores héritent les caractères imposés au myoélittm sur lequel on les a réceltées.

Or, jusqu'ici la plupart deâ expérimentateurs ont envisagé les blessures et les mu^ tilations. Celles-ci ne se sont pas montrées héréditairement iransmlssihles ; il est vrai qu'elles n*ont jamais intéressé qu'une faible partie du soma ; il n'est pas impossible que des mutilations plus considérables puissent être héréditaires. Toutefois la question de savoir si une variation strictement somatique est transmissible ou non n'a pas, en fait, riroportance considérable qu*elle a en théorie: ce ne sont pas de ces modiiica* tiens qui ont pu exercer une action un peu importante sur l'évolution des espèces.

D'ailleurs, il serait plutôt nuisible pour l'espèce que les caractères somatiques acquis soient trop Hiciloment héréditaires. 8i les animaux et les végétaux avaient conservé en eux des traces, même diffuses, de tous les accidents et de toutes les blessures subis par leurs ancêtres, la tératologie occuperait dans les sciences naturelles une place autrement importante que celle qui lui est actuellement dévolue.

B. FBINDBL.

Emmanuel Fauré-Fremiet. Sur la

structure intime du protoplasma chez les protozoaires. (79) CXLII, 58-60 ; 2 janvier

A. Putter. Die Atmung der Prolozoen (La respiration des protozoaires). (34) V, 565-612 ; 1905. — Les infusoires placés dans un milieu privé d'O par ebullition et passage d'un courant d'azote présentent des différences de résistance individuelles qui ne semblent pas en relation avec Tabondance des réserves en glycogen e ni avec le volume du corps. Cependant la résistance à l'inanition est beaucoup moindre dans un milieu sans 0 dépourvu d'albumine. Si ce milieu non oxygéné contient, au contraire, de Talbumine coagulée, la survie peut être extrêmement considérable. L'auteur a pu maintenir en vie OpaLina ranarum dans un tel milieu. La durée de la survie est en relation avec le fonctionnement des appareils d'excrétion (systolettes) et prolongée quand une dilution suffisante s'oppose à la production rapide de phénomènes d'autointoxication. M. LAMBBBT.

B.Nirenatein. Beitrâge zur Ernfthrungs^ physiologie der Protislen (Sur la physiolo^ gie de la nutrition des protistes). (34) Y, 435-510 ; 1905. — Observations faites surtout sur des paramécies se tenant immo<«

ANALYSES

biles contre des fragments de papier ou de colon, alimentées avec des bactéries, du jaune d'œuf ou de Talbumine ; et colorées au rouge neutre. La yacuole alimentaire est ingérée par une véritable déglutition. Elle se rétrécit, le contenu se colore fortement, des grains endoplasmiques y pénètrent et augmentent de volume. La vacuole, pendant celle période, se présente de façons diverses, suivant les quantités de bactéries ingérées et de grains qui la pénètrenL Le suc vacuolaire est acide, son acidité est due à un acide minéral libre. Toute cette période coïncide avec la mort des animaux capturés. La digestion ne commence qu'ultérieurement lorsque les gi*anules se décolorent par suite de la formation d'un liquide alcalin excrété autour de la pelote. Les grains paraissent sécréter un ferment tryp-

tique. M. LAMBERT.

P. Wintrebert. Sur Taccomplissement régulier des fonctions de nutrition, des processus d'ontogenèse, de régénération et de métamorphose, chez des larves d'Alytes, en Tabsence d'une grande étendue de la moelle. (80) LX, 70-T2 ; 13 janvier

P. Wintrebert. La métamorphose de Salamandra maculosay Laur.,en dehors de la moelle et des ganglions spinaux. Étude hislologique. (80) LX, 73-74; 13 janvier

Camille Spiess. La question du foie chez la sangsue médicinale. Recherches des sels et des pigments biliaires. (80) LIX, 415-417; 11 novembre 1905.

W. C. M. Busch. Sur la localisation du glycogène chez quelques parasites intestinaux. (71) III, 49-61 ; 1903. - Le glycogène s'accumule chez Tœnia dans le parenchyme, chez Scolex autour des Hbres musculaires des ventouses, dans Pro- (jlotlu au moment où les cellules sexuelles vont apparaître. Chez les Nematodes parasites, le glycogène se dépose surtout dans les appendices sacciformes des fibres musculaires ; on en trouve encore dans la sublicule, l'épithélium intestinal et les cellules sexuelles. L'auteur pense que le glycogène sert surtout comme })Otentiel éncr gotique et comme matière de construction à l'usage du développement des produits sexuels. v. pacuun.

' Alfred Nugés. Rôle des nageoires chez les poissons. (71) III, 127-129; 1905.

L. Baglioni. Ueber das Sauerstoffbedûrfnis des Zen tralnervensy stems bei Seetieren (Sur le besoin d'O du système nerveux central des animaux marins). (34) V, 415-434; 1905: — Le système nerveux de la grenouille a, relativement aux autres organes et tissas, un besoin d*0 considérable^ et cette nécessité constitue une véritable propriété spécifique. Pour voir si ce phénomène est général, B. l'étudié par la même méthode (survie de système nerveux isolé j sur divers animaux marins : poissons, mollusques, vers, échinodermes et méduses. En général, l'O est indispensable, mais celui que cède l'atmosphère à la solution est suffisant. Des dispositions spéciales, présence des cellules nerveuses le long des canaux aquifères chez les échinodermes, accumulation de matière colorante respiratoire dans le système nerveux des vers privés de circulation assurent le réapprovisionnement en 0. — Exception doit être faite pour les parasites intestinaux et les animaux de vase dont Bunge a montré autrefois la grande résistance à la privation d'O. M. LAMBERT.

Maria von Linden. L'assimilation de l'acide carbonique par les chrysalides de lépidoptères. (79) CXLI, 12o8.r«60: Î6 décembre 1905.

G. Mei Gentilucci. Funzione antidotica deir ossigeno attivo. (70) XIV, 303- 308 ; 1905. — La résistance du lapin à la strychnine parait légèrement augmentée par une injection préalable de levure de bière.

M. LAMBERT

H. WeUch. Recherches sur la pathogénie des lésions anatomiques dans l'intoxication phosph orée aiguë (70) XIV, 211- 265; 1906. — L'empoisonnement par le phosphore détermine la dégénérescence graisseuse des organes et particulièrement du foie. Ce phénomène n'est que partiellement explicable par le déplacement des réserves de graisse. Les chiens intoxiqués présentent une augmentation considérable de la désassimilation albuminoîde, accompagnée d'une diminution des combustions respiratoires et de la production de chaleur. Tous ces faits seraient dus ii une augmentation des processus aulolytiques, due à k perle d'une propriété, normale

PHYSIOLOOIB QâNÉRALB

mUifermenUxire du foie. Le sang se charge de ferments dans la traversée intestinale et les abandonne dans le foie. Pour le démontrer, W. fait circuler à plusieurs reprises uoe certaine quantité de sang à travers rintestin. Ce sang s'autolyse plus aisémeol : mis à l'étuve, il subit un abaissement notable de son point cryoscopiciue.

D'autre part, Tautolyse du sang auquel on a ajouté un ferment protëolytique diminue par la circulation de ce liquide dans le foie normal. t.e foie intoxiqué par le phosphore, ne détruisant plus les ferments, est le siège d'une autolyse qui aboutit à la libération de graisses préexistantes dans des corps albuminoldes complexes. La dégénérescence graisseuse des autres organes est justiciable de la même interprétation.

M. LAHBBRT.

L. Sabbatani. La dissociation éleclroiytique et la toxicologie de Targent, du cuivre et du mercure. (72) XLIV, 215- 232; 1905. — Le thiosulfate sodique, ajouté en excès aux solutions d'argent, de cuivre et de mercure, les rend inoffensives; quand les lapins sont en proie à des phénomènes d'empoisonnement aigu général par l'argent, ils reviennent rapidement dans un état de pleine santé lorsqu'on leur fait des injections de thiosulfate. Or, l'action immunisante et curative du thiosulfate doit, avant tout, être attribuée à la propriété chimique qu'il possède de former des sels doubles dans lesquels l'argent, le cuivre et le mercure se trouvent à l'état d'ion complexe; cette formation est immédiate, elle s'accomplit avec la rapidité propre aux réactions ioniques. La toxicité de ces métaux dépend de leurs ions ; le phénomène toxique apparaît comme une conséquence directe de certaines combinaisons ionoprotéiques (albuminates précipités), labiies et réversibles, dont la composition dépend de la composition de la solution qui reste en contact avec elles. On comprend que le thiosulfate sodique, en formant des ions complexes avec l'argent, le cuivre et le mercure, soustraie au sang et aux protoplasmas des ions de ces métaux et que, la concentration venant à diminuer jusqu'audessous de la valeur à laquelle correspondait la formation des albuminates, il provoque la scission de ces derniers, et, par conséquent, la disparition des phénomènes toxiques. e. pbindel.

là. Sabbatani. Dissociazione eleltrohict ed azione farmacologica dei sali doppi

alogenati del mercuro. (98) III, 80-1 0*7 ; 1905. — - Lorsque le sublimé est mis en présence des sels halogènes de sodium, il se forme des sels doubles. Les nombreuses expériences de l'auteur montrent que le chlorure, le bromure, l'iodure de sodium modifient à des degrés différents, mais toujours dans le même sens, les propriétés physico-chimiques du sublimé corrosif, ses réactions précipitantes avec les albumines, son action fixatrice sur les tissus, sa causticité, son pouvoir antiseptique; les sels halogènes de sodium sont antitoxiques ou immunisants selon qu'ils sont injectés à l'animal en même temps que le sublimé, ou avant lui. Or, ces modifications apportées à la toxicité du sublimé dépendent de deux ordres de faits : rétrocession dans la dissociation électroly tique, formation d'ions complexes; de toute façon la concentration des ioos de mercure diminue, et par conséquent, la toxicité du mercure, qui dépend de ces ions libres, diminue aussi.

L'effet antitoxique (chlorure le moins actif, iodure le plus actif) des sels halogènes de sodium vis-à-vis du sublimé est d'autant plus grand que les ions complexes formés ont plus de stabilité ; mais, d'autre part, ces ions complexes ont une toxicité qui leur est propre, ce qui modifie quelque peu les prévisions que l'on aurait pu déduire du fait principal. — Les observations de l'auteur et ses expériences sont importantes à divers points de vue, notamment à celuici : puisque le sublimé forme des sels doubles avec tant de facilité, il en forme avec les chlorures de l'organisme dans lequel il est injecté; par conséquent, ce n'est guère la toxicité du sublimé que Ton connaît, mais celle du sel double ; il y a donc là des connaissances inexactes à reviser. b. fbindbl.

Maurice Nldouz. Sur le dosage de petites quantités de chloroforme. (80) LX, 88-91 ; 13 janvier 1906. —Modification de technique permettant un emploi facile de la réaction de J. B. Dumas. l. camus.

Maurice Nlclouz. Méthode de dosage de petites quantités de chloroforme dans l'air. (80) LX, 91-93 ; 13 janvier 1906. — On retient par l'alcool le chloroforme contenu dans le gaz et le dosage est ensuite effectué par la méthode de l'auteur.

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