V. PAGHON
J. A. TchouXevsky. Des conditions mécaniques de la nutrition du cœur. Délibérations scientifiques de la polyclinique infantile de f Université de Kharkov, séance du 11 mars 190.*), in (109) 19 novembre 1905; 1454. — Dans ses expériences sur les chats, les chiens et les lapins, l'auteur s'est servi du procédé de Langendorff et du liquide de Locke. Les conditions de la nutrition du muscle cardiaque ne varient nullement selon l'âge de l'animal, le rapport du poids du cœur au poids total du corps restant presque toujours le môme. La digitale et la strophantine donnent lieu à un tableau pharmacoïogique uniforme, qui, à en juger par les cardiogrammes, présente trois périodes. Dans la première de ces périodes on observe une activité exagérée du ganglion moteur avec en même temps une excitabilité accrue du centre inhihitoire ; de là> ralentissement du cœur. Dans la deuxième il y a diminution de l'énergie systoliquc, invariabilité de la contraction spasmodique avec raccourcissement de plus en plus marqué de la diastole allant jusqu^à sa disparition définitive : de là tétanisation du cœar. Dans la troisième période il y a prédominance des contractions systoliqucs, confusion de plusieurs (2-3) systoles en une seule, suivie d'une toute petite diastole.
SANG, CIRCULATION, RESPIRATION
L'autear codcIuI que les médicaments cardiaques améliorent notablement les conditions mécaniques de la nutrition du cœur en augmentant le courant du liquide nutritif. BM. WASSRRBERG.
R. Rhodius et W. Straub. Sludien ûberdieMuskarinwirkung am Froschherzen (Eludes sur l'action de la muscarine sur le cœur de la grenouille). (2) CX, 492-512; 1905. — Ces études sont faites sur le cœur dont la circulation continue. Elles reproduisent des faits connus déjà observés par divers auteurs, mais rassemblés ici de manière à permettre de suivre le développement de Taction de la muscarine. Le fait le plus ordinaire c'est le ralentissement des battements avec la diminution de leur amplitude. Cependant à ce type normal peuvent s'adjoindre des types secondaires montrant le ralentissement des battements avec accroissement d'amplitude ou, d'autres fois, le maintien du rythme avec diminution continue de l'amplitude ; ce dernier type est rare. La contractilité de l'oreillette peut disparaître totalement, tandis que le venti'ieule ne montre que des changements graduels. Souvent Texcitabilité générale du muscle ventriculaire était accrue. Après qu'un certain degré d'empoisonnement a été réalisé, l'addition de nouvelles doses en injection sous-cutance n'augmente pas la gravité de ces symptômes : les premières doses ont créé une sorte d'état stable. Cet état se caractérise par Paptitude au tétanos (superposition des secousses et fusion). Ce tétanos a peu d'influence sur la forme des battements spontanés ultérieurs. Sous l'influence de la muscarine les organes qui produisent les excitations spontanées du cœur tombent dans l'état que caractérise le phénomène de l'escalier. Les phénomènes de l'empoisonnement par la muscarine se superposent à ceux de l'excitation du vague. Mais ce n'est là qu'une fausse apparence : en réalité il y a une action de la muscarine sur la musculature du cœur. dastre .
D. Rywosch. Zur Physiologie des Herzens und des Excretionsorganes der Heteropoden (Pterotracheer) (Physiologie du cœur et de l'appareil excréteur des hétéropodes). (2) 109,3:55-374; lOOo. — L'auteur a examiné au laboratoire de Villefranche-sur-Mer la circulation sur des mollusques pélagiques complètement transparents, du groupe des gastropodes hétéropodes. Il a pu ainsi observer le rythme
des battements, la succession des systoles et diastoles de l'oreillette et du ventricule; compter les pulsations (64 en moyenne) ; constater l'accroissement de ce nombre avec la température (de 50 à 13°,5, à 160 ù 32") ; l'action du système nerveux sur les battements; l'influence des poisons.
L'auteur étudie également l'organe excréteur dont Gegenbaur a fait un organe d'irrigation aqueuse. dastre.
A. Pic et O. Petitjean. Effets comparés du nitrite d'amyle sur la grande et la petite circulation. (80) LX, 131-132; 20 janvier 1906. — Le nitrite d'amyle détermine l'élévation de la pression dans l'artère pulmonaire et l'abaissement de la pression dans la grande circulation. En môme temps que la vasodilatation se produit dans la grande circulation, il y aurait vasoconstriction dans la circulation pulmonaire.