‹ Journal de physiologieChapitre 134 sur 578 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

Ch. liivon. Note de technique sur la pression sanguine. (80) LIX, 722; 19 décembre 1905. — Les canules à pression sanguine qui interrompent le cours du sang donnent une pression plus élevée de 2 à 3 centimètres. l. camus.

K. A. Hasselbalch. Die Wirkungen des chemischen Lichtbades auf Respiration und Blutdruck (Les eflets du bain de lumière chimique sur la respiration et la pression sanguine). (32) XVII, 431-472; 1905.— H. s'est proposé surtout de rechercher quelles étaient les conséquences d'un traitement prolongé par les bains de lumière. C'est l'auteur lui-même qui a servi le plus souvent de sujet d'expérience. Il s'est soumis pendant plusieurs jours, et chaque fois pendant une heure, à l'action d'un puissant arc électrique (65 volts, 150 ampères). — Résultats principaux : l'hypérémie cutanée qui se produit dans ces conditions a pour conséquence une diminution notable de la fréquence des mouvements respiratoires, laquelle peut se prolonger pendant plusieurs jours. La variation du rythme respiratoire dure souvent plus longtemps que î'éry thème et reconnaît comme cause la diminution persistante du tonus des vaisseaux cutanés. La ventilation pulmonaire n'est pas modiflée : la respiration, en effet, devient d'autant plus profonde qu'elle est plus ralentie. Les échanges respiratoires n'augmentent que d'une façon insignifiante le jour qui suit le bain de lumière. —

ANALYSES

La pression moyenne de l'artère buroérale diminue d'environ 8 0/0; une fois arrivé i un minimum déterminé, cet abaissement ne fait plus de nouveaux pro£^s, quelle que soit la durée du traitement : il peut persister pendant un mois, après que le traitement a cessé. — Chez quelques sujets chaque nouveau bain qui produit de l'érythème donne Heu à une sensation de bienêtre. — Dans les conditions normales la fréquence de la respiration est également influencée par les ohangementa dans l'innervation des vaisseaux cutanés.

B. VKaTHBlMBa.

Fr. N. Sohulx. Ueber den Ëinflussdes Nervus vagus auf die Blutdruckkurye bei Rana esculenta (Influence du nerf vague sur la courbe de pression sanguine chez la grenouille). (16) XIX, 689-694; 46 décembre 190o. — L'action cardiaque du vague se produit chez la grenouille d'hiver avec une extrême facilité. Des excitations visuelles, le déplacement de l'expérimentateur suflisent poin* modifier pendant un temps assez long la courbe de pression d'un ani-r mal refroidi. Ces phénomènos. disparaiisent après atropinisation. m. lambbbt.

L. Hoche. Sur l'existence de territoires distincts dans le domaine de la veine porte hépatique. (80) L1X, 1 17-71 8 ; Nancy, ISdéo. 1905.

R. Oeigel. Die Rolle des Liquor cerebralis bei der Circulation im Schnedel (Rôle du liquide cérébral dans la circulation dans le crâne). (2) 109, 337-354; 1905. — Geigel a traité théoriquement, par des considérations mathématiques, la question de savoir comment varie la résistance dans la circulation générale du cerveau, lorsque le diamètre moyen d'une partie du circuit artériel est accru ou diminué par l'action des vaso-moteurs. Jensen a contesté la réalité des conséquences ainsi déduites. L^au* tcur maintient leur bien-fondé, dastrb.

Christian Bohr. Zur Théorie der Blutgastonometer (Théorie de l'aérotonomètre). (3i) XVli, 205-^10; 1903. — De la théorie développée par B. il résulte aue la rapidité avec laquelle s'établit Téquilibre de tension entre le sang et l'atmosphère gazeuse de l'aorolonomètre ne dépend pas de l'étendue de la surface de contact entre le premier et la seconde, mais du rapport de cette surface au volume du gaz, rapport qui, pour un

tube cylindrique d'un diamètre donné, est indépendant de sa longueur. Par consé* quent, des tubes cylindriques eoorts doivent être préférés aux tubes longs, actuellement en usage, puisque, tout en facilitant au même degré Tégalisation de la tension, ils offrent des conditions plus fiTorables aa renouvellement du sang. Comme il êst inutile que le volume du mélange ftaênx dépasse 10 e. c, un tonometry d*un eentl« mètre de diamètre ne devrait pas avoir plus de 10 centim. de long, au lieu des 60 ou 80 centim. qu'oQ lui donne actuellement.

B. WBBTHBllIBB.

Karl Bmil Widlund. Untersuchung des Verhâltnisses zwischen CO^ Production in Ruhelage und in stehcnder Stellung (La production comparative de CO' dans le décubitus et dans la station verticale). (32) XVII, 290-Î93; 1903. — Expériences faites à Jeun, par périodes dMne demi-heure. Ia station verticale, dans une attitude aisée, ne réclamant que le minimum d^effort musculaire, n'a pas augmenté la production de CO' : celle-ci a même été parfois moindre que dans le décubitus. Quand te sujet se tenait raide, comme le soldat au commandement de « tixe », Taugmentation a été de 2G 0/0. Le travail musculaire iQsignifiaol dans le premier cas est donc assez important dans le second. b. wERTH^iVBa.

lé. QeLXX^lon et J. P. LaAgloi». Les

gaz du sang dans la polypnée thermique, (80) LIX, 704-706; 23 dec. 1905. -- Lea chiens chloralosés mis en état de polypqée (400 i 600 respirations par minute) par l'action de la chaleur ont le sang satura d'oxygène et peu chargé d'acide carbonique, l, CAMUS.

OtrrtlQu et J. P, I«wglolB, Polypnée thermique avec ventilation insuflisante. (80) IX, 37-39 ; 6 janvier 1906. — Lea auteurs insistent sur le caractère de la polype née qu'ils ont étudiée ; il s'agit de rythmes oscillant entre 200 et 570 ; dans ces cas la respiration est très superficielle et périodiquement , la polypnée se suspend pour faire place à de grandes respirations devenues nécessaires* u camus.

E. WqrtliQimer. Sur les modifîcatiooi de la respiration pix>duites par les injections intraveineuses de soude chez les animaux à moelle cervicale sectionnée. (80) UX, 668- 669; 23 décembre 1905. — Chez les anî-

PHYSIOLOGIE DES GLANDES

maux à moelle cervicale sectionnée, les injections de soude dans le sang ont Teffel consialé par Hougardy chez les animaux normaux . On pent aussi dans ce cas observer des variations dans ^amplitude des mouvements, et môme un type de Cheyne- Stokes. Les centres spinaux sont donc sensibles aux mêmes influences qiie l'appareil central entier. l. camus.

A. ▲ggazzotti* Expériences faites sur un orang-outang. Action de Toxygène dans le malaise produit par ja raréfaction de l'air. (72) XLIV, 137-149 ; 1905. — L'air riche en oxygène a une action bienfaisante manifeste dans le malaise produit par la dépression barométrique ; cette action bienfaisimte est, jusqu'à un certain point, proportionnelle à la .quantité pour cent de l'oxygène dans Pair inspiré; mais, dans les très fortes raréfactions, les symptômes de malaise se manifestent avec la môme intensité quel que soit le contenu d'oxygène dans l'air respiré. i. psinobl.

A. Aggaizotti. expériences sur un orang-routang. Action de l'anhydride carbonique dans le malaise produit par la raréfaction de l'air. (72) XLIX, lBO-159 ; 1905. — L'anhydride carbonique exerce une action bienfaisante sur le malaise produit par la raréfaction de Tair atmosphérique ; plus est grande la quantité d'anhydride carbonique du mélange respiré, et plus est grande la résistance de l'orang-outang à la raréfaction de l'air. L'anhydride carbonique dans l'air inspiré n'est pas suffisant pour empêcher la manifestation du malaise, au delà d'une certaine raréfaction ; l'anhydride carbonique n'a aucune action sur le malaise quand sa tension partielle n*est que de 18 mm. de Hg. b. feindbl.

PilippQ Lussana.Larespirazione del tessuti negli animali adulti, negli embrioni e nei neonati. (98) III, 113-141 ; 1905. — Les expériences ont consisté essentiellement à exposer en vase clos, durant quelques heures, des fragments de tissu encore vivant écrasé dans une toile métallique pllée en deux, puis à rpesurer l'O absorbé de CO* émis. Les résultats fournis par plusieurs espèces animales ont concordé; d'après les chiffres obtenus on voit que la respiration élémentaire des tissus embryonnaires et fœtaux est, pour des poids égaux, un peu inférieure à celle des tissus adultes. Toutefois, vers le moment du passage de

la vie ovulaire ou intra-utérine à la vie libre, la capacité respiratoire des tissus s'élève rapidement et devient de beaucoup sapé- Heure à celle des tissus adultes ; puis graduellement, elle baisse et atteint la moyenne. Cette augmentation rapide a probablement pour cause l'action stimulante soudaine d'une ambiance nouvelle. La descente aux valeurs ordinaires de la respiration des tissus adultes est causée par l'entrée en jeu du pouvoir régulateur du système nerveux.

E. FEINDBL.

PHYSIOLOGIE DES GLANDES

E. von Lebrowski. Zur Frage der sekretorischen Funktion der Parotis beim Menschen (Fonction secrétoire de la paro^ tide chez l'homme). (2) CX, 105-173 ; 1905. — L'auteur a observé deux cas de fistule parotidienne chez deux malades. La sécrétion de la parotide chez l'homme est variable suivant les circonstances. Ses propriétés physiques et chimiques dépendent de l'excitant qui venant au contact de la moqueuse buccale provoque la sécrétion ; les qualités de cet excitant, sa quantité, le lieu et le mode d'application sont les facteurs influents. La quantité de la substance excitante influe surtout sur la rapidité de la sécrétion. Cette rapidité croit proportionnellement à la racine carrée de la quantité d'excitant. — LMntensité de l'action excitante influe i la fois sur la rapidité de la sécrétion et sur sa composition. A Tinten*sité faible répond une sécrétion lente et une forte teneur en substances organiques. A l'intensité forte répondent des efl'ets contraires. — La mastication amène un contact plus complet de la substance excitante avec la muqueuse : l'excitation se réfléchit sur le nerf sympathique: la salive est épaisse lorsque la mastication est prolongée. La mastication unilatérale excite sur* tout la glande du côté correspondant : de l'autre côté la salive est plus rare et plus riche en matières organiques. L'alcalinité de la salive est en proportion des cendres qu'elle peut fournir et de la rapidité de sa production. L'activité digestive de la salive fraiche est en proportion des substances organiques qu'elle contient ; de même pour sa teneur en oxydases. — La digestion de l'amidon par la salive, dans l'estomac, est d'autant plus active, que la salive est plus alcaline. Dans le premier stade de la digestion gastrique, Taclivité amylolytique augmente — plus tard cette digestion est

ANALYSES

impossible; à la fin, la salive peut redevenir active, par suite de la diminution de Tacide gastrique. L'action de la salive sur la digestion des albuminoid es se résume en une dilution du suc gastrique par une liqueur alcaline. Dans les cas pathologiques, la dilution peut agir sur le processus digestif; lequel est ralenti par Thypoacidité et favorisé par l'hyperacidité. dastre.

N. F. ParfenoT. Un cas spécial de travail des glandes salivaires. Société des médecins russes de Saint-Pétersbourg. Séance du 13 octobre 1905. In (109) 12 novembre 1905, 1424. — Dans une de ses expériences sur l'action de l'excitation psychique sur le travail des glandes salivaires, l'auteur a observé le fait intéressant suivant : la sécrétion salivaire psychique, tout en diminuant progressivement, d'après la loi, ne s'est pas arrêtée complètement, mais après avoir atteint un certain minimum elle a commencé au contraire à s'élever ; en môme temps la salive est devenue plus fluide et sa sécrétion n'était plus en rapport avec l'excitation psychique. En même temps l'auteur a observé sur ce chien- des phénomènes d'excitation générale, tels que anxiété, cris, respiration accélérée, etc. En analysant de plus près ces particularités, Parfenov s'est assuré que la sécrétion salivaire n'était ici autre chose qu'une des manifestations del'excitation générale de l'animal. L'auteur croit que la sécrétion opérée dans ce cas constitue un moyen de défense de Torganisme contre l'élévation de la température du corps, provoquée par Tactivité exagérée des muscles par suite de l'excitation générale et met ce phénomène en parallèle avec la sudation chez l'homme. Pour démontrer expérimentalement ce rapport entre l'hyperthermie du corps et l'exagération du travail des glandes salivaires, il provoquait artificiellement l'élévation de la température du corps des animaux, et en effet les chiens à la température de 31°,5-32<>,5, présentaient les mêmes phénomènes, notamment une activité exagérée des muscles avec en même temps une exagération de la sécrétion salivaire. Quant à la nature de la salive, elle était analogue à celle qui a éveillé son attention chez le premier chien. L'auteur croit qu'il ne s'agit pas là d'une excitation automatique, telle que l'action du sang surchauffé sur le centre de la sécrétion salivaire, mais plutôt d'un réflexe, dont le mécanisme n'est pas encore déterminé.

BM. WASSBRBERG.

Maurice Hepp. Nouveau procédé d'isolement gastrique pour l'obtention et l'étude de la sécrétion gastrique pure des porcs. (89) LIX, 662-664 ; 16 déc. 1905.— L'cRsopbage isolé au-dessus du cardia est anastomosé latéralement sur le duodénum, l'estomac est sectionné entre deux damps, la partie pylorique est suturée et sert i l'animal, la partie cardiaque est fistuiisée à la peau et fournit le suc. Un porc fournit journellement 600 à 700 ce. d'un suc gastrique de composition assez voisine du suc gastrique humain. l. camus.

F. JouTeneL Répartition des glandes de l'estomac chez un supplicié : présence de glandes de Liebcrkûhn (avec une planche). (82) XLII, 1-38; 1906. — Entre les régions caractérisées par les glandes fundiques et par les glandes pyloriques, l'auteur décrit une zone intermédiaire, nette surtout sur la grande courbure, où elle mesure 65 mm . , dans laquelle il a trouvé de véritables glandes de Lieberkûhn. La structure en est si parfaite qu'on est obligé de les ^conFidérer comme des formations normales. On sait qu'on a trouvé déjà de semblables éléments dans l'estomac de plusieurs genres de mammifères ; l'auteur rappelle ces faits. b. g.

A. Bonanni. Influenza degli amari sulla secrezionegastrica. (99) IV, 453-473; 1905. — Expériences sur un chien porteur d'un estomac succenturié (opération de Pawlow-Heidenhain). Dans les conditions des expériences les amers (gentiane, Colombo, quassia), n'ont eu aucune influence sur la sécrétion, dont l'augmentation était à mettre sur le compte de l'eau des infusions. Cependant, lorsqu'on a appliqué des amers sur les parois de la bouche et sur la langue de l'animal, si on lui donnait ensuite à manger, l'estomac sécrétait davantage qu'à l'ordinaire pour une quantité égale de nourriture. L'appétence plus vive pour les aliments après l'administration des amers est ainsi expliquée. Mais il faut bien dire que la sécrétion gastrique n'est pas directement modifiée par les amers; ceux-ci agissent en déclanchant l'appareil neuro-musculaire de l'estomac.

Si leur effetn'est pas direct, ils n'en demeurent pas moins des agents efficaces de la digestion dans toutes les formes d'atonie gastrique. B. FBINDBL.

J. M. GordeleT. La sécrétion gastrique provoquée par différentes substances

PHYSIOLOGIE DES GLANDES

alimenlaires. Société des médecins russes de Saint-Pétersbourg, novembre 1903. In (109) 3 décembre 1905, 1516.— Les expériences ont été faites sur cinq chiens avec fistule gastrique et une portion isolée de Testomac , d'après Heidenhain - Pavlov.

Pour ce qui est de Talbumine et du jaune d'œuf, l'auteur est arrivé aux conclusions suivantes. La sécrétion gastrique est la moins abondante en cas d'albumine crue et augmente progressivement pour l'albumine cuite, les œufs crus, les œufs à la coque, les œufs bien cuits, le jaune d'œuf bien cuit et le jaune d'œuf cru. Le temps de séjour dans Testomac est de quatre heures pour l'albumine crue, de cinq heures pour l'albumine cuite, de six heures pour les jaunes d*œuf crus, de sept heures pour le jaune d'œuf bien cuit, de cinq heures indifféremment pour l'œuf entier, cru, à la coque ou bien cuit. Pour le lait, la sécrétion gastrique se faisait plus activement pour le lait écrémé chez quelques animaux, pour le lait entier chez les autres. La crème et le beurre provoquaient peu la sécrétion gastrique pendant les premières heures, davantage dans les suivantes. Pour le mélange des substances albuminoîdes avec la graisse ou les hydrates de carbone, les expériences de l'auteur ont confirmé les conclusions de Yirchoubsky, dont les recherches ont été faites dans le même laboratoire ; dans les deux cas l'addition de graisse entrave la sécrétion gastrique avec cette différence que, pour le mélange des substances albuminoîdes avec les graisses, il y a exagération considérable de la sécrétion stomacale dans la seconde moitié de la digestion gastrique, tandis que pour les mélanges des hydrates de carbone et des graisses on n'observe pas cette élévation. L'addition du sel marin à la viande augmente la quantité du suc gastrique, mais digainue sa richesse en pepsine. Il en est de mémo des produits salés, tels que le hareng. L'auteur conclut de ses expériences que la sécrétion gastrique est en rapport avec la composition chimique des aliments, avec ses propriétés physiques et avec le degré de l'appétit. em. wassbrbbrg.

Angelo Puglieae. SuUa formazione deir acide cloridrico nella stomaco. Nota preliminary (98) III, 56 ; 1905. — Courte note où l'auteur rend compte d'anciennes expériences et d'analyses du suc gastrique d'un chien porteur d'un estomac à la Pavlov. Or ce suc gastrique, même quand il

n'y avait pas d'ingestion de chlorures (jeûne), contenait toujours du chlore en quantité notable ; lo suc ne renfermait pas d'acide chlorhydrique, il était de réaction neutre ; le chlore ne pouvait provenir que des chlorures du sang. L'auteur insiste sur la similitude des résultais de ses analyses avec les conclusions d'un travail récent de fienrath et Sachs. b. feindbl.

A. Benrath et Fr. Sacha. Ueberdie fiildung der Salzsâure im Magen (Sur la formation de l'acide chlorhydrique dans l'estomac). (2) CIX, 466-472; 1905.— La théorie de Kôppe fait provenir l'acide chlorhydrique des chlorures alimentaires; ceux-ci sont décomposés en ions chlore qui ne peut traverser la paroi, et métal Na qui peut passer de l'estomac dans le sang, tandis que les ions H passent du sang dans l'estomac. — Les auteurs contredisent cette théorie : 1<^ L'absence d'ions chlore dans la ration n'exclut pas la formation de HGl : la présence de ceux-ci n'amène pas nécessairement la sécrétion de HCl. — 2^ Même après l'introduction dans Testomac de solutions ne contenant point de chlore, on trouve NaGl dans l'organe. — 3® Le chlorure de sodium qui passe dans l'estomac vient du sang. La quantité de HGl formé ne répond pas à la quantité de chlore ingéré. — 4'> La suppression de la sécrétion de HGl par introduction d'une solution de glucose dans l'estomac vide, ou par introduction de viande dessalée dans l'estomac d'un chien au régime sans sel, n'est nullement décisive. — 5* L'imperméabilité de l'estomac pour les ions chlore n'est nullement démontrée. DASTRB.

L. Popielaki. Ueber die physiologische Wirkung und chemische Natur des Sekretins (Action physiologique et nature chimique de la secrétine). (16) XIX, 801-805; 27 janvier 1906. — La sécrétion pancréatique, provoquée par l'introduction d'acide dans l'intestin diffère de celle que détermine la secrétine : durée plus cousidérable de la première, absence de modifications de la pression et des autres sécrétions. La partie active de la secrétine ne serait antre chose que de la peptone. m. ijimbbrt.

L. Launoy. Contribution à l'étude histo-physiologique de la sécrétion. (71) III, 62-94 ; 1905. — Des études cytologiques poursuivies par l'auteur il résulte que les phénomènes observés dans la cel-

sso

ANALYSE

Inlu excitée par la pilocarpine ne sont pas parallèles et superposables à cenx qui se succèdent après Pirritation protoplasmique provoquée par la méthode de Bayliss et Htarling (injection intraveineuse de macération acide de muqueuse duodénojéjunale). Tandis que dans la cellule pancréatique mise en hyperactivité par cette dernière méthode les phénomènes de division nucléaire se font suivant le mode amitotique, qu'il n*y a Jamais d'émission de pyrénosomes dans une oellule pancréatique en activité normale, dont le noyau plurinuûléolé se divise, les pyrénosomes sont habituels, au contraire, sous l'influence de la pilocarpine, les araitoses excessivement rares. En outre, la pilocarpine provoque de la diapédèse des leucocytes dans le pancréas. Ces éléments, qui passent également dans Turine, font apparaître dans celle-ci des propriétés kinasiques, d'où Ton peut logiquement admettre que le suc de pilocarpine détient son activité protéolytique des leucocytes qu'il renferme. L'activité de ce sue, anormal, résulte de la sensibilisation du suc inactif déjà élaboré par les leucocytes convoyeurs de kinase; cette sensibilisation se fait surtout dans les canaux sécréteurs. La sécrétion proftise, obtenue quelquefois par la pilocarpine, doit sop origine au passage du suc gastrique dans le duodénum, mode ordinaire de Texoitation pancréatique, comme l'ont montré Pavlov et ses élèves ; la sécrétion proflise n*a jamais lieu quand on empêche le pas-* sage du suc gastrique dans le duodénum. Chez les animaux à pylore lié le suc pancréatique de pilocarpine est, dès lors, considéré par l'auteur comme une sécrétion pathologique. v. pachon.

Pariaet. L*injection de sécrétine dans la veine porte ne produit pas d'augmentation de sucre dans le sang de la veine sus-hépatique. (80) LX, 66-67; 13 janvier 1906. — La sécrétine qui détermine la sécrétion biliaire ne détermine pas d'hyperglycémie.

Pariaet. Hyperglycémie et glycosurie par injection de suc pancréatique dans le système veineux. (80) LX, 64-66; 13 janvier 1906). — Après l'injection de suc pancréatique dans la veine porte, il y a hyperglycémie et glycosurie ; les mêmes phéno mènes s'observent quand le suc pancréatique est injecté dans une veine périphérique.

Page 1