L. CAMUS
A. Pi y Suner. Défaut d'action du sang urémiqne sur la pression artérielle. (80) LX, 85-86 ; 13 janvier 1906. — Le sang urémique n*a pas d'action sur la pres-
sion sanguine et l'inbibiiion rénale dans l'urémie serait due à une action chimique sur répithclium rénal des substances toxiques du sang. L. camus.
L. "Weeckera. Innervation sécrétoire et vaso-motrice de la prostate. (71) III, 191-202; 1905. — Le nerf érecteur est bien un nerf sécréteur de la prostate (Eckhard) ; la branche descendante du ganglion mésentérique inférieur est un véritable nerf sécréteur (Mislawsky et Borman). Des fibres vaso-dilatatrices pour la prostate sont contenues dans le nerf érecteur et ses deux racines, dans les branches reliant le plexus hypogastrique au ganglion mésentérique inférieur, dans les branches afférentes du plexus hypogastrique. La vaso-dilatation artérielle de Tcrectiou pénicnne est accompagnée do la vaso-dilalation prostatique. L'excitation des différents nerfs cités n'a pas mis en évidence d*effet vaso-constricteur. Dans ses rapports avec les réactions vaso-motrices viscérales, la prostate répond comme les membres et le cerveau. v. pachox.
H. SteudeL Zur Kenntnis der Tbymusnucleinsaûron (Sur les acides nucléiniques du thymus). (39) XLVI, 332-337; 1905. — Ce travail montre que les proportions des produits de dédoublement formés par l'hydrolyse des acides nucléiques peuveut varier beaucoup suivant les réactife employés. Les dosages de ces produits ont porté sur la guanine, l'adénine, la cytosine et la thymine. Pour l'acide soumis à ces dédoublements, l'analyse centésimale conduit à une formule déjà assignée par Schmiedeberg à un acide nucléinique préparé par une autre voie, à savoir OOH^eAz^-^O^ep*. L'auteur trouve seulement un peu plus d'azote.
A. DESUREZ.
R. Collin et M. Lucien. Nouveaux documents relatifs à l'évolution pondérale du thymus chez le fœtus et chez Tenfant. (80) LIX, 710-717; Nancy, 12 décembre
F. P. Underhill. Certain aspects of experimental Diabetes. J. of bioL Chem.f 1, 113-130; 1905. — La pipéridine, la nicotine, déposées sur le pancréas provoquent de l'hyperglycémie, mais ce résultat n'est pas dû à une action directe du toxique sur la cellule pancréatique, car si l'on s'adresse a la rate, ou si l'on introduit le poison dans le
PHYSIOLOGIB DBS OLANDBâ
péritoine ou dans le sang, Teffet produit est le môme. Ces substances, pipéridine, pyridine, conicine, curare, nicotine, éther, chloroforme, morphine, provoquent de la dyspnée et par ce mécanisme de Thyperglycémie. De fait, Fhyperglycémie produite par la pipéridine fait défaut quand on fait inhaler de l'oxygène. Toutefois cette explication ne s'applique pas au diabète produit par Tadrénaline. b. lambling.
E. Pflager. Ueber die durch chirurgische Operationen angoblich bedingten Glykosurien (Sur les prétendues glycosuries déterminées par les opérations chirurgicales). (%) CXI, 144-131 ; 1906. — 0. Minkowski a prétendu que les opérations chirurgicales les plus diverses en [rainaient des glycosuries passagères. Il a fourni, pour justifier cette assertion, une statistique de 28 cas empruntés à des chirurgiens français. Pflûger, qui soutient la thèse contraire, analyse ces cas et les rapporte aux deux conditions que voici : il y a, en premier lieu, des fractures du crâne avec effusion de sang dans le cerveau ; en second lieu, des processus inflammatoires avec production de pus (phlegmons, lymphangite, érysipèle, gangrène, etc.). Ce n'est pas Tintervention de l'instrument tranchant qui a pu agir, autrement que pour mettre fin à la glycosurie. De plus, il s'agissait, dans ces cas, de quantités de sucre très faibles et qui n'étaient manifestées que par la réduction cuprique. Dans le premier cas celle faible glycosurie était d'origine nerveuse; dans les cas de la deuxième catégorie elle était due à l'altération des échanges dus à la lièvre et à la suppuration. Les opérations chirurgicales, en elles-mêmes, n'auraient aucune influence glycosurique.
DASTRR. •
0. Minkowski. Ueber die ZuckerbilduDg im Organismus beim Pankreasdiabetes (Formation du sucre dans l'organisme pendant le diabète pancréatique). (2) CXI, 13-60; 1906. — Réponse aux critiques de Pflûger. L'auteur rappelle sa découverte du diabète pancréatique en 1889 et ses conséquences. Parmi celles-ci, la formation du sucre aux dépens de l'albumine, ou du moins la dépendance entre cette formation et la destruction de l'albumine. Pflûger combattait cette opinion en montrant que l'on avait méconnu une grande quantité de glycogène qui existe dans la ration azotée (Viande). H. Lulhjc (1904j répéta les expé-
riences de Minkowski en tenant compte dés objections de Pflûger et démontra irrésistiblement que les hydrates de carbone peuvent se former aux dépens de corps qui ne sont point des hydrates de carbone ; il ajouta qu'il y a parallélisme entre l'excrétion du sucre et la consommation des substances azotées. — Pflûger admet le premier point, pas le second : il veut que ce soient les graisses qui soient la source du sucre. L'auteur croit à l'une et l'autre origine. — Après avoir réfuté quelquesuns des reproches de Pflûger, relatifs à reflet des traumatismes opératoires, au résultat de l'ablation de diverses glandes, l'auteur en vient au principal, à .savoir quHl n'aurait pas exécute d'ablation complète du pancréas et obser\'^é dans ces cas les signes généraux du diabète, polydypsic, polyphagie, polyurio. Minkowski prclend avoir opéré avec autant de soin et observé avec autant de précision. Il a Vu des animaux guérir de l'opération sans suppuration et mourir par suite de l'ablation du pancréas comme seule cause. Il cite les résultats d'opérations faites en trois temps avec inflnimcntde précaution, qui ont eu pour résultat une ablation totale avec les signes pathognomoniques da diabèt*;, que n'ont pas manifestes les chiens suppurants de Pflûger et Witzel. — Minkowski maintient enlin que l'excrétion du sucre est eu rapport avec la destruction de
l'albumine. Le quolieni-^, d'il quo tient de
Minkowski où D représente la quantité de sucre et y l'azote excrété, est sensiblement constant et oscille autour de 2.5 {l.n à Î.8). Pflûger a trouvé 2.1 et Minkowski 2.8. L'auteur termine en examinant les théories que l'on peut se faire do la glycosurie consécutive à l'ablation du pancréas : il croit à la fois à la surproduction du sucre et au défaut de consommation par les tissus. Il discute ensuite l'hypothèse de la sécrétion interne et celle de l'excitation nerveuse, en inclinant vers la première. dastrb.
E. PHûger. O. Minkowski's neueste Vertheidigung seiner ûber den Paiicreabdiabetes aufgestellten Lehren ^Nouvelle défense par Minkowski de ses vues sur le diabète pancréatique). (2) CXI, 61-93; 1906. — Réplique au mémoire ci- dessus. Pflûger essaye de justifier les expressions vives qu'il a employées contre Minkowski. II reprend les diflérents points en discussion:
ANALYSES
des coûditions dans lesqaeltes Textirpalion partielle du pattcréas provoque la glycosurie; deg résultais de rexlirpalion des glandes autres que le pancréas; du procédé chirurgical de Tablation ; de la prétendue glycosurie opéraioire ; de l'extirpation incomplète que Minkowski aurait réalisée au
lieu de Texlirpalion totale ; du rapport •^.
Sur ce dernier point l'auteur prétend que le quotient varie de 0.55 à 2.95. Enfin Pflûger insiste sur les difficultés de Texplication du diabète par suppression de la sécrétion interne du pancréas, dastre.
ft. Hunt. The influence of the thyroid feeding upon poisonning by acelonilrile (L*influence de l'ingestion de thyroïde sur rempolsonnemenl par l'acétonitrile). /. ôf 6io/.CA^m.,I,33-44 ; 1905.— Des souris ayant reçu pendant quelques jours de la thyroïde avecleurs aliments résistent àunedose d'acélonitrile dix à onze fois mortelle. Au contraire, la thyroïdectine (préparation faite arec du sang d'animaux thyroïdectoraisés) augmente la susceptibilité des animaux Tîs-à-vis du poison. Le sang normal desséché, la peptone, une alimentation riche en proiéique, l'ingestion de paralhyroîdes, agissent dans le même sens, tandis que iTodure de potassium agit comme la thyroïde, bien que d'une manière moins efficace. E. LAMBLING.
p. Manca. Il rené del cane dopo l'ablazione compléta dell* apparecchio tiroparatiroideo. (102) LIX, 835-852; 1905. -- Lorsque les phénomènes thyro-parathyréopri yes se manifestent, le rein est toujours malade, et il existe souvent une proportion directe entre rînlcnsité et Tacuité des symptômes et les altérations rénales. Celles-ci n'ont aucun caractère de spécificité, et des lésions interstitielles s'associent aux lésions parenchymateuses ordinairement prédominantes. Les animaux temporairement immunisés (graisse iodée) survivent à la thyroparathyroïdectomieils demeurent longtemps dans un état normal ; ils ne présentent que tardivement un aspect rappelant le myzœdème ; chez eux on trouve la dégénérescence graisseuse de Tépilhélium rénal, tandis que les lésions inflammatoires sont nulles ou peu importantes. s. fbindbl.
O. Fichera. Sulla distruzione dell' ipofisi. (102) LIX, 730-796: 1903. — Expériences sur des poules; elles montrent que
ces animaux survivent à la destrucUon totale de Thypophysc et que par cOBScqaent, chez ces a'nimaui, la fonction hypophysaire n'est pas indispensable à la vie. Les troubles immédiatement consécutif^ à la des« traction totale ou partielle de l'hypophyse chez les poules n'ont riea de caractéristique et ils s'expliquent suffisamment par le traumatisme opératoire. Les troubles tardifs en général font défaut; chez les animaux jeunes on note un arrêt ou un relard du développement, mais il n'est pas certain que ce fait dépende uniquement de la lésion ou de la destruction de l'hypophyse. En somme, Fauteur constate que la pbysiopathologie de l'hypophyse et les questions connexes demeurent obscures. b. fbindbl.
Agoatino Gemelli. Contributo alla fisiologia deir ipofisi. (98) III, 108-1 lî; 1905. — Les expériences et les observations de Tauleur démontrent que les toxines microbiennes, introduites dans la circulation, stimulent Taclivité fonctionnelle de l'hypophyse qui présente alors des modifications anatomiques consistant en faits d'hyperplasie et de karyokinèse. Si Ton rapproche de ce résultat Thyperplasie de la pituilaire qui se produit à la suite de Tablation d'organes à fonction antitoxique (surrènales,thyroïde, parathyroïdes), on en vient à admettre que l'hypophyse est également un organe destiné à neutraliser les toxines cii*culaut dans l'organisme. b. fbindbl.
6. £. Ab«louB, A. Soulié et O. Toujan. Influence des extraits des organes et des tissus animaux soumis à Tautolyse sur la production de l'adrénaline. (80) LX, 16-18; 6 janvier 1906. — Les extraits d^organes et spécialement les extraits de muscles, préalablement soumis à Tautolyse ainsi que les extraits de muscles ayant subi un certain degré de putréfaction, renferment des substances qui augmentent la teneur en adrénaline des extraits surrénaux.