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L. CAMUS

Pierre FauTeL Sur l'assimilation du pain complet. (80) LX, 252-2o4; 3 février 1906. — Le pain complet entraine l'assimilation des aliments azotés et surtout de la viande ; quand la ration n'est pas limitée, il s'établit une compensation par une ingestion plus abondante d'aliments, l. camus.

TV. volts. Ueber den Einfluss verschiedener Ëweisskôrper und einiger Derivate derselben auf den Stickstoffumsalz mit besonderer Borûcksichtigung des Âsparagins (Influence de divers albuminoïdes et de quelques-uns de leurs dérivés sur les échanges azotés, avec référence spéciale à l'asparagine). (2) CVII, 360-414 ; 1905.— L'azote est résorbé plus abondamment lorsqu'il est administré sous forme de paranucléine que sous forme d'albumine du sérum. L'asparagine n'est pas complètement résorbée : il en passe dans les fèces de 4 à 12 0/0. Elle a moins de valeur que les autres albuminoïdes au point de vue de l'équilibre azoté ou de l'absorption d'azote. L'emploi à égalité d'azote de nucléine et d'asparagine accroît notablement la destruction d'azote. L'emploi à égalizé d'azote de caséine et d'asparagine accroît la destruction d'albumine d'une manière si remai'quable

DIGESTION ET NUTRITION

que Téquilibre azolé devient difficile. L*organisme perd de son albumine jusqu'à une quantité répondant à Of' fil d*azote. L'emploi à égalité d'azote de i'asparagine et de la serine n*a pas pour conséquence une aussi grande élimination d'azote que les mélanges précédents (asparagines et nucleinés). Même lorsque l'organisme, recevant un excès d'albuminoîde, tend à un nouvel équilibre azoté, l'accroissement de la destruction d'albumine se manifeste. L'azote de I'asparagine (en supposant l'emploi simultané de la sérum-albumine) préserve de la destruction une quantité correspondante de l'albumine des tissus. Les autres substances protéiques l'emportent beaucoup, à cet égard, sur I'asparagine. dastrb.

W. VOltz. Ueber den Einfluss des Lezilhins aûf den Eiwelssumsatz ohne gleichzeilige Asparaginzufuhr, und bei Gegenwart dieses Amids (Influence de la Iccithine sur réchange d'albumine, dans le cas d'addition d'asparagine au régime, ou en cas d'absence de cet amide). (2) CVII. 415-425 ; 1906. — Chez un même individu à l'état adulte, i égalité de régime, les échanges azotés peuvent subir des oscillations considérables. Lo métabolisme azoté est plus considérable quand la ration comprend un mélange d'asparagine et de caséine que dans le cas d'un mélange d'asparagine et d'albumine. Le remplacement d'une partie d'albumine par une égale quantité de lécithine (égale en azote) favorise le dépôt d'albumine. La lécithine produit encore une favorable influence sur le métabolisme azoté lorsque 2/5 de l'albumine sont remplacés par une quantité d'asparagine équi-azotée. Il y a accroissement des mélanges azotés dans le cas où la lécithine est employée comme la paranucléine et la caséine, en mélange avec I'asparagine, par rapport au cas où ces substances pbosphorées sont remplacées par une quantité d'albumine équi-azotée.

Cet effet est attribuable aux composants phosphores de ces substances et nommément de l'acide nucléinique et de l'acide paranucléinique. oastrb.

M. Kanifinaim. Ueber den Ersatz von Eiweiss durch Leim im Stoffwechsel (Sur le remplacement de l'albumine par la gélatine dans l'échange matériel). (2) CIX, 440-465; 1905. — Escher (1876) a remplacé dans Talimentation des chiens et des cochons l'albumine par la gélatine et la tyrosine, et il a obtenu facilement l'équilibre. K. Leb-

mann (1885), chez les rats, ne put obtenir l'équilibre ; les animaux mouraient en 70 jours. — D'après les recherches de Voit, 1 00 grammes de gélatine épargnent 150grammes de viande (cVst-à-dire 31 grammes d'albumine); ils épargnent 200 grammes d'hydrates de carbone et seulement 25 grammes de graisse. L'introduction dans la ration d'une quantité de gélatine qui couvrirait 12 0/0 du besoin énergétique, fait tomber la destruction d'albumine de 100 à 75, c'est-à-dire de 25 0/0. En augmentant considérablement la dose de gélatine on n'arrive guère à diminuer la perte d'azote que de 35 0/0% On ne peut aller au-delà. — En tant que contribuant à la réparation des tissus, la gélatine convient pour le tissu conjonctit qui fournit la matière collagène (Zuntz et Mac Gregor). Chez les chiens qu ^reçoivent l'albumine, en régime mixte, en quantité suffisante pour le maintien de l'équilibre, 1/5 de l'azote de l'albumine peut être remplacé par celui de la gélatine ; il y a équivalence physiologique ou même supériorité du second régime sur le premier. D'après cela, dans la destruction d'albumine des tissus, il y en a 1/5 qui revient au tissu conjonctif collagène. — Le taux de remplacement de l'albumine par la gélatine est de 1/5. Dans la seconde partie du mémoire l'auteur a cherché à réaliser dans le corps de l'animal une synthèse de l'albumine, en ajoutant à la gélatine alimentaire les produits de dédoublement de l'albumine qui ne se retrouvent point dans la digestion de la gélatine. DASTRE.

Max Schreuer. Ueber die Bedeutung ûberreichlicher Eiweissnahrung fur den Stoffwecbsel (Signification d'une alimentalion azotée surabondante pour les échanges matériels). (2) CX, 227-253; 1905. — L'excès d'hydrates de carbone ou de graisses amène un accroissement de graisse ou de glycogène entreposé dans l'organisme sans accroître notablement les échanges matériels. L'augmentation d'O absorbé et de GO* expiré est peu considérable et peut être mise sur le compte de Taccroissement du travail digestif. S'il y a excès d'albumine, les choses se passent autrement. La consommation d'oxygène prend un accroissement remarquable. Avec une alimentation azotée juste suffisante réchange matériel est encore plus élevé qu'avec l'alimentation hydrocarbonée la plus riche. L'aliment azoté excite les oxydations, selon le mot de

Journal de puybiol. et de patuol. génér., 1006.

ANALYSES

Magnus-Lévy. L'auteur confirme celle manière de voir. Un cbien qui, à jeun, consomme 75 oenlimètres cubes d*0 par minute en consomme jusqu^à 142 après trois jours de suralimentation azotée. Son poids s^élail accru, dans le même temps, de IS^ï'jOe à 45^8',i3, augmentation dont on peut admettre que la moitié répond à un accroissement de matière protoplasmique yiranle. Ainsi Taccroissement du matériel Tirant est de 32 0/0, tandis que les échanges sont accrus de 90 0/0. L'albnmine par elle-même excite donc l'activité de réchange gazeux. — La manière dont se comporte le quotient respiratoire montre que, chez le chien au repos, la snralimenlation azotée entraine une rétention des hydrates de carbone. Quand l'animal est ensuite soumis au jeûne, il brûle les hydrates de carbone (glycogène) précédemment épargnés, et en épuise rapidement la provision. Il faut environ 48 heures pour cela. Quant à Taugmentation de la consommation d'oxygène, elle peut être attribuée pour une part à Tenrichissement du matériel cellulaire de Torganisme. Mais cet enrichissement est tout à fait passager et l'organisme tend à revenir rapidement à son état antérieur.

DASTBB.

ABSORPTION ET RÉSORPTION

J. Castaigna et Maurice Chiray

Que deviennent les solutions de substances albuminoîdes injectées sous la peau? (80) LX, 218-249; 27 janvier 1906. — Les albumines hétérogènes que Ton introduit dans le tissu cellulaire sous-cutané passent en nature dans le torrent circulatoire,mais elles ne font que le traverser sans être assimilées et sans jouer un rôle utile, l. camus.

Doyon [et G. DubreuiL Transport de particules solides par des cellules rbagiocrines. (80) LX, 129-131 ; 20 janvier 190G. — Ce sont les cellules rhagiocrines qui transportent les particules solides injectées dans la cavité abdominale. La pulpe hépatique injectée dans la cavité abdominale est, par ces cellules, transportée jusque dans la cavité Ihoracique et incorporée aux feuillets séreux. l. camds.

B. Slowtzoff. Ueber die Resorption des Lecithins im Darmkanal (Sur la résorption de la lécithine dans rinlestin). (8) VU, 508-513 ; 1905.— On admet en général que la lécithine est décomposée par les

diastases et les bactéries de l'intestin. L'auteur montre que celle opinion est trop absolue ; une partie de la lécithine des aii* menls est absorbée et passe dans la lynsphe. La lécithine des lécilhalbumines est* également absorbée. b. lambung.

GÉNÉRATION ET DÉVELOPPEMENT

Gustave Loiael. Relations entre les phénomène:^ du rut, do la lactation, de la mue et de Tamour maternel chez une chienne hydribe. (80) LX, 255-238 ; 3 février 1906,

Brouha. Recherches sur It's diverses phases du développement et de raclivitéde la mamelle. (62) XXI, 459-605; 1905. — Ces recherches apportent des preuves convaincantes à la théorie de Benda : d'après l'auteur, l'origine sudoripare des glandes lactées ne saurait plus être mise en doute. En effet, l'étude comparative du développement des glandes lactées et des glandes aréolaires lubuleuses démontre que ces dernières constituent une série parfaite de transitions entre les premières et les glandes sudoripares de la peau périaréolaire ; jusqu'au moment de la naissance il en est ainsi. Si les glandes sudoripares périaréolaires sont pour la plupart des glandes lubuleuses simples, les glandes aréolaires constituent des glandes lubuleuses composées de raroifîcalions d'autant plus riches et touffues qu'elles sont plus étroitement voisines des glandes lactées. Elles forment d'ailleurs des glandes lubuleuses tout à fait caractéristiques dont tous les tubes, à partir de la première ramificatiQn, participent à la sécrétion du lait du nouveau-né. Les phénomènes sécrétoires tout à fait comparables dont les glandes aréolaires et les glandes lactées sont le siège, i dès que leur epithelium est différencié, consolide, sur le terrain physiologique, la parenté embryologique et analomique de ces glandes. La différence, à ce point de vue, ne surgit qu*après la naissance, sous la forme du pouvoir que manifestent les cellules des tubes lactifères de sécréter des gouttelettes de graisse. A Tâge adulte, les modifications que subit la glande mammaire, pendant la grossesse et la lactation, transforment quelque peu le type glandulaire. En somme, la glande mammaire est formée par un assemblage de glandes sudoripares hautement différenciées,

E. PBUVDBL.

SYSTÈME NERVEUX ET ORGANES DES SENS

John B. WAtBon. The effect of the bearing of young upon the body-weight and the weight of the central nerrous-systern of the female white rat. Journal of comparative Neurology and Psychology, X?, 314-524 ; 1905. — Dans le corps de la femelle qui porte, la graisse s'accumule ; le poids proportionnel du cerveau n'est pas modifié, mais celui de la moelle est nettement augmenté, ce qui lait une élévation de poids pour Tensemble du système nerveux central. s. PBUfOBL.

P. Wintrebert. Sur l'indépendance de la métamorphose vis-à-vis du système nerveux chez les Batraciens. (79) CXLI, 1262- 1264 ; 26 décembre 1905.

StéphAiie Leduo (de Nantes). ProductiOD, par les forces physiques, de phénomènes de nutrition, d'organisation et de croissance. (80) LX, 75-76; 13 janvier

Ytos Delage. Intluenee de quelques facteurs sur la parthénogenèse expérimentale. (79) CXLI, 1201-1204; 26 décembre

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