L. Dor, J. MaisonnftTe et R. Mon
Blola. Ralentissement expérimental de la croissance par Topothérapie orchitique.
(80) LIX, 673-674; 23 décembre 1905. — Des injections sous-cutanées de liquide orebi tique pratiquées tous les cinq jours sur de jeunes lapins ralentit leur développement. Le même traitement appliqué à de jeunes enfants ayant ^une croissance trop rapide, a donné de bons résultats aux auteurs. t. camus.
V. A. Doudine. Les ferments digestifs de Testomac foetal. Thèse de Samt-Pélersbourg y 1905, in (110) 10 septembre 1905 ; 1077. — - Les estomacs des fœtus mort-nés de 3 à 9 mois ne contiennent pas d'acide Ghiorhydrique. De 3 mois à 6 mois la muqueose stomacale est neutre et ne contient ni pepsine, ni lab-ferment, mais à partir du 6<' mois elle présenteone réaction acideet dès le 7* mois on y trouvedes traces de lab-ferment etde pepsine. De là cette condosion que les enfants nés avant terme ne sont pas en état, avant le 6* mois, de digérer le lait maternel. Cbex 15 eofiats nés avant terme, âgés ds 2 jours à 2 nx)is et demi, Tauteur a tiMvé que la réaction acide de l'estomac apparaît 5840 minâtes après Tintrodaction
dans l'estomac du lait de femme ou de vache» L'acide cblorhydrique libre fait chezeu^ toujours défaut aussitôt après la naissance* et l'acide lactique uVpparait qu'avec Tallaitement au lait de vache. Quant au labferment et à la pepsine ils ne font jcmai^
défaut. BM. WASSERBBRG.
MÉCANIQUE, ÉNERGÉTIQUE ET CHALEUR ANIMALES
Ch. Féré. L'iniluence variable du ralentissement du rythme sur le travail. (80) LIX, 670-672 ; 23 décembre 1905.
Ch. Féré. Deuxième note sur l'influence variable du ralentissement du rythme sur le travail. (80) LX, 45-46; 13 janvier 1906.
Ch. Féré. L'influence variable du ralentissement du rythme sur le travail suivant la fatigue. (80) LX, 185-186 : 27 janvier 1906. — Cette expérience est très variable cl très complexe. l. camus.
Ch. Féré. L'influence du sucre sur le travail. (80) LX, 44 ; 13 janvier 1906.
SYSTÈME NERVEUX ET ORGANES DES SENS
S. Baglioni et S. Curoio. Ricerche sperimentali suir azionepolaredellacorrente costante sui centri nervosi. (34) Y, 613 622 ; 1905. -^ Le courant constant appliqué sur une moelle isolée détermine à l'ouverture et à la fermeture, selon le sens et l'intensité, des réactions analogues à celles que présentent les nerfs et qui pa^ raissent dues aux racines motrices. Les courants moyens ou forts (2 MA) produisent, de plus, pendant la durée de leur passage, des contractions fibrillaires dues à une action cellulaire. Elles n'apparaissent plus après destruction des cellules nerveuses par compression mécanique. Elles cessent également quand, la moelle étant intacte, on pratique la section des racines postérieures. Il est donc nécessaire, tout comme pour le tétanos strychnique, que des stimulations parviennent à la moelle pour que ces contractions fibrillaires apparaissent. M. LAMBBRT.
s. Sergi. Il sistema nervoso cealrale nei movimenti délia testudo grsBca. (99) IV, 474H515; 1905. — Etude expérimen-.
ANALYSES
tale (50 tracés) portant sur la motilité des tortues normales et des tortues ayant subi des noulilations de Tencéphale. — D'après Pauleur, la moelle épinière est l'organe principal du tonus, tant pour les muscles en mouvement que pour les muscles au repos ; la moelle coordonne ce tonus qui est de nature réflexe et qui, chez Tanimal spinal (sans encéphale), varie en intensité sous Tiiiflaence des stimulations provoquant des mouvements rapides des membres.
— Les lobes optiques sont des organes d'inhibition ; ce sont eux qui interviennent pour maintenir Timmobilité, les attitudes, Texactitude dans la répétition de certains actes ; la stabilité de la tortue pouiTue de ses lobes optiques contraste avec l'instabilité de la tortue spinale. Chez la tortue normale, cette capacité fonctionnelle des lobes optiques préside à Taccomplissement des mouvements lents corrélatifs des mou vements rapides d'origine spinale (centres automatiques médullaires). L*inhibition exercée par les lobes optiques permet à la moelle de régulariser et de maintenir les variations du tonus dans des limites assez étroites pour que la continuité et la stabilité des actes moteurs soient assurées.
B. FEINDBL.
F. Spallita. Sur le cours des fibres centripètes du grand sympathique. (72) XLIV, 160-168; 1905. ^ Dans la patte du chien, après la section de certaines racines antérieures, la température s'élève ; après la section des racines postérieures correspondantes, la température s'élève semblablement. La similitude que présentent les courbes thermométriques après la section des racines postérieures comme après celle des racines antérieures induit à admettre une cause unique pour ces oscillations de la température. — Or il ne peut s'agir d'une interruption de fibres de même nature, car il n'y a pas, dans les racines postérieures, de filets vaso-constricteurs. Mais il est facile d'expliquer l'unité d'effet en pensant que les éléments qui courent dans les racines motrices, aussi bien que ceux qui suivent les racines sensitives, quoique de nature différente, prêtent également leur concours pour remplir une fonction unique. Cette fonction est de tenir les muscles lisses des vaisseaux dans un état permanent de semi-contraction ou de tonus, au maintien duquel seraient députées des fibres sensitives et des fibres motrices ; c'est-i-dire -«qu'on a un arc diastaltique qui part des
arborisations terminales endovasculaires de l'élément sansitif et qui est réfléchi sur les vaisseaux par l'élément moteur. Toute interruption de l'arc produit un effet unique, la perte du tonus, d'où la dilatation vasculaire, d'où Télévalion de la température. Donc on peut admettre qu'il en est pour le sympathique comme pour le système nerveux de relation : les fibres centrifuges cheminent dans les racines spinales antérieures, les fibres centripètes passent par les racines spinales postérieures.
B. FBINDEL.
W. de Bechterew. Des signes objectifs de la suggestion pendant le sommeil hypnotique. Archives de Psychologie, V, 103-107; 1905. — L'auteur relate des expériences concernant la convergence et le rétrécissement progressifs des pupilles occasionnés par l'approche d'un point lumineux suggéré, l'absence de la vision de la couleur complémentaire du rouge aprèi fixation d'une flamme & travers un verre rouge dans la cécité suggérée pour le rouge, les réactions pupillaires, cardiaques, respiratoires, mimiques dans la douleur ou l'émotion suggérée, l'absence de ces réactions dans l'anesthésie suggérée, etc. Tous les faits prouvent que les perceptions pendant le sommeil hypnotique ne sont pas imaginaires; elles sont aussi réelles que l'hypéresthésie et l'anesthésie hystériques.
B. FBINDBL.
V. N. BoldyriôT. Formation et propriétés des réflexes psychiques artificiels (Transformation des sensations auditives, olfactives et lumineuses en agents artificiels de la sécrétion salivaire). Société des médecins russes de Sainl'Pétersbourg. Séance du 7 avril 1903. In (109) \% novembre 1905, 1422. — L'auteur par un dressage préalable habituait les chiens à associer certaines excitations acoustiques (son, sifflement), olfactives (odeur de camphre, de naphtaline etd'amyle) et lumineuses (couleur rouge) avec le réflexe physiologique de la mastication, notamment la sécrétion salivaire. Les résultats de ses expériences sont résumés comme suit : les excitations psychiques artificielles, acoustiques ou lumineuses se distinguent des mêmes excitations olfactives. Les réflexes venant des premières se constituent lentement, sont peu intenses et disparaissent facilement quand l'animal a été plusieurs fois trompé. Une fois éteints, ces réflexes
SYSTÈME NERVEUX ET ORGANES DES SENS
s'éveillent très dificilement par l'éducation et ne s'éveillent jamais spontanément. Par contre, les réflexes yenant des excitations olfactives se forment facilement et rapidement, présentent un haut degré d'intensité, se réveillent aisément après avoir été éteints, et cela aussi bien par éducation que spontanément, comme les excitations psychiques physiologiques. L'apparition, le fonctionnement et la disparition de ces deux catégories de réflexes ne diffèrent en rien des mêmes réflexes psychiques physiologiques (naturels, mixtes). Les réflexes psychiques artificiels, comme les réflexes physiologiques, sont plus marqués au début de l'expérience qu'à la fin et se déclarent plus tôt et avec plus d'intensité chez les 'animaux affamés. Toute excitation de n'importe quel point sensible du corps peut, par éducation, devenir le point de départ du réflexe psychique artificiel de la sécrétion salivaire. Enfin, le travail des glandes salivaires peut, dans certaines conditions, servir comme indication excellente dans l'examen expérimental objectif de quelques phénomènes psychiques. BM. WASSBRBBRG.
G. Tan Rynberg. I designi cutanei dei vertebrati in rapporte alla dottrina segmentale. (98) UI. 1-55 ; 1905. — Nombreux faits et suite d'arguments tendant à établir que, selon toute vraisemblance, la pigmentation cutanée est réglée par l'innervation centrale de la peau. Dans toute une série de cas, les dessins cutanés paraissent être Texpression immédiate des conditions anatomiques et fonctionnelles particulières de l'innervation segmentaire du tégument. La clef du problème est à chercher dans l'architecture métamérique, segmentaire, des vertébrés.
B. FEINDBL.
Torsten Thunberg. Eine eidgenarlige Empfindung von glâtte und ihre Analyse (Une sensation particulière de « lisse » avec analyse du phénomène). (32) XVII, 301-305; 1905. — Les bras étendus, on applique les deux mains sur les deux côtés d'un réseau vertical de fils métalliques, de telle sorte que les faces palmaires des mains et des doigts se touchent à travers les intervalles du réseau : si on retire alors les deux mains à soi en leur conservant leur position respective, et qu'on les fasse par conséqueat glisser sur les fils métalli- [ ques, on éprouve une sensation très marquée de lisse. En analysant les conditions I
qui, d'une façon générale, produisent une impression de cette nature on trouve : que la surface sensible de la peau doit être déplacée par rapport à l'objet, ou inversement; que la sensation de tact qui en résulte soit partout uniforme ; que le déplacement ne rencontre pas de résistance.
Dans le cas particulier, le contact uniforme de la plus grande partie de la main et des doigts à travers le réseau de fils fins assnre l'uniformité de la sensation ; la sensation de déplacement se manifeste quand les mains glissent sur les fils : ce glissement se fait avec la plus grande facilité. Donc tous les éléments nécessaires à la sensation se trouvent réunis. b. wbrtheihbr.
Sydney Alruts. Untersuchungen ûber Schmerzpunkte nnd doppelte Schmerzempfindungen (Recherches sur les points de douleur et les sensations douloureuses doubles). (32) XVII, 414-430 ; 1905. — Il existe dans la peau des points spéciaux pour la perception de la douleur, comme l'a déjà montré v. Frey. Il y a des sensations douloureuses instantanées, et d'autres qui sont retardées : les premières ont le caractère de piqûres puncti formes, les secondes celui de démangeaisons avec irradiation. Les différents points de la peau peuvent être le siège de Tune ou de l'autre de ces deux sensations, ou de toutes les deux, ou ne donner naissance à aucune d'elles. Il semble que les points où l'on obtient la sensation de piqûre sont distincts de ceux qui donnent la .sensation de démangeaison. La facilité avec laquelle on provoque cette dernière varie avec les diverses régions de la peau.
B. WBRTHBIMBR.
V. O. SiTen. Studien ûber die Stâbdchen und Zapfen der Netzhauts als Vermittler von Farbenempfindungcn (Les cônes et les bâtonnets comme organes des sensations de couleurs). (32) XVII, 306-388; 1905.— D'après certaines théories courantes, les bâtonnets ne servent qu'à la perception de la lumière et particulièrement de la lumière de faible intensité. S. soutient qu'ils participent à la vision des couleurs. Il s'appuie sur les arguments suivants. Pour un œil adapté à lobscurité, un spectre faiblement éclairé apparaît incolore : comme les bâtonnets sont les seuls éléments de la rétine qui fonctionnent encore dans ces conditions, V. Kries en conclut qu'ils ne peuvent percevoir que des impressions lumineuses
3tô
ANALYSES
Dcolores. En réalité, comme l'a noté V. Kries lui-même, la seontion n'est pas acbromatiqae, mais monoehrematique : le spectre est vu uniformément bleuâtre. — On sait que les limites du champ visuel aonl plus étendues pour le jaune et le bleu que pour le rouge et le vert. Ce fait, ainsi que la différence de sensibilité du centre et de la périphérie de la rétine pour les diverses radiations s'expliquent le plus facilement, si l'on admet que les cônes sont les éléments qui perçoivent les radiations colorées de grande longueur d'onde, les bâtonnets, celles de faible longueur d'onde. — L'hypothèse devra se vérifier si on arrive à agir isolément sur les uns et les autres. La dissociation fonctionnelle des deux éléments peut en effet se réaliser expérimentalement dans Tétude du phénomène de Purkinje ou s'observer dans certains cas pathologiques, héméralopie, intoxication par la santonine. Ainsi, l'on constate qu'au niveau de la fovea, qui ne possède que des cônes, le phénomène de Purkinje fait défaut, et que môme, à l'inverse de ce qui se passe à la périphérie de la rétine, le bleu disparait avant le rouge : quand l'éclairage diminue encore, le rouge disparait à son tour, alors que la périphérie de la rétine continue à percevoir le bleu. Comme à ce moment les cônes de la macula ne fonctionnent plus, il doit en être de même des cônes de la périphérie et par conséquent celle-ci ne perçoit le bleu que par Tinlermédiaire de ses bâtonnets. Dans l'héméralopie qui doit être considérée comme une afifcction limitée au pourpre rétinien, c'est-â-dire aux bâtonnets, c'est la vision des couleurs pour les radiations de faible longueur d'onde, qui est à peu près exclusivement troublée. — L'intoxication par la santonine ne porte aussi que sur les bâtonnets (voir ce Journal, 1903, p. 1187); elle a comme conséquence la cécité pour les radial ioiis les plus réfrangibles, pour le violet ; d'où il résulte que les objets blancs prennent une teinte jaune verdiilre. Mais au niveau de la macula ils continuent à être vus sous leur couleur naturelle : los cônes ne participent donc pas aux (roubles do la vision et ce sont les bâtonnets qui servent normalement k la perception du violet. — L'étude du degré d'excitabilité des cônes pour les diverses radiations montre que la fovea, à l'état normal, perçoit plus facilement le rouge que le bleu et est insensible au violet. — Se basant sur les résultats de ces expériences, S, expose sa conception de la vision des couleurs qui est une sorte de
compromis entre la Ihéorie de Helmholtz et celle de Hering. Les appareils pour la perception des couleurs se réduisent à deux : les cônes pour le ronge-vert ; les b&lonnets pour le bleu-jaune; mats à un éclairement très faible, avant que soit atteint le seuil de Pexcitation chromatique, ces derniers ne foarnissent pins que des sensations incolores (vision nocturne), et cela uniquement sous l'influence des rayons de longueur d'onde faible ou moyenne. La sensation de blanc peut être due à Tnn ou à l'autre appareil, par addition des deux impressions composantes. La notion du noir reconnaît comme cause l'état de repos, perçu par la conscience, d'une partie des cônes ou des bâtonnets, en opposition avec raclivilé do reste des éléments qui continuent à être impressionnés par la lumière. H n'est donc pas nécessaire d'admettre avec Hering un troisième appareil pour la perception du blanc-noir.
B. WBRTHBIMIR.
Hans Piper» Untersnchungen ûber das electromotoriscben Verhalten der Netzhaut bei Warmblûlern (Phénomènes électromoteurs de la rétine dos animaux à sang chaud), (1) 1905, Sp. Bd.. 133-192. — Travail ayant pour but l'étude des phénomènes photoélectriques de la rétine des animaux à sang chaud, en les comparant à ceux de la grenouille, et la détermination à ce point de vue des conditions d'excitation rétinienne provoquées par des lumières homogènes. — 1^ Dans l'œil des animaux à sang chaud, le courant, à l'obscurité, va, dans la majorité des cas, et dans le circuit extérieur, de la cornée au pôle postérieur de l'œil ; il diminue lentement, présente des renforcements subits et peut parfois prendre une direction inverse. Le courant d'action qui, à l'éclairement, se développe dans la rétine constitue un phénomène autonome ; il apparaît en général, sous forme de variation positive rapide ; après avoir atteint un maximum, il décroit parfois au point que l'oscillation devient négative. Ce courant d'action biphasé peut prendre ainsi l'apparence d'une variation négative précédée d'une phase positive. — Tel est le cas pour les rétines à cônes de certains oiseaux, alors que chez les oiseaux nocturnes et chez les mammifères on observe d'abord une oscillation positive étendue, suivie d'une diminution d'abord rapide, puis plus lente du courant. Il est probable (Kûhne- Waller) qu'il s'agit d'une modification du coui'ant d'action normal, par suite de lésions opératoires, et
SYSTÈME NERVEUX ET ORGANES DES SENS
(jue les rétines à cônes (oiseaux diurnes — oscillation surtout négative) sont plus impressionnables que les rétines à bâtonnets. Dans ces conditions, on peut admettre que la réaction normale de la rétine à l'éclairement est une oscillation positive. Le temps de latence entre l'excitation et le début de la réaction photoélectrique dépend de Vétat général et de la réaclivité de la rétine. — À Tobscurité, la rétine réagit par une variation négative suivie d'un retour à la valeur primitive. Chez la grenouille le phénomène est inverse . La signifi nation de cette différence est réservée. — 2° En mesurant la valeur des excitations par les forces électro-motrices dégagées» P. détermine la manière dont se répartissent les excitations dues aux lumières homogènes du spectre de dispersion fourni par une lampe Nemsl ; différence typique entre les réactions des rétines à cônes des oiseaux diurnes et des rétines à bâtonnets des oiseaux nocturnes : le maximum de réaction électrique est obtenu avec les ondes les plus longues chez les premiers, avec les ondes de longueur moyenne chez les derniers. Dans les rétines à bâton nets des animaux nocturnes, la courbe de ces réactions se rapproche avec une approximation suffisante de la courbe d'absorption du pourpre rétinien. bo. mbyer.
H. Herzog. Ëxperimentelle Untersuchungen zur Physiologie der Bewegungsvorgânge in der Netzhaut (Phénomènes de mouvement dans la rétine). (1) 1905, 413- 464. — Après destruction du système nerveux central, on constate à l'excitation lumineuse une elongation excessive des cônes (suspension de tonus ?) coïncidant avec une migration maximale du pigment : innervation tonique des cônes d'origine centrale, qui entretient, môme à l'obscurité, un certain degré de contraction. — Dans l'œil de la grenouille cette migration ne va pas jusqu'à la limitante externe. — Les cônes et le pigment se comportent de façon synergique (dispersion du pigment, contraction des cônes) vis-à-vis de la chaleur, qui produit les mômes effets que Téclairement. Le froid doit être considéré aussi comme un agent rétino-moteur ; de même la contention de la grenouille. — Dans ces effets de la chaleur, de l'éclairement ou du froid, la contraction des cônes précède la progression du, pigment. — Le •corps lenticulaire n décrit dans le segment interne du cône accessoire n'est pas identique avec la formation décrite habituellement sous le nom de
corps lenticulaire ou ellipsoïde. — Il n'y a pas de zone intermédiaire. — La contraction des côi^es est maximale avec un éclairement moyen d'une durée de t minutes 1/2 ; incomplète avec un éçlairement intense de 1 minute. — Avec des lumières homogènes (rouge, verte, bleue, violette), la contraction augmente aussi avec l'intenr site lumineuse, mais avec un maximum d'effet pour les excitations par rayons violets: donc. la hauteur de contraction, indépendamment de la qualité de la lumière, est proportionnelle au produit de l'intensité et de la durée de l'excitation; à intensité égale, elle est proportionnelle à la longueur d'onde. — L'ellipsoïde et les portions voisines vers l'extérieur forment dans les cônes la zone la plus excitable.
BD. MBTBR.
V. Urbantschitsch. Ueber Sinnes* empfindungen und Gedâchtniebilder (Sur les impressions sensorielles et les images de souvenir). (2) CX, 438-491; 1905. — Mémoire étendu contenant des observations relatives aux sensations consécutives ou secondaires, à la localisation des direrses catégories de sensations, particulièrement des sensations de température, et enfin aux images de mémoire relatives aux sensations acoustiques et optiques. Ce travail est divisé en trois parties: sensations secondaires (postsensations) ; localisation : images de souvenir. Voici les principaux résuhats : — Les sensations acoustiques consécutives sont d'une tonalité tantôt plus haute et tantôt plus basse que le son excitateur. La diffé* rence est sàisissable lorsqu'en même temps que se développe le son consécutif on reproduit le son primitif, objectif, excitateur. On peut la déterminer au moyen de deux diapasons accordés l'un sur le son objectif, l'autre sur le son subjectif. La différence varie, elle est limitée à certains groupes de sons ; la simultanéité du son objectif et du son subjectif ne donne pas de battements. Les harmoniques faibles du son excitateur ne passent point dans les sons consécutifs : d'où résulte que dés instruments aussi diffé^ rents que l'harmonica et le diapason, accor* dés l'un sur l'autre, donnent lieu aux mémos sensations consécutives. — Les sensations consécutives des différents sens, ouïe, vue, goût, toucher, température, produites par deux impressions objectivement indiscernables, peuvent permettre une distinction. — Les sensations de température et celles qui leur sont consécutives, peuvent déborder le
ANALYSES
lien d'excitation. Ce déplacement peut se faire dans uxie direction déterminée, différente pour les sensations de chaleur et celles de froid et même opposée : il peut être temporairement modi6é par une excitation thermique nouvelle et simultanée. Cette extension ou déplacement du lieu d'excitation réelle s'observe sur le bras suivant qu'il est élevé ou abaissé. Une sensation thermique de chaleur peut avoir comme consécutive une sensation de froid et inversement ; les deux peuvent coexister simultanément et être localisées dans des directions opposées. La sensation consécutive peut être plus intense que )a sensation objective directe. Ces sensations thermiques, directes et consécutives, peuvent s'inflnencer et se modi6er les unes par les autres. — Le toucher donne lieu à des faits analogues. Les sensations de goût débordent le point d'application. Le goût acide de l'anode et le goût alcalin de la cathode s'étendent souvent plus on moins loin dans des directions opposées, sans rapport avec l'extension des sensations thermiques. — Pour les images visuelles consécutives leur localisation varie avec la vision monoculaire ou binoculaire. La projection pent se faire à des places différentes pour chaque couleur différente . — Les images de mémoire acoustique peuvent présenter une évidence hallucinatoire. Les images de mémoire optique apparaissent surtout dans l'obscurité; elles n'ont qu'exceptionnellement, les yeux étant ouverts, une évidence hallucinatoire. Les images de mémoire acoustique, chez les soui*ds, présentent des particularités remarquables : par exemple la connaissance consécutive d'nne phrase dont le prononcé n'avait pas été entendu. Les impressions sansorielles, provoquent une activité cérébrale essentiellement reproductive. , DASTRB.
C. Hess. Beitr&ge zur Physiologie und Anatomie des Cephalopodenauges (Contributions à la physiologie et à l'anatomie de l'œil des Céphalopodes). (2) CIX, 393-439; 1905. — L'existence d'une coloration rouge des bâtonnets de la rétine a été signalée par A. Krohn (1839). Après que Boll et Kûbne (1876) eurent découvert le pourpre rétinien chez les vertébrés, Krukenberg chercha si le rouge des bâtonnets des céphalopodes était sensible à la lumière. Le résultat fut négatif (1882). Un peu plus tard, R. Greef (1900) affirmait que le pourpre rétinien manquait chez tous les invertébrés. ~ L'au-
teur contredit cette assertion. Il a étudié au laboratoire de Naples, les yeux de beaucoup de céphalopodes et il y a trouvé une substance rouge très sensible à la lumière et très analogue an pourpre réUnieo des vertébrés. — La difficulté provient de ce qne la rétine est colorée ici, tandis que chez les vertébrés on peut la séparer de la choroïde, sans entraîner de pigment venant gêner les observations de changement de couleur. Si l'on extrait les rétines de deux animaux, de deux seiches conservées l'une à la lumière, l'autre à l'obscurité, elles paraissent également sombres ; mais, si on les conserve pendant 24 heures dans le formol i 4 0/0, la rétine de l'obscurité parait d'un beau rouge ; celle de la lumière est iaune. — L'auteur passe en revue les différents céphalopodes, Sepia, Sepiola, Eledone, Octopos, Loiigo, Rossia, Scaeigus, Todoropsis et il montre les analogies de toute espèce du pigment rétinien de ces animaux avec le pourpre rétinien des vertébrés.
DASTBB.
N. Mislawskj. Une expérience sur les muscles lisses. (71) III, 162-155 ; 1905. — A propos de la dilatation paradoxale de la pupille. V. PACHOif.
V. Deganello. Exportation des canaux demi-eircnlaires chez les pigeons.
Dégénérescences consécutives de l'axe cérébro-spinal. Nouvelle contribution à la connaissance des voies vestibulaires centrales chez les oiseaux et à la physiologie des canaux demi-circulaires. (72) XLIV, 201- 214; 1905. — Le labyrinthe non acoustique exerce son action tonique sur les muscles striés non seulement par voie indirecte (par l'intermédiaire du cervelet), mais encore par voie directe à travers le bulbe et la moelle épinière (sans l'intermédiaire du cervelet) ; il existe une analogie étroite entre la partie du labyrinthe qui exerce une action directe et le cervelet. L'atrophie musculaire progressive qui se manifeste parfois à la suite de l'ablation des canaux demi-circulaires, est très probablement d'origine spinale et est causée par une dégénérescence des racines spinales antérieures, b. feindbl.
TECHNIQUE ET INSTRUMENTATION
L. Malaises. Evalmtien du pouvoir grossissant des objectifs microscopiques.
(79) CXLI, 1004-1006 ; 11 décembre 1905.
TECHNIQUE ET INSTRUMENTATION
K. Barker. Eine neue Form der Zahl Kammer (Nouvelle forme de chambre à numôraUon). (2)CVII, 426-451; 1903.— L'auteur critique Tappareil Thoma-Zeiss. Il en signale les trois inconvénients: diffieulté d'établir une chambre sans défaut ; inégalité de distribution des globules rouges sur la surface de numération ; dépendance de la chambre à numération par rapport aux variations brusques de la pression atmosphérique. L'auteur construit un appareil qui échappe à chacun de ces défauts. Le verre couvrant est placé avant l'introduction du mélange sanguin et celui-ci pénètre dans la chambre de numération par capillarité. La répartition des globnles est alors si régulière qu'il suffit de mesurer sur 80 carrés (au lieu de 200) pour avoir une valeur moyenne exacte. La liqueur employée pour le mélange est celle d'Hayem. — L'appareil est indépendant des changements de pression et de température. Dans ces conditions les écarts de mesure varient de 0 à 6 pour 1000.. La maison Zeiss d'Iéna fabrique cet appareil. Le mémoire se termine par deux instructions correspondant au cas où l'on emploie l'objectif réticulé ou l'appareil ordinaire. dastrb.
H. J. Hamburger (de Groningue).
Méthode pour évaluer la pression osmolique de très petites quantités de liquide. (80) LX, 77-79 ; 13janvierl906. — Oncompare le volume occupé par une égale quantité d'hématies ajoutées à des solutions salines de titres divers au volume occupé par cette même quantité d'hématies dans le liquide à étudier. Les hématies sont réunies par centrifugation dans des tubes capillaires identiques et bien calibrés. A des volumes égaux d'hématies correspondent des solutions isotoniques. l. camus.
M. Seige. Die physikalischen Verhftlt- Disse bei der Inhalation zerst&ubter Flûssigkeiten (Conditions physiques de l'inhalation de liquides pulvérisés). (70) XIV, 309-330 ; 1905.
Oscar Scarpa. Un dispositif simple pour la mesure de faibles forces électromotrices. (71) m, 183-190; 1903.
Albert-Léry et A. Pécoul. Sur le dosage de l'oxyde de carbone dans l'air par l'anhydride iodique. (79) CXLII, 162 ; 15 janvier 1906.
L. Pincussohn. Ueber eine neue Magenflasehe (Nouveau réservoir pour fistule gastrique). (16) XIX, 739-740; 30 décembre 1905. — Ce réservoir qu'on adapte à la canule permet de suivre la marche de la sécrétion, et de recueillir le suc avec un minimum de perte. m. lambbrt.
W. de Bechterew. Nouvel appareil pour l'examen de la perception acoustique. Archives de psychologie^ V, 108-111 ; 1905. — Description d'un appareil pouvant donner un son d'une intdnsité déterminée, pur de tout bruit étranger, qu'on peut répéter exactement, ou dont on peut faire varier l'intensité, le timbre ne changeant pas. Ceci est obtenu par la chute de billes à un signal électrique donné; elles tombent d'une hauteur fixée sur un point toujours le même de plaquettes de bois recouvertes de
drap. B. FEINDBL.
O. Onicciardi. Nuovi strumenti per ricerche psicofisiche. (104) XXXI, 618- 629 ; 1905. -— Description de trois appareils simples et peu coûteux : 1® Un campimètre acoustique permettant de mesurer les champs acoustiques pour des stimulations variées ;2<* Une règle psychoesthésiométrique pour effectuer des tests de détermination, d'appréciation, d'évaluation, de reconnaissance concernant les perceptions spatiales visuelle simple, tactile simple, motrice et diverses combinaisons de ces trois formes de perceptivité spatiale; 3® Un double pendule acoustique pouvant servir de psychoesthésiomètre acoustique et de campimètre acouatique.
B. PBINDBL.
PATHOLOGIE GÉNÉRALE
OUVRAGES DIVERS, TRAITÉS, MONOGRAPHIES
Von Pirquet et B. Schick. La maladie du séruniy grand in-8» de 150 pages.
Leipzig, Franz Deulicke, 1905.
La sérothérapie, rénovation de l'ancienne transfusion du sang, a une grande place dans notre thérapeutique : mais l'organisme humain ne reçoit pas sans révolte le sérum d'une espèce différente : la réaction est une véritable maladie^ étudiée dans les trois parties de Touvrage : injection, réinj ection, et théorie pathogénique.
I. — La première partie traite de l'aspect clinique provoqué par une première injection de sérum étranger (et en particulier du sérum de cheval, le plus employé). Après un tableau général, nécessairement un peu théorique, de celte affection polymorphe, les auteurs étudient ses divers signes d'après leur ordre d'apparition.
Aussitôt après l'injection sérique, on observe une légère réaction locale, celle de tout traumatisme ; puis, malgré TapparitioQ des agglutinines au bout de %k heures, une période latente de 8 à 12 jours. Alors, un début brusque, le plus souvent exanthème local, et ceci quelles que soient la quantité et la qualité du sérum injecté. La période d'état est marquée par une série de signes, complète seulement dans les cas sévères, et se réduisant à un ou deux dans la règle. Ce sont, par ordre de fréquence : la fièvre y rémittente le plus souvent, durant autant que la maladie; son degré, s'il ne permet d'annoncer ni la gravité, ni la durée, a pourtant un rapport avec l'éruption ; à haute température correspondent les éléments rubéoliformes ou scarlaliniforraes. — Les exanthèmes sont aussi variables que les réactions cutanées en général. Un placard entourant le point d'injection apparaît toujours le premier, et souvent tout se borne là; d'autres fois des poussées successives mènent à la généralisation. Cette première éruption est du type urticarien. Elle dure peu, et est souvent remplacée par un érythèrae du type, rougeole ou scarlatine. L'exanthème cachectique, jaunâtre et flétri, l'exanthème
œdémateux avec 8uffusioos sanguines ou franchement hémorragiques, sont des raretés. — Les adénopathieê sont la règle dans le territoire inoculé; leur évolution est le meilleur garant de celle de la maladie. Les groupes voisins du même c6té sont fréquemment pris, et dans les cas sévères, les ganglions opposés correspondants, ou mémo tous ceux du corps, peuvent être saillants et sensibles. — La leucopénie doit être suivie jour par jour pendant 3 semaines : à part quelques cas négatifs, tous concordent et montrent une hyperleucocytose moyenne pendant l'incubation, remplacée brutalement dès l'invasion par une chute jusqu'à un minimnm, d'où retour plus lent à la normale. Qualitativement, il y a presque uniquement diminution des polynucléaires (de 14,000 à 800 dans un cas). Des formes jeunes les remplacent. — Les aHhralgies n'existent que dans 1 cas sur 100 ; après les articulations métacarpo-phalangiennes, les grandes jointures sont le plus souvent atteintes. La .douleur, très violente, n'est jamais due à un épanchement. Jamais il n'y a de complication. L'action des salicylates est nulle. Les œdèmes sont fréquents : ils siègent aux mômes régions qu'au cours des néphrites: la pesée est nécessaire pour les indiquer de façon précise. Ils ne sont pas liés à Valbuminurie, qui paraît d'ailleurs plusieurs jours plus tard, est beaucoup plus rare, et toujours minime. — Les miiqueuses sont régulièrement indemnes. Les auteurs citent un cas d'œdème de la glotte^ et quelques cas de bronchite. — Uétat gé^ néral n'est troublé que dans les cas intenses par quelques symptômes nerveux.
Jamais il n'y a eu mort. — Le diagnostic ne peut hésiter qu'avec une fièvre eruptive, ou une éruption alimentais ou médicamenteuse ; la longue période d'incubation, le début régional, l'absence de vomissements, l'intégrité des muqueuses en fournissent des éléments. — Certains signes (œdèmes et albuminurie) sont troublants dans la diphtérie et la scarlatine : il faut so rappeler que les néphrites vraies sont en général plus tardives, plus œdémateuses; les urines sont plus sédi menteuses, les troubles urémiques plus fréquents, — Le traitement est purement symptomatique
AGENTS MÉGANIQUES, PHYSIQUES ET CHIMIQUES
(bains et enveloppemenTs calmants). Peut-on prévenir des accidents? On a conseillé l'emploi d'antitoxine pure, de sérum récent, et chauffé à SS*».
II. — Les réinjections font Tobjet de la deuxième partie, la plus importante pour les auteurs : les symptômes qui les suivent sont très modifiés, quelles que soient les quantités et les qualités curatives des différents serums de cheval successivement employés; ils exsislenl si Ton a injecté 2 fois le même malade avec même quantité du même sérum. En résumé, l'incubation est raccourcie, le syndrome violent, mais fugitif; tout dépend du temps écoulé entre les deux inoculations ; un intervalle de 3 à 8 semaines correspond à une réaction immédiate; de 2 à 6 mois, il y a 2 réactions, l'une immédiate, Tautre accélérée; au delà, la réaction reste accélérée, — Les signes de la réaction immédiate sont :
Vœdème local spécifique (deux injections d'un sérum de même origine animale sont nécessaires). Il représente de 80 à 200 fois la quantité injectée, et disparaît en 2 à 5 jours. Une réaction générale immédiate est de règle (fièvre, exanthèmes variés). Le tout disparait en 1 à 2 jours, rarement plus. — La réaction accélérée présente mêmes signes, mais Tincubalion est de 5 à 7 jours; dès lors, elle évolue encore plus vite que la précédente. — Ces deux réactions ont encore une valeur diagnostique : elles permettent d'affirmer une injection de sérum, e Ipar suite une maladie antérieure.
III. Théorie de la maladie du sérum, — Celte différence entre deux injections consécutives doit logiquement vonir d'une modification de Torganisme; en effet, nous savons que l'introduction d'un sérum étranger produit des corps spécifiques; ceux-ci, rerais en présence du même sérum, produisent un précipité. C'est à ce phénomène qu'Hamburger et Moro ont attribué les signes de la maladie du sérum; depuis Widal et Rostaine, d'autres, ont montré que le rapport n'est pas aussi direct, car la précipitine apparaît plus tard que la maladie, et certains cas, même sévères, peuvent évoluer sans précipilines ; enfin, les anticorps persistent beaucoup plus longtemps. En réalité, la maladie du sérum est due à la réaction vitale des anticorps, en présence du sérum qui les a suscités (antigène); elle est beaucoup plus ^nsible, et non identique à la précipitation in vitro. Elle est immédiate, si l'organisme a des anticorps en liberté; rapide s'il peut en fabriquer rapidement, c'est-à-
dire s'il a déjà été sensibilisé; s'il est vierge par rapport au sérum, il faut 8 jours d'incubation pour produire les anticorps* Ceci explique aussi pourquoi les accidents sont plus fréquents au cours des réinjections : la masse injectée se trouve rapidement en présence des anticorps, d'où œdème considérable, et signes généraux violents; au contraire, sur un terrain neuf, les anticorps formés peu a peu trouvent l'antigène dilué dans la totalité du corps ; la réaction traîne en longueur. — L'expérimentation confirme ces résultats : chez le lapin, comme l'avait vu Arthus, une première injection est sans accidents (quelquefois les auteurs ont constaté de l'œdème) ; la réinjection cause un gros œdème local, spécifique pour l'antigène. Cette hypersensibilité à la réinjection d'un poison s'observe en pathologie générale (poison d'actinie, tuberculine); quelle que soit la théorie pathogénique que l'on admette, c'est un stade menant à l'immunité. Il n'y a plus d'anticorps en circulation, maift les cellules, surtout dans des organes hémalopoiétiques, ont conservé la faculté de faire rapidement des anticorps qui assurent la. victoire de l'organisme contre les poisons : c'est une propriété acquise, une immunité . cellulaire.
Notons que, pour J. Lourmont, l'injection intraveineuse du sérum évite ces accidents postsériques. ch. bsmein.
AGENTS MI^CANIQVES. PHYSIQUES ET CHIMIQUES
G. Hédouin. Des néphrites bilatérales ox)nsécutives à de^ lésions traumatiques d'un seul rein. Thèse de Parit, 1905; 84 pages. — Les sujets atteints de lésions traumatiques unilatérales du rein, peuvent présenter ultérieurement de la néphrite interetiticlle prouvée cliniquement et anatomiquement. Ces lésions sont réalisées expérimentalement . Elles reconnaissent pour cause l'action des néphrotoxines, déchete de désintégration du rein lésé.
Au point de vue thérapeutique, en présence d'un traumatisme rénal, il pourra donc y avoir intérêt à recourir à la néphrectomie quand les autres moyens auront été impuissants à rétablir la dépuration rénale.
LESNB.
lodlbauer et H. von Tappoiner.
Ueber die Wirkung fluorescierender Stoffe auf Toxine (Sur l'action des substances tluorescentôs sur les toxines. (20) LXXXV, 398-415; 1906. — Trois heures après Vin-
ANALYSES
jection sous-cutanée de toïiue diphtérique à dose mortelle, si l'on applique à la même place des substances fluorescentes, on observe la survie des animaux, et pour provoquer la mort il faut employer des doses 3 ou 4 fois mortelles. L'injection simultanée, au contraire, de toxines et de substances fluorescentes, mais sur des régions dififérentes du corps donne des résultats beaucoup moins satisfaisants. Sur trois animaux, un seul survécut. Mêmes constatations avec la ricine.
HENRI CLAUDE
Brigante-Colonna. L'azione dei raggi Rôntgen sulla leucocitosi sperimentale.
(101) XIII, 21^28; 1906. — L'auteur a observé la diminution du nombre de leucocytes sous rinfluence des rayons X chez le chien normal. Les mômes radiations empêchent la production de la leucocytose qui suit, chez le chien, Tinjection d'essence de térébenthine. Enfin, lorsque la leucocytose est constituée, les rayons X la font disparaître. Toutes ces variations portent presqu'exclusivement sur les leucocytes polynucléaires. v. balthazard.
A. Calabrese. SuH* azione dei raggidi Rôntgen sul virus délia rabia. (103) XXI, 1317; 2 décembre 1905. — Les rayons de Rôntgen n*ont aucune propriété destructive en ce qui concerne le virus rabique; il n'y a pas d'espoir en la radiothérapie par les rayons X contre la rage. l. lacommb.
P. Bergell et A. Bickel. Experimentelle Dntersuchungen ûber die physiologische Bedeutung der Radioaktivit&t der Mineralw&sser (Recherches expérimentales sur la signification physiologique de la radioactivité des eaux minérales). (38) LYIII, 235-247 ; 1906. — La radioactivité des eaux minérales a une importance biologique; elle favorise l'action de la pepsine et de la trypsine; de même, comme l'a montré Kalmano, elle entrave le développement de certains microbes. gougbt.
O. Edlefsen. Untersuchungen ûber die Ausscheidung und den Nachweiss des ^Naphtols in Harn nach.Binfûhrung kleiner Dosen von Naphthalin, Benzonaphtol und p-Naphtol. (4) LU, 429-459; 1905. — Recherches sur l'élimination et la détermination de la présence du naphtol ^ dans l'urine après administration de petites doses de naphtaline, de benzonaphtol et de naphtol p. V. BONGOURT.
H. Wendelstadt et T. Fellmer.
Ueber die Einwirkung von Brillantgrûn auf Naganatrypanosomen (Sur Taction du vert brillant sur les trypanosomes de la nagana). (37) LU, 263-281 ; 1906. — Us auteurs ont d^abord étudié le vert malachite, qu'ils ont abandonné pour le vert brillant. Ce vert est le tétraéthyldiparaamidoiriphénylcarbynol de la fabrique d'aniline de Ludwigshafen. Le rouge trypan d'après Erhlich une action sûre sur le trypanosome du mal de Gadéras, son action est plus faible sur le trypanosome de la nagana. Le vert brillant est très actif vis4-vis de ce trypanosome. Il détruit ce parasite dans le sang des rats et des singes infectés. On prolonge l'existence de ces animaux et dans certaines circonstances en combinant le vert brillant et Tarsenic on peut arriver à guérir les animaux. Le traitement par l'arsenic augmente la puissance du vert brillant. Le sang d'un rat ou d'un singe qui ont été traités par le vert brillant après l'infection, n'est pas infectieux. Quand on traite un animal par ce vert brillant, on remarque dans le sang des variations dans les formes du parasite et des formations kystiques. Le vert brillant pourra servir i faire varier les formes parasitaires et à les étudier. L'évolution des parasites se fait dans la rate et peut-être aussi dans d'autres organes. Très belles illustrations hors texte d'après nature.
v. MONTAGABD.
Simon Flexner. The effect of eosin upon tetanus toxin and upon tetanus in rats and guinea-pigs. (46) VIII, 1-7; 1906. — Deux centimètres cubes de tétanolysine mélangés à 0«<^,3 d'une solution d'ëosine à 1 0/0 perdent complètement leurs propriétés en 1 heure dans l'obscurité à 37<^ et en 10 minutes à la lumière ; le bleu de méthylène de Grûbler, l'orange G, Torcéine, la fuschine et la vesuvine ont même action.
— Un cent, cube de tétanospasmine mélangé à 0<»,5 d'une solution d'éosine à 5 0/0 et conservé 1 heure à 37* dans l'obscurité, ne donne chez le rat aucun signe de tétanos.
— L'injection au rat de toxine tétanique et immédiatement après d'une solution d'ëosine retarde l'apparition des accidents tétaniques mais n'empêche pas la mort. — L'injection au rat et au cobaye d'une solution concentrée d'éosine après injection de spores tétaniques retarde l'apparition du tétanos et diminue son intensité pourvu que l'éosine soit ii^ectée au niveau du foyer de développement des spores et avant que la
AGENTS FIGURES
toxine ne soit fixée sur le système nerveux. LBSNÉ.
I. Kinchner. Paraffin Injektionen in menschliche Gewebe. Eine histologische Studie (Injections de parafline dans les tissus humains, étude histologique). (5) GLXXXII, 339-374 ; 1903. — Pour remplir son rôle ihérapeulique, il faudrait que la paraffine restât au point d'injection sans s'altérer et s'y encapsulât. Il n'en est pas ainsi, pas plus avec la parafline dure qu'avec la paraffine molle. D'abord toutes deux peuvent amener des troubles locaux graves nécessitant une intervention opératoire. Mais, en dehors de ces complications, ou bien il y a résorption de la paraffine, ou bien elle est pénétrée par du tissu conjonctif jeune qui, en vieillissant, devient retractile. Le but n'est donc pas atteint. gougbt.
Jean Camus et Ph. Pagnies. Propriétés acido-résistantes des acides gras. (80) LIX, 701-702 ; 23 déc. 1903. — Des carrés de papier imprégné d'acides gras puis traités par la méthode de Ziehl ou d'Ebrlich présentent le caractère acido-résistant, ils ne se laissent pas décolorer par Tacide nitrique au tiers. l. camus.
H. LUdke. Ueber die Crewinnung von Dysenterietoxin (Sur l'obtention de la toxine dysentérique). (10)3, 54; 1 et 8 janvier 1906. — Les filtrate de cultures vieilles de 4 ou 5 jours sont très toxiques poui* les animaux ; des injections de 1 à 3 c. c. provoquent des réactions locales intenses, une légère hyperthermic, de Thypoleucocytose quelques heures après l'injection, et de l'hyperleucocytose 24 heures après. I^s cultures non filtrées en injections intravei* neuses (0<»,1 à 0<»,2) tuent le lapin en 24- 48 heures. Les bouillons plus vieux sont plus toxiqnes. Il y a dans ces bouillons, une toxine libre. Passé 4 semaines, la toxicité des bouillons n'augmente plus. La toxine dysentérique agit surtout sur les centres nerveux. L. emploie pour renforcer la production de cette toxine des milieux obtenus en broyant dans une solution chlorurée physiologique du cerveau de mouton et de bœuf. Le mélange broyé reste en contact 24 heures, puis on filtre et on stérilise. La production de la toxine dépend du miUeu, des conditions physiques dans lesquelles le bacille pousse. Il est invraisemblable qu'une cellule bactérienne puisse développer en elle-même des produits de
son activité et qu'elle les conserve dans son intérieur. La cellule dysentérique produit une toxine en quantité variable suivant les circonstances ; après la mort de la cellule, il reste encore une endotoxine solnble.
Bibliographie. v. montagard.
J. Morgenroth. Ueber die Wiedergewinnung von Toxin aus seiner Antitoxinrerbindung (Sur l'obtention de la toxine en décomposant l'antitoxine, où elle est contenue). (10); 11 décembre 1905, 1550.— Traitée par l'acide cblorhydrique en solution aqueuse, à température moyenne, l'bémolysine du cobra se modifie en formant un sel chloruré ou un isomère. Cette hémolysine modifiée a perdu la propriété qui lui était spécifique : former une antitoxine avec le poison du cobra approprié; mais en revanche elle peut s'unir à la lécithine en vue de former une lécithide. En affaiblissant l'acide, on peut faire disparaître cette modification et l'hémolysine du cobra reprend ses propriétés originelles. Cette modification de la molécule toxique se reti*ouve aussi quand l'union s'est faite avec l'antitoxine. On peut donc par l'addition d'acide cblorhydrique détruire la combinaison toxine-antitoxine et ramener isolément les deux composantes. La toxine mise en présence de certaines quantités de lécithine se transforme en lécithide et perd la propriété de réagir avec l'antitoxine. Dans ces solutions, on trouve après neutralisation de Tacide, le poison actif à côté de l'antitoxine. On peut de la même façon retrouver après un temps assez long la toxine sous forme de lécithide en décomposant le mélange hypemeutralisé de toxineantitoxine. La quantité de toxine que Ton peut ainsi obtenir s'explique par l'utilisation de la chaleur. En chauffant on détruit l'antitoxine. 11 ne reste plus qu'à neutraliser par l'alcali l'excès d'acide et on peut mettre en évidence la toxine, avec toutes ses propriétés. V. MONTAGAID.
AGENTS FIGURÉS
C. Fermi et E. Bassu. Studio suU' anaerobiose. (99) IV, 359-384, 418-432, 433- 452 ; 1905. — Description de plusieurs séries d'expériences dans lesquelles les auteurs se sont efiforcés de soustraire le plus complètement possible leurs cultures à l'influence de l'oxygène. Ces expériences leur permettent de conclure qu'il n'existe pas d'anaérobics obligatoires au sens strict du mot ; il n'est
ANALYSES-
poiat de microbe dont une trace d'oxygène puisse erop<!^çher le développeineat. £t il n'existé pas d'apaérobies facultatifs, il n'est point de microbe capable de se développer sans avoir à sa disposition mie trace d'oxygène. Seulement les microbes qu'on appelle anaérobies sont capables de créer aux dépens du terrain l'ambiance qui leur est nécessaire par le seul effet de leur nutrition; si on enlève le peu d'oxygène quails ont fabriqué, leur développement s'arrête. En somme leur vie est en relation avec un optimum de tension partielle faible ou très faible de Toxygène. Cette propriété qu'ils possèdent de prendre l'oxygène des corps avec lesquels ils sont en contact, la possibilité de pouvoir être amenés à pousser sous une tension d'oxygène dix fois plus forte que celle ({ui constitue lour optimum, font penser que dans la nature leur adaptation à des conditions diverses se produit dans de larges limites.
B. PBINOBL.
Sophia de Conceiçfto Quintino.
Alcunas palavras sobre sensibilisaçâo de bacterias ( Trabalho$ do Labor aiorio de Analyse clinica, II, 79-130; 1905). — Dans cette série d'expériences, l'auteur détermine la résistance à la lumière du M.prodigiosus dans de9 conditions diverses ; ainsi ce ba«cille exposé à la lumière concentrée totale de la lampe Finsen meurt en tO secondes, et en 8 minutes au minimum, à la lumière directe totale non concentrée ; ces résultats ne varient pas, que les cultures aient été ou non sensibilisées avec de 1 erytrosine. Dans d'autres conditions (lumière filtrée à travers diverses solutions), le pouvoir sensibilisateur de TéryUrosine est très manifeste. La lumière solaire appliquée pendant quatre heures sur un bouillon sensibilisé par Térytrosine à 1.4000, et à une température oscillant entre 'itV et Zt'^y ne donne lieu à aucune substance toxique pour le Jf . prodigiosus . La lumière concentrée totale de la lampe Finsen, appliquée pendant une heure sur bouillon sensibilisé par Térytrosine, diminue le pouvoir sensibilisant du sensibilisateur. F. FEINDEL.
F. Marino. Action des microbes vivants sur la solution de bleu azur dans l'alcool méthylique. (60) XIX, 816-8)20; 1905.
W. Goes. Contribution à Tétude de l'infection par l'air. (68) XI, 330-350; 1905. •*» A la suite d^une dessiccation lente, ayant lieu à une température peu élevée, les ba-
cilles pesteux peuvent conserver, à Tétai sec, leurs propriétés virulentes pendant uii mois environ. L'inhalation de la poussière pesteuse est inoffensive pour les cobayes, lorsque la muqueuse des voies respiratoires est saine ; par contre, lorsque la muqueuse des voies respiratoires est lésée, elle laisse passer les microbes qui sont entraînés par la poussière. La présence du pneumocoque dans la poussière pesteuse n'augmente pas les propriétés virulentes du bacille pesteux; de môme, la présence du bacille de la peste dans les poussières n'augmente pas les propriétés virulentes du pneumocoque.
F. ARLOING.
M. Ficker.Uber den Einfluss des Hungers auf die Bakteriendurchlâssigkeit des Intestinaltraktus (Sur Tinfluence du jeûne sur la perméabilité aux bactéries de Tinleslin. (4) LIV, 354-375; 1905. — Dans le problème des infections intestinales, les inconnues sont si nombreuses que la question n'avance pas. F. étudie le rôle de la faim chez le lapin, le chien, le chat, le rat et la souris. Chez des lapins restés à jeun pendant3-4 jours, les bacilles contenus dans les aliments passent dans les organes (foie, rate, sang) en 4 heures. Les bactéries normales de rintestin passent dans le sang et dans les organes chez Tanimal à jeun. Le chien demande à être tenu à jeun pendant une plus longue période pour permettre aux bacilles de passer de l'intestin dans les organes. L'influence du jeûne chez le chien est peu appréciable. Le sérum de lapin à jeun a un pouvoir agglutinant plus élcv«,' que celui du lapin nourri, vis-à-vis du bacille coli provenant de son propre intestin . Ce fait s'explique par le passage du coli dans les organes et par la formation d'agglutinines nouvelles. Ficker ne peut pas fîxer de loi ni de règle générale sur le rôle de rinanition. Les expériences se contredisent quelquefois. Nous savons que Pinanition altère les glandes digestives ; la péristaUique intestinale diminue ; les sucs digestifs di* minuant, la paroi intestinale devient plus facilement perméable pour les mi<»*obes.
Bibliographie. v. montagard.
R. Hilgermazin. Die Bakteriendurchlâssigkeit der normales Magendarmschleimhaut im Sâuglingsalter (La perméabilité de répithélium intestinal normal de Tenfant ppur les bactéries). (4) LIV, 335-343; 1905. — Travail du laboratoire de Rubher à Berlin. Expériences portant sur des cobayes
AGENTS FIGURÉS
OU des lapins aa moment.de la naissance. On donne à ces animaux des cultures diluées dans du lait. L'ariîmàr déglutit, on le sacrifie une heure après. H. retrouve les bacilles dans les profondeurs de l'épithélium. A quelle place se fait le passage ? Est-ce à travers l'épithélium ou à travers les interstices cellulaires mal comblés et mal fermés chez Tanimal jeune ? H. pense plutôt que les bacilles passent grâce à l'activité de Tépithélium. La paroi intestinale et stomacale jeune peut donc en dehors de tOQte lésion laisser passer les microbes. C'est un point important pour Tétiologie des infections de Tenfance . Une riche flore intestinale correspond à une alimentation très riche en microbes. Une très belle gravure hors texte montre des bacilles tuberculeux à rïntérieur des cellules épithéliales de Testomac du lapin; dans une autre gravure, les bacilles ont traversé les parois de rintcstin et se voient dans la couche musculaire. v. montagard.
A. Nisale. Blutparasiten und Erythrocytolyse (Parasites du sang et érythrocytolyse). (4) LIV, 343-354 ; 1905. — Etude ayant porté sur Théraolyse dans les maladies à parasites du sang, les trypanosomiases en particulier. N. prétend que les médicaments qui agissent contre les trypanosomes sont des agents capables d*hémolyser les globules rouges. Le rouge trypan et la tolnylendiamine sont dans ce cas. Si on donne une dose incapable de produire un certain degré d'hémolyse, la tolnylendiamine n*a pas d'action sur le parasite. Hémolyse et action parasiticide seraient étroitement liées. Il est d'ailleurs très vraisemblable de penser que les trypanosomes sont au point de vue biologiqne des organismes voisins des erythrocytes. La malaria peut être assimilée aux trypanosomiases. La quinine détruit le parasite et entraîne quelquefois des hémolyses intenses. Le développement des parasites entraîne aussi de Thémoglobinurie ou de l'hémolyse. Les piropla.smoses s'accompagnent souvent d'hëmoglobinurie. Souvent après la disparition des piroplasmes, l'hémolyse continue et la mort de l'animal suit. Dans le mal de cadéras de la souris, le trypanroth fait disparaître les parasites; malgré cette amélioration effective, Tanemie continue et la souris meurt, n'ayant plus de parasites. L^érythrocytolyse est en rapport avec des substances qui agissent en dehors des paradtesi et provoquent, par exemple,
la forme l^ilieuse hémoglobinurique de- la malaria humaine. Bibliographie.
v. MONTAGARD./ ;
H. liOgrand et E. Axisa. Ueber Anaerobien im Eiter dysenterischer Leber-und Gehîrnabscesse in Aegypten (Les anaérobies dans le pus des abcès dysentériques du foie et du cerveau en Egvple). (18) XXXI, 1959; 7 décembre 1905. — Dans six cas d'abcès dyscntc^riques (4 abcès du foie et 2 abcès du cerveau) observés à l'hôpital européen d'Alexandrie, le pus contenait des microbes anaérobies. Les cultures aérobies ont donné des résultats négatifs, sauf dans un cas d^abcès du foie. On a trouvé des amibes dans un abcès cérébral ; une autre lésion identique n'en présentait pas. Les microbes anaérobies qui ont été cultivés étaient de différentes variétés (de gros cocci dans un cas). Les abcès post ou paradysenteriques peuvent donc contenir des anaérobies dans leur pus. Il reste à savoir si ces anaérobies sont venus de l'intestin et s'ils possèdent un rôle pathogène actifs La présence de ces anaérobies dans ces cas d'hépatolyse est néanmoins très intéressante ; ces microbes doivent jouer là un rôle capital, étant donnée leur action importante dans tout processus de nécrose.
. F. ARL0IN6.
C. Dionysio Alvares. Agglutinaçfto do bacillo de Koch nos luposos (Trabalkoi do Laboraiorio de Analyse clinica)^ II, 131- 138; 1905. — Dans les cas de lupas vulgaire, on obtient d'ordinaire l'agglutination du bacille de Koch (87 0/0) ; dans les cas de lupus érytémateux on obtient assez sou* vent (50 0/0) l'agglutination. La séroréacr tion d'Arloing ne peut servir comme moyen de diagnostic entre le lupus Yulgaire et le lupus érytémateuj^. B. feindbl. .
Armand DellUe et Huet. Propriétés des poisons locaux du bacille tuberculeux. (80) LIX, 656; 16 décembre 1905. — Ces poisons n'ont aucune action générale sur l'organisme et ne sont anaphylactisants ni pour eux-mêmes, ni pour le bacille tuberculeux, ni pour la tuberculose.
p. irOBéCOURT.
Paul Radig^uer. Rôle des toxines tuberculeuses locales dans le processus tubers culeux. Thèse de ParUf 1905; 54 pagea^ (5 planches).
Vansteenberghe et Oryses. Contribution à l'étude du méningocoque. (60) XX, 69-80; 1906.
Saoquépée et Ohevrel. Etudes sur les bacilles paratypbiques; cultures, fonctions biologiques in vitro, (60) XX, 1-15 ; 1906. — Les bacilles paratypbiques font fermenter énergiqueroent le glucose, le lévulose, le galactose, le maltose, moins fortement l'arabinose, la glycérine, la dulcite et la mannite ; ils ne font pas fermenter le lactose, le saccharose et le raflinose. Les diverses fermentations sont plus prononcées pour le bacille type B deBrion et Kayser que pour le bacille type A ; mais elles les différencient peu entre eux. A ces caractères il faut ajouter les renseignements tirés des cultures sur milieux métalliques, sur artichauts, sur milieux vaccinés, etc. Les bacilles type B se rapprochent beaucoup du B. coliy et peuvent rentrer dans le groupe des paracolibacilles de Gilbert (Widal et Nobécourt). Les bacilles type A sont très voisins du bacille lyphique. On peut donc considérer les bacilles paratypbiques comme formant soit un groupe intermédiaire entre le colibacille et le bacille d'Ebcrth, soit un groupe indépendant. p. nobécourt.
A. BOhme. Weiterer Beitrag zur Charakterisirung der Hogcholera (Paratyphus) Gmppe (Nouvelle étude pour caractériser le groupe paratyphique). (37), LU, 97-111; 1906. — Le bacille de la psittacose, découvert par Nocard, appartient au groupe du Hogcholera par ses propriétés morphologiques, culturales, et par ses réactions d'immunité. A ce groupe appartiennent aussi les bacilles de la peste du porc, du typhus des souris, de la psittacose, le paratyphique B, le b. de Tintozication des viandes (type Aertryck). Les bacilles rendant la viande toxique du type Moorseele, auquel se rattachent les bacilles de Gand, Bruges et peutêtre celui de G&rtner, présentent des particularités dans les réactions dUmmunisation. Le sérum psittacosique a une action préventive expérimentalement vis-à-vis des bacilles du groupe Hogcholera. Mais cette action n'est pas totale. Ce sérum a une action agglutinante et préventive plus étendue que les serums des autres bacilles du groupe ; il a plus de récepteurs que les autres, et doit être choisi comme type dans les recherches en vue de trouver un sérum thérapeutique. Ce sérum psittacosique même dilué a une action préventive vis-à-vis du
groupe Hogcholera et du typhique. On trouve, après le traitement, des bacilles typhiques vivants pendant un temps asseï long dans l'organisme de l'animal; malgré cela, l'animal ne présente pas de signes de maladie. Ce fait prouve qu'il y a une parenté anatomique, clinique et épidémiologique entre les bacilles typhiques vrais et les paratypbiques, v. MoifTAGAno.
A. Rodet et Lagziffoul. Influence de certaines conditions de milieu sar le pouvoir infectant des cultures de bacille d'Eberth, notamment des bacilles de passage. (80) LIX, 643; 16 décembre 1905.
W. KoUe. Ueber Paratyphus und den Werth der Immunitàtsreactionen fur die Erkennung des Paratyphusbacillus (Sur le paratyphus et sur la valeur des réactions d'immunité pour connaître le bacille paratyphique). (37; LH, 287 ; 1906. — Le nombre des bactéries ressemblant aux typhiques s'accroit chaque année : paratypbiques de types divers ; bacilles ressemblant au Gartner. Il est souvent difficile de classer ces bactéries dans le système des typhiques. On doit rechercher l'agglutinabilité, l'immunisation, la bactériolyse et le pouvoir immunisant des serums obtenus avec ces bacilles. Les réactions d'immunité sont spécifiques pour une espèce. Les recherches très nombreuses et en séries confirment cette spécificité, malgré quelques contradictions apparentes. Gea immunisations ne sont valables que pour l'espèce et non pour le groupe ou la famille. On différencie les paratypbiques des typhiques à l'aide de la même méthode qui sert à différencier les vibrions eholériques des cholériformes.