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V. MONTAGARD

J. Citron. Die Immunisirung gcgen Schweineseuchc mit Hûife von Bakterienextracten (L^immunisation contre l'épidémie des porcs à l'aide d'extraits bactériens). (37) LU, 238-262; 1906. — Citron a d'abord cherché à augmenter la virulence des bactéries. Bail a montré que si on ajoute des aggressines, non toxiques par elles-mêmes, aux bactéries, on peut accroître la virulence de ces dernières et rendre mortelle une dose qui ne Pétait pas. Des extraits bactériens non toxiques sont contenus dans les bactéries de l'épidémie du porc. Ces extraits sont solubles dans les liquides de l'organisme et dans l'eau et augmentent la virulence "des bactéries. Si on injecte ces extraits aux animaux avant d'injecter les bacilles, on accroît la résistance de ces animaux à l'infection. Citron s'est assuré que les animaux qui succombaient à l'intoxication par ces extraits bac-

tériens ne présentaient pas de bacilles dans le sang. Les extraits bactériens ne renferment plus de bacilles vivants. Si, d'autre part, on recueille des exsudats stériles des animaux ayant succombé expérimentalement à l'épidémie des porcs, on peut, en se servant de ces cxsudats, protéger des cobayes et des lapins contre des doses quatre fois plus fortes que la dose mortelle. Citron pense que ces exsudats stériles sont bien supérieurs aux extraits obtenus à l'aide de bacilles tués par la chaleur. Dans ce cas, en effet, la chaleur qui tue les bacilles fait apparaître des substances toxiques artificielles qui n'existent pas dans les exsudats animaux. L'injection sous-cutanée des extraits bactériens provoque au point d'inoculation une vive réaction, au contraire Tinjeclion des exsudats naturels ne produit aucun trouble. Si l'injection ast intra-veineuse ou intra-péritonéale, l'animal qui a reçu les extraits arti ficiels succombe quelquefois à la cachexie et au marasme. Il existe dans le sérum do lapins immunisés contre les aggressines des substances spécifiques capables de protéger d'autres lapins contre des doses mortelles. Ces substances spécifiques ou anticorps ne sont pas encore très nombreuses, et la protection n'est pas très puissante. Laboratoire de Wassermann. v. montagard.

TECHNIQUE EXPÉRIMENTALE ET CLINIQUE

Mayet. Sur l'inoculation du cancer. (79) CXLI, 1265 ; 26 décembre 1905.

A. O. von Vahl. La valeur de la méthode de Gram dans Texamen des sécrétions uréthralesblennorrhagiques chez Thomme. Thèse Saint-Pétersbourg^ 1905. In (110) 15 octobre 1905 ; 1164. — La méthode de Gram bien employée donne des résultats absolument sûrs, mais pour cela il faut diagnostiquer la blennorrhagie en se basant non seulement sur les diploooques décolorés, mais aussi sur les particularités morphologiques de ces derniers, sur leur disposition, etc. L'examen de l'urèthre normal a démontré à l'auteur qu'on y trouve un nombre limité de microrganismes uréthraux typiques : un streptocoque (streptococcus giganteus urethral de Lustgarten et Mannaberg), six espèces de diplocoques et trois espèces de bâtonnets, tous se colorant par

ANALYSES

le Gram. Quant aux pseudo-gonocoques, on Dd le» rencontre pas dans Turèthre normal.

BH. WASSBRBERG.

D. K' Koustri. I/)chies postpuerpérales des femmes bien portantes comme milieu de culture des microbes. Thèse Saint- Pékrsbourg, 1905. In (110; 15 octobre 1905, 1164. — Les microbes tels que le proteus vulgaris, le bacterium coli cora- Dttuqe, le staphylocoque pyogène doré, ensemencés sur les lochies physiologiques, s'y développent plus lentement que sur le bouillon faiblement alcalin et parfois ne s y développent même pas du tout. Le proteus vulgaris pousse aussi bien, dans le sérum du sang placentaire que sur les lochies uJtérines. 11 n'en ebt pas de même du colibacille et du staphylocoque pyogène doré qui se trouvent mieux sur le premier de ces deux milieux. Le chauffage des lochies a oS" agit défavorablement sur le développement de ces bactéries. Le fait que les lochies constituent un milieu de culture peu propice à la pullulalion des microbes contribue à préserver Tutérus de l'infection et cela d'autant plus que les lochies s'éliminent constamment de l'organisme.

EM. WASSBRBBRG.

E. Almquist. Gultur von pathogenen Bakterien in Dûngerstoffen (Culture des bactéries pathogènes dans les engrais). (37) LU, 179-199 ; 1906. — Dans les terres fumées et dans les engrais purs, on peut, après stérilisation et addition d'une certaine quantité d'eau, faire pousser les diverses bactéries pathogènes (choléra, typhique, paratyphique). Les cocci pyogenes peuvent aussi se développer dans ces milieux, mais ils n'ont pas été étudiés spécialement. Les eaax de lavages concentrées, ne conviennent pas très bien aux bactéries de la diarrhée. Le poids spécifique de ces milieux ne doit pas dépasser 1,005-1,002. Les milieux trop riches en salpêtre ne leur conviennent pas. Le bacille typhique parait se développer plus rapidement dans ces milieux à la température de iH° qu'à celle de 24°. Quand le bacille typhique se développe lealement, il y a formation de bacilles petits. Si on ajoute de 1 1/2 à 2 0/0 de chlorure de sodiuai, 1a vibrion cholérique et le typhique se développent plus rapidement. La culture est plus vivace. Ces bacilles en poussant dans les engrais peuvent conserrer leur viru* laaee pendant pluBieurs •amaines. La spi-

rille du choléra peut, dans certaines circonstances, produire des sphères ou ooni* (lies. Cette cQoidie du choléra placée dans un bouillon peptone donnera des spirilles. La théorie qui veut que les bactéries pathogènes puissent se développer pn dehors des habitations et se propager grâce aux engrais et aux terres fumées est donc fondée. L*expérience la confirme. Les terres qui ont servi à ces expériences provenaient du sol d'une vacherie, d'une porcherie et d'un abattoir de village. Elles éuient stérilisées à 1^0°, puis arrosées avec de l'eau distillée bouillie. v. montauaro.

Besserev et Ja£fé. Ueber Typhus Kulturen, die sich den Imrounitàtsreaktionen gegenûber atypisch verbal ten (Sur les cultures de typhus se comportant de fai^on atypique vis-à-vis des réactions d'imnfîunilé). (18) XXXI, 2044; 21 décembre 1905. — Si l'on pratique la réaction de Pfeiffer, on voit qu'il y a des souches de typhus qui résistent à Taction d'un sérum bactéricide. Poui'tant Besserev et JafFé qui ont observé ces faits utilisaient des souches de cultures de bacilles d'une nature typhique indubitable. Les bacilles avaient été isolés des matières de malades; ils avaient tous les caractères culturaux du bacille typhique ; ils étaient très agglutinés par un sérum provenant d'un sujet immunisé ; enfin leur injection faisait produire un sérum bactéricide pour les bacilles du typhus. Les auteurs cherchent à expliquer la résistance de ces souches de bacilles. Théoriquement on peut supposer que, par suite d*un long séjour dans le tube intestinal des malades, ces microbes ont subi des inodifications de leurs appareils récepteurs nécessaire à la bactériolyse ; ou bien, d'après la théorie de Wassermann, ils auraient perdu leurs récepteurs correspond aux amboceptors d'un sérum déterminé, ou bien encore l'avidité des appareils récepteurs se serait modifiée. De tout cela, découle un fait pratique important. L'absence de la réaction de Pfeiffer ne doit pas faire éliminer la nature typhique d'i^e souche bacillaire suspecte donnée et à elle seule cette réaction ne permet pas de fonder avec certitude la notion de la nature typhiqpe d'une culture. II faut la compléter par les caractères des cultures, l'agglutination et les autres réactions d'immu^isation. f. Aai^PiivQ.

Nietor.Ueber den Kaohwais von Tsrpbosi^ baeillan im Trinkwasaar dnreh Pftllunf inH

TECHNIQUE EXPERIMENTALE ET CLINIQUE

Eiseaoxychiorid (Moyen de déceler les bacilles lyphiques daots l'eau de boisson par la prêeipitatioD à Taide du chlorure de fer) . (Î3) XVI, ÔT ; 15 Janvier 1906. — Laboratoire de C. Frsenkel à Halle. Vingt examens d'eau de boisson. Le procédé de précipitation par le perch iorure de fer est simple, facile et rapide. Les résultais sont bons. La culture sur agar au vert malachite doit ùtre le coraplément de cette méthode . Dans les eas où les eaux sont infectées, il est bon de vérifier les procédés les uns avec les autres. v. montagard.

Christian. Zum Nachweis fàkaler Verunreinigung von Trinkwasser (Recherches des souillures par matières fécales dans les eaux de boisson). (4) LÏV, 386-396 ; 1905. — Laboratoire de Rubner. Les méthodes actuelles ne permettent pas d'une façon certaine d'identifier un coli et de dire qu'il provient d'un intestin. L'obtention d'un sérum polyvalent est le meilleur moyen de déceler le coli, mais il est peu pratique. Le procédé de Rodet (4S»-45«,5) est à recommander. Celui de Eijkmann consiste à mettre l'eau à examiner dans des tubes coBtenant 1 0/0 de sucre de canne, i 0/0 de peptone et 0,5 0/0 de chlorure de sodium. Etaveà46^ En 24 heures, s'il y a du coli, le bouillon esttrouble.Avec des eaux excellen-, tes, la fermentation et le trouble ne doivent pas apparaître. Les eaux de Berlin sont impures d'après la méthode Eijkmann.

0«,001 d'eau de la Sprée et 0eo,0*002 d'eau du Pankc donnent un résultat positif. C. pense qu'il faut opérer bur 400 c. c. au moins de l'eau à examiner. Beaucoup de fontaines qui portaient les mots de » Eau non potable » donnaient une eau ne contenant pas de coli. On peut permettre la consommation d'une eau dans laquelle vivent des grenouilles ou des poissons. Bibliographie. V. MOISTAGARD.

W. B. Wherry. A search into the nitrate and nitrite content of Witte's peptone, with special reference to ist influence on the demonstration of the indol and cholera-red reactions {Bureau of Govemment laboraiorieSy biological laboratory, n"» 31, p. 17-26, Manille, 1905). — Des nitrites et des nitrates aussi, peuvent entrer dans U composition des milieux artificiels ; ils «ont 4a provenance diverse (eau, peptone, papier-filtre) et peuvent ixriver à donner œlteoient tes réactions des

nitrites. En outre, en quelques jours, une certaine quantité de nitrites peut être formée par absorption de l'air du laboratoire ; ces nitrites suffisent à produire la réaction de L'indol quand on met de Tacide sulfurique pur en contact avec une culture de B, coli dans une solution de peptone qui, primitivement, ne contenait pas de nitrites. Le spirille du choléra ne produit pas de nitrites, pas même en petite quantité, dans la solution de peptone de Witte libérée de nitrites et nitrates par la dialyse, contrairement à ce qui a été dit (Bleish). La réaction rouge du choléra (couleur vermillon) ne doit pas être confondue avec la réaction de l'indol (couleur pourpre) ; elle ne se produit avec le spirille du choléra ou le B. coli que pendant la réduction d'une trace de nitrate ; cette réaction n'est pas spécifique. — La conclusion de ces faits est qu'il faut examiner les milieux au point de vue de la présence des nitrites et des nitrates avant de rechercher la réaction de l'indol, ou la réaction rouge du choléra. e. fbindbl.

K. Schmitz. Untersuchungen ûber das nach der Lustig'schen Méthode bereitete Choleravaccin (Recherches sur le vaccin du choléra préparé d'après la méthode de Ustig). (37) h\l, 1-31 ; 1906. — Luslig et Galeotti extraiebl des corpe bactériens, à l'aide d'agents chinùques, des substances actives qu'ils classent, à cause de leurs réactions comme albumines spécifiques, dans le groupe des nucléoprotéides. Leurs recherches sur les bacilles pesteux ont donné des résultats. Tiberti a confirmé ces résultats pour le charbon. Cette méthode appliquée au choléra par Schmitz lui a permis d'extraire des substances très toxiques i\ fortes doses. Ces nucléoprotéides sont toxiques même quand on les extrait de cultures avirulentes. Les animaux présentent des variations individuelles considérables yisk-vis de leur réaction à l'égard de ces protéides. Après une ou deux vaccinations, l'immunisation obtenue est considérable.

Cette immunisation commence dans les vingtquatre heures qui suivent l'injection et dure plusieurs mois suivant la quantité injectée. Le sérum des animaux immunisés contient des agglutinines spécifiques. On peut déceler par la méthode de Bordet des corps imm uns spécifiques dans les nucléoprotéides. À l'aide de ces vaccinations on peut protéger un animal contre une infection cholérique expérimentale. Travail du laboratoire de Tavel. Bibliographie, v. montagarb.

Hdi

ANALYSE

M. Neisser etH. Sachs. Die forensischc Bluldifferenzierung durch antihâmolytische Wirkung (La différenciation du sang en médecine legale basée sur l'action antihémolytique). (10) 15 janvier 1906; 66. — Les auteurs proposent l'utilisation de la technique suivante. On prend O^'^.to d'hémolysine (sérum de lapin normal), 0«'^,01 d'antisérum (sérum de lapins préalablement injectés avec du sang humain), 1<^<^,5 de sang de mouton. On met le sang ou le sérum à examiner en présence du sérum de lapin et de Tantiscrum pendant une heure à 37*», on ajoute ensuite 1 ce. de sang de mouton dilué à 5 0/0. On met de nouveau à 37**. En deux heures, la réaction doit se produire. Si le sang à examiner est du sang humain, il ne doit pas se produire d*hémolyse. Le sang humain dilué à i/100.000 empêche encore Thémolyse de se produire. Cette méthode est très exacte, très sensible et facile à appliquer. Elle est comparable à la méthode Uhlenhuth-Wassermann, et est basée sur la neutralisation du complément de Thémolysine normale. v. montagard.

G. Lockexnann. Ueber den Nachwcis von Fleischmilchsaiire in Blut, Urin, und ZerebrospinalflûssigkeiteklamptischerFrauen (Sur la présence d'acide sarco-lactique dans le sang, l'urine et le liquide cérébrospinal de femmes éclam tiques). (27) 13 février 1906; 299-300. — L'auteur indique la technique employée pour la recherche de l'acide sarco-lactique dans le sang, l'urine et le liquide céphalo-rachidien. Travail du laboratoire de Beckman et entrepris sous les auspices de Zweifel. h. claiidb.

Agéron. Die Geselze dcr 51oclianik und des hydrostatischen Druckesals Grundlage neuer Gesichtspunkte ûber Entstehung und Behandlung funktioneller Magenerkrahkung (Les lois de la mécanique et de la pression hydrostatique comme base de nouveaux points de vue sur la pathogénie et le traitement des maladies fonctionnelles de Testomac). (9) XI, 460-478; 1905. — La caractéristique du fonctionnement moteur normal de l 'estomac consiste dans la tension de la paroi gastrique après le repas, créant une contre-pression concentrique. La suflisancc motrice de Testomac dépend à la fois du degré de la tension et de l'inlensité de la contre-pression ; les plus fréquentes des maladies de l'estomac tirent leur origine d'une disproportion durable entre la charge

de la paroi et la contre-pression qu'elle est capable d'exercer. Grâce à des sondages répétés après le repas d'épreuve, il est possible de mettre en évidence les troubles moteurs de l'estomac; on constate alors que les valeurs adoptées pour la durée de l'évacuation de Pestomac normal sont fausses. Avec le repas d'épreuve d'Ewald, l'évacuation est tantôt complète au bout de 2 heures, tantôt seulement au bout de 6 heures. D^ailleurs, dans la station debout, la tension de la paroi gastrique el la contrepression exercée par la grande courbure et le fond, sont beaucoup moindres que dans la position couchée ; l'auteur a, en effet,démontré que l'évacuation de restomac est plus rapidement terminée lorsque le sujet reste couché sur le dos que quand il est debout. Il conclut à l'utilité de la sieste, au moins de la position couchée après le repas, dans le traitement des dyspepsies motrices. v. balthazard.

Ad. F. Hecht. Eine klinische Fettprobe fur die Fàzes (Méthode de recherche clinique des graisses dans les fèces). (27) 309-310, 13 février 1906. — Méthode inspirée de l'acidobutyrométrie deGerberpour le lait. Travail du laboratoire d'fischerich.

H. CLAUDB.

Ernest Boiet. La capacité pulmonaire et les mesures spirométriques chez les tuberculeux. Thèse de Paris^ 1905 ; 110 pages. — Associée aux mesures spirométriques ordinaires, la mensuration de la capacité pulmonaire par le procédé de Gréhant, permet de déterminer la valeur pulmonaire des sujets. Chez les tuberculeux, la capacité pulmonaire et la capacité respiratoire extrême sont diminuées, la circulation aérienne est augmentée, Tair courant ne subit pas de modifîcalions ; l'air complémentaire est diminué ; Fair de réserve n'est pas modifié; l'air residual est diminué, lesné.

Beer. The present status of blood cryoscopy in determining the fonctional activity of the kidneys (L'état actuel de la cryoscopie du sang pour déterminer l'activité fonctionnelle des reins). (42) CXXXI, 203-210 ; 1906. — Un rein anatomiqueraenl normal ou presque normal peut dune façon passagère être incapable d'éliminer la quantité de molécules qu'il doit, dans les conditions ordinaires, rejeter en dehors de Torganismc. La concentration dn sang évaluée

THÉRAPEUTIQUE ET HYGIÈNE

par la cryoscopie ne permet pas d^apprécier ces troubles foDCtionnels du rein, car on peut constater un point cryoscopique normal— 0«,56, alors même que les reins sont fonctionnellement inactifs et que leurs lésions anatomiques sont très étendues. On peut,en rev anche, constater des points cryoscopiques de — 0**,60 et même plus élevés, conlre-indiquant complètement la néphrecomie d'après les idées de Kûmmel, dans des cas où le second rein est analoniiquement normal et ne cause que des troubles fonctionnels attribuables à des réflexes nerveux, ou relevant d'une intoxication minime provoquée par les lésions de Tautre rein. Bien plus, Tauleur a trouvé des points cryoscopiques très élevés chez des malades dont les deux reins étaient en parfait état. Dans les cas de lésions bilatérales, si la néphreclomie est pratiquée, le point cryoscopique étant normal, on peut enlever sur l'organe malade la plus grande partie du parenchyme rénal qui assurait la fonction rénale ; le tissu rénal subsistant étant insuffisant pour la dépuration urinaire, Turémie ne tarde pas à apparaître. La liste des cas dans lesquels la néphrectomie a été pratiquée sans dommage, malgré une concentration élevée du sérum sanguin, — O'^yGO, augmente tous les jours. L'auteur conclut que nous ne somibes pas en état d'apprécier les causes qui font élever le point cryoscopique et qu'il est impossible de reconnaître les cas où un point cryoscopique trop élevé indique une lésion rénale. h. claudb.

E. Dafourt. De la valeur biologique du coeflicient azoturique. (86) GIV, 605 ; 19 mars 1905. — Le coeflicient azoturique ne peut être considéré ni comme la mesure des oxydations de Porganisme, ni comme la mesure de l'utilisation des albuminoïdes. Il est surtout en rapport avec le fonctionnement antitoxique du foie. Enfin, il n*a d'importance que si l'on tient compte, en même temps, du chiffre de l'azote total, et il serait préférable d'exprimer sa signification par l'énoncé du chififre de l'azote complémentaire (azote non transformé en urée, c'est-à-dire azote toxique). Les conclusions reposent sur l'observation de ce qui se passe dans les affections du foie, le diabète, les états fébriles, où le rapport azoturique baisse, et sur les expériences tendant à faire baisser ce rapport (substitution du régime Tégétanen au régime carné) ou à le faire monter (médication alcaline).

GH. LBSIBUR.

Henri Parmentier. Analyse spectrale des urines normales ou pathologiques. Thèse de Paru, 1905 ; 160 pages (4 planches).

A. Borrel et Ed. Burnet. Procédé de diagnostic rapide des lésions syphilitiques. (80) LX, «12 ; 27 janvier 1906.

Levaditi et Manouélian. Nouvelle méthode rapide pour la coloration des Spirochetes sur coupes. (80) LX, 134; 20 janvier 1906.

THÉRAPEUTIQUE ET HYGIÈNE GÉNÉRALES

M. Cohn. Die Bedeutung der Rôntgensthralen fur die Behandlung der lymphatischen Sarkome (La signification des rayons de Rôntgen pour le traitement des sarcomes lymphatiques). (10) ; V janvier 1906, 14. — Travail du laboratoire rôntgénique du sanatorium de Hansaplatz. Cohn décrit d'abord le sarcome lymphatique et montre son incurabilité par les moyens chirurgicaux. Cohn avait présenté des malades à la Société de médecine de Berlin. Il compte actuellement cinq malades traités. Il élimine la tuberculose ganglionnaire du cou sur laquelle les rayons X n'ont pas d'action. Ces cinq cas de sarcome lymphatique sont l'un guéri depuis 7 mois, le deuxième depuis 5 mois, un troisième est guéri, mais on le traite encore, le quatrième est prés d'être guéri, le cinquième est en voie d'amélioration. Les rayons Rôntgen auraient une influence considérable sur les glandes et Cohn propose de rôntgéniser les cancers mammaires opérés afin de prévenir la récidive ganglionnaire de l'aisselle ou de la région sus-claviculaire. Observations des cinq sarcomes du cou. V. MONTAGARD.

Lesné. Traitement par le babeurre de certaines toxidermites de l'enfance (Strophulus et eczéma). (64) IX, 1-9 1906. — L'auteur a obtenu des résultats favorables. Le babeurre constitue un aliment-médicamerU agissant sur l'auto-intoxication gastro-intestinale et, par suite, sur les toxidermites qui en dépendent. p. nobbgourt.

Manrice Blanche. Alimentation rationnelle du tuberculeux. Thèse de Paris, 1 1905, 94 pages. —Chez le tuberculeux les

Journal de phtsiol. et de pathol. obnbr., 1906. 25

combustions organiques sont exagérées ; il dépense beaucoup d*azote et se déminéralise surtout en phosphore. Il n*est pas nécessaire de faire chez lui de la suralimentation, mais on doit choisir une alimentation spéciale qui supplée à la désassimilation des albuminoïdes ; on y arrivera surtout par l'emploi de la yiande crue et des hydrates de carbone convenablement dosés. Le nombre de calories que doit fournir cette ration est égal à 14 ou 16 par décimètre carré de surface extérieure, d'après Gh. Ricbet (40 à 45 par kilogramme du poids du corps). La ration du tuberculeux en azote doit être de Off'jlO à 0*%15 par décimètre carré (1^',6 à 2 gr. par kilog.) ; la viande crue introduite dans ralimentation à la dose de 200 à 300 gr. par jour, permet de porter la quantité d'azote à un chiffre inférieur à 0",10 par décimètre carré. Les hydrates de carbone, le sucre en particulier, exercent une action analogue mais moins intense.

Les graisses, à la dose moyenne de 80 à 100 gr. par jour ne devront entrer dans l'alimentation du tuberculeux qu'autant qu'elles sont bien supportées. En dehors du régime général, le régime du tuberculeux doit être individuel, basé sur la tolérance stomacale. L'augmentation de poids n'est un symptôme favorable que lorsqu'elle est lente et progressive. L'analyse des urines renseignera sur la valeur du régime alimentaire prescrit. lbsnb.

Krause. Ueber die Anwendung von Neutuberculin (Bacillenemulsion) (Sur l'emploi de la nouvelle tuberculine). (18) XXXI, 2048; 21 décembre 1905. ~ Krause vient confirmer les bons résultats obtenus par ElsÂsser chez les tuberculeux fébricitants à qui il avait injecté de la nouvelle tuberculine (emulsion de bacilles). Non seulement Krause déclare être très satisfait de cette méthode dans sa pratique de clinique privée, mais aussi dans sa pratique en ville. Quelques injections de nouvelle tuberculine font disparaître la fièvre, même chez des tuberculeux avancés, même après que les traitements antifébriles les plus variés ont échoué. Il faut seulement bien tàter l'idiosyncrasie du sujet au remède bacillaire et injecter des quantités minutieusement dosées. Les seules suites à redouter sont la congestion et l'œdème qui peuvent se produire au niveau des lésions de tuberculose laryngée ; des accidents seraient donc possibles, jamais l'auteur n'en a vu de sérieux. Il a assisté au contraire à la réparation de

lésions ulcéreuses et à la disparition de gros œdèmes. L'état général des malades traités avec 1 'emulsion de bacilles s'améliore sensiblement ; leur poids augmente.

p. ARLOING.

A. SchnôUer. TheoretisehesundPraktisches ûber ImmunisierunggegenTuberkulose nebst statistik von 211 mit Denys'schem Tuberkulin behandellen LungenkrankeUy Si8 pages, C. F. Schmidt, Strassburg, 1905. — Cette intéressante monographie publiée par Schnôller porte sur les diverses méthodes d'immunisation, théoriques et pratiques, contre la tuberculose et insiste particulièrement sur le traitement de 21 f malades de Davos-Platz par la tuberculine de Denys de Louvain. Cette tuberculine (qui est simplement le bouillon de culture filtré sur porcelaine, où se sont développés les bacilles tuberculeux) contient les toxines .sécrétées par les bacilles et les protéines qui des individus morts se dissolvent dans le milieu liquide nutritif. Ce médicament protège les cellules saines contre l'envahissement tuberculeux en neutralisant les toxines tuberculeuses ; il augmente la leucocytose et favorise l'afflux des lysines yers lef- foyers tuberculeux. Les résultats fayorâbles sont très minutieusement analysés et critiqués ; des tableaux très clairs permettent de suivre facilement ces recherches cliniques un peu ardues sur 211 malades traités avec des doses variables suivant leur susceptibilité personnelle (car il est très important d'éviter toute réaction thermique) ; les injections poursuivies deux mois au moins ont donné des résultats positifs allant de l'amélioration considérable à la guérison chez 1>86 sujets (88,2 0/0). Relèvement du poids, de l'appétit, disparition des bacilles dans les crachats, diminution des signes pulmonaires tels sont les effets de ce traitement par la tuberculine de Denys, suxtont en s'aidant des sanatoriums d^altitude.

F. AELOOfC.

Karwackl. Untersuchungen ûber die spezifîschen Eigenschaflen des antituberkulôsen Serums von Maragliano (Recherches sur les propriétés spécifiques du sérum de Maragliano). (41) YIII, 52 ; décembre 1905. — Le sérum de Maragliano est plus toxique pour le cobaye que le séram de cheval normal. Ce sérum ne contient pas d'antiprotéines et ne protège pas les oobayes contre une dose mortelle de tnber* culine; il accélère même la mort par une

THÉRAPEUTIQUE ET HYGIÈNE

^rte d'intoxication aiguë. Ce sérum ne possède pas de pouvoir agglutinant à un taux élevé; il n'agglutine pas plus que le séruna de cheval normal. Il contient des ambocepteurs spécifiques et provoque dans Torganisme animal une bactériolyse des bacilles tuberculeux. Le sérum injecté en même temps que des bacilles protège contre la tuberculose anatomique, mais non contre l'intoxication par la protéine. Enfin il agit défavorablement contre la tuberculose en évolution. F. aeloing.

E. Giorelli et A. Blinda. L'emploi du sérum antidiphtérique dans le traitement des stomatites et des vulvo-vaginites de l'enfance. (64) VUI, 724-737; 1905. — Les auteurs ont obtenu de bons résultats. Le sérum agit, non pas à cause de son action spécifique, mais probablement en stimulant l'organisme. p. nobécourt.

P. Remlinger. Contribution à l'étude du mélange de sérum antirabique et de virus fixe. (80) LIX, 658; 16 décembre 1905.

A. Marie. Préservation du chien contre la rage par les mélanges de virus Rxe et de sérum antirabique. (80) LIX, 637 ; 16 décembre 1905. — Résultats positifs des expériences ; il est possible de préserver, par une seule injection et pendant la durée d'une année, le chien contre la rage des rues.

p. NOBECOURT.

BélB Schick. Ueber die weiteren Erfolge der Serumbehandlung des Scharlach (Nouvelles recherches sur le traitement serothérapique de la scarlatine). (18) XXXI, 209%; 28 décembre 1905. — Ce travail clinique, accompagné de nombreuses observations et de courbes mettant en lumière les résultats obtenus, montre l'issue favorable des cas graves de scarlatine traités à la clinique pédiatrique de Vienne par le sérum antistreptococcique de Moser. Il y a peu de maladies infectieuses dans lesquelles la gravité de TafTection donne une indication thérapeutique spécifique aussi nette que dans la scarlatine. Tous les cas de scarlatine traités par le sérum étaient de ceux où toute autre thérapeutique eût été insuffisante et où, suivant les termes de l'auteur, il n'y a rien à perdre et tout à gagner. Malgré ces conditions si défavorables, les beaux résultats obtenus sont si encoura-

geants que Schick estime que dans l'intérêt des scarlatineux la sérothérapie devrait être utilisée non seulement en Russie, mais bien dans tous les autres pays. f. arloing.

Henri Letourneur. Les hôtes habituels de nos appartements, chiens, chats, oiseaux, et du danger qu'ils présentent. Thèse de Paris, 1905; 134 pages.

Friedel. Die Typhusuntersuchungcn des Laboratoriums der Kôniglichen Regierung in Goblenz (Recherches sur la fièvre typhoïde du laboratoire impérial de Coblentz). (23) XVI, 5; 1«' janvier 1906. — Les fièvres typhoïdes déclarées catarrhe intestinal ne sont pas surveillées en vue de la contagion ; dans le village d'Ërda, un catarrhe lyphique non déclaré contagionna 46 habitants sur 900 et causa 12 morts par typhoïde. Dans le laboratoire de Coblentz, on cherche les preuves bactériologiques de toutes les fièvres typhoïdes déclarées ; les maladies non diagnostiquées et susceptibles d'être typhiques sont examinées; la guérison destyphiques est constatée par l'examen bactériologique ; dans certains cas, on cherche à établir la cause et la filiation des cas. Pour faciliter la disparition des bactéries typhiques des urines, Friedel recommande l'urotropine. Friedel fait jouer un rôle important aux légumes crus et à la salade dans la contagion. La période où éclata l'épidémie, ces aliments étaient souvent servis aux personnes atteintes. Relation d'une épidémie de paratypboïde à Wetzlar.

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