VI. — Anatomie pathologiqub bt pathooémie
A. — Lésions.
A Fouverlure des cadavres, l'odeur spécifique de l'alcool employé se dégage. Si la technique suivie a été parfaite, on ne trouve jamais de caillots. Il est bonde vérifier leur absence au niveau du cœur et des gros vaisseaux, au hile du poumon, dans le cerveau, etc. Nous n'en avons jamais rencontré dans nos expériences; la congestion est généralisée, surtout gastro-intestinale et hépatique, les bases des poumons sont aussi, dans bien des cas, très hyperémiées ; l'intestin est rempli de liquide diarrhéique, séro-sanguinolant; on retrouve, nous l'avons dit, de l'alcool en nature dans la substance cérébral© ©^ ^^ sérosité des ventricules (Gréhant, Perrin, Ogston, Béchamp).
A.U microscope j on note du gonflement de la périphérie des cellules nobles,
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surtout du cerveau ; les lésions prédominent à Tentour des vaisseaux, dont la sérosité cherche à passer vers la cellule déshydratée (Berkeley) ^
B. — Mécanisme.
La principale cause des désordres produits par Talcool paraît être la déshydratation : au niveau des tissus, Talcool s'hydrate à leurs dépens, et cela surtout au niveau des centres nerveux ; Teau passe de la cellule versTalcool, comme dans certaines expériences bien connues sur l'osmose (Dutrochet, Doumer*, Valentino^
Ce qui prouve encore celte pathogénie de l'intoxication alcoolique, c'est que le coma dure autant que la présence de l'alcool dans le sang (2 h. 1/2 dans les expériences de Gréhant et Nicloux), et qu'on a pu produire des symptômes analogues avec un autre déshydratant, le chlorure de sodium (Valentino).