‹ Journal de physiologieChapitre 188 sur 578 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

Ch. Féré. L'irritabilité dans Tanesthésie. (81) XLII, 108-140; 1906. — Les opérations laborieuses sont particulièrement déprimantes, et il existe une neurasthénie que les malades rapportent à la fatigue subie sous le chloroforme. Ces notions ont poussé Tauteur à vérifier si Tirrilabilité, l'aptitude à subir la fatigue, persiste alors que la douleur est supprimée par Tanesthésique. Il a opéré sur lui-même et exécuté de nombreux crgogrammes pour mesurer le travail volontaire du médius droit dans différentes conditions et notamment après anoslhésie (cocaïne ou stovaïne) de la partie antérieure et supéro-externe de Tavanl-bras gauche suivie ou non d*attrilion dans la région insensibilisée. Or, les faits expérimentaux démontrent la réalité de la persistance dft rirritabilité malgré Tanesthésie, et ils établissent un rapport entre la fatigue et l'intensité du traumatisme subi pendant Tanesthésic. b. feindel.

Léon Imbert. Note sur la chloroformisalion par les nouveaux appareils. (80) LX, 443-445; 3 mars 1906.

Ch. Lesieur. Toxicité expérimentale dos alcools. (80) LX, 471-472; 3 mars 1906.

— La toxicité des alcools croît avec leur poids moléculaire ; ralcool cthylique est plus toxique que l'alcool méthylique. Les phénomènes toxiques provoqués par les alcools sont la paralysie et le coma; Tauleur n'a jamais observé ni épilepsie ni convulsions. L. CAMLS.

R. MatzeL Zur Pharmakologic der iitherischen Oele (Sur îa pharmacologie des huiles éthérées). (70) XIV, 331-354; 1905.

— Elude porlant principalement sur Taction de deux terpinols isomères, légèrement paralysants et s'éliminant conjugués à Tacide glycuronique. m. lahbbrt.

I. Fujitani. Beitràge zur Ghemie und Pharmakologic der Ginsengwurzel. (70) XIY, 355-373; 1905. — Le panaquilon, principe extrait de la racine de Panax Ginseng, considérée en Chine comme un médicament très précieux, a pour formule C32H5601'». il ne possède qu'une légère action paralysante sur les muscles et le cœur.

M. LAMBERT

M. Kochmann. Expcrimenlelle Lysolvergiflung. (70) XIV, 401-428; 1905. — Outre les altérations locales, le lysol déter-

mine des convulsions, de la paralysie des vaso-moteurs et du centre respiratoire, et finalement de l'affaiblissement du muscle cardiaque. Il produit en s'éiiminant des lésions de l'estomac et des reins. Conclusions pratiques sur son emploi et sur la conduite à tenir dans les empoisonnements.

M. LAMBERT

E. Erdmann et E. Valhen. Ueber die Wirkungen des ;>-Phenylendiamins und Chinondiimins (De l'action de la parapbénylène-diamine et de la chinondiime). (4) LUI, 401-428; 1905. — La paraphénylènediamine est une aniline amidée en para

TnIIî/^ NnHîJ. Cette substance a été

introduite dans l'industrie comme matière colorante, connue sous le nom d'« ursol », il y a dix-sept ans par l'un des auteurs (E. Erdmann). Or, on a constaté que son emploi est insalubre. Elle provoque chez les ouvriers qui b'en servent des troubles divers obseiTés par divers auteurs et consistant en éruptions eczématiformes, affections respira toires, gastriques et ophtalmiques. Utilisée comme teinture pour les cheveux, son application a été suivie de phénomènes analogues. Les auteurs, après avoir relevé la confusion commise par Puppe entre la paraphénylène-diamine et son chlorhydrate, se sont livrés à une étude chimique et physiologique. Ils ont constaté que, chimiquement, la paraphcnylène-diamine, oxydée légèrement en solution alcaline, donne nais sance à un produit intermédiaire, la chi-

nondiimine f NH =^ ^NH \ lequel

ou bien se polymerise, ou bien, sous l'influence d'une oxydation plus énergique donne naissance à de l'acide carbonique de l'ammoniaque et à une petite quanliii d'acide cyanhydrique. L'expcrimenlatioi sur les animaux montre que c'est à la chinondiiminc que sont dues les lésions irrita tives intenses observées sur les lêgunienl et les muqueuses. La paraphénylène-dia mine introduite dans la circulation provoque au bout d*un certain temps des pbéno mènes de tétanisation accompagnes d'ulci rations intestinales duos probablement ] rélimination de substances irritantes. Enfii on trouve dans le sang des animaux intoxi qués par la paraphénylène-diamine de Tani moniaque et des traces d'acide cyanhydrique. Au point de vue pratique, les auteur concluent que la paraphcnylène-diamins doit absolument être rejetée pour la Icin

PHYSIOLOGIE DES MUSCLES ET DES NERFS

ture de la chevelure. En ce qui concerne remploi industriel du produit, ils se proposent de faire connaître les précautions à prendre pour éviter les intoxications.

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