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forte avec les , concentrations "ï" utilisées

Sels hydrolyses : SO«Cn ou faiblement hydrolyses et additionnés de tracM d'acide : SO*Cd 4- SO*H«.

Ce tableau met en évidence les faits suivants :

1" Le phénomène électrique a un signe qui pour des liquides donnés dépend de la membrane ; 2^ avec les acides de concentrations différentes, le courant osmotique change de sens à partir d'une certaine concentration, si Ton utilise du parchemin animal. Dans tous les cas la différence de potendel conserve le même signe; 3» l'addition de traces d'acide aux liqueurs ne change pas le sens de F osmose, mais inverse la direction de la force électromolrice, dans le cas du parchemin animal.

Conclusion. — L'examen de ces divers résultats impose par suite la conclusion suivante : le phénomène électrique qu'une détermination correcte peut déceler durant une expérience d'osmose, n'est pas en rapport simple de causalité avec le flux liquide observé.

E. — Interprétation du phénomène électrique.

1. J'ai dit précédemment ce qu'il fallait penser d'une explication basée sur les variations de la tension superficielle ; je n'y reviendrai pas.

2. La notion : différence de potentiel au contact des liquides, permet de se faire une idée du rôle des membranes dans mes chaînes symétriques pour les concentrations. Définissons, suivant NernstS la différence de potentiel au contact de deux liquides .

* D*aprè8 Max Leblanc. Traité cTélectrocbimic, 19CK), p. S13.

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Considérons deux liquides au contact direct : HK) et HGl dilué par exei pie. L*acide chlorhydrique diffusera peu à peu dans l'eau pure. Les i( H+ ; Cl- sont des particules indépendantes qui se déplacent avec des ^ tesses différentes caractéristiques dans le sens des concentrations décro santés (des pressions osmotiques décroissantes).

H+ étant le plus rapide ira, dans Teau, constituer le front de diffusion l'acide. Du fait des charges positives transportées par ces ions, Feau dévie dra positive, la solution d'acide étant négative.

Mais les ions G)-, H+ situés à une distance qui dépend de leurs vite» de migration, constituent par leurs charges électriques inverses un vérital champ électrostatique. La direction de la force du champ ainsi créé est tel qu'elle tend à retarder l'ion H+ le plus rapide et à accélérer Gl- moins rapii Il s'établit un véritable équilibre dans lequel les ions situés à une distai régie par leur différence de vitesse de migration sont déplacés à partir de < instant avec des vitesses égales. L'attraction électrostatique et par suite différence de potentiel persisteront jusqu'à obtention de Thomogénéitéc liquides.

D'après cette explication, c'est donc la vitesse inégale de migration <i ions (ou le rapport des vitesses) qui constitue la cause de la différence potentiel au contact de deux dissolutions inégalement concentrées, signe de la dissolution étendue étant le même que celui de la charge de l'i le plus rapide.

Dans une chaîne symétrique à contacts directs MR J H*0 | MR les di£l

(i) ronces de potentiel au contact opposées Tune à Tautre dans le circuit

compensent; il n*y a pas de phénomène électrique dans la ligne'. Quand u

membrane bien lavée, imprégnée de MR, est placée en (I) entre MR et H^

un courant électrique apparaît dans le circuit et varie avec la membra

choisie.

Il est difficile, dans de semblables conditions, d'admettre que la membra est un milieu conducteur; il faut donc nécessairement faire intervenir u action spéciale du diaphragme s'exerçant sur les agents producteurs de différence de potentiel au contact, c'est-à-dire sur les ions de MR.

Cette action créera dans la chaîne une certaine dissymétrie provocairj du phénomène électrique étudié.

Ce qui importe pour la différenc de potentiel au contact, c'est le rapp< des vitesses de migration des ions. Si la membrane réduisait la vitesse chaque ion dans la même proportion, il n'y aurait pas de dissymétrie créée da la chaîne. On est par suite amené à supposer ou bien qu'un seul ion est int ressé (retardé ou avancé) par la membrane, ou bien encore que tous les de sont modifiés à la fois dans leurs vitesses mais dans des proportions difl rentes.

Une pareille hypothèse n'a rien d'excessif. La membrane constituant milieu physiquement différent de l'eau, il est parfaitement admissible que I ions s'y propagent avec des vitesses distinctes de celles qu'ils possède dans ce dernier milieu et que le rapport des vitesses de migration des io diffère dans l'eau et dans la piembrane.

* On sappose BIR pur non hydrolysable.

(Test ce que j'admets à la suite de mes recherches spéciales sur les chaînes liquides ; c'est ce qu'admettait M. Willi Bein dans ses travaux tout différents sur les nombres d'Hittorf ^.

Avec cette hypothèse, les phénomènes s'expliquent ainsi :

1* Le papier sulfurisé conférant toujours le signe négatif à la dissolution (acide, saline) qu'il sépare de l'eau pure, diminue la vitesse relative de YaaioD pour tous les electrolytes ;

2* Le parchemin animal donne le signe négatif aux sels neutres, le signe positif aux acides. Il retarde davantage Fanion dans le premier cas, et le cathion, c'est-à-dire H+ dans le cas des acides >.

Nota. — - On a remarqué que la solution de saccharose donnait un phénomène électrique, cela est dû à des traces de matières salines qui la souillent et dont il est fort difficile de la débarrasser.

* WUU Bbin* ZeiiBehrift fur pbyaikaliache Chemie, 1898, t. XXV.

* Quand il 8*agtt du parchemin animal, on pourrait aussi exprimer le même fait en disant qu'il retarde Tion le plus rapide, qui est très probablement le plus petit (M. Langevin)

(8Ô« dans SO^a*; Â dans SO'H').

LES MOUVEMENTS DE L'INTESTIN A L'ÉTAT NORMAL ET DANS LOCCLUSION EXPÉRIMENTALE

Par M. H. ROGER

Lorsqu'on ouvre largement Tabdomen d'un animal vivant ou récemment sacrifié, on constate que les intestins sont le siège de mouvements irréguliers, mouvements vermiculaires, dont les uns, péristaltiques, font progresser les matières du pylore vers le cœcum; dont les autres, antipéristaltiques, semblent les faire remonter du gros intestin vers Testomac.

Une observation plus attentive, aidée de la méthode graphique, permet de reconnaître qu*à Tétat normal, chez l'animal vivant, les mouvements antipéristaltiques n'existent pas. Ce fait, établi par Braam-Houckgeest, est accepté aujourd'hui par tous les physiologistes. Pourtant beaucoup d'auteurs admettent encore la production d'ondes antipéristaltiques dans les états pathologiques et leur font jouer un rôle dans la production des vomissements fécaloïdes.

Il m*a semblé intéressant de reprendre l'étude des mouvements intestinaux et d'en déterminer les caractères et les variation^ dans diverses conditions morbides. Seule, la méthode graphique est capable de fournir des indications précises. J'y ai donc eu recours, en modifiant légèrement les procédés habituellement employés.

Mes recherches ont porté sur des lapins. L'animal étant solidement fixé sur le dos, je pratique sur la région latérale gauche de l'abdomen une petite incision par laquelle je fais sortir une anse d'intestin grêle. J'isole un segment entre deux ligatures. Au-dessus de la ligature postérieure, c'est-à-dire de la ligature portant sur la partie la plus éloignée de l'estomac, j'ouvre l'intestin sur le tiers de sa circonférence et, après avoir soigneusement lavé sa cavité avec de l'eau salée tiède, j'y fais pénétrer une canule on verro courbée à angle droit: un lien serré fixera l'intestin sur ce petit appareil, dont la portion extra-intestinale sera maintenue verticale. Puis on versera de l'eau salée à 7 p. 1000 dans l'anse qu'on aura préparée; on en introduira une quantité suflisante pour que le liquide s'élève de 1 ou 2 centimètres dans la branche verticale de la canule. 11 est facile de comprendre que tout mouvement périslaltique fera remonter le liquide et lui imprimera des oscillations qu'on pourra enregistrer très facilement en reliant par un tube de caoutchouc l'extrémité libre de l'appareil à un tambour inscripteur.

Si l'on veut étudier en même temps les mouvements antipéristaltiques.

MOUVEMENTS DE L'INTESTIN

a suffira, comme l'indique notre dessin {ûg. 1), de placer une canule à chaque extrémité du segment intestinal.

Envisageons le cas le plus simple. Une seule canule a été introduite, elle servira à inscrire les mouvements péristaltiques. Ceux-ci sont d*abord assez énergiques. Us semblent dus aux excitations produites par les manipulations préalables, cai* ils diminuent assez vite et ne tardent pas à cesser complètement ou presque complètement. Il subsiste parfois une légère ondulation qu'on peut inscrire, à la condition d'employer un tambour sensible. Cette immobilité contraste avec Tagitation des parties voisines qui sont constanunent animées de mouvements vermiculaires. Ainsi Teau salée physiologique, malgré les mauvaises conditions expérimentales, malgré l'exposition à l'air et la présence d'un corps étranger dans l'intestin, suffit à empêcher les mouvements anormaux *. Il n'est donc pas toujours utile d'avoir recours à des dispositifs compliqués et notamment à l'immersion de l'animal dans un bain d'eau salée tiède. Il faudra seulement, si les obser-

Fig. 1. — Figure schématique montrant la disposition dos canules destinées à enregistrer

les mouvements de Tintestin.

valions doivent être prolongées, avoir soin d'empêcher la dessiccation de l'intestin en humectant sa surface externe.

Si l'on vient à remplacer l'eau salée qui remplit l'anse intestinale par une solution de peptone ou de glycose, on voit au bout de quelques instants des mouvements se produire. Le liquide est agité d'oscillations assez étendues, se reproduisant de 10 à 12 fois par minute et se traduisant, sur le cylindre enregistreur, par une courbe assez régulière : une ligne oblique ascendante, un sommet arrondi, une ligne descendante également oblique et se terminant par une ligne courbe; Taspect général est à peu près celui d'une sinusoïde.

Dans un assez grand nombre de cas, on observe pendant un certain temps un rythme spécial, sorte de rythme couplé, caractérisé par une première contraction énergique suivie d'une deuxième contraction plus faible.

Quel que soit l'aspect qu'ils présentent, les mouvements de l'intestin persistent pendant fort longtemps; j'en ai enregistré pendant plus d'une heure.

* Par une méthode différenlo, MM. Ilédon et Floig arrivent à une conclusion analogue : une anse d*intestin retiré du corps et placé dans un liquide isoionique dépourvu de sels de chaux reste immobile, tout en conservant son excitabilité.

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