JOURNAL DE PBY8I0L. ET DE PATHOL. GENER
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glycuronique, c'est que le processus de formation ne remporte pas sur ceh de destruction.
On peut aussi se demander pourquoi ce processus de formation n'est p{ manifeste dans les capillaires. A cela, il est facile de répondre : d'abon qu'en fait on l'observe dans quelques cas (exceptionnels), et que, s'il n'eslps apparent en général, c'est parce que la rapidité de la circulation dans k capillaires est trop grande. Nous savons, en effet, par nos expériences î vitro, qu'il faut un certain nombre de minutes pour qu'il se forme de l'acicl glycuronique en quantité appréciable. Tandis qu'il se détruit rapidement^ s formation est relativement lente, parce qu'elle est complexe: elle demande e effet deux oxydations successives, la première produisant probablement d l'acide gluconique, la seconde^ de l'acide saccharique, suivies d'une réductio qui aboutit à la formation d'acide glycuronique.
En résumé, la quantité d'acide glycuronique qui se trouve dans le san laissé 1 heure à 39*, dépend de deux processus, l'un de destruction, fautr de formation. Bien qu'antagonistes, ils ne sont^ en réalité, que deux étape d'un seul processus, le processus glycolytique : la première de ces étape consiste dans la formation de l'acide glycuronique aux dépens du glucose la seconde, dans la destruction de l'acide.
Ce qu'il y a de caractéristique dans le sang du chien sain et neuf, au poin de vue des matières sucrées, ce n'est pas la proportion d'acide glycuroniqu qu'il renferme à sa sortie du vaisseau (nous avons vu qu'elle varie beau coup); c'est le fait qu'après son séjour de 1 heure à 39% bien que sa quantil absolue ait diminué notablement, son pourcentage est généralement aug menlé d'une manière très sensible. Nous allons maintenant rechercher — e c'est l'objet de cette deuxième partie de notre mémoire — ce qu'il advien quand le chien a subi diverses agressions expérimentales.
PREMIER ORDRE DE CAS. — AUGMENTATION ABSOLUE DE l' ACIDE GLYCURONIQUI DANS LE SANG AYANT SÉJOURNÉ 1 HEURE A 39*.
Presque toujours on remarque, en même temps, une augmentation foi notable du pouvoir glycolytique du sang.
Dans une première série, nous rangerons les cas où l'acide glycuronique I constitue, après 1 heure à 39*, la totalité des matières sucrées du sang.
Première série.
Chien 2508. — Cet animal a été malade il y a quelques jours ; puis il s'esi remis à manger. T R. 39**.
POUVOIR ICIDE
RÉDUCTEUR GLYCURONIQUE B
DEVIATION Avant Après ««..-«nftn V^^^ *^
POL ARi- le chaufTage ^^^I^^^^ maU^res
mfcTRiQOB pour 1000 sang. î»ang. gucrées.
Sang artériel 0" 0,68 0,80 0,12 15
Après 1 heure à 39». 0» trace 0,28 0,28 100 '
' Nous rappelons que les chiiïres de la quatrième colonne (0,12 et 0,2S) sont obtenas en soustrayant ceux de la seconde de ceux de la troisième colonne et que ceux de la deroiére s'obtiennent en divisant ceux de la quatrième par ceux de la troisième.
SUR L'ACIDE GLYCURONIQUE DU SANG
1, augmentation absolue de l'acide glycuronique après i heure à ^9" : .0,12). La glycolyse est forte (0»s80 — 08',28 — 0«'.52;, ce qui fait atteint 65 0/0 des matières sucrées contenues dans le sang au sortir du u. Or, à Tétat normal, elle ne dépasse pas 40 0/0.
( 2524. — Malade les jours précédents, ce chien a perdu beaucoup de
\g artériel....*..
:ès i heure à 39*.
0,88 traces
gr- 0,08 0,26
nentation de l'acide glycuronique (0«',26 > 0«',08). La glycolyse est ce qui fait 72 0/0 des matières sucrées contenues dans le sang au lu vaisseau.
i 2500, bien portant, poids : 22 kilog. — Il a reçu dans une veine 5c. c. og.de poids vif d'une macération de pancréas, irlendemain de l'injection :
gr. gr. gr.
ig artériel 0» 0,74 0,76 0,02 3
:ès 1 heure à 39*. 0» traces 0,28 0,28 100
i, presque pas d'acide glycuronique dans le sang au sortir du vaisseau, qu'il est en forte proportion après 1 heure à 39^ — La glycolyse est - 0«s28 = 0'",46, ce qui fait 60 0/0.
le même chien, quelques jours plus tard, également le surlendemain ection intraveineuse de macération de pancréas, on a un résultat sem-
ig artériel
résl heure à39<».
0,86 traces
gr.
gr.
nentation de l'acide glycuronique (0«s24 > 0«',14). La glycolyse est 5 (08%76). Gomme le chiffre des matières sucrées est 1, le pourcentage
•ï 2505, sain et neuf. — On lui injecte dans une veine 2 ce. par kilog. nacération de pancréas, ze heures plus tard :
gr. gr. gr.
ig artériel 0* 0,70 0,76 0,06 8
:ès 1 heure à 39". 0° traces 0,28 0,28 iOO
de glycuronique est très augmenté. Le pouvoir glycoly tique est très %76 — 0»%28 = 0»s48), ce qui fait 63 0/0.
i 2509, poids : 17 kilog.
re jours après l'injection intraveineuse de macération de pancréas :
ig artériel
rès 1 heure à 39*.
traces
gr.
nentation absolue de l'acide glycuronique. Le pouvoir glycolytique 86 — 0*^,30 = 0«s56, ce qui fait 65 0/0.
ques jours après, on fait une nouvelle injection d'une macération semmais cette fois laissée quelques minutes à 120» G.
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L'immersion ayant été très courte, il n'est pas étonnant que la ten matières sucrées du sang des deux pattes soit la même S au sortir d seau (i^'jSi) *. Il y a même peu de différence entre les deux sangs 1 heure à 39". On y voit cependant d'une manière nette que, conformé la règle, le sang de la patte chaude a moins de sucre que celui de 1 froide, le pouvoir glycolytique étant exalté par la chaleur. Mais, q l'acide glycuronique, le sang des deux pattes diffère d'une manière se: il est en quantité nulle^ ou négligeable, dans la patte froide, tandis qi la patte chaude il s'élève à O^'jOS.
L'augmentation de cet acide dans la patte chaude tient bien à une ai tation de sa formation ; car il serait absurde de supposer qu'une temp élevée met obstacle à sa destruction.
Voici une autre expérience, faite exactement comme la précédente^ i différence que la durée de l'immersion des deux pattes a été d'un quart d'
Chien 2557, mal nourri, curarisé (patte gauche froide) :
g^r. gT. gr«
Veine gauche O*" 0,54 0,60 0,06
Veine droite 0^ 0,51 0,66 0,42
Dans ce cas Tacide glycuronique est en quantité double dans la chaude.
L'expérience suivante montre que diverses substances ajoutées au c vitro à 39* augmentent la quantité d'acide glycuronique formé. Elles donc le rôle d^agents favorisants. Ces substances ont agi aussi sur l'eni des matières sucrées, soit en modifiant la glycolyse, soit en favori formation de sucre. C'est ce qu'ont fait manifestement les deux dei (éosine et acide sulfurique).
ExpÉRiBNCB. — On reçoit du sang artériel d'un chien sain et neuf : i<* Dans le nitrate acide de mercure :
^"^ Et 200 gr. du même sang dans un ballon avec du sable. On défibrin répartit le sang dans cinq ballons qu'on porte àFétuve à 39^ Le premi de témoin ; au deuxième on ajoute un peu de fibrine et d'ea troisième 2 centigr. de lactate de manganèse; au quatrième un peu d'( et au dernier un peu d'acide sulfurique dilué. On ne laisse les cinq ] que dix minutes à la température de 39" ; puis on verse leur contenu ( nitrate acide de mercure.
gi". gi". gr.
Témoin 0,34 0,46 0,12
Avec fibrine 0,36 0,54 0,18
— manganèse.. 0,28 0,42 0,14
— éosine 0,36 0,58 0,22