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physiologique.

RÉSULTAT

Les hémosozines du rein agissent comme celles des urines et sont probablement identiques. On peut donc conclure qu'une certaine partie des hémosozines urînaires proviennent des cellules du rein.

A l'appui de cette manière de voir, nous pouvons citer le fait que nous sommes parvenus à faire des serums fortement hémolytiques pour les globules de bœuf, en injectant à des lapins, des extraits dé rein de bœuf complètement dépourvus de sang. L'injection de la substance rénale a donc le même effet que l'injection d'urine.

6«S RUPFER ET CR£NDIROPOULO

CONCLUSIONS

' i* Le pouvoir hëmosozique des urines ne s'exerce pas seulement sur les serums urinaires, mais aussi sur d'autres serums hémolyHques d'une origine différente, par exemple sur ceux des animaux injectés avec l^s globules (ou avec les matières de la bile insolubles dans l'alcool);

2* Certaines urines, par exemple l'urine humaine, possèdent, à côté des hémosozines spécifiques, d'autres qui ne le sont pas. Mais toutes^ spécifiques ou non, agissent sur les serums urinaires et sur les serums globulaires;

3*» Les hémosozines urinaires neutralisent aussi l'action hémolytique des serums biliaires;

4* Les hémosozines urinaires proviennent en partie du sérum et en partie des cellules rénales. Cela ne vient pas à dire qu'elles ne proviennent que du sérum ou du rein;

^ L'injection à des lapins d'extraits du rein de bœuf rend le sérum de ces animaux hémolytique pour les globules rouges de bœuf.

LES SUBSTANCES HYPOTENSIVES DES PAROIS INTESTINALES Par MM. H. ROGER et O. JOSUÉ

Les extraits des organes et des lissus renferment tous des substances toxiques. L'intestin n'échappe ,pas à cette règle. En injectant à des lapins^ par la voie intra-veineuse, des extraits préparés avec l'intestin grêle d'animaux de même espèce ou d'espèce différente, on voit se dérouler une série d'accidents qui, en quelques' minutes, se terminent par la mort. Une telle constatation, pour intéressante qu'elle soit, est insuffisante. 11 faut chercher, d'une part, à préciser les caractères chimiques des substances nocives; il faut, d'autre part, pousser plus loin l'analyse toxicologique et essayer d'établir, par les procédés modernes et notamment par la méthode graphique, l'action des extraits intestinaux sur les principaux appareils de l'économie. C'est à résoudre ces différents problèmes que nous nous sommes appliqués. Sans avoir épuisé la question, nous pensons pouvoir apporter aujourd'hui quelques faits et quelques résultats nouveaux.

Pour la préparation de nos extraits, nous avons adopté la méthode suivante : L'intestin de l'animal, lapin, chien ou bélier, est soigneusement débarrassé de son contenu. On le fend à l'aide d'un bistouri dont la pointe est fichée dans un petit bouchon ; on le hache, on l'additionne de trois fois son poids d'eau salée à 7 pour 1000 et on le laisse macérer, pendant vingt heures^ dans un endroit frais. Avant de se servir du liquide, on le débarrasse, par une centrifugation prolongée, des particules solides qu'il tient en suspension.

L'extrait préparé avec les parois intestinales du lapin se montre fort toxique, mais la dose mortelle varie considérablement suivant la vitesse de l'injection et suivant la position donnée à l'animal. Quand le lapin est attaché sur le dos, quand il est préparé pour l'enregistrement de la pression artérielle, sa résistance est considérablement diminuée, il suffit d'injecter de 5 à iO c. c. dans une veine pour amener la mort. La dose mortelle atteint et parfois même dépasse 15 à 20 c. c. quand l'animal est libre de ses mouvements ou quand il est attaché dans sa situation normale, c'est-à-dire le ventre reposant sur la planche. Enfin, quand l'injection est poussée avec une certaine lenteur, la mort ne survient qu'avec des quantités beaucoup plus considérables.

Si l'on veut analyser plus exactement les effets de l'extrait intestinal, il faut introduire une dose non mortelle dans les veines d'un lapin dont on enregistre à la fois la respiration et la circulation. Le résultat le plus mani-

0«S RUPFER ET CR£NDIROPOULO

CONCLUSIONS

' i* Le pouvoir hémosozique des urines ne s'exerce pas seulement sur les serums urinaires, mais aussi sur d'autres serums hémolytiques d'une origine différente, par exemple sur ceux des animaux injectés avec les globules (ou avec les matières de la bile insolubles dans l'alcool);

2* Certaines urines, par exemple l'urine humaine, possèdent, i côté des hémosozines spécifiques, d'autres qui ne le sont pas. Mais toutes^ spécifiques ou non, agissent sur les serums urinaires et sur les serums globulaires;

3*> Les hémosozines urinaires neutralisent aussi l'action hémolytique des serums biliaires;

4"* Les hémosozines urinaires proviennent en partie du sérum et en partie des cellules rénales. Cela ne vient pas à dire qu'elles ne proviennent que du sérum ou du rein;

^ L'injection à des lapins d'extraits du rein de boeuf rend le sérum de ces animaux hémolytique pour les globules rouges de bœuf.

LES SUBSTANCES HYPOTENSIVES DES PAROIS INTESTINALES Par MM. H. ROGER et O. JOSUÉ

Les extraits des organes et des tissus renferment tous des substances toxiques. L'intestin n'échappe ,pas à cette règle. En injectant à des lapins^ par la voie intra-veineuse, des extraits préparés avec l'intestin grêle d'animaux de même espèce ou d'espèce différente, on voit se dérouler une série d'accidents qui, en quelques'mînutes, se terminent par la mort. Une telle constatation, pour intéressante qu'elle soit, est insuffisante. Il faut chercher, d'une part, à préciser les caractères chimiques des substances nocives; il faut, d'autre part, pousser plus loin l'analyse toxicologique et essayer d'établir, par les procédés modernes et notamment par la méthode graphique, l'action des extraits intestinaux sur les principaux appareils de l'économie. C'est à résoudre ces différents problèmes que nous nous sommes appliqués. Sans avoir épuisé la question, nous pensons pouvoir apporter aujourd'hui quelques faits et quelques résultats nouveaux.

Pour la préparation de nos extraits, nous avons adopté la méthode suivante : L'intestin de l'animal, lapin, chien ou bélier, est soigneusement débarrassé de son contenu. On le fend à l'aide d'un bistouri dont la pointe est fichée dans un petit bouchon; on le hache, on l'additionne de trois fois son poids d'eau salée à 7 pour 1000 et on le laisse macérer, pendant vingt heures, dans un endroit frais. Avant de se servir du liquide, on le débarrasse, par une centrifugation prolongée, des particules solides qu'il tient en suspension.

L'extrait préparé avec les parois intestinales du lapin se montre fort toxique, mais la dose mortelle varie considérablement suivant la vitesse de l'injection et suivant la position donnée à l'animal. Quand le lapin est attaché sur le dos, quand il est préparé pour l'enregistrement de la pression artérielle, sa résistance est considérablement diminuée, il suffit d'injecter de 5 à 10 c. c. dans une veine pour amener la mort. La dose mortelle atteint et parfois même dépasse 15 à 20 c. c. quand l'animal est libre de ses mouvements ou quand il est attaché dans sa situation normale, c'est-à-dire le ventre reposant sur la planche. Enfin, quand l'injection est poussée avec une certaine lenteur, la mort ne survient qu'avec des quantités beaucoup plus considérables.

Si Ton veut analyser plus exactement les effets de l'extrait intestinal, il faut introduire une dose non mortelle dans les veines d'un lapin dont on enregistre à la fois la respiration et la circulation. Le résultat le plus mani-

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