‹ Journal de physiologieChapitre 264 sur 578 · BB · texte numérisé non relu

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Temps en hei/ras Fifi. 2. (Expérience 29 juin 1905.)

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Courbes de la cooccntration totale de l'urine el du sang, de la concentration en NaCl et en glucose de l'urine et du sang, avant et après uuc injection à faible dose (1 gr. par kilog.) de glucose. L'éclielle des courbes de sucre et de sel est la niônie. La concentration totale, mesurée par le point cryoscopique, a une échelle spéciale.

Ce n'est pas tout: après notre injection, la concentration du glucose a momentanément augmenté dans le sang; mais elle revient vite à cequ'elle était avant. — A un moment donné, il n'y a pas plus de glucose dans le sang qu'avant. Or, avant, l'urine ne contenait pas de glucose, et, à ce moment, elle en contient encore à une forte concentration. — C'est aux phénomènes de ce genre que nous avons donné le nom de t sélection » d'un cristalloîde; c'est là un cas de « sélection positive ».

Faisons une autre expérience*. Faisons dans les veines une forte injection de glucose et suivons la concentration du glucose et du chlorure de sodium dans le sang et dans l'urine. (Voir fig. 3).

Après une brusque augmentation, la concentration du glucose va décroissant dans le sang. Au contraire elle va croissant dans Turine : fait de sélection positive. D'autre part, la concentration du chlorure de sodium reste

> Sociétr de Biologie, 22 juillet 1905, p. 192. » Ce Journal, juillet 1905, p. 679.

invariable dans le sang et va diminuant dans l'urine : c'est un fait de séiec* tion négative du chlorure de sodium.

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FiG. 3. (Expérience décembre 1904.) — Concentration du sucre et du chlorure de sodium dans le sang et dans l'urine avant et après une injection intraveineuse massive (3 gr. 50 par kilog. d'animal) de lactose. L'échelle des courbes de NaCl est amplifiée 4 fois par rapport t\ celle des courbes de sucre.

Ainsi^ dans certains cas, le rein paraît être plus perméable à une substance donnée, et dans d'autres cas, l'être moins; à un même moment la perméabilité est diiîërente pour différents cristalloïdes considérés isolément. — Ces deux constatations générales — i* au niveau du rein s'accomplit un travail réel; 2** au niveau du rein s'accomplit une sélection de Teau et des cristalloïdes — rendent toute hypothèse simple inadéquate à l'explication de la sécrétion urinaire. Elles obligent à admettre, pour Télimination de Teau et des cristalloïdes, un travail cellulaire.

6. Examen des idées sur le mécanisme du passage des cristalloïdes. — B.Hypothèses r(7/7t/;/^.xf5. — La plupart des auteurs admettent que l'élimination rénale a pour mécanisme non pas un processus, mais une superposition de processus. C'est la théorie de la filtration suivie d'une résorption. Sans chercher à préciser ce qu'ils entendent par filtration — et la plupart d'entre eux greffent sur la première hypothèse (filtration mécanique) une seconde hypothèse restrictive (filtration d'une partie seulement des cristalloïdes du sang), — on doit 86 demander ce qu'est cette < résorption > . C'est le passage d'eau et de cristalloïdes de l'urine vers le sang. Il faut naturellement expliquer par quel mécanisme ces éléments « rentrent >.

Une remarque générale s'impose : Quel que soit le mécanisme invoqué^ puisque c'est le même sang d'où l'on sépare quelque chose et à qui Ton rend quelque chose, le mécanisme de rentrée ne peut pas être le même que le mécanisme de sortie. Supposons que le mécanisme de sortie soit la filtration : elle est le fait d'un surcroît de pression ; ce surcroît de pression même doit

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