L. CAMUS
Paul Rivière. Recherches sur le rythme des oscillations dans la contraction musculaire volontaire ou réflexe.
(80) LX, 716-717; Bordeaux, 3 avril 1906.
E. LsJiousse. Nouvelles recherches sur l'influence de l'anhydride carbonique sur la contractilité des muscles striés. (71) III, 452-462 ; avril 1906. —Au début, GO* diminue l'excitabilité du muscle, à en juger par la nécessité d'augmenter l'excitant pour obtenir le seuil de l'excitation. Pendant le même temps, la force absolue est augmentée. On doit donc bien distinguer l'excitabilité de la matière vivante (Anspruchsfahigkeit, bathmotropie) de sa capacité fonctionnelle (Leistungsfàhigkeit, inotropic). Dans la deuxième période de l'empoisonnement, à surcharge égale, l'amplitude est moins élevée qu'à l'état normal. La durée des courbes est accrue dans les deux stades de l'empoisonnement^ grâce au prolongement non seulement de la période d'énergie décroissante^ mais aussi de la période d'énergie croissante. Dans le premier stade, l'amplitude des secousses et le travail augmentent, tandis que, dans le second stade, ils diminuent. La période d'énergie latente et la période d'énergie croissante sont d'autant plus longues que la charge est plus grande, et les difTérences sont beaucoup plus accentuées qu'à l'état normal. D'après Lothak de Lhota toutes les substances toxiques, à l'instar de COS produisent la diminution de l'amplitude et l'augmentation de la durée de la courbe my ©graphique. C'est inexact en ce qui concerne la durée de la courbe. L'alcool et l'éther, en particulier, produisent la diminution graduelle de la durée des secousses. v. pachon.
ANALYSES
Keith Laca8. On the conducted disturbance in muscle (Sur l'onde d'excitation dans le muscle). (54) XXXIV, 51-82. 4906. — L'auteur emploie le terme de conducted disturbance comme synonyme d'onde d'excitation, pour éviter la confusion avec la Reiznwelle de Bernsteisch qui vise essentiellement les variations électriques. Une excitation sur un point donné d'un muscle provoque une altération (disturbance) qui se propage le long du muscle, et peut se manifester par un changement de forme. Pour rechercher si dans sa propagation, cette altération subit des variations d'intensité, il serait utile de l'étudier en dehors de sa manifestation, le changement de foi*me, mais jusqu'ici aucune méthode ne le permet.
Pour éviter les causes d'erreur dues aux variations d'excitabilité des différents points d'un muscle, Lucas enregistre les changements de forme d'un point donné, en utilisant le retour de l'excitation partie d'un point unique. Il montre tout d'abord que l'onde d'excitation est identique dans les deux directions, que sur un muscle normal, elle subit peu ou pas de variation ; mais sur un muscle fatigué, par contre, la propagation de l'altération traduite par l'onde d'excitation est très atténuée, quelquefois même abolie.
J.-P. LANGLOIS
N. Mislawsky. Ueber die Zuckung der glatten Muskeln (Sur la secousse des muscles lisses). (34) VI, 4-42; 4906. — Il est difficile d'avoir une excitation du muscle lisse sans participation du système nerveux. On peut toutefois y parvenir avec un anneau stomacal préalablement immergé dans une solution de cocaïne. En employant des chocs d'induction on obtient une courbe à ascension rapide et à. descente lente, qui diffère de celle que donne le courant continu, regardée comme typique par Winkler et Grûtzner. L'excitabilité du muscle lisse est amoindrie pendant toute la durée de la phase d'énergie décroissante. M. LAMBERT.
6. Ouerrini. Sur la fonction des muscles dégénérés; 2* communication :
Temps d'excitation latente. (72) XLV, 74-74; 4906. — Pour les muscles dégénérés le temps d'excitation latente est considérablement augmenté; le processus dégénératif rend plus lents et plus difficiles les échanges entre le sarcoplasma
et les disques, échanges d'où résulte la déformation de ces derniers, c'est-à-dire la contraction. e. peindbl.
H. Scott. On the relation of nerve cells to fatigue of their nerve fibres. (54) XXXIV, 445-462; 4906. — Scott soutient cette théorie que les cellules nerveuses fonctionnent conmie les cellules glandulaires, sécrétant une substance formée dans le noyau et dans les corps de Nissl et qui graduellement s'infiltre dans les fibres nerveuses; il soutient même que l'excitation des autres cellules par une fibre nerveuse est provoquée par le passage de la substance en question jusq[ue dans les cellules soumises à l'action du nerf. La fatigue nerveuse s'explique par un épuisement passager ou définitif de la cellule nerveuse fonctionnant comme sécrétrice. A l'appui de cette hypothèse, Scott expose ses expériences sur la fatigue provoquée par l'excitation répétée des racines dorsales, la disparition des contractions réflexes après une excitation variant de 40 & 72 heures et leur réapparition après un certain temps de repos.
J.-P. LANGLOIS
L. Weekers. De l'infatigabilité des nerfs. (74) III, 447-425; avril 4906. — L'auteur a pris comme sujet d'expériences le chien, dans la pensée que les nerfs des animaux k sang chaud devaient être plus favorables à mettre en évidence des signes de fatigue que ceux de la grenouille. Les expériences ont porté sur les nerfs pneumogastrique et sciatique. Une portion de nerf était refroidie, ce qui constituait une barrière au passage de l'excitation ; la barrière était levée après un essai de fatigue, et ainsi on voyait si le nerf était resté excitable et conducteur. Dans ces conditions l'auteur a confirmé les résultats de Bernstein, Wedensky, Maschek, etc., concluant à l'infatigabilité des nerfs. v. pachon.
Gkdeotti. Rîcerche di elettrofisiologia secondo i criteri dell'elettrochimica. (34) VI, 99-448; 4905. — Les manifestations électriques du muscle seraient dues à la migration des ions H"** hors des éléments contractiles. De fait 6. trouve des différences de concentration en ions H-** entre le tissu musculaire normal, altéré et en contraction. Il en déduit une hypothèse sur la nature de la contraction musculaire, où la perméabilité de la paroi des
LIQUIDES ET PRODUITS ORGANIQUES
éléments serait la cause des modifications de tension superficielle admises dans la théorie de d'Arsonval.
M. LAMBERT
MATIÈRES CONSTITUTIVES
LIQUIDES ET PRODUITS
DES ÊTRES VIVANTS
A. Mouneyrat. Étude de l'état physique du fer dans les solutions. (80) LX, 810-811 ; 12 mai 1906. — Le fer des solutions Tertes étudiées par l'auteur se trouve à l'état colloïdal. La stabilité des solutions est augmentée par un certain nombre de matières organiques, glycérine, mannite, a. lactique, a. citrique, a. tartrique et surtout par l'albumine. La coloration verte donnée par H*S est spécifique; il faut prendre quelques précautions quand au fer se trouve mélangé du cuivre. l. camus.
CSharles Richet. Sur une combinaison de l'acide lactique avec la caséine dans la fermentation lactique. (80) LX, 650-651 ; 7 avril 1906. — L'acide lactique est en plus grande quantité dans le caillot que dans le petit lait ; il forme avec l'albumine une combinaison faible, dissociable par la potasse. La phtaléine est également fixée énergiquement par le caillot acide lactique-caséine.