‹ Journal de physiologieChapitre 280 sur 578 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

G. Vinci. Sulla ricerca dell' acido salicilico nei tessuti e nei liquidi organici. (99) V, 179-187; 4906.

G. liOmbardo. Sulla dimonstrazione istochimica dei corpi grassi. (99) V, 272- 284; 4906. — L'auteur passe en revue les réactions histochimiques des graisses et substances similaires ; elles sont, à l'heure actuelle, assez nettes et assez diverses pour qu'on puisse diflTérencier et reconnaître sous le microscope le corps gras que Ton désire identifier.

B. PBINDEL.

E. Winterstein et O. Hiestand.

Zur Kenntnis der pflanzlichen Lecithine (Surleslécithines végétales). (39) XLYll, 496-498; 1906. — Diverses lécithines végétales, notamment celles des céréales, ne contiennent que 20 pour 100 de phosphore, tandis que celles des légumineuses en contiennent plus. Cette différence tient

à la présence, dans les premières, de quantités considérables (environ 16 0/0) de sucres, et notamment de d-glucose, et de d-galactose, avec un peu de pentose, à côté des produits ordinaires de l'hydrolyse de ces corps (acides gras, acide glycérophosphorique et choline). Le mélange extrait des feuilles de châtaignier ou de l'herbe fournit aussi par hydrolyse des sucres, parmi lesquels on a caractérisé du d-galactose et du d-glucose. Il convient donc de ne plus réunir sous le nom de lécithines des produits aussi divers, et d'accepter, avec Hammarsten, la dénomination plus générale de phosphatides, créée par Thudichum pour l'ensemble de ces corps phosphores solubles dans l'éther. e. lambling.

O. Rosenheim. On the preparation of cholesterin from brain. (51) XXXIV, 104-106; 1906. — Le procédé repose sur la déshydratation préalable du cerveau par le broyage avec du sable et du plâtre. La masse desséchée est broyée de nouveau, puis la cholestérine extraite par l'acétone. Le premier extrait est encore riche en eau, mais dans les suivants on obtient directement de beaux cristaux de cholestérine par l'évaporation du dissolvant. J. p. LAN(UX)IS.

Christine Tebb. The cholesterin of the brain. (51) XXXIV, 106-110; 4900. — Extraction de la cholestérine du cerveau par le procédé de Rosenheim. La cholestérine se trouve à l'état pur, et n'est point mélangée avec la cholestérine-éther, confirmation du travail récent de Bunz.

1000 gr. de cerveau fournissent 20 à 25 gr. de cholestérine. j. p. langlois.

H. Lohrisch. Ueber die Bedeutung der Cellulose im Haushalte des Menschen. I (Sur la signification de la cellulose dans l'économie humaine). (39) XL Vil, 200- 252; 1906. — L'auteur rapporte d'abord les observations faites sur l'utilisation de la cellulose dans le tube digestif des animaux, et il expose les divers procédés employés pour le dosage de cette substance. Le tube digestif de l'homme bien portant est capable d'absorber des quantités considérables de cellulose, variables selon l'âge, l'origine et le plus ou moins de dureté de cette substance. Ainsi la proportion de cellulose absorbée a été pour les choux-raves de 7.9, pour lest épinards de 90,5, pour les choux blancs de 100,

ANALYSES

pour le pain de 85, pour les lentilles de 45 0/0, etc.. En employant le repas d'épreuve de Schmidt et Strasburger (Die Faeces des Memchen, Berlin, 1905, p. 191), l'auteur a observé chez une série d'individus normaux une absorption de 60 0/0, chez les constipés chroniques de 81 0/0 et chez divers autres malades de 21 à 38 0/0, et il montre que cette disparition de la cellulose dans l'intestin ne peut pas être rapportée à des fermentations bactériennes, et notamment à la fermentation méthanique de Tappeiner, mais à l'action d'une ou plusieurs diastases encore inconnues. — Index bibliographique très

étendu. E. L AMBLING.

L. F. Barker etB. A. Gohoe. Some considerations on proteid diet: with especial reference to its content in amide-nitrogen, melanoïdine-nitrogen, diaminonitrogen and monanino-nitrogen (The joum. ofhiol. chem., 1, 229-238; 1906). — Un certain nombre d'aliments composés (viandes rouges diverses, poulet, poisson, foie, etc.), ont été dégraissés, puis hydrolyses par HCl concentré, et l'on a dosé d'après Hausmann et G umbel (Beitr.

ehem, Physiol., t. V, p. 297) les diverses fractions de l'azote. e. l am bung.

A. Kanitz. Die Afiinitâtskonstanten einiger Eiweisssptaltungsprodukte (Les constantes d'affinité de quelques produits de dédoublement des matières albuminoïdes). (39) LXVÏI, 476-495; 1906. - D'après la conductibilité électrique des chlorhydrates d'histidine, de lysine et d'arginine, et des sels sodiques de ces corps, ou d'après l'hydrolyse de l'acétate de méthyle, l'auteur a mesuré la constante de dissociation de ces sels, et il montre que c'est dans l'histidine que le caractère acide et le caractère basique sont & la fois le plus prononcés, à tel point que ce corps est la substance la plus amphotère qui soit actuellement connue. Quant au groupe carboxylique, il se fait encore sentir dans la lysine, mais il est sans effet dans l'arginine.

E. LAMBLING.

Wl. Guleivitsch. Zur Kenntnis der Extraktivstoffe der Muskeln. (111). (39) XLVII, 471-475; 1906. — L'auteur confirme l'indication de Kutscher relative à la présence de la méthylguanidine dans l'extrait de viande, et il décrit le picrate de cette base.

E. LAMBLING.

E. Abderhalden et A. Hunter.

Vorlâufige Mitteiling ûber den Gehalt der Eiweisskôrper der. Milch an Gljkokoli (Communication préliminaire sur la teneur des matières albuminoldes du lait en glycocoUe). (39) XLVII, 404-406; 1906. — L'hydrolyse du mélange de lactalbumine et de lactoglobuline a donné de petites quantités de glycocolle, ce qui explique pourquoi Skraup en a trouvé dans la caséine, sans doute incomplètement purifiée, et pourquoi Abderhalden n'en a pas obtenu avec des échantillons purifiés avee

soin. E. LAMBLING.

O. Knimmacher. Zur quantitativen Bestimmung der in den ËiweisskOrpem enthaltenen Zuckergruppe (Détenuination quantitative des groupes sucrés qui existent dans les albuminoldes). (36) XLVII, 612-627; 1906. — L'auteur étudie d'abord la peptone de Witte. Ce produit contient un groupe sucré ; lui-même provient de la fibrine ou du fibrinogène, c'est-à-dire de globulines. Il est probable qu'il contient de la glucosamine. — Pour s'en assurer, on dédouble la substance eo la faisant bouillir avec l'acide chlorbydrique : on neutralise, on filtre. Le filtrat peut être traité par l'acide phosphomoiybdique; filtré de nouveau, le résidu forme avec la phénylhydrazine chlorbjdrique et l'acétate de soude une osazooe qui peut être identifiée à la dextrosazone.

— L'auteur reprend la liqueur chlorhydrique primitive, neutralisée, et en détermine le pouvoir réducteur au moyen de la liqueur de Fehling ammoniacale de Pavy. — En troisième lieu il appU<pie le procédé d'Allihn^ en se débarrassant par l'acide phosphomolybdique des substances empêchant la précipitation de Toxydule. — D'autre part, l'auteur étudie le pouvoir réducteur de la glucosamine. Ce pouvoir est sensiblement le même qae pour le glucose. Le résultat final, c'est que 100 grammes de peptone de Witte à l'état sec fournissent 2 gr. 53 de substance réductrice considérée comme glucosamine.

— Le même procédé appliqué à la viande lavée préalablement a donné le résultat suivant : 100 granmies de substance sèche fournissent 0 gr. 48 de substance réductrice (glucosamine). dastrb.

D. Ackermann. Nachveis yon Guanidin (Recherche de guanidine). (39) XLYII, 366-367; 1906. — La guanidine, qui accompagne souvent l'arginine dans

LIQUIDES ET PRODUITS ORGANIQUES

la c fraction à Targinine >, du produit d'hydrolyse des protéiques, peut être isolée en précipitant d'abord Targinine par l'adde picrolonique, puis la guanidine par le chlorure de Facide benzénesulfonique à l'état de benzène sulfoguanîdine. Ce sulfo-dérivé est en aiguilles fondatnt à 212* et solubles à raison de 0 gr. 02 seulement pour 400 gr. d'eau.

B. LÂMBLIN6.

c. Abderhalden et B. Babkin. Die

Monamosâuren des Legumins. (39) XLYII, 35i-358; 4906. — 400 gr. de légumine sèche et exempte de cendres ont donné à Fhydrolyse : glycocolle 4,0; alanine 2, 8; ac. amino-valérianique 4,0; leucine 8, 2; proline 2,3; phenylalanine 2, 0; acide glutamique 46, 3; acide aspartique 4, 0; tyrosine 2, 8 gr. La légumine se rapproche beaucoup de la conglutine. Cette dernière donne 49, 5 0/0 d'acide glutamique (chiffre rectifié), e. lambling.

Kj. O. al Keercher. Zur Frage der Kreatin und Kreatininausscheidung beîm Menscfaen (Sur la question de l'excrétion de la creatine et de la creatinine chez l'homme). (8) VIII, 59-64 ; 4906. — L'auteur a dosé dans son urine la creatine et la creatinine d'après Folin (Zeit. phys. Ch.j t. XLI, p. 223), après ingestion de nations exemptes de ces substances ou de rations de viande, ou enfin, de quantités considérables d'extrait de viande. Ces essais ont montré que la creatine et la creatinine venues du dehors sont en partie détruites, en partie éliminées par les urines^ la première paraissant être plus facilement décomposée que la seconde.

£. LAMBLING.

Waldvogel et Tintenmann. Zur Ghemie àea Jecorins. (39) XLYII, 429-439; 4906. — Les auteurs ont analysé des jécorines retirées par divers procédés du foie et de la rate de chiens autolyses ou de foies de chiens dégénérés par l'action toxique du phosphore, et ils concluent que la jécorine est un individu chimique, mais qu'elle n'est pas encore un corps pur. La jécorine entraîne souvent avec elle du glucose, qui peut être éliminé par fermentation avec de la levure. Ainsi purifiés, les produits préparés par les auteurs avaient encore néanmoins un pouvoir réducteur vis-à-vis de la liqueur de Fehling cori*espondant à 47,7-24, 2 0/0 de glucose. Toutefois il existe aussi des jé-

JOVRNAL DE PHYSIOL. BT DB PATHOL. GÉNÉR.» 4906.

corînes exemptes de glucose. La jécorine serait donc une substance de composition variable selon la durée de l'autolyse. C'est un produit de décomposition du protoplasma, formé d'un noyau de lécithine qui ne manque jamais, auquel sont fixées des quantités variables de glucose et d'autres produits. e. lambling.

F. A. Steensma. Ueber die Farbenreaktionen der Eiweisskôrper, des Indols und des Skatols, mit aromatischen Aldehy den und Nitriten (Sur les réactions colorées des matières albuminoïdes, de l'indol et du scatol avecdes aldéhydes aromatiques et les nitrites). (39) XL VU, 25-27; 4906. — Les réactions colorées que l'on obtient en traitant à chaud les matières albuminoïdes en présence de HGl, par la p-diméthylaminobenzaldéhyde (E. Rohde, ibid.^ t. XLIV, p. 464), sont modifiées et deviennent plus caractéristiques quand on ajoute du nitrite de soude. Ainsi la vanilline donne avec HCl et de l'indol du rouge orangé, qui par addition de nitrite n'est pas modifié ; avec le scatol on obtient de même du rouge violet, que l'addition de nitrite fait passer au bleu violet. On peut donc ainsi déceler le scatol à côté de

l'indol. E. LAMBLING.

P. A. Levene et W. Beatty. Ueber die Fâllbarkeit der Aminosauren durch Phosphorwolframsâure (Sur la précipitation des acides aminés par l'acide phosphotungstique). (39), XL VII, 449-450; 4906. — Les acides aminés ne peuvent en général être précipités par l'acide phosphotungstique qu'en solution très concentrée et par des dissolutions très concentrées de réactif. Les auteurs montrent quelles sont les conditions de précipitation du glycocolle, de l'alamine, de la leucine, de la phenylalanine et de l'acide glutamique, et ils annoncent un travail sur l'application de cette méthode à l'étude des diverses fractions fournies par la méthode par éthéréfication d'Em. Fischer.

s. LAMBLING.

F. Fischler. Zur Urobilinfrage .

(39) XL VII, 336-338; 4906. -. Bien qu'on admette en général pour l'urobiline une origine purement intestinale (entérogène), beaucoup de faits cliniques sont difficiles à concilier avec cette théorie. Les expériences suivantes de l'auteur plaident également dans ce sens. Des chiens & cholédoque sectionné et muni&

ANALYSES

d'une fistule biliaire, et dans lesquels toute arrivée de bile dans l'intestin était absolument impossible, ont éliminé néanmoins d une manière constante un peu d'urobiline par les fèces et par la bile. L'urine n'en contenait pas. Sous l'influence de toxiques dont l'action sur le foie est connue (phosphore, toluylènediamine, alcools éthylique et amylique), la quantité d'urobiline augmente énormément dans la bile, mais non dans l'urine et les excréments. L'auteur conclut donc qu'une partie de l'urobiline peut avoir une origine extra-intestinale.

E. LAMBLING.

p. A. Levene et J. A. Mandel.

Ueber die Kohlehydratgruppe des Milznucleoproteids (I) (Sur le groupe hydro carboné du nucléoprotéide de la rate).

(39) XLVn, 454-153; 4906. — De trois échantillons de nucléoprotéide extraits de la rate du bœuf par deux procédés différents, les auteurs ont pu séparer de l'acide glucoth ionique (cf. ihid., XLV, p. 386), mais on ne peut encore affirmer que cet acide ne provient pas d'une impureté mucoïde accompagnant le nucléoprotéide. E- LAMBLING.

Y. A. Mandel et P. A. Levene. Darstellung und Analyse einiger Nucleinsuuren (XII) (Préparation et analyse de quelques acides nucléiques). (39) XLVII, 440-442; 4906. — Sur les acideê nucléiques du rein. Cet acide préparé d'après Levene {ibid., t. XLV, p. 370) renferme, à l'état de sel de Cu : Az 44,89 et 44,02; P 8,54 et 8,04; cendres 23,47 et 23,54 . En fait de bases picriques et pyrimidiques, on y a trouvé pour 400 gr. : picrate d' adenine 2,20, guanine 7,32; thymine 3,60; picrate de cytosine 42,24 gr. Avec la solution chlorhydrique d'orcine, cet acide donne, conmie les autres, la réaction des pentoses, et il fournit par hydrolyse de Pacide lévu-

lique. K. LAMBLING.

A. Panella. Sul rapporto fra quantità di sostanza usata e quantità di nucleone determinata. (99) V, 246-220; 4906.

A. E. Taylor. On the solubility of uric acid in the blood-serum (The Journ. ofhiol. chem., I, 477-484; 4906). — D'après His et Paul, I'ac. urique est soluble dans 39,500 p. d'eau froide. Le sérum sanguin du bœiif en dissout d'après l'auteur en-

viron 40 fois plus, soit 4 p. pour 4000 p. de sérum. Cet acide est en partie dissous dans l'eau, absorbé pour les colloïdes et enfin engagé dans des combinaisons com-

plexes. E. LAMBLING.

Pierre Fauvel. Sur l'excrétion des purines (xantho-uriques) et de l'adde urique endogènes. (79) GXLII, 4292-4294; 5 juin 4906. — La quantité de purines et d'acide urique endogène est constante avec un régime exempt de purines, quel que soit d'ailleurs ce régime ; elle est de 0 gr. 400 à 0 gr. 500 pour les xanthouriques et de 0 gr. 280 à 0 gr. 350 pour l'acide urique. Il n'y a donc pas de rapport constant entre l'ac. urique ou les xantho-uriques et l'urée, pas plus qu'entre l'azote de l'urée et l'azote total.

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