L. CAMUS
E. Zunz. Contribution à l'étude des propriétés antiprotéolytiques du sérum sanguin. (74) 30 décembre 1905 (33 pages). — Le sérum du sang du chien empêche plus ou moins la digestion des substances albuminoïdes coagulées (sérum de cheval, blanc d'œuf) par le suc pancréatique activé par l'entérokinase (solution de sécrétine), par le suc pancréatique actif (suc de pilocarpine ou de peptone) et par la pepsine. Les propriétés antiprotéolytiques du sérum de chien sont dues, au moins en partie, à des antiferments, antipepsine, antikinase, antitrypsine. La ligature des canaux pancréatiques n'entraîne pas, chez le chien, de modifications appréciables des propriétés antiprotéoljtiques du sérum.
£. FEINDEL.
Htmter. On the precipitins of snake an ti venoms and snake antisera (Sur les précipitines des antivonins et des antiserums des serpents). (51) XXXÎII, 239-250; 1906. — Lamb avait indiqué que les précipitines formées dans le sérum des animaux immunisés avec le venin du cobra, précipitaient . non seulement ce venin, mais celui également de Duboia Russell il. 11 n'y aurait donc pas d'action spécifique, les deux serpents appartenant à deux groupes différents. Les précipitines ainsi formées par immunisation avec le venin sont sans action sur le sérum des serpents. La valeur antitoxique d'un antivenin est indépendante de son pouvoir précipitant et la quantité de substances toxiques dans un venin n'est nullement en rapport avec la quantité de substances précipitables. La substance précipitante n'est donc pas la toxine, ou du moins ne comprend pas la totalité des toxines ; elle appartient sans doute au groupe des protéides coagulables existant dans le venin.
J. p. LANCLOIS.
R. B. Gibons. Concentration of antitoxin for therapeutic use {The Joum. of hiol chem., 1, 161-170; 1906). — Le sérum anti-diphtérique est concentré en ce sens que l'on en isole par précipitation les globulines antitoxiques, s. lambling.
J. Baracze'WBki et L. Maroh.»
Ic^ski. Zur Kenntnis des Bhisfarbstoffs (Contribution à l'étude du pigment sanguin). (39) XLVII, 331-334; 1906. — De l'anhydride méthyl-n-propylmaléique a été transformé en imide et distillé avec de la poudre de zinc dans un courant d'hydrogène, et le méthyl-n-propylpyrrol obtenu a été copule avec du chlorure de benzinediazonium. L'azoîque rouge obtenu présente des caractères spectroscopiques identiques t ceux de l'azoïque correspondant qui donne l'hémopyrrol provenant de l'hématine. e. laubling.
R. Lépine et Boulud. Effets de rinhalation de choroforme sur les substances sucrées du sang. (70) XV, 359-364; 1905. — Hyperglycémie, disparition du pouvoir glycoly tique du sang artériel, modification des rapports du glucose et des conjugaisons glycuroniques.
M. LAMBERT
G. d'Errico et D. Ranalli. Sur la
lymphogenèse. Formation de la lymphe dans la glande sous-maxillaire empoisonnée avec le fluorure sodique. (72) XLV, 207-219; 1906. — Tout acte sécréteur se compose de deux moments fondamentaux : a) élaboration de substances spécifiques dans les protoplasmas glandulaires; h) établissement d'un courant de liquide qui, traversant ces protoplasmas, chasse ces substances et les entraine au dehors. L'intégrité des éléments glandulaires est-elle aussi nécessaire à l'accomplissement du second acte qu'elle est indispensable au premier? Les expériences de l'auteur répondent par l'affirmative.
En effet, quand les éléments de la glande sous-maxillaire du chien sont paralysés par le fluorure sodique, la stimulation de la corde du tympan a pour effet une dilatation des vaisseaux de l'organe, une augmentation de l'écoulement de la lymphe (fistule directe ou indirecte du canal lymphatique cervical), une accumulation de lymphe dans les interstices du parenchyme glandulaire; mais jamais, dans ces conditions, il n'y a passage de lymphe dans les acini et ensuite dans les cou^
ANALYSES
duiU excréteurs, jamais écoulement de liquide par le canal de Wharton. Donc les deux moments du processus de sécrétion s'unifient en ce qu'ils exigent l'un et l'autre la présence et l'activité de l'épithélium glandulaire. Il ne pouvait, d'ailleurs, en être autrement, car c'est un travail osmotique important que de séparer un liquide moins concentré, la salive, d'un liquide plus concentré, la lymphe; un tel travail demande l'intégrité entière de l'élément actif, qui prépare peut-être quelque substance destinée à augmenter la perméabilité des capillaires qui sont à son contact.
E. FEINDBL.
Maurice d'Halloin. Contribution à l'étude des signes de la moft. Rubéfaction provoquée du globe oculaire appliquée au diagnostic de la persistance de la circulation dans le cas d'absence des bruiU du cœur. (80) LX, 668-669; 7 avril
O. Fano. SuUe manifestazioni elettriche del cuore durante l'inibiadone pneumogastrica. (98) III, 456; 1906. — Courte réponse & quelques critiques de Boruttau sur les expériences publiées par Fano en 1904.
R. von den Velden. Die c Saugwirkung > des Herzens (L'action aspirante du cœur). (16) XX, 73-74; 6 mai 1906. — Le cœur n'exerce pas d'action aspiratrice. Quand le cours du sang est supprimé dans les grosses veines, il n'y a pas d'écoulement du liquide d'un réservoir placé au niveau du cœur. m. lambert.
L. Fredericq. Sur la forme de la contraction du muscle ventriculaire. (71) m, 385-395; avril 1906. — La systole ventriculaire normale présente un plateau. Ce plateau est manifeste encore chez les animaux dont l'aorte est liée temporairement. Se plaçant au point de vue de la théorie neurogène de la pulsation cardiaque, L. Fredericq se fondait sur l'analogie extérieure présentée par le plateau systolique avec un court tétanos de muscle du squelette pour identifier la systole ventriculaire avec un tétanos du muscle cardiaque. Mais la question devient tout autre, si on se place au point de vue de la théorie myogène du fonctionnement cardiaque. Si l'on admet, conformément & la théorie myogène, que le primum movens
de la pulsation cardiaque réside non dans les éléments nerveux du cœur, mais dans la fibre musculaire elle-même, on se trouve dans des conditions très différentes de celles de l'innervation des muscles du squelette, et l'on n'a plus & se demander si les particularités de la systole ventriculaire reproduisent celles de l'innervavation d'une secousse simple ou celle d'un tétanos d'un muscle de squelette.
La contraction cardiaque doit être étudiée en elle-même, sans qu'il y ait lieu de la faire entrer Me force dans le schéma adopté pour les muscles du squelette.
Étudiée & ce point de vue, la contraction du muscle ventriculaire (cœur de chien isolé nourri par l'aorte, suivant le procédé de Langendorff, avec du sang artérialisé) se fait suivant un type propre. On peut y distinguer deux parties :
d'abord une contraction brève initiale, suivie d'une contracture plus ou moins oscillatoire. La contraction initiale se présente seule, si le muscle ventriculaire est placé artificiellement dans de mauvaises conditions de nutrition, telles que la suppression de la circulation ou la circulation d'un sang asphyxique (riche en CO', p. ex.) C'est le cas également des pulsations ventriculaires abortives, auxquelles ne correspondent pas de pulsations artérielles. Enfin c'est le cas pour la systole auriculaire normale, dont le tracé représente une contraction brève, sans contracture. La contraction avec contracture (de la systole venticulaire) rappelle, par sa forme, la secousse des muscles du squelette empoisonnés par la vératrine, tandis que la contraction brève (de la systole auriculaire) rappelle la secousse ordinaire des muscles nor-
maux.