L. CAMUS
H. Sérégé. Sur la teneur en fer du foie droit et du foie gauche dans certains cas pathologiques. (80) LX, 708-710; Bordeaux, 3 avril 4906.
"W. Seitz. Die Leber als Vorrathskammer fur Eiweisstoffe (Le foie comme organe de 'réserve de matières albuminoïdes). (2) CXI, 309-334; 1906. — Le foie est un entrepôt de graisse, d'hydrates de carbone et d'albumine. — Le maximum de glycogène du foie est 18, 69 •/« (SchSndorf); dans les muscles il est de 3,72 */«; le maximum pour le corps entier est de 4 fois la quantité du foie , lequel cependant n'est que la neuvième partie du corps ordinairement; mais dans ce cas d'hypergljcogénisation hépatique, il atteint 12,43 */« du poids total du corps. — Des déterminations du même genre ont été faites chez les poulets, chez Toîe, chez des mollusques (Limax)', etc. — En ce qui concerne les graisses, l'auteur rappelle les faits de Pfeifîer, Forster, Rosenfeld et LebedefT.
— En ce qui concerne les albuminoldes, l'auteur évoque les travaux d'Afanassiew et Slowzow et il passe à ses expériences. Elles consistent à faire jeûner l'animal pendant plusieurs jours de manière à faire disparaître les hydrates de carbone et à l'alimenter ensuite avec un albmninoîde pur ou au moins avec un aliment très riche en albumine. Il constate que, dans certaines de ces recherches, le poids du foie a plus que doublé, alors que celui du reste du corps n'avait pas subi de changement notable. dastrb.
Z. Gatin-Groze'WBka. Influence de
la dilution des solutions d'adrénaline sar la disparition du glycogen e dans le foie et dans le muscle. (80) LX, 940-941;
G. J. Rothberger et H. ^Vinterberg. Ueher die entgiftende Funktion der Leber gegenûber Strychnin, Atropiû, Nikotin und Kurare (Sur la fonction antitoxique du foie...) (70) XV, 339-357; 1905.
— Le pouvoir antitoxique du foie s'exerce vis-à-vis de la strychnine et la nicotine, mais non pas vis-à-vis de l'atropine et da curare. L'atténuation des deux premiers , poisons se produit également quand ils traversent d'autres réseaux capillaires, par exemple ceux des membres.
M. LAMBERT
E. Abderhalden et Y. TeruachL
Das Verhalten einiger Peptide gegen Organextrakte (La réaction de quelques peptides vis-à-vis d'extraits d*organes).
(39) XLVn, 466-470; 1906. — Le gljcollyl-glycocolle et la leucyl-leucine, qui résistent à l'action du suc pancréatique pur, sont dédoublés en leurs composants par les extraits de foie. Les diastases protéolytiques des tissus sont donc diflerentes de celles, du tube digestif et elles exercent une action de dédoublement plus profonde. s. lamblikg.
G. Embden et F. Kahberlah.
Ueher die Acetonbildung in der Leber d) (Sur la formation d'acétone dans le foie). (8) VllI, 121-128; 1906. — En faisant une circulation artificielle de sang de bœuf ou de chien à travers des foies de chien, on constate que le sang de sortie contient de l'acétone qui a été caractérisée à l'état de dibenzylacétone d'après Vorlftnder et Hobohm (D. eh. G., t. XXIX,
PHYSIOLOGIE DES GLANDES
p. i840). ÀTec le muscle, le rein, le résoltat a été négatif.
s. LA.MBLING.
O. Embden, H. Salomon et Fr.
Schmidt. Ueber Acetonbildung in der Leber (II) (Sur la formation d'acétone dans le foie). (8) VIII, p. 129-155; 1906. — La source de l'acétone dans le foie. En ajoutant diverses substances grasses ou aromatiques à du sang qu'ils faisaient passer en circulation artificielle À travers des foies de chiens, les auteurs ont observé quant à la production d'acétone les faits suivants : parmi les acides aminés aliphatiques, la leucine seule a donné de l'acétone; l'acide amino-isovalérianique notamment n'en a pas fourni. L*acide isobutjlacétique, bien qu'il corresponde à la leucine, et l'acide isobutyrique, ont aussi donné un résultat négatif, tandis que l'acide isovalérianique augmentait la production d'acétone, ainsi que les acides butyriques et p-oxybutyrique. Tous les acides aromatiques dont le noyau benzénique peut être détruit par l'organisme ( tyrosine , phenylalanine , acides phényl-a-lactique, homogentisinique) produisent de l'acétone, tandis que ceux dont 1^ noyau résiste (acide phénylacétique, phénylpropionique, cinnamique, phényl-p-laclique) sont sans effet. Pour les hypothèses que l'on peut faire quant au mécanisme chimique de la production de l'acétone & partir des substances précitées, voir le mémoire original.
6. Galli. Contributo allô studio délia secrezione biliare nell'uomo. (98) III, 447-456; 1906. — Pendant 54 jours, chez une opérée en bon état, l'auteur a pu recueillir toute la bile sécrétée et faire des constatations diverses. Il a cherché à établir la quantité de bile sécrétée en 24 h, le maximum et le minimum de production, l'effet des substances dites cholagogues. La quantité de bile quotidienne a oscillé du maximum Wi c. c. au minimum de 747 c. c; l'écoulement de la bile est continu, mais chez la malade il présentait un maximum à 4-3 h. de l'aprés-midi; c'est la nuit qu'il était le plus faible. Après avoir insisté sur le bon état général de l'opérée dont l'intestin ne recevait pourtant pas du tout de bile, l'auteur relate ce qu'il a obtenu avec les cholagogues; les jours où il a donné de l'acide salicylique, il a
recueilli les quantités de bile les plus élevées, mais ces chiffres ne dépassaient pas la moyenne de beaucoup; quant à i'aloés, le podophyllin, le calomel, la rhubarbe et la propre bile de la malade, ces substances n'augmentèrent pas du tout la quantité de la sécrétion biliaire.
E. FEINDEL.
G. Bologneed. La legatura délia vena porta in animali con circulo di Jacobson. (99) LX, 249-274; 4906. — L'auteur a pratiqué la ligature brusque de la veine porte chez des oiseaux, animaux pourvus de la circulation de Jacobson (faisant communiquer les racines mésentériques de la veine porte avec la veine cave inférieure par l'intermédiaire des veines rénales) ; les canards et les dindons supportent bien cette opération qui a pour conséquences l'hyperémie passive dans le territoire d'origine de la veine porte (intestin, rate et pancréas^, dans le rein et dans le foie. Il se produit un dépôt adipeux dans les cellules hépatiques, dont les fonctions biliaire et glycogénétique ne sont pas altérées pour cela; en dehors de l'adipose signalée, on n'observe aucune lésion des éléments du rein. Ceci ne suffit pas pour qu'on puisse affirmer que le sang détourné de la veine porte ne soit pas toxique, car sa toxicité, si elle existe, peut à la rigueur être encore neutralisée directement par les cellules du rein ou indirectement par celles du foie; mais il est certain que la ligature de la veine porte ne met pas les oiseaux en état de moindre résistance À l'égard de l'infection coli-bacillaire expérimentale. En définitive, il y lieu d'admettre que chez les oiseaux comme chez les mammifères, les effets les plus importants de l'arrêt de la circulation porte sont d'ordre mécanique; les effets toxiques sont pour le moins subordonnés aux premiers. s. feindel.
Hem:i Lamy, André Mayer et Fr. Rathery. Modifications histologiques des tubes contournés du rein au cours des éliminations provoquées.
Élimination d'eau. Élimination de cristalloïdes. (80) LX, 876-877; 49 mai 4906. — L'élimination d'eau semble s'accompagner de l'élargissement des espaces intertubulaires, tandis que le passage des cristalloldes donne lieu à des vacuoles intra-cellulaires. l. camus.
ANALYSES
Henxi Lamy et André Mayer. Une
nouTelle hypothèse sur l'anatomo-physiologie du rein. (80) LX, 932-934; 26 mai 1906. — La transsudation se ferait à travers Tendothélium du réseau capillaire Ters les espaces intertubulaires et la sécrétion par l'épithélium rénal plongé dans ce transsudat. Les glomérules agiraient surtout mécaniquement, favoririsant la progression de Turine par leurs mouvements de piston. l. camus.
D. R. Hooker. Eine Beobachtung ûber gegenseitige Abhângigkeit beider Nieren (Observation sur la dépendance réciproque des deux reins). (16) XX, 419- 122; 19 mai 1906. — L'énervation d'un rein produit en même temps que l'augmentation de la sécrétion de ce rein la diminution de la sécrétion du rein opposé.
E. Louise et F. Moutier. Contribution à l'étude thérapeutique du mercure phénjle. Élimination du mercure par la glande mammaire. (80) LX, 878-880; 19 mai 1906.
S. Gogltidse. 1st der Uebergang von Nahrungsfett in die Milch durch die Wintemitzsche lodfettfûtterung nachweisbar?
(Le passage de la graisse alimentaire dans le lait peut-il être démontré par le procédé de Winternitz (alimentation avec la graisse iodée)?). (36) XLVn,475-486; 1906. — Winternitz donne aux animaux en lactation, en outre de la graisse ordinaire, de la graisse iodée, et il reconnaît la présence de l'iode dans les graisses du lait ; il estime que cette constatation suffit à prouver le passage sans changement de la graisse alimentaire dans le lait. Caspari, Bendix et d'autres ont conclu de même. Au contraire^ Jantzen (1901^, ayant obtenu du lait iodé en administrant au lieu de graisse de la caséine iodée, conclut que le procédé de raisonnement de Winternitz est sans valeur. Il est vrai que Max Muller (1903) a prétendu que la caséine iodée de Jantzen contenait aussi de la graisse. — L'auteur rappelle que d'après les travaux de Lewald, Perier, Welander, Stumpf, l'iode passe dans le lait, alors qu'il est administré soit à l'état d'iode libre, soit à l'état de sels. Il admet donc que l'iode introduit dans l'organisme se libère, et entre dans de nouvelles combinaisons. Et enfin il conclut que le passage des graisses en nature, de l'alimen-
tation dans le lait, rendu vraisemblable par les prédécesseurs de Winternitz, n'a gagné aucune force démonstratiTe nouvelle du fait de ce physiologiste ni de ses imitateurs, et n'a été réellement prouvé que par ses propres travaux.
DASTRB.
Léopold-Lévi et H. de Rotlischild. Corps thyroïde et faim. (80) LX, 971-973; 2 juin 1906. — La médication thyroïdienne augmente la faim ou la fait apparaître; les malades atteints de troubles de la fonction thyroïdienne ont également des troubles de l'appétit.