‹ Journal de physiologieChapitre 301 sur 578 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

N. Misla'waky. Note sur l'innervation vaso-motrice de la prostate et de la thyroïde. (71) III, 381-384; avril 1906. — La coexistence de filets vaso-constricteurs et vaso-dilatateurs dans le même tronc nerveux est un phénomène fréquent. Le résultat définitif est commandé par l'état d'excitabilité des différentes fibres nerveuses, du tonus des vaisseaux de laglande, de la force de l'excitation et du rythme des interruptions. D'où résultats contradictoires. Ainsi l'auteur a pu obtenir des effets vaso-constricteurs pour la prostate par l'excitation des nerfs hypogastriques, alors que l'effet le plus fréquent est la vaso-dilatation. C'est que les hypogastriques contiennent, sans doute, les deux ordres de filets. De même le nerf laryngé supérieur contient pour la thyroïde les deux ordres de filets, vaso-constricteurs et vaso-dilatateurs. L'effet vaso-constricteur, décrit par de Cyon, Furth, est le plus fréquent; mais l'auteur a pu obtenir, avec son élève Sinakevitch, également des effets vaso-dilatateurs, plus rares

toutefois. V. PACHON.

V. Massent!. La rate du chien après ablation complète de l'appareil thjroparathyroïdien. (92) XLV, 223-235; 1906.

— A la suite de la thyro-parathyroïdectomie complète chez le chien, il se développe constanmient dans la rate un processus de sclérose dont le degré se montre en rapport étroit avec la durée de survivance de l'animal après l'opération, et peut-être avec certaines conditions de l'expérience. Cela constitue une démonstration contre toute fonction vicariante de la rate relativement à la thyi'oide.

B. FBINDEL.

PHYSIOLOGIE DES GLANDES

G. AstoUonl et G. B. Valeri. Contribution À Tétude de la glycosurie pro- Toquée par la phlorizine. (72) XLV, 62-71 ; 4906. — Ces expériences fournissent la démonstration de deux faits importants, à saYoir que dans la glycosurie phlorizinique, contrairement à ce qui a lieu dans le diabète humain, la quantité de l'acide oxalique diminue, et en outre que l'administration de fortes doses d'hydrates de carbone n'augmente pas proportionnellement le sucre éliminé. Par conséquent les oxydations organiques ne sont pas diminuées sous l'influence de la phlorizine. L'hypothèse que le diabète phlorizinique serait d'origine rénale acquiert, d'après les recherches des auteurs, une grande probabilité. Toutefois il ne saurait s'agir d'altérations anatomîques du rein, mais de modifications fonctionnelles donnant à l'épithélium, soit le pouvoir d'éliminer le sucre qui pourrait dériver d'une scission du glycoside en phlorétine et en glycose, soit une faculté sécrétoire spéciale. s. feindel.

A. Maxrassini. Sopra le modiûcazioni che si hanno nelle capsule surrenali in rapporto con alcune variazioni délia funzione génitale e délia funzione rénale. (102) LX, 197-218; 1906. —Étude histologique de surrénales de cobayes. La grossesse, la castration, la néphrectomie unilatérale, ont pour conséquence des modifications des surrénales telles qu'on en observe dans les processus généraux.

Sans être spécifiques, ces modifications ont dans chacun des états examinés une localisation prédominante donnant à penser que toutes les régions de la glande n'ont pas la même fonction. Ainsi, la diminution de la sécrétion rénale principalement, et aussi une partie de la grossesse seraient le point de départ de processus généraux, modifiant d'une façon particulière la fonction de la zone fasdculée. Une autre période de la grossesse et la castration donneraient lieu à des phénomènes faisant spécialement retentir leur action sur la zone réticulée où ils déterminent la diminution du pigment et la surproduction des corps sidérophiles et fuchsinophiles dans le premier cas. et une formation extraordinairement abondante de pigment dans le second. La diminution de l'élimination rénale des déchets de l'organisme semble en outre provoquer l'hyperf onction de la substance médullaire* e. feindel.

Busch et Van Bergen. Suprarenal transplantation with preservation of function. (i3) XVI, 444-445; 1906. — La greffe des capsules surrénales paraît être le seul traitement rationnel de l'insuffisance surrénale; malheiireusement si Langlois et Abelous ont réussi à obtenir quelques cas heureux avec les grenouilles, les essais poursuivis par de nombreux expérimentateurs sur les manmiifères n'ont jamais donné de résultats, la substance médullaire^ seule importante dans l'espèce, se nécrosait rapidement. B. Busch et Van Bergen ont transplanté la capsule surrénale sur ou plutôt dans le rein du même animal (lapin). Dans un cas sur trente expériences, ils ont eu un résultat très net. La greffe était faite sur un animal monocapsulé ; 102 jours après, l'ablation de la seconde capsule n'entraînait pas la mort, 62 jours plus tard l'ablation du rein greffé était suivie dans les trois jours de la mort de l'animal avec tout le syndrome des acapsulés.

J.-P. LANGLOIS

E. Friedmann. Die Konstitution des Adrenalins. (8) VIII, 95-120; 1906. — Travail très intéressant ei qui aboutit à démontrer pour l'adrénaline la formule que voici : OH A — CHOH. CH* AzH. CIP. I 1 OHV

B. LAMBLING.

Z. Gatin-Grruze'WBka. Action de l'adrénaline sur la teneur du muscle en glycogène. (79) CXLII, 1166-1167; 21 mai 1906. — L'adrénaline à la dose de 1 gr. par kil. donnée à un lapin au jeûne depuis 24 h. fait disparaître en 36-40 h. le glycogène du foie et des muscles; la solution doit être faite à raison de 0 gr. 0005 par centimètre cube. l. camus.

S. Lieben. Ueber die Wirkung von Extrakten chromaffinen Gewebes (Adrenalin) auf die Pigmentzellen. (16) XX, 108-117; 19 mai 1906. — L'adrénaline produit la contraction des cellules pigmentaires de la grenouille, par action directe; l'injection n'a pas besoin d'être faite dans le système circulatoire.

G. Hervieuz. Les ferments solubles de la glande interstitielle du testicule. (80) LX, 653-654; 7 avril 1906. Les testicules où prédomine la glande interstitielle donnent des extraits riches en

ANALYSES

ferment. Ces ferments transforment l'amidon, la dextrine en gljrcogène et le maltose en glucose, ils saponifient aussi les graisses. l. camus

G. Jappelli et G. Matosii Scala.

Sur les effets des injections intra-veineuses d'extrait prostatique de chien.

(72) XLV, ifi5.482; 4906. — L'extrait prostatique de chien, administré à un autre chien par la yoie intravasculaire, est doué d'une haute toxité; il exerce une influence anticoagulante sur le sang du chien, coagulante, au contraire, sur celui du lapin. Dans le syndrome toxique déterminé par l'extrait prostatique, on remarque principalement l'action paralysante exercée sur le centre respiratoire, et l'influence sur l'appareil cardio-Tasculaire (chez le chien on observe une brusque augmentation de la pression du sang, suivie de dépression; chez le lapin les phénomènes sont inverses). L'action toxique et l'action coagulante doivent être attribuées à un nucléo-protéide.

B. PEINDEL.

p. Simon et L. Spillmann. Recherches expérimentales sur l'action des injections d'extrait de rate. — Réactions du sang. (80) LX, 833-835; Nancy, 8 mai

DIGESTION, NUTRITION ALIMENTATION

G. Leven et G. Barret. Radioscopie gastrique. L'estomac du nourrisson. (80) LX, 930-931 ; 26 mai 1906. — Chez l'adulte l'estomac n'a pas la forme de cornemuse, il est vertical et présente deux bords; l'un, le droit, est le bord supérieur des classiques, le gauche est le bord inférieur des auteurs. Dans son ensemble l'estomac de l'adulte comprend deux segments superposés, le supérieur large, l'inférieur tubulaire. Chez le nourrisson l'estomac a une situation nettement tranversale et son aspect est bien celui d'une cornemuse. Le mode de remplissage est différent chez l'adulte et chez le nourrisson.

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