L. Iiandouzy, H. Labbé et M. Labbé
Enquête sur Valimentation d*une centaine d'ow>riei*$ et d'employés parisiens; ce qu'elle est, et ce qu'elle pourrait être, brochure grand in-8' de 71 pages, Paris, Masaon et C^ 1906.
Durant Tannée scolaire 1905-1906, les aut<»urs ont entrepris dans leur clientèle
hospitalière une enquête en vue de rechercher s'il existe à la base de l'alimentation des ouvriers et ouvrières de Paris des fautes contre la physiologie de la nutrition, ainsi que la raison, la nature et les conséquences de ces fautes. — Cette enquête, rapprochée de la connaissance des ressources du travailleur et de la façon dont il les utilise pour se nourrir, a montré & quel point cette alimentation était noû seulement irraisonnée, insuffisante, iuaiu
ANALYSES
lubre, mais encore dispendieuse; elle a prouvé que panni les conditions économiques qui préparent le terrain à la tuberculose, l'alimentation défectueuse prend place à côté de l'habitation insalubre. — Les auteurs n'ont pas cru devoir borner leur étude si intéressante d'hygiène sociale à la constatation du mid, ils ont voulu donner le remède. Us ont établi & quelles exigences devait répondre une alimentation rationnelle, démontré par des indications claires et précises, mises À la portée de tous, qu'il était facile de satisfaire à ces exigences, et schématisé, par une série de tableaux, la valeur nutritive et marchande des aliments usuels. Il convient d'être reconnaissant aux auteurs d'avoir compris qu'un manuel d'alimentation humaine pouvait trouver sa place à côté de tous les traités déjà existants d'alimentation animale et de l'avoir réalisé de façon si comprehensive, si pratique. Nombre de c ces commandements > d'alimentation pourraient être ajoutés utilement sur le verso des ordonnances hospitalières aux conseils contre l'alcool. ' p. j. t.
AGENTS MÉCANIQUES, PHYSIQUES ET CHIMIQUES
A. Garrel et G. G. Guthxie. Artériosclérose par modification chirurgicale de la circulaUon. (80) LX, 730; 28 avril 1906. — Si on augmente la pression sanguine dans une artère par une transplantation uniterminale dirigeant le sang à travers un réseau veineux terminal et de capacité relativement petite, cette artère présente au bout de quelques mois des lésions très nettes d'artério-sclérose. Par contre si on diminue la tension dans une artère en dirigeant son sang par transplantation uniteiminale dans un réseau veineux ouvert et de grande capacité, on obtient des modifications inverses. L'artério-sclérose serait donc le résultat de l'hypertension artérielle et serait curable par la médication hypotensive.
p. NOBÉGOURT.
R. Malatesta. Ueber Knorpelheilung nach aseptischen Yerletzungen am hyalinen, von Perichondrium ûberzogenen, fertigen Knorpel (De la guérison du cartilage à la suite de blessures aseptiques du cartilage hyalin complet, revêtu de périchondre). (5) CLXXXIV, 123-437; 4906.
— Le cartilage hyalin, revêtu de périchondre, des animaux (lapins) adultes, réagit diversement aux blessures suivant sa vitalité ; s'il est complètement calcifié, il nese produit que des altérations régressives, aboutissant à l'élimination du fragment de cartilage qui entoure la plaie; s'il n'est que partiellement calcifié, il se produit dans la partie non calcifiée d'abord une atrophie, puis un début de prolifération de quelques éléments, qui remplacent progressivement les cellules atrophiées et mortes, et rétablissent ainsi la partie atrophiée. C'est seulement dans de petites sections incomplètes du cartilage incomplètement calcifié que peut se produire une guérison partielle par le tissu cartilagineux lui-même ; dans tous les autres cas, le cartilage lui-même ne prend pas part à l'occlusion de la perte de substance ou à la réunion des deux fragments.
Exceptionnellement, le tissu cartilagineux et conjonctif qui entoure la plaie et participe au processus curateur produit du cartilage hyalin et du tissu conjonctif jeune, ce dernier formant plus tard une cicatrice fibreuse permanente, ou plus souvent, étant trcrnsformé- progressivement en- cartilage fibreux et finalement en cartilage hyalin. La transformation du cal conjonctif en cartilage s'effectue sous l'influence du périchondre. Au bout d'un temps prolongé, le cal cartilagineux peut s'ossifier, par analogie avec l'ossification physiologique; il se forme de l'os spongieux. Le cartilage préexistant ne prend aucune part à l'ossiGcation. gougbt.
A. Garini. Vergleîchende Untersuchungen ûber den Eînfluss hoher Temperaturen auf die Virulenz trockener imdglycerinierter Kuhpockenlymphe (Recherches comparatives sur l'influence des températures élevées sur la virulence de la lymphe veu^cinale de vache, sèche et glycérinée). (14) XLI, 32-40; 1906. — La pratique de la vaccination dans les pays chauds est rendue difficile par ce fait que la lymphe vaccinale usuelle perd rapidement son action à la température de 37*. 11 était donc intéressant de savoir si, comme l'ont déjà soutenu certains auteurs, la lymphe séchée résiste mieux s la chaleur; c'est ce que confirment les expériences de l'auteur.
GH. BSMEIN.
R. Milchner et W. 'V^oUf. Berner-
AGENTS MÉCANIQUES. PHYSIQUES ET CHIMIQUES
kungen zur Frage der Leukotoxinbildung durch Rôntgenbestrahlung (Remarques sui' la formation de leucotoxine par les rayons Rôntgen). (10) 4 juin 1906; 747.
— Idnser et Helber pensent que les leucocytes sont détruits ayee élection par les rayons X dans le sang circulant; il se forme alors une leucotoxine d'une espèce particulière. Kleineberger et Zoeppritzont traité les leucémies par les rayons X, dans le but de détruire les globules malades. Les animaux radio-activés perdent presque tous leurs leucocytes. Comment se produit la leucotoxine? On ne peut pas répondre à cette question. Il est certain cependant que le sang des animaux exposés aux rayons X contient cette toxine, lorsqu'on fait passer le nombre des leucocytes de 17.000 à 10.000 et audessous. Si on fait agir les rayons sur du pus, on détruit les globules blancs. Une rate extirpée vivante et exposée aux rayons, présente très rapidement des signes non douteux de nécrose cellulaire avec mise en liberté de pigment. Une rate non radiée et servant de contrôle, garde sa structure normale.