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CXCVII

H. M. Hogberg. Fûtterungsversuche mit trichinôsen Fâkalien (Essais de nourriture avec les fèces trichineuses).

(14) XLI, 210-211 ; 1906. — On admet généralement que seules les trichines intramusculaires transmettent la maladie.

L'auteur conclut de ses expériences sur le rat que les fèces pourraient contenir des trichines capables de contaminer d'autres animaux. gh. esmein.

O. Fuhrmann. Die T&nien des Raubvôgel (Les tœnias des oiseaux de proie). (14) XLI, 79-80 et 212-221 ; 1906.

J. Bourquin. Un nouveau taenia (Davainea) chez les Prosimiens. (14) XLI, 222; 1906.

Weinberg. De la fixation des helminthes sur la muqueuse du tube digestif.

(80) LX, 796; 12 mai 1906. — L'auteur publie plusieurs faits observés chez le singe, de Tricocéphales, d'Oxyures, d'Ascaris, fixés sur la muqueuse intestinale et ayant pénétré plus ou moins profondément dans son épaisseur.

p. NOBÉCOURT.

P. Noc. Sur la fréquence et le rôle étiologique probable de l'Unànaria americana dans le béribéri. (79) CXLII, 1232- 1233; 23 mai 1906. — L'auteur pense d'après de nombreuses observations que VUncinaria americana jone un rôle capital dans l'étiologie du béribéri. La larve enkystée du parasite qui vit dans le sol pénètre le plus souvent par la peau dans l'organisme ; les Orientaux qui marchent pieds nus sont plus éprouvés que les Européens. Le traitement parle thymol a une grande efficacité. l. camus.

A UTO'INTOXICA TIONS

Aleardo Scdemi. Del rapporio tra funzione mestruale e malattie mentali.

(101), XUI, 221-233 ; 1906. — L'influence

des troubles menstruels sur la production de la folie est beaucoup moins marq[uée qu'on l'a cru autrefois, et dans les cas qui paraissent démonstratifs, on trouve malgré tout une prédisposition antérieure Chez les aliénées, la fonction menstruelle et presque toujours irrégulière et l'approche des règles détermine une exacerbation des symptômes psychopathiqnes.

y. BALTE AZARD.

G. Joannovicz. Experimentelle Untersuchungen ûber die Wîrkung der Butter-und der Essigsaûre mit Rûcksieht auf ihre Bedeutung fur die menschliche Zirrhose (Recherches expérimentales sur l'action des acides butyrique et acétique et leur rôle dans la cirrhose humaine). (70) XY, 941-253; 1905. — Les lésions de l'empoisonnement chronique du lapin par ingestion de ces acides ne sont pas celles de la cirrhose. Joannovicz combat l'opinion qui fait dépendre cette maladie de troubles de la digestion gastrique.

M. LAMBERT

INTOXICATIONS

Baitakoii. Zur Frage des Einflusses des Argentum nitricum auf die Zusammensetzung des Magensaftes und die motorische Kraft des Magens bei Kranken. (9) XII, 54-82; 1906. — Sous l'influence de l'ingestion de nitrate d'argent, la quantité totale du suc gastrique sécrété diminue, tandis que s'accroissent l'addite totale, le chlore libre et le chlore combiné aux matières organiques. L'azotate d'argent est donc contre-indiqué dans les hyperchlorhydries, les gastrosuccorrhées et l'ulcère rond; c*est au contraire un médicament utile dans l'hypochlorhydrie. 11 a de plus pour effet de modérer les fermentations gastriques et accélère l'expulsion du contenu de l'estomac dans le duodénum. On peut donner chaque jour six à dix milligrammes en trois fois. v. balte az Ann.

F. Klopstock. Alkoholismus und Lebercirrhose (Alcoolisme et cirrhose du foie). (5) CLXXXIX, 304-325; 1906- —U cirrhose est relativement rare, en comparaison du nombre des buveurs, et Ton n'arrive guère à la reproduire expérimentalement avec l'alcool. Celui-ci n'agit donc qu'indirectement; en diminuant le pouvoir antitoxique et antiinfectieox du

INTOXICATIONS

foie, il confère & cet organe une dispositioD à la cirrhose, mais Tagent direct de celle-ci est encore mal connu.

GOtTGBT.

N. Fiessinger. Action précoce du chloroforme sur le foie. (80) LX, 870; 49 mars 4906. — Le chloroforme est un agent très toxique pour la cellule hépatique; les lésions sont précoces et intenses, mais à condition de donner le toxique à forte dose; en effet les inhalations rapides même suivies de mort ne suffisent pas.

p. NOBÉGOUHT.

Simon et L. Spillmann. Altérations du sang dans l'intoxication saturnine expérimentale. Réunion btologiqiLede Nancy 42 mars 1906, in (80) LX, 765. — Chez un cohaje ayant reçu sous la peau de l'acétate de plomb, les auteurs ont noté de la leucocytose, de la lymphocytose , et surtout la présence de globules rouges à granulations basophiles, de myelocytes basophiles. p. nobêcourt,

J. Baylac. Athérome expérimental de l'aorte consécutif à l'action du tabac. <80) LX, 935; 2 juin 1906. — Les auteurs ont utilisé des infusions et des macérations à 37* de tabac (Scaferlati ordinaire) À iO et 20 0/0. Ils en ont injecté â des lapins de 2 kgr. dans les Teines et sous la peau, pendant 50 jours en moyenne, et ont obtenu ainsi des lésions très nettes d'athérome aortique.

p. liOBÉCOURT.

A. Fischer. Ueber eine MassenerkrankungTon Botulismus infolge Genusses « yerdorbener » Bohnenkonserven (Epidémie de botulisme par ingestion de conserves de haricots avariées). (38) LIX, 58-78; 1906. — Sur 24 personnes ayant mangé de cette salade de haricots, 24 tombèrent malades, dont 11 gravement; ces dernières succombèrent toutes.

Le tableau fut celui d'une paralysie motrice progressive, sans signes de gastroentérite ; la durée (dans lés cas mortels) varia de 2 à 11 jours depuis l'empoisonnement. L'examen bactériologique des haricots permit d'isoler un bacille anaerobic identique au bacillus botulinus de van Ermengem. L'autopsie montra, outre les lésions de l'asphyxie terminale, une congestion de la partie inférieure de l'in-

testin allant jusqu'à l'hémorragie. Le système nerveux central fut trouvé sain, même à l'examen histologique. — Les conserves en question n'avaient qu'une légère odeur rance, mais l'addition de vinaigre et de crème y développa une odeur désagréable de fromage. Une des personnes qui en mangèrent, ayant eu l'idée de les faire chauffer préalablement jusqu'à la température de l'ébullition, n'eut que quelques troubles gastriques légers. On doit donc toujours porter à l'ébullition les conserves de ce genre avant de les consommer.

GOUGET

E. Levy et W. Fomet. Nahrungsmittelvergiftung und Paratyphus (Intoxication alimentaire et paratyphus).

(14) XLI, 161-173; 1906. — De nombreux agents pathogènes sont capables de réaliser l'intoxication alimentaire, surtout le proteus, le colibacille et les paratyphiques. Les auteurs soutiennent que les paratyphiques, très voisins les uns des autres doivent être rattachés au groupe du hogcholéra. Ils peuvent causer tous les degrés de désordres, depuis l'indigestion simple jusqu'au vrai typhus abdominal, selon l'état de résistance <^es sujets (les auteurs citent ainsi une épidémie familiale). La parenté étroite des différents paratyphiques est établie par ce fait qu'ils sont agglutinables parles mêmes serums.

CH. ESMEIN

W. W. Ford. The toxins and antitoxins of poisonous mushrooms (Amanita phalloïdes). (48) III, 191-224; 1906. — L'auteur considère que les poisons de l'amanita phalloïdes, dont la phalline de Kobert est le constituant hémolytique appartiennent à la catégorie des toxines en ce qu'ils agissent sur les animaux après une période latente, définie, produisent les lésions caractéristiques des intoxications bactériennes en général, et entraînent l'immunité chez les animaux par inoculation de doses non mortelles.

Des animaux ainsi inmiunisés pourront résister à l'inoculation de plusieurs doses mortelles et leur serum possède des propriétés anti-hémoly tiques et antitoxiques. Il est peut-être possible d'obtenir des serums possédant un pouvoir antitoxique considérable et la question de la sérothérapie des intoxications par les cham* pignons se pose. l. lacomhb.

ANALYSES

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

H. Meyer. Beitrag zur Kenntniss der Diphtérie Vergiftung. (70) XV, 449-426; 1905. -* L'injection intra-nenreuse de toxine diphtéritique amène une paralysie rapide dans le territoire du nerf injecté. Cette paralysie peut se propager aux centres nerveux et au territoire symétrique. La propagation paraît se faire par la Toie du cylindre-axe, car l'injection de sérum antidiphtérique n'empêche pas l'apparition des phénomènes d'intoxication. M. LAMBERT.

p. Teissier et Ch. Esmein. Étude bactériologique de quarante-cinq cas d'oreillons. (80) LX, 803; 42 mai 4906. — Ces auteurs ont trouvé dans le sang, dans la salive parotidienne et divers autres milieux un microcoque présentant des analogies avec celui de Laveran et Catrin, qu'ils considèrent comme une variété de tétragènc.

p. NOBÊCOURT.

Albin Burkhardt. Ueber Hâufigkeit und Ursache menschlicher Tuberkulose auf Grund von ca 4400 Sektionen (Fréquence et cause de la tuberculose humaine d'après 4,400 autopsies). (37) LUI, 439-459; 4906. — Clinique de Schmorl à Dresde. Ces autopsies ont été faites du 4" janvier au 4»' juillet 4904 à l'hôpital et & la clinique gynécologique. 4452 autopsies (490 enfants). Sur les 490 enfants, 448 (62 0/0) étaient indemmes de tuberculose, 72 tuberculeux. Sur ces 72, 35 avaient succombé à la tuberculose, les 37 autres étaient morts d'une maladie intercurrente. 36 fois la tuberculose était pulmonaire. 58 fois sur 72 les ganglions bronchiques étaient malades, les cervicaux 26 fois, les mésentériques 30 fois, la rate 24 fois, l'intestin 22 fois, le foie 49 fois, les reins 42, cerveau et moelle 40, les os 8, la plèvre 6. Les 4262 autopsies d'adultes ont donné 443 non tuberculeux, 9 0/0, et 4449 tuberculeux, 94 0/0. Les non tuberculeux étaient morts de trauma, cancer, cardiopathie, pneumonie. Toutes les glandes n'ayant pu être examinées, il est probable que sur ces 443 cadavres, quelques-uns présentaient des lésions tuberculeuses qui ont passé inaperçues.

Sur les 4449 tuberculeux, 865 fois les poumons étaient atteints, les ganglions bronchiques 823; les cervicaux 368; l'intestin

344; la trachée 47, cerveau 38, plèvre 35, péritoine 29 ; os 27 ; organes génitaux 21 ; péricarde 20. Sur les 4262 adultes, 166 avaient succombé k la tuberculose. A partir de 30 ans, la mortalité par tuberculose diminue. De 48 à 30 ans, elle représente 35 0/0 de la mortalité totale, de 30 à 40 ans, 27 0/0; de40à50an8, 17; de 50 à 60, 42; de 60 à 70, 70/0; de 70 k 80, 2 0/0. A mesure que l'dge augmiente, les tuberculoses latentes inactives s'accroissent; elles représentent 4 O/O des tuberculoses totales de 4 à 5 ans, et 64 0/0 de 80 & 90 ans. Tableaux graphiques nombreux.

Y. MONTAGARD.

P. GeipeL Ueber Sauglingstuberlnilose(Hierzu Taf. U.II). (Sur la tuberculose du nourrisson, avec tableaux). (37) LUI, 4-89; 4906. — Depuis le travail de Michael et celui de Winckler, on n'a rien publié sur la tuberculose du nourrisson. Geipel a étudié 32 cas avec autopsies, à Dresde. Les malades étaient âgés de 2 mois à 4 an. Ces cas de tuberculose représentent environ 9 0/0 de la mortalité générale à cette période de la vie. Les cas les plus nombreux se rapportent à des enfants de 3 à 5 mois. Les observations sont rapportées en détail. Sauf une exception, les poumons étaient toujours atteints. Les formes de la tuberculose étaient extrêmement variables; on ne retrouve pas les stades de début : la maladie est généralisée. Dans un cas, on ne trouva qu'une pneumonie caséeuse.

Souvent, la maladie a débuté par les poumons ou par les ganglions bronchiques. Sur 30 cas, 8 fois on a observé des cavernes pulmonaires; leurs dimensions variaient entre la grosseur d'une noix et celle d'une cerise. Un enfant de 4 mois 4/2 avait une caverne comme une noix. Le siège est plus souvent dans le lobe supérieur. Les vaisseaux voisins de ces cavernes peuvent être rompus; si l'hémoptysie est rare, cela tient à la rf^»idité de la formation de l'artérite et de la phlébite. Geipel n'a pas observé de ganglions bronchiques caséeux ouverts dans une bronche. Cela se voit surtout de 4 à 40 ans. La tuberculose hématogëne da poumon est à la première place comme fréquence; elle ne manque presque jamais. En seconde ligne, on trouve la tuberculose miliaire dironique. Les nodules peuvent avoir la dimension d'une noisette. La position couchée sur le dos,

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

et la moindre force du cœur favorisent les stases pulmonaires chez l'enfant. Avec rhjpérémie, on observe souvent les pneumonies effleurées, Streifenpneumonie. Sur 36 cas, 13 fois les amygdales étaient tuberculeuses : 7 fois des deux côtés, 5 fois la gauche, une fois la droite. Il j avait une éruption de tubercules dans le tissu adénoïde. Macroscopiquement, le diagnostic de tuberculose amygdalienne est très difflcile. Dans quelques cas, les infections tonsillaires sont mixtes. L'ulcère intestinal siège le plus souvent sur riléon. On n'a pas observé de lésions du gros intestin^sans lésion concomitante de l'intestin grêfe. Les lymphatiques mésentériques n'ont jamais été trouvés malades quand l'intestin était sain. Mais souvent l'intestin est tuberculeux et les lymphatiques péritonéaux sont indemraes. Une seule fois, le cœur était parsemé de granulations. Le péricarde n'est pas franchi par les productions tuberculeuses des bronches ou des ganglions. Tout nourrisson qui est atteint de tuberculose meurt. La tuberculose entre par le poumon chez le nourrisson. Les lésions intestinales et péritonéales sont presque toujours secondaires. La mère tuberculeuse contagionne son enfant par le poumon et la zone d'infection est la zone où parviennent les particules liquides rejetées par le phtisique tousseur.

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