‹ Journal de physiologieChapitre 322 sur 578 · V. MONTAGARD · texte numérisé non relu

V. MONTAGARD

J.-F. Hejntnans. Sur la tuberculose pleurale et péritonéale du bœuf. (70) XIY, 375-387; 1905. — D'expériences pratiquées par le D' Maes sur 114 tumeurs enlevées à 38 bêtes bovines, H. tire les conclusions suivantes : les altérations pathologiques et néoplasiques de la plèvre et du péritoine sont très souvent de simples états inflammatoires déterminés par des substances irritantes inanimées provenant de tubercules plus ou moins Toisins. D'autre part les tumeurs véritablement tuberculeuses sont relativement peu virulentes et peu riches en bacilles. Enfin tous les produits pathologiques relevés chez les tuberculeux ne doivent pas être nécessairement bacillifères.

M. LAJUBERT.

G. GULllard. Méningite tuberculeuse au cours d'une granulie; polynucléose rachidienne. (69) CXGVIl, 1421-1423; 4906. — - Exemple d'une polynucléose au cours de la méningite tuberculeuse, sans

foyer caséeux aucun, ni infection associée. L'examen cytologique ne permet pas le diagnostic absolu de la méningite tuberculeuse. p. j. t.

F.-K. Kleine. Impftuberculose durch Perlsuchtbacillen (Tuberculose inoculée au moyen de bacilles de la pommelière). (37) LU, 495-513; 1906. — C'est un long plaidoyer en faveur de la dualité de la tuberculose humaine et de la pommelière. Ce travail a été fait au Laboratoire de Koch. On trouve au commencement une étude des tuberculoses verruqueuses des garçons d'abattoir. A l'abattoir de Berlin, d'après Lassar, 3 0/0 environ des employés sont porteurs de ces lésions de la peau. Kleine a étudié 8 de ces malades. Les lésions de la peau dataient de 3 mois et de 8 ans pour les 2 cas extrêmes. Les nodules étaient enlevés, et inoculés au cobaye fournissaient les bacilles sur lesquels on expérimentait, après cultures.

Ces cultures étaient inoculées à des veaux sains et tuberculinés sans réaction. Ces veaux étaient sacrifiés de 5 & 6 mois après l'inoculation. Us présentaient à l'autopsie des lésions tuberculeuses non discutables : lésions pleurales, ganglions caséeux, noyaux splëniques, exsudât purulent peritoneal ; noyaux tuberculeux pulmonaires encapsulés, etc. Kleine fait remarquer que ces bacilles de la pommelière si virulents pour le veau étaient restés plusieurs années chez l'hommb, sous la peau, sans produire d'autres troubles qu'un nodule inflammatoire.

Bien plus, la tuberculose pulmonaire est rare chez les garçons d'abattoir, pourtant si souvent inoculés par des produits tuberculeux bovins, tandis que la phtisie est fréquente chez les garçons d'amphithéâtre qui s'inoculent avec des produits humains. Les cas d'inoculation de pommelière à l'honmie sont rares et aucun n'est probant. On n'a, dans aucun cas, suivi l'infection du point inoculé aux poumons en passant par les étapes glanglionnaires. Le contraire est fréquent.

Les enfants circoncis par des rabbins phtisiques qui sucent la plaie pour arrêter l'hémorragie, meurent souvent de tuberculose pulmonaire avec étape ganglionnaire dans l'aine. Plusieurs observations sont mentionnées. Une jeune- fille reçoit des boucles d'oreille d'une amie morte tuberculeuse. Elle porte ces boucles, fait une tuberculose locale et meurt phtisique. Jamais on ne retrouve dans ces cas

ANALYSES

de tendance à rimmobilisation locale qui est la caractéristique de la pommelière. Les inoculations de Garnault, de Spengler, de miss King ne sont pas démonstratives. A Kônigsberg, on inocule des cancéreux avec des bacilles bovins et la tuberculose ne se généralise pas. La lutte contre la pommelière, si intéressante pour Tagriculture, ne pourra, en aucun cas, abaisser le taux de la mortalité par tuberculose cbez l'homme.

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