‹ Journal de physiologieChapitre 324 sur 578 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

H. Vallée. De la virulence des ganglions chez les tuberculeux. (80) LX, 911 ; 26 mai 1906. — Chez des bovins vaccinés contre la tuberculose, l'injection massive dans le sang de bacilles bovins virulents ne détermine pas de lésions tuberculeuses, bien que les ganglions intra-thoraciques contiennent pendant longtemps des bacilles décelés par l'inoculation au cobaye. Des veaux, nourris avec du lait baciliifère, ont des ganglions médiastinaux tuberculeux neuf fois sur onze, alors que les ganglions mésentériques sont toujours indemnes, mais cependant tuberculisent le cobaje. p. nobêgourt.

Kûster. Ueber Kaltblûtertuberkulose. (41) Vin, 187-206 et 310-347; 1906. — Ce très long mémoire peut être ainsi résumé. 11 existe chez la grenouille une tuberculose spontanée très caractérisée correspondant par bien des points avec la tuberculose trouvée par Dubard chez les carpes et par Friedmann chez la tortue. Dans le foie des grenouilles inoculées avec des bacilles d'animaux à sang chaud, ainsi que chez celles qui n'ont jamais été inoculées, on trouve des bacilles acido-résistants analogues aux bacilles de la tuberculose de la grenouille au point de vue morphologique et cultural. Il reste encore à éclaircir la ques-

tion de savoir si dans le premier cas on est en présence d'une transformation des bacilles d'animaux & sang chaud en bacilles d'animaux à sang froid on si dans les deux cas on observe un début de la tuberculose spontanée de la grenouille. Dans le milieu où vit la grenouille (eau, mousse, vase), on ne troure pas de bacUles acido-résistants ayant le caractère des bacilles tuberculeux de la grenouille. Les modifications anatomiques obtenues par inoculation de bacilles humains et aviaires à la grenouille, le lézard et la couleuvre à collier, sont identiques k celles observées déjà par les expérimentateurs. Des bacilles prélevés dans le foie du lézard» de la couleuvre à collier et de la tortue, inoculés avec la tuberculose d'animaux à sang chaud sont identiques, comme forme et comme culture, aux bacilles de la tuberculose de la grenouille.

F. ARL0IN6.

Bârmann et Halberstaetdler. Ex-

perimentelle Hauttuberkulose bel Affen.

(10) XLI11,199; 12 février 1906. — Les auteurs ont prélevé des lésions tuberculeuses caséeuses de la rate sur un orang-outang mort aussitôt après sa capture. U s'agissait donc d'un cas assez rare de tuberculose spontanée chez un singe. Vingtquatre macaques furent inoculés avec cette matière tuberculeuse, vingt et un sous la peau, trois dans le péritoine et la vessie. Ces trois singes sont morts en un mois avec une généralisation tuberculeuse. Les injections sous-cutanées ont produit chez ces singes des phénomènes locaux fugaces. Chez les autres macaques, après cinq semaines il existait une ulcération tuberculeuse typique, ressemblant à celles observées sur l'honune et très facilement différenciables d'accidents primaires syphilitiques. La nature tuberculeuse était confirmée par la présence de bacilles dans les frottis et les coupes et la réaction à la tuberculine. Ces singes, inoculés avec de la vieille tuberculine, ont offert de violentes réactions locales sans que pour cela l'évolution des lésions soit modifiée. Dans une autre série d'expériences, des animaux déjà tuberculeux ont été inoculés sous la peau avec des matières provenant de lésions tuberculeuses cutanées du singe.

Les inoculations chez ces tuberculeux furent fructueuses, contrairement à] ce qu'avait vu Koch. Enfin des inoculations

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

sous-cutanées de bacilles provenant de crachats humains ont paru donner des ulcérations ayant plus de tendance à l'extension. Dans certains cas il 8*est produit une altération ressemblant au lupus. La mort a presque toujours été produite par une généralisation tuberculeuse au foie et à la rate, très rai*ement au poumon. v. ahloino.

L. Rabinoi^tsch. Ueber spontané Affentuberkulose, ein Beitrag zur Tuberculosefrage (tuberculose spontanée du singe ; contribution à l'étude de la tuberculose). (18) XXXII, 866; 34 mai 4906. — La tuberculose spontanée du singe dans les jardins zoologiques est connue depuis 4843. C'est une tuberculose en général disséminée, disait Koch, avec prédominance dans les poumons. Sur les 27 singes tuberculeux examinés, L. Rabinowitsch a trouvé dans 49 cas des bacilles tuberculeux humains, trois fois des bacilles bovins, une fois dans le poumon un bacille humain, deux fois des bacilles de transition entre le bacille humain et le bovin (Ubergangsformen); une fois des bacilles aviaires; une fois le bacille humain-aviaire. Le plus souvent, il s'a^t de bacilles humains. Le singe se contagionne en captivité au contact de l'homme, et très rarement par des baciles bovins.

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