V. MONTAGARD
Ramsay Hunt. Chronic progressive softening of the brain (Ramollissement progressif du cerveau). (42) CXXXI, 4020- 4037; 4906. — Wernicke a décrit en 4880 chez les athéromateux une forme de ramollissement caractérisée cliniquement par son évolution chronique et la progression des symptômes, et anatomiquement par une série de foyers d'encéphalomalacie indépendamment de toute oblitération vasculaire. L'auteur relate les divers cas de cette forme de ramollissement qu'il a recueillis dans la littérature et rapporte deux observations personnelles avec autopsie. Dans les deux cas où pendant la vie on constate l'évolution progressive caractéristique des symptômes décrits par Wernicke, il existait une oblitération des artères profondes qui irriguent les noyaux gris centraux et la capsule interne, mais cette oblitération ne put être démontrée que par l'étude microscopique; l'examen macroscopique des artères du polygone de Willis et de leurs branches n'indiquant l'existence d'aucune oblitération. L'auteur insiste sur la nécessité de l'examen histologique pour reconnaître la véritable nature de ces ramollissements et rejette, jusqu'à ce qu'on ait apporté un cas avec une étude histologique complète, l'existence du ramollissement progressif sans oblitération vasculaire. Ces cas sont très intéressants à connaître, car la marche de la maladie conduit souvent à porter le diagnostic de tumeur cérébrale, d'autant plus que dans certaines observations on signale, comme dans un des faits rapportés par l'auteur une double névrite optique. henri glaudb.
Pierre Marie. Revision de la question
de l'aphasie; la troisième circonvolution frontaJe gauche ne joue aucun rôle dans la fonction du langage. (97) 23 mai 4906; 244. — Se basant sur de nombreux faits cliniques et anatomiques, l'auteur montre que la surdité verbale s'explique uniquement par une diminution de la capacité intrikctadle et B'est niiniiinmif provoquée par une lésion du pied da la première temporale gauche. D'autre part, la troisième circonvolution frontale gauche ne joue aucun rôle spécial dans la fonction du langage. L'anarthrie se distingue de l'aphasie, car le malade, tout en ne pouvant parler, lit, écrit et comprend ce qu'on lui dit; la lésion qui la produit peut siéger dans l'un ou l'autre hémisphère, dans la zone du noyau lenticulaire. Ainsi distinguée de l'anarthrie, l'aphasie en général est une; la seule différence entre l'aphasie sensorielle de Wernicke et l'aphasie de Brocaesl que dans le premier cas le malade parle mal et dans le second il ne parle pas du tout; l'aphasie de Broca est une aphasie compliquée d'anarthrie.
Le seul territoire cérébral dont la lésion produise l'aphasie en général est celui de Wernicke (gyrus supramarginalis, pli courbe et pieds des deux premières temporales) ; l'intensité de l'aphasie est proportionnelle à rétendue des lésions de cette zone ou des fibres qui en proviennent. L'aphasie de Broca est produite par les lésion de l'aphasie en général plus celles de l'anarthrie, lésions corticales ou profondes. LBSNt.
G. Poli. Sulla Sindrome de Avellis.
(404), XIII, 244-224 ; 4906. — La classification basée sur la coexistence d'une paralysie laryngée avec divers autres désordres dans les muscles voisins, n'a pas une valeur absolue. D'une façon générale, plus le syndrome est simple et plus on a chance de trouver une lésion périphérique extracranienne, plus le syndrome est complexe et plus il est probable de trouver une lésion centrale, bulbaire. Le premier groupe de faits a surtout de l'importance pour le laryngologiste; dans le second groupe le syndrome présente un grand intérêt au point de vue de la séméiologie nerveuse.
Y. BALTHAZARD.
J. Nageotte. Note sur la régénération collatérale des neurones radiculaires postérieurs dans le tabes et sur la signification physiologique des c cellules poor-
ANALYSES
vues d'appendices terminés par des boules encapsulées > de Ramon y Gajal. (80) 7i5, 28 avril 4906.
F. Scholz. Einige Bemerkungen ûber das meningeale Cholesteatom im Anschluss an einen Fall von Cholesteatom des 3" Ventrikels (Quelques remarques sur le cholestéatome méningé, À l'occasion d'un cas de cholestéatome du 3* ventricule). (5) CLXXXIV, 255-274; 1906. — Us vrais cholestéatomes du cerveau sont dus sans exception & des germes épithéliaux aberrants. La question de l'opérabilité de ces tumeurs en elles-mêmes bénignes et bien délimitées se heurte dans la plupart des cas à leur situation défavorable k l'intérieur du crâne et à l'impossibilité de diagnostiquer sûrement le foyer morbide à un stade assez précoce. La mort survient ordinairement par hydrocéphalie interne aiguë. gouget.
N. Pende. Il liquido celafo-rachidiano in alcuni casi di perniciosamalarica. (401) XIII, 489-499; 4906. — Dans cinq cas de malaria avec symptômes nerveux graves, l'auteur a trouvé une quantité de chlorure dans le liquide céphalo-rachidien moindre qu'à l'état normal. Le point de congélation est plus ou moins rapproché de 0^; il est d'ordinaire de 0^50 . L'hypotonie de ce liquide par rapport au sang n'est donc pas spéciale & la méningite tuberculeuse.