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X. FBINDBL

M. J. Rosenau et J. Goldberger.

The hereditary transmission of the yellow fever parasite in the mosquito (Yellow fever Institute bulletin, n. 15, 105-113, Washington, 1906). — Compte rendu des expériences entreprises dans le but de confirmer le fait positif de Marchoux et Simond; tous les résultats ont été négatifs. E. FBINDRL.

M. J. Rosenau et J. Goldberger.

Attemptes to grow the yellow fever parasite (Yellow fever Institute hulletinf n. 15, 403-104, Washington, 1906). —Tentatives de culture du parasite de la fièvre jaune dans l'eau de condensation des tubes agar-sang humain neuf. On n'observa dans cette eau, au bout de quelques jours d'ensemencement avec du sang de fiévreux, que des corps de différentes formes et dimensions, présentant quelquefois de curieux mouvements browniens, et qui furent interprétés comme produits de degeneration du sang. e. feindel.

H. Carré. Sur la maladie des chiens.

(79) CXLII, 962-964; 23 avril 1906. — Cette maladie est due à un virus filtrant • qui supprime la défense phagocytaire de l'animal infecté et qui permet à des microbes différents de créer des lésions secondaires regardées à tort comme spécifiques. L. CAMUS.

TROUBLES ET MALADIES DE LA NUTRITION

W. Falta. Studien ûber den EiweisstoflTwechsel. (Etude sur les échanges azotés). (20) LXXXVl, 517-565; 1906.— L'auteur a étudié chez l'homme et chez l'animal l'évolution de la destruction de l'albumine. Les conclusions de ses recherches diffèrent des résultats rapportés

antérieurement par d'autres expérimentateurs. La destruction de préparations d'albumine pure ne se fait pas aussi rapidement qu'on l'a dit. Dans les conditions expérimentales où l'auteur s'est placé, elle se continue au moins trois jours, parfois quatre. La rapidité de la destruction s'effectue d'ailleurs de façons différentes suivant que l'on opère sur telle ou telle variété d'albumine. On peut classer à cet égard les albumines ou les corps albuminoides dans l'ordre suivant : a) gluten, caséine, séralbtunine, fibrine, &;globuline, c) hémoglobine, dj ovovilelline, ovalbumine. — Chez les êtres qui vivent de viande, les différences ne sont pas aussi marquées ; ainsi chez le chien, la destruction de la caséine se produit aussi rapidement que celle de l'ovalbumine. — Lorsque l'albumine a élé dénaturée par la coagulation, notamment, la durée de la destruction de l'ovalbumine est notablement augmentée. L'adjonction d'iode et de brome à la molécule albumine n'a pas ralenti la durée de la destruction. Dans les maladies des reins, la courbe d'élimination d'azote de la caséine s'éloigne notablement du type normal. Il en est vraisemblablement de même des autres albumines; l'insuffisance rénale ayant une action importante sur la destruction de l'albumine comme sur l'élimination des produits de cette destruction. HENRI CLAUDE.

p. Nobéoourt et Prosper Merklen.

Recherches de physiologie pathologique chez une enfant atteinte de névrose gastrique avec amaigrissement extrême.

(77) 15 mai 1906 ; 219. — Une fillette de 11 ans était tombée, par suite d'inanition, au poids de 14 kilog. 900, présentait de la cyanose, de la polyglobulie (5,626,300 globules rouges), de l'hypotension artérielle (9 1/2). Sous l'influence de la réalimentation, les auteurs ont constaté une augmentation rapide et considérable de poids, qui a été en moyenne successivement de 625 gr., de 400 gr. de 257 gr. par jour; celle-ci a coexisté au début avec des phénomènes d'hydratation de l'organisme, disparition de la cyanose, dilution du sang (2,821,000 globules rouges), augmentation de la pression artérielle (12 1/2), et avec la rétention du chlorure de sodium et de l'azote, qui étaient en minime quantité dans les urines par rapport aux aliments ingérés.

p. NOBÉCOUHT.

ANALYSES

Paul Gamot. Sur divers types pathologiques d'obésité. (78) 31 mars et 9 avril 1906; 287 et 311. — L'auteur étudie successiTement au point de vue clinique et expérimental, les types gastrogéniques de l'obésité : obésité héréditaire et familiale, obésité alimentaire; dans l'obésité glandulaire, il range l'obésité génitale (chez les hommes et animaux castrats et chez la femme l'obésité de la puberté, l'obésité post-nuptiale, l'obésité maternelle, l'obésité de la ménopause et des ovariotomisées), l'obésité thyroïdienne (ablation du c. thyroïde et myxoedéme fruste), obésité hypophysaire (dans les dégénérescences et tumeurs de l'hypophyse) ; quant aux rapports de l'obésité avec les lésions du foie, du pancréas et du tube digestif, ils sont moins aisés à démontrer. 11 étudie longuement les obésités toxiques produites par l'alcool, l'arsenic, le phosphore, le plomb, le mercure, la strychnine et aussi les obésités infectieuses (fievre typhoïde, tuberculose, syphilis).

LBSNÉ.

Leopold Levi et H. de Rothschild. Corps thyroïde et faim. (80) LX, 971 ; 2 juin 1906.

Mathe'ws. The urine in normal pregnancy (L'urine dans la grossesse normale). (42) CXXXI, 1058-1061 ; 1906. — Du quatrième au huitième mois de la grossesse le poids spécifique de l'urine, est notablement diminué. Ce fait est en rapport d'abord avec l'augmentation de la sécrétion urinaire pendant cette période de la grossesse. — De plus l'élimination azotée est très inférieure à la normale; vers la fin de la grossesse la quantité d'urée ne dépasse pas 20 gr. — Cette retention d'urée est expliquée par l'utilisation de l'azote exigé pour le développement du fœtus, et aussi par la diminution fréquente de la ration alimentaire.

HENRI GLAUDB.

P. Trémolière et A. Riva. Présence de la mucinase dans le sang des hommes et des animaux atteints d'hypersécrétion muqueuse intestinale. (80) LX, 690-691 ; 7 avril 1906.

Javal et Adler. La déchloruration fécale. (80) LX, 789; 5 mai 1906. — Les selles normales de l'adulte ont un poids moyen de 100 & 150 gr. par jour, et contiennent 70 à 80 0/0 d'eau. 0 gr. 50 à

1 gr. de NaCl. 0/00. Les fèces diluées par purgation ou par diarrhée pathologique renferment 80 à 90 0/0 d'eau, et, pour 90 à 96 0/0 d'eau, respectivement i à 2 gr. et 2 À 3 gr. de NaCl 0/00. Quant à la quantité totale de NaCl, elle est peu augmentée dans les selles de purgation, qui varient de 200 & 400 gr. ; elle l'est plus ou moins dans les selles pathologiques, qui peuvent dépasser un kilogr.

par jour. p. nobégouht.

Edens. Ueber lokales und allgemeines Amyloid (Del'amylose locale et générale). (5) CLXXXIV, 137-149; 1906. — Tumeur de la sixième côte, formée de substance amyloïde, dans un cas d'amylose généralisée. L'auteur admet l'indépendance des deux processus. gouget.

TROUBLES ET LÉSIONS

DES ORGANES, DES TISSUS

ET DES HUMEURS DE L'ORGANISME

A. Galmette, C. Guérin et A. Déléarde. Origine intestinale des adenopathies trachéo-bronchiques. (79) CXLII, 1136-1139; 21 mai 1906. — Quand on recherche par des inoculations au cobaye l'état des ganglions mésentériques d'enfants atteinte d'adénopathies trachéo* bronchiques, on constate la présence de bacilles tuberculeux. Il semble que la contamination tuberculeuse se fasse toujours par ingestion soit du lait, soit de poussières bacillifères. l. camus.

H. Beitzke. Ueber den Weg der Tuberkelbazillen von der Mund und Rachenhôhle zu den Lungen (Sur le chemin des bacilles tuberculeux de la cavité buccopharyngée aux poumons). (5) CLXXXIV»

1-56; 1906. — Il n'y a pas de vaisseaux lymphatiques conduisant de la chaîne des ganglions cervicaux aux ganglions bronchiques. Une infection tubercideuse des poumons partie des ganglions cervicaux ne pourrait donc passer que par les troncs lymphatiques et la veine-cave supérieure. Mais cette voie d'infection est pratiquement sans importance se* rieuse, au moins chez l'enfant. L'infection des poumons ou des ganglions bronchiques, chez l'enfant, se produit, en régie générale, par aspiration de bacilles tuberculeux dans l'arbre bronchique; parfois se développe concurremment et indépendamment une tuberculose descendante

TROUBLES ET LÉSIONS DES ORGANES, ETC

des ganglions cervicaux. Les bacilles aspirés peuvent être contenus dans l'air respiré, mais ils peuvent aussi provenir de la bouche, où ils sont parvenus soit avec les aliments, soit par contact avec des objets malpropres. gouget.

"W. Predtedtschensky. Ùeber die Struktur und die diagnotische Bedeutung der Gurschmannschen Spiralen bei Asthma bronchiale (Sur la structure et la signification diagnostique des spirales de Gurschmann dans l'asthme bronchique). (38) LIX; 29-38; i906. — Ce ne sont pas les spirales de Gurschmann qui doivent être tenues pour caractéristiques de l'asthme, mais bien la sécrétion bronchique aux dépens de laquelle se forment les spirales au cours d'un accès, et qui est constituée par du mucus et un grand nombre de cellules éosinophiles; c'est aux dépens de ces dernières que se développent ultérieurement les cristaux de Charcot-Lejden. GOUGET.

B. P. Sorxnani. Ueber Plasmazellen in dem entzûndlichen Infiltrate eines Krebstumors des Magens (Sur la présence de Plasmazellen dans l'infiltration inflammatoire d'un cancer de l'estomac). (5) CLXXXIV, 477-201 ; 4906. — Les Plasmazellen proviennent des lymphocytes. Lorsqu'elles ne subissent pas diverses dégénérescences, elles contribuent à l'édification du tissu conjonctif . La technique d'Unna- Pappenheim est la meilleure pour leur étude ; mais il n'est pas nécessaire d'employer l'alcool comme fixateur et durcissant; le formol donne aussi d'excellents résultats. gouget.

W. Plônies. Die Reizerscheinungen des Mundes, das Yerhalten des Appétits und die Heisshungererscheinungen bei den Erosionen und Geschwùren des Magens (Signes d'irritation buccale, état de l'appétit et fringales dans les érosions et ulcérations de l'estomac). (38) LIX, 88- 144 ; 4906. — L'auteur insiste surtout sur les accès de fringale survenant dans l'état de vacuité de l'estomac, chez les malades offrant une sensibilité localisée à la percussion. D'après lui, ces accès ont une grande valeur au point de vue du diagnostic différentiel d'une part avec les affections purement nerveuses de l'estomac, d'autre part avec les affections des organes voisins (vésicule biliaire, foie, côlon, etc.) gouget.

B. C. H. Harvey. A histologie study of the changes in the gastric mucous membrane following gastro-enterostomy and occlusion of the pylorus in the dog. (Transactions of the Chicago pathological Society, YI, 442; 4906). — Les cellules à ferment dans les glandes voisines de l'anastomose se transformeraient en cellules muqueuses ; elles reprendraient leurs caractères primitifs six mois plus tard.

E. FEINDEL.

A. Simons. Bemerkungen zur Sigmoiditis (Contribution à l'étude de la sigmoïdite). (38) LIX, 88-86; 4906. — Un cas de rétrécissement de la partie inférieure de rs iliaque, par sclérose sousmuqueuse et hypertrophie de la tunique musculaire. L'auleur y voit le résultat d'un spasme longtemps prolongé (mais l'examen anatomo-pathologique est peu détaillé et la possibilité d'une origine tuberculeuse n'a pas été envisagée sérieusement). Considérations sur la sigmoïdite, dont l'existence, en tant qu'affection intestinale isolée, ne paraît pas suffisamment établie. gouget.

M. Letulle. L'appendice vermiforme de l'homme. (80) LX, 842; 49 mai 4906. — Chez l'adulte tout appendice examiné, soit après la mort, soit après ablation chirurgicale, est presque régulièrement atteint de lésions chroniques inflammatoires, anciennes et banales : hypertrophie des follicules, entourés d'une zone de sclérose, bandes de sclérose traversant la muscularis mucosœ, sclérose sousmuqueuse, etc. La folliculite hémorragique ou mieux l'apoplexie folliculaire est spéciale aux appendices extirpés chirurgicalement et est due à la ligature.

Somme toute l'état normal est l'exception, p. NOBÉCOURT.

A. Gilbert et P. Lereboullet. Ictère chronique simple post-typhique. (80) LX, 938; 2 juin 4906.

Louis Boivin. Le foie appendiculaire.

Thèse de Paris, 4906, 454 pages. -- Dans les appendicites aiguës et subaiguês, les complications hépatiques sont à redouter; tantôt précoces, elles sont plutôt dues aux toxines (foie toxique appendiculaire); tantôt tardives, elles sont alors la conséquence de l'envahissement du foie par les germes (foie infectieux appendiculaire). Anatomiquement, les complica-

TU

ANALYSES

lions précoces d'origine toxique reyètent trois types : nécrose cellulaire, dégénérescence graisseuse, atrophie jaune aiguë; les complications tardives sont caractérisées par des abcès hépatiques en général multiples, parfois aréolaires avec lésions ' plus ou moins marquées de pyléphlébite suppurée ou non et parfois lésions suppuratives & distance; enfin il peut exister comme séquelle une cirrhose appendiculaire. Gliniquement les complications loxiques peuvent se traduire par les sjmpttefift 4e i'ictére grave ou de Tinsuffisanett kép»tiique aiguë sans ictère; les complicutieas tardives se manifestent par les signes d» l'hépatite suppurée auxquels peuvent se joindra otox de la pyléphlébite et de la pyohémîe. Las faits de cirrhose appendiculaire sont eaeara mal connus. Les agents pathogènes soati la colibacille et les anaérobies, ou leurs toxines qui gagnent le foie par la veine porte. Ces notions justifiant l'ablation de l'appendice sitôt la première crise terminée et sans attendre une rechute, car le traitement direct des complications hépatiques est à peu près nul.

LESNÉ.

Josué et Alexandreacu. Pathogénie de la néphrite interstitielle des artérioscléreux. (80) LX, 9i3; 2 juin 4906. — Les auteurs ont étudié, à l'aide des méthodes histologiques modernes, l'état des artères et des capillaires dans la néphrite interstitielle. La sclérose coexiste avec les lésions des petites artères et des capillaires, mais non avec celles des grosses et moyennes artères. La néphrite chronique est la conséquence directe de l'artério-sclérose .

p. NOBÉCOURT.

S. Minelli. Ueber die Malakoplakie der Harnblase (De la malacoplakie vésicale) (5) CLXXXIV, 457-i71; 1906. — On trouve parfois à la surface de la muqueuse vesical e des plaques jaunâtres plus ou moins saillantes (malacoplakie), que l'examen histologique montre formées de grandes cellules contenant des inclusions. Minelli y voit une sorte de granulome non spécifique^ résultant de la prolifération irritative d'éléments cellulaires pouvant certainement provenir des espaces lymphatiques de la sous-muqueuse. Les inclusions particulières qu'on y trouve paraissent formées de pigment d'origine hématique. gougeï.

D. D. LeiTiris. The pathologie anatomy of exophtalmic goiter {TroMfuivnu of the Chicago pathological Society, VI, 398-403; 1906).— Etude histologique portant sur 4 cas de goitre de maladie da Basedow primitive et sur 3 goitres basadowifiés. La glande thyroïde, dans la maladie primitive, présente un aspect analogue à celui d'un adénome kystique proliférant de l'ovaire. Les follicules agrandis et irréguliers, l'épithélium cylindrique, la substance colloïde mal colorable rappellent les modifications de la thyroïde dans l'empoisonnement par la pilocarpine (Anderson) et dans l'hypertrophie compensatrice (Hûrthle). L'histologie du goitre basedowifîé ne diffère pas de celle du goitre simple. 11 est possible que dans les cas primaires il s'agisse de dysthyroïdie, et d'hyperthyraidie dans les goitres secondaires.

E. FBINDKL.

MencM. Die Migrâne. Klinischer Vortrag. (18) XXXIU T85; 17 mai 1906. — La migraine est une kteiicranie accompagnée de pesanteur daas las tempes, larmoiement des yeux, vomisaaments. Les complications les plus fréquentes se font du côté des yeux : troubles de la vision, paralysies musculaires. Les troubles aphasiques sont plus rares, ainsi que les troubles psychiques : stupeur, psychose hystéro-épilep tique. La migraine est fréquente et l'épilepsie est rare, on peut difficilement établir un rapport entre les deux. L'hystérie est souvent contemporaine de la migraine; les basedowiens sont aussi migraineux. L'hérédité est très importante (80 0/0); c'est souvent une hérédité directe. La migraine peut débuter après Tâge de 25 ans. Elle est une affection de la classe aisée. Les excès de table, d'alcool, de tabac, de coït prédisposent à la migraine. Chez la femme la migraine apparaît au moment des règles.

Les troubles oculaires (réfraction) et les inflammations du nez prédisposent & la migraine. La migraine serait une crampe du sympathique (du Bois-Reymond); ainsi s'expliquent par contractions vasculaires le frisson et la pâleur. L'anémie explique les douleurs. Le traitement est diététique. Pas d'alcool, pas de tabac. Permettre la viande une fois par jour à midi. Faire sa principale nourriture de fruits et de légumes. Séjour & la montagne. La mer n'est pas favorable. Les cures minérales aggravent la migraine. Des bains froids

TROUBLES ET LÉSIONS DES ORGANES, £TG

sont faTorables, si le sujet n'est pas anémique. Electrisation du sjHnpathique.

Médicaments : acide arsenieux en pilules de 0 gr. 0005 à 0 gr. 004, 2 fois par jour. Mendel donne aussi 3 gouttes par jour de : nitroglycérine 0, 1 alcool de vin et acide phosphorique ââ iO. Les médicaments contre la migraine sont innombrables : crayon de menthol, phénacétine 0. 5, aspirine 1 gr.,pyramid4HiO. 50, citrophéne 0. 90, migrainine, lactophénine 0. 50, benzacétine, tréphénine 0. 50, pftte guarana 0. i à 0. 2; lactophénine 0. 5 et citrate de caféine 0. 2. Bibliographie dans un trayail de Môbius, 1903.

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