V. MONTAGARD
A. R. Ghiappella. Nuovo apparecchio per la cultura dei batterii anaerobii. (99) LX, 285-289; 4906. — 11 consiste en un gros flacon cylindrique sur le fond duquel se place un trépied supportant une toile métallique au-dessus de laquelle il y a de la place pour une quinzaine de tubes à culture. Le bouchon à l'émeri du ilacon, que l'on peut luter, est percé de trois ouvertures, une pour l'arrivée de l'hydrogène, une pour le départ des gaz, une pour un manomètre. Quand on est certain que tout l'air a été remplacé par de l'hydrogène, on ferme les robinets des tubes d'arrivée et de départ et on les lute; du pyrogallol, préablement déposé
au fond du flacon, absorbera tout l'oxygène dégagé des cultures.
E. FEINDEL.
G. Rosenthal. Les trois étapes de la vie aérobie du vibrion seplique. Principe de l'allobi-immunisation. (80) LX, 957; 2 juin 4906.
G. RosenthaL Culture aérobie du Bacille d'Achalme (Bacillus perfringens) : la mensuration de l'anaérobiose. (80) LX, 828; 42 mai 4906.
G. RosenthaL Culture aérobie du vibrion seplique, mensuration de l'anaérobiose. (80) LX, 874, 49 mai 4906.
G. Rosenthal. Les trois étapes de l'évolution du Bacille d'Achalme aérobie (Bacillus perfringens). ,(80) LX, 928; 26 mai 4906.
A. "Wollf-Eisner. Ueber einen Kâfig mit automatischem Urinabfluss fur mittelgrosse Laboratoriumstiere {Une cage avec écoulement automatique des urines pour animaux moyens de laboratoire). (44) XLI, 303-303; 4906.
Holmgren. Ehrlichs Diazoreaktion als Prognostikon bei Lungentuberkulose.
(44) VIII, 300-309; 4906. — La diazoréaction se produit presque exclusivement dans les cas de tuberculose pulmonaire, arrivés aux 2" et 3* stades (d'après la classification du Turban). Dans ces stades, la réaction peut manquer pour deux causes : ou le malade n'est pas encore entré dans la période où se produit la réaction, ou la recherche est pratiquée dans un intervalle où manque cette réaction. Chez tous les malades, la diazoréaction se produit dans les derniers temps de la vie, et cela pendant plus ou moins longtemps. L'apparition du phénomène est d'autant plus courte, que la maladie a un caractère plus aigu ; sa grande intensité annonce la mort à brève échéance. Chez les malades où la réaction est très marquée, on peut pronostiquer la fin au bout de 2 mois en moyenne et de 6 mois au maximum. Ceux chez qui elle est nette, mais peu accusée, ont une survie qui peut aller jusqu'à un an et demi, néanmoins la moyenne est de six mois.
Des patients arrivés au 2* ou 3* stade, ayant une diazoréaction douteuse ou
ANALYSES
même manquante, ne ^ont morts que dans la proportion de 46 à 9 0/0. Cette recherche, d'une exécution facile, est donc un moyen pratique précieux de pronostic du cours de la tuberculose pulmonaire ; elle permet d'arriver à une appréciation très exacte de la survie du malade.
F. ARLOING.
Mlle J. loteyko. L'analyse mathématique des courbes de fatigue comme procédé de diagnostic dans les maladies nerveuses. /" Congrès belge de Neurologie et de Psychiatrie, Liège, septembre 4905 (6 pages). — La courbe ergographique est une parabole du troisième degré (Gh. Henry) dont l'équation comporte trois constantes ou paramètres. Or, d'après l'exposé de Mlle loteyko, le calcul des paramètres dans chaque cas individuel permet de dire si une action est périphérique ou centrale ; il permet de diagnostiquer le siège des modifications, si le cas est pathologique. Un vaste champ d'investigations s'ouvre donc en clinique. L'examen des paramètres des courbes des neurasthéniques décidera définitivement si leur affection a son origine dans le système nerveux ou dans les muscles. Dans les différentes paralysies, médullaires, cérébrales ou périphériques, l'examen des paramétres des courbes (surtout si le côté sain peut être comparé au côté malade) permettra de diagnostiquer le siège de la maladie. Vergodiagnostic pourra être appliqué au même titre que l'électrodiagnostic.
E. FEINDBL.
p. Gamot. Sur l'épreuve de l'alcool en pathologie gastrique. (80) LX, 807; 42 mai 4906. — L'ingestion à jeun de 5 c. c. d'alcool, à une dilution des 2/3, provoque la sécrétion chez des sujets normaux, après un quart d'heure, de 45 à 20c. c. de suc gastrique acide (4-4, 5, q.q. f. 2 0/00) et capable de digérer l'albumine (40 millim. d'un tube de Mett en 20 h.). Chez les sujets hypersthéniques, constipés, biliaires, l'acidité et le pouvoir peptique sont augmentés. Chez les sujets atteints de cirrhose atrophique, de cancer de l'estomac, la sécrétion est diminuée ou même nulle; dans la gastrite éthylique la sécrétion n'est pas acide, mais le pouvoir peptique est en partie conservé, p. NOBÉCODRT.
H. Barbier, Note sur la. mesure de
l'utilisation alimentaire (pour les graisses) chez les enfants dyspeptiques. (77) 45 mai 4906; 203.
H. Barbier. Note sur remploi de la glycose chez les athreptiques dyspeptiques et dans les entérites. (77) 45 mai 4906; 244.
Lilienthal. Ueber Sondierungversuche des Colons. (9) XII, 140-445, 1906. — L'auteur reproduit un certain nombre de radiographies de sondes remplies de bismuth qu'il a introduites le plus loin possible dans le rectum. Il conclut qu'il est impossible de sonder le colon dans toute son étendue dans la majorité des cas. Il n'a en effet réussi qu'une seule fois dans un cas où le rectum, l'S iliaque et le colon descendant se faisaient suite par des courbures faibles, sans présenter de coudures. V. BALTHAZARD.
Mercier Gamble. On the clinical estimation of the alkalinity of the blood. (Evaluation clinique de l'alcalinité du sang). (49) XI, 424-466; 4906. — L'auteur emploie comme réactif un papier à filtrer imbibé d'une solution saturée alcoolique de lachmoïde étendue au tiers. D'après les expériences, l'alcalinité du sang chez un adulte bien portant correspond à une solution de soude à 300 milligr. pour 400 ; les variations à l'état normal sont légères ; il y a pourtant un léger accroissement d'alcalinité après le repas. L'alcalinité diminue à l'état pathologique et particulièrement dans la chlorose, la leucocythémie et le diabète sucré, où il existe de l'intoxication acide. lesxk.
Hugo Marx. Zur Kritik der Marx- Ehrnroothschen Blutdifferenzierungsmethode (Critique de la méthode de Marx- Ehrnroolh pour la différenciation du sang). (44) XLL440-443; 4906. — L'auteur défend sa méthode qui a pour but de différencier, pendant un long espace de temps, le sang des diverses espèces animales. CH. ESUBIN.
A. Gilbert et M. Villaret. Contribution à l'étude du syndrome d'hypertension portale; cytologie des liquides d'ascite dans les cirrhoses. (80) LX, 820:
42 mai 4906. — La formule mécanique est constante, si on s'adresse à des cirrhoses au début ou du moins à des liquides d'origine hépatique vierges de
TECHNIQUE EXPÉRIMENTALE ET CLINIQUE
toute ponction : hématies et surtout grands f»Iacards endolhéliaui nettement prédominants, parfois même seuls constatables. p. nobécourt.
F. Moxitz. Ueber die Bestimmung der sogenannten wahren Herzgrosse mittels Rôntgenstrahlen (Sur la détermination du volume vrai du cœur par les rayons Rôntgen). (38) LIX,4di-433; 4906.
— Réfutation des argimients de Guttmann, qui considère toutes les déterminations du volume du cœur par la radiographie comme plus ou moins inexactes.
GOUGET
M. Otten. Ueber bakteriologische Blutuntersuchungen an der Leiche (Sur les examens bactériologiques du sang pratiques sur le cadavre). (5) GLXXXIV, 284-304; 4906. — L'examen du sang du cœur, sur le cadavre, a autant de vsdeur que celui des veines périphériques. Les microbes trouvés dans le sang de cadavres frais, autopsiés dans les 36 & 48 heures qui suivent la mort, ont pénétré dans le sang pendant la vie et non pas seulement après la mort. gouget.
P. Eisenberg. Weitere Untersuchun gen ûber den Mechanismus der Agglutination und Prûzipitation (Nouvelles recherches sur le mécanisme de l'agglutination et de la précipitation). (44) XLI, 96-408 et 240-255; 4906. — Malgré de nombreuses recherches, nous ignorons la nature des agglutinînes. L'auteur croit qu'il faut attribuer la fonction agglutinante à diflcrents corps du sang (et surtout aux globulines) : ceci est prouvé par la variabilité au point de vue physicochimique des différentes agglutinines d'une môme espèce animale. D'ailleurs, inversement, une agglutinine spécifique varie, quant à ces mêmes caractères, selon l'espèce animale où on la considère. Il y a aussi des différences analogues entre les agglutinines normales et celles produites (immunité).
CH. ESMEIN
A. Hirschbruch. Die cxperimentelle Herabsetzung der Agglutinierbarkeit bei Typhusbazillus (La diminution expérimentale de l'agglutinabilité du bacille typhique). (4) LVL 280-339; 4906. — Une série d'influences sont capables de diminuer l'agglutinabilité du bacille typhique :
La croissance d'abord du bacille à des températures élevées (40-44*), les basses températures, le passage de la température de 37"* aux températures limites de la vie du bacille. L'addition de produits chimiques aux milieux de culture diminue l'agglutinabilité : le phénol, le sublimé, le vert malachite nuisent à l'agglutination. L'âge des cultures a une influence. Le fait de conserver le bacille dans un milieu animal (bactéries des exsudats, de la rate) diminue l'agglutinabilité. Les bacilles conservés dans un sérum agglu* nant ou les cultures dans ce sérum donnent le même résultat. Les bacilles vivants en symbiose avec des ferments ou avec du coli sont peu agglutinables. Quand le pouvoir d'être agglutinés diminue chez des bacilles vivants, leur pouvoir d'absorption vis-à-vis de l'agglutinine diminue, et, pourparler comme Ehrlich, le nombre des récepteurs des bacilles diminue. Quand l'agglutinabilité augmente, les récepteurs s'accroissent. Les moyens capables de rendre leur agglutinabilité aux bacilles typhiques sont incertains. Le passage chez l'animal, le réensemencement ne réussissent pas toujours. Quand les bacilles redeviennent agglutinables, le titre de l'agglutinabilité devient plus élevé que la normale. Certains bacilles ont une immunité acquise et ne sont presque pas influencés par les causes qui abaissent l'agglutinabilité. A Taide d'un bacille dont l'agglutinabilité aura été modifiée expérimentalement, on obtient un sérum qui agglutine le bacille normal plus fortement que le bacille difficile à agglutiner qui a servi k produire le sérum. Pour examiner des bacilles peu agglutinables, il faut remplacer la recherche de l'agglutination par l'épreuve de l'agglutinogénité. Un bacille qui est difficile à agglutiner ou qui ne s'agglutine pas n'est pas à classer sûrement comme non typhique. Bibliographie très complète (62 indications). v. montagard.
P. Teissier et Gh. Esmein. La séroagglutination dans les oreillons. (80) LX, 897, 26 mai 4906. — Dans 44 cas sur 42 la séro-diagnostic fut positif à la dilution de 4 /5œ à 1 0/0 ; le plus souvent après un séjour de 4 à 3 heures dans l'étuve l'agglutination était visible à l'œil nu. Des serums issus de sujets normaux ou malades n'avaient qu'une action agglutinante nulle ou légère et tardive.
p. NOBÉCOURT.
ANALYSES
Jochmann. Versuche zur Serodiagnostik und Sérothérapie der epidemischen Genickstarre (Sérodiagnostic et sérothérapie de la méningite céréhro-spinale épidémique. (48) XXXII, 788; il mai 4906. — L'auteur s'est rendu compte que le méningocoque de Weichselbaum était le seul agent de la méningite épidémique et que le microbe de Jâger n'avait aucune spéciûcité. L'échantillon choisi pour obtenir un sérum tuait une souris en injection intra-péritonéale à la dose de 3 miliigr. en 42 & 44 heures. Le cheval et le mouton sont les animaux les plus propices pour l'immunisation. L'agglutination permet facilement de distinguer les vrais et les faux méningocoques. Le sérum thérapeutique de Jochmann est polyvalent. 11 préserve à la dose de 0 c. c. 5 la souris contre une dose six fois supérieure à la dose mortelle. Ce sérum est préventif; est-il aussi antiloxique? Le pouvoir antitoxique du sérum vis-à-vis des toxines contenues dans le cadavre des cocci est faible. On ne peut pas dire ce qui revient à l'action antitoxique dans l'action préservatrice. Les cocci ne poussent pas dans une culture qui contient du sérum. Ce sérum injecté dans le canal rachidien ne produit aucun trouble. Ni inflammation locale, ni exanthème, pas d'albuminurie. Il sera possible de faire un traitement préventif, dans tous les cas où des hommes sont en contact avec des malades; ainsi dans les agglomérations et dans les casernes. Jochmann conseille la dose de 20 c. c. comme préventif. Ce sérum est préparé par Merck à Darmstadt. V. MONTAGARD.
Wassermann, Neisser et Bruck.
Eine serodiagnostische Reaktion bei Syphilis (Un séro-diagnostic de la syphilis). (48) XXXH, 745; 40 mai 4906. — Wassermann et Bruck ont montré la présence dans les organes et dans les sucs du corps de substances en solution provenant des microbes et d'autre part des substances qui sont des anticorps spécifiques pour les premières. On prend un sérum inactif de singes traités avec les produits syphilitiques, on le mélange avec des extraits d'organes ou du sérum d'homme syphilitique, on ajoute un complément (sérum frais et normal de cobaye) et on les laisse agir un certain temps. La diminution de l'hémolyse pour ce mélange prouve que le complément a été fixé par le mélange du sérum immun et des
liquides k étudier. Si on inocule des singes avec des produits syphilitiques secondaires humains, ou avec des extraits de bubons ou de condylomes, ou avec des organes d'enfants hérédo-syphilitiques.oa encore avec des organes de singes sacrifiés 7 à 8 semaines après l'infection et que l'on mélange les serums de ces singes inoculés avec des extraits d'organes syphilitiques, il se produit nne diminution de l'hémolyse; ce qui démontre qu'il existe dans le sérum immun des singes inoculés des anticorps contre les substances syphilitiques spéciGques, et que ces substances spécifiques se trouvent dans les extraits d'organes examinés. C'est un séro-diagnostic. Le sérum immun du singe permettra de déceler les produits syphilitiques provenant de l'homme ou du singe. Le sérum immun obtenu avec des produits syphilitiques ne sera efficace qoe vis-à-vis des produits syphilitiques. Le sérum normal du singe ne donnera pas de réaction. Nous pouvons donc in riln dire si dans un sérum humain se trouvent des anticorps spécifiques contre les substances de l'agent causal de la syphilis. et par conséquent si un organe est syphilitique. Le placenta syphilitique donne U réaction positive. L'expédition impériale vers les Indes néerlandaises pourra étudier plus complètement ces questions.