L. Guillemot et MlleSzczawinska
Influence du régime sur le microbisa^ intestinal au cours des gastro-enléritfs infantiles. (80i LX, 726; 28 avril m — 11 est impossible d'établir des tvp« bactériologiques parmi les gastro-eot^ rites des nourrissons; on trouve eueUH À l'examen microscopique soit des microbes habituels de l'intestin, soit os polymorphisme microbien défiant tosU analyse, et en tout cas il est exceptionnd de rencontrer des types de flore où 1»
THÉRAPEUTIQUE ET HYGIÈNE
prédominance d'un microbe reconnu pathogène ou soupçonné comme tel permette de le metlre en cause d'une façon évidente. Quand ces gastro-entérites sont soumises au régime diététique bien connu, voici ce qu'on observe. Pendant la période de diète (eau, puis^ bouillon de légumes) le microbisme intestinal se modifie très peu, bien qu'il j ait amélioration et même guérison. A la période de réalimentation, quand celle-ci est convenablement réglée, le microbisme fécal se modifie très rapidement, et on peut voir avec le babeurre, le lait maternisé, moins nettement avec les bouillies maltées et le lait cru la repuUulation du B. bifidus, allant jusqu'à donner l'image exacte d'une selle d'enfant au sein. En somme dans les gastro-entérites communes, les microbes interviennent surtout comme agents de fermentation d'un chyme intestinal anormal; le microbisme anormal est subordonné à la composition du milieu intestinal; la diététique suffit à elle seule pour améliorer le microbisme intestinal, sans qu'il soit besoin d'avoir recours à l'ensemencement artificiel du tube digestif, p. NOBÉCOURT.
M. Gohendy. Essai de traitement de l'entérite muco-membraneuse aiguë par l'acclimatation d'un ferment lactique dans le gros intestin. (80) L.\, 872; 49 mai 4906. — Le ferment est cultivé dans des dilutions de sirop de malt, d'une densité de 2,5 à 3 à -f- 15" et de réaction neutre; il est administré après 24 h 48 h. de culture à 36** aux doses quotidiennes de 400 à 200 grammes, en une ou deux fois.
Pendant 4 à 3 jours les malades n'ingèrent comme seul aliment que du sirop de malt; ensuite les féculents et les céréales sont seuls permis. Chez cinq femmes, de
24 à 46 ans atteintes d'entérite ancienne et en poussée aiguë,' l'amélioration a été rapide. p. mobécourt.
B. Auché et Mlle R. Gampeuia.
Sérothérapie an ti dysentérique chez les enfants. (94) XXIV, 244-260; 4906. — La sérothérapie antidysenterique a été utilisée chez l'enfant par un certain nombre de médecins, notamment par Kruse (4903), qui chez des sujets âgés de quelques mois à 40 ans a vu la mortalité tomber de
25 0/0 à 5 0/0, par Flexner et Emmet Holt, qui, chez les nourrissons ont eu une mortalité de 48 0/0; un certain nombre de cas isolés ont été également
publiés. Les auteurs ont traité 49 malades à Bordeaux, pendant l'été 4904, atteints de dysenteries à bacilles du type Shiga ou Flexner par les serums antidysentériques de Dopter et de Blumenthal.
p. NOBÉCOURT.
Hotfa. Das AntituberculoseserumMarmorek. (40) XLllI, 247; 49 février 4906. — Depuis deux ans qu'il utilise le sérum de Marmorek, Hofîa l'a donné dans 40 cas pendant plusieurs mois, à des malades atteints de formes diverses de tuberculose osseuse et articulaire. Le sérum n'exerce pas à proprement parler d'action directe sur le cours de la maladie, mais dans un cas d'ostéomyélite étendue, accompagnée d'une grande perte de substance, il a amené un processus de cicatrisation rapide qui ne peut être attribuable qu'à cet agent thérapeutique. Souvent le sérum manifeste une bonne influence sur la température et sur l'état général. Dans une série de 40 cas d'abcès tuberculeux la résorption s'est mieux accomplie.
Après l'injection sous-cutanée du sérum, il survient dans 4/3 des cas une violente réaction locale disparaissant il est vrai assez rapidement, mais qui n'en gène pas moins ce mode d'administration du sérum. Pour éviter ces inconvénients, Hoffa injecte le sérum dans le rectum, il emploie, depuis plus de six mois, la voie rectale. On peut ainsi continuer longtemps la sérothérapie, ce qui est une des conditions de son succès; le sérum ne perd ainsi rien de son action. L'auteur ne formule pas encore de jugement sur la valeur curative de la méthode, mais il voit en elle un adjuvant de la valeur de toute autre thérapeutique antituberculeuse.
F. ARIiOING.
Serko'WBkl. Prophylatische Vaccination gegen die Choiera in Lodz (Vaccination prophylactique contre le choléra à Lodz). (44) XLI, 255-265; 4906.
Kolle et Wassermann. Versuche zur Gewinnung und Wertbestimmung eines Meningococcenserums (Sur l'obtention et sur l'appréciation du pouvoir d'un sérum mem'ngococcique). (48) XXXI1,609; 49 avril 4906. — En mai 4905, les auteurs ont cherché à obtenir un sérum méningococcique. Chez le cheval, l'injection intra-veineuse de cultures vivantes du méningocoque permet d'obtenir un sérum agglutinant à 4-3000 le méningocoque qui
ANALTSEÔ
a servi & T immunisation et à i-500 et à i-1000 les autres méningocoques. Trois chevaux furent préparés. Le cheval I fut injecté dans les veines avec des cultures vivantes et d'autres mortes ; le cheval 11 fut injecté avec ces mêmes cultures sous la peau; le cheval 111 fut injecté avec de Teau ayant barboté avec des cultures de méningocoques sur agar.
L'animal sur lequel on fît les essais est le cobaje. Les animaux témoins étaient injectés avec les cultures de méningocoque dans le péritoine; les animaux en expérience recevaient une heure avant rinjection des cultures, une injection de sérum. Ces recherches ont démontré qu'on pouvait, chez le cheval, par des injections de méningocoque, et mieux par des injections d'extraits de méningocoques, provoquer le développement de substances protectrices contre ces microbes. Les auteurs recommandent chez l'homme la dose de 40 c. cm. qui est tout à fait inoffensive. L'injection doit être faite le plus rapidement possible, sous-cutanée de préférence. Pour conserver le sérum on l'additionne de 0,4 0/0 de phénol. v. montagard.
L. Vaillard et Gh. Dopter. Sur le sérum antidysentérique. (73) 20 février 4906; 265. — Le sérum de chevaux immunisés contre le bacille de la dysenterie épidémique ou nostras et contre sa toxine possède des propriétés antimicrobiennes et antitoxiques. InofTensif pour l'homme, ce sérum constitue l'agent spécifîque du traitement de la dysenterie bacillaire.
Injecté à doses qui doivent varier avec la gravité des cas, il enraye à. la fois l'infection intestinale et l'intoxication, produit la sedation presque immédiate de tous les symptômes, et permet une guérison rapide. Les effets sont d'autant plus prompts et décisifs (lu'il est employé plus prés du début de la maladie : celleci peut être alors radicalement arrêtée dans son évolution. Même dans les cas traités tardivement, le sérum soulage toujours les malades, arrête le progrès de l'infection, et peut encore assurer la guérison. Ces conclusions sont basées sur des expériences démontrant la valeur préventive et curative du sérum de Vaillard et Dopter contre la dvsonterie chez le lapin, et sur i6 observations cliniques (*hez l'homme, dont une seule, extrêmement grave, terminée par la mort.
eu. LESIBUR.
Kolle et Strong. Ueber SchutzimpfuDg dés Mensehen mit lebenden, abgeschwâchten Pestkultoren (« Peslvaccinisierung »). (48) XXXII, 443 ; io mars 1906. — La vaccination de rhomme contre la peste au moyen de cultures liquides complètes tuées par la chaleor est une méthode due à HafTkin. Kolle et Strong se sont efforcés d'arriver à obtenir une vaccination anti-pesteuse avec des cultures vivantes, mais de virulence atténuée. On peut obtenir une atténuation déjà sensible du bacille pesteux en laissant longtemps les cultures à 37' et en les transvasant successivemeot d'un tube dans un autre. D'après Hetsch, l'atténuation arrive après un développement prolongé à 41-43". La virulence s'abaisse aussi de 1/100 à 1/1000 de l'activité primitive par l'emploi d'un bouillon nutritif additionné d'alcool à 0,5 ou 50jO. Les auteurs ont combiné ces deux dernières méthodes et ont vu qu'en deux à trois mois les cultures deviennent, si Ton veut, complètement avirulentes. D'apn-s leurs expériences, on peut injecter sans danger à l'homme des cultures pesteuses ainsi atlénuées. Elles ne causent aucun dommage, en dehors d'une réaction locale mesurée et de phénomènes généraux guère plus marqués qu'avec remploi vaccinal de cultures virulentes tuées. Le degré élevé du pouvoir immuni sa teur de la culture atténuée est prouvé non seule ment par les modifications spécifiques d'j sang chez l'homme injecté, mais encore par les expériences sur les animaux les plus sensibles k la peste (singe, rat, souris, cobaye). En somme, cette opération n'est pas plus dangereuse que ne l'est Tusage de la vaccine. La dose initiale de vaccin pesteux injectée dans le tissu cellulaire sous-cutané est de 1/100* dose de culture de peste. Cette dose est progressivement augmentée. r. abloing.
Schotiroupoif . De l'action bactéricide de la tourbe sur le Bacillus pestis hominis. (68) Xll, 6-18; 1906. — Le rôle de la tourbe dans Téconomie rurale est très important; de plus elle possède la propriété d'arrêter le développement des germes et même de tuer différents microbes pathogènes pour les animaux (charbon, rouget du porc, etc ) Si'hoaroupoff, ajant besoin d'une litière dout^ de propriétés désinfectantes pour des chevaux immunisés avec des bacilles pesteux vivants (pendant 24 heures environ
THÉRAPEUTIQUE ET HYGIÈNE
ces bacilles peuvent être excrétés vivants avec l'urine et les fèces), a recherché Taction bactéricide de ce produit à l'égard du bacille pesteux de l'homme. Voici un résumé de cet intéressant travail. Après un mélange intime pendant G h. de la tourbe naturelle et de l'émulslon microbienne, il y a un aiTaiblissement du pouvoir végétatif du bacille de la peste; après 42 h,, le bacille est tué. Il périt après 24 h, de contact avec le produit naturel. Mêmes résultats avec la tourbe desséchée à 22^ pendant 24 h. Le mélange intime de tourbe, arrosée d'acide sulfurique à 1 0/0, puis séchée à 28* pendant un jour, avec une emulsion pesteuse, détruit les microbes en 3 h. et après 5 h. de simple contact. Il n'y a aucune action bactéricide, même après 48 h., si on emploie de la tourbe naturelle neutralisée par la soude caustique à d 0/0. Les mêmes tentatives faites avec de la tourbe stérilisée, et suivant les cas laissée telle, ou bien acidifiée ou neutralisée, ont eu des résultats identiques. Dans une seconde partie, l'auteur, au lieu d'agir sur des cultures de bacilles pesteux a mis en contact avec la litière des excréments et de l'urine contenant l'agent pathogène.
Après mélange des excréments infectés avec la tourbe, le bacille pesteux ne périt qu'après 24 h. ; le contact le laisse vivant même au bout de 48 h. La tourbe acidifiée par l'acide sulfurique stérilise les fèces après 9 h. de mélange et 24 h. de contact. L'urine infectée est désinfectée par un mélange de 18 h. et un contact de 24 h. avec de la tourbe stérilisée. Si elle est acidifiée, l'urine n'est plus nocive après 6 h. de mélange et d2 h. de simple contact. La tourbe est donc douée de propriétés bactéricides bien manifestes surtout si eUe a été préalablement arrosée pour l'acidiGer avec de l'acide sulfurique
à 4 0/0 ou 2 0/0. F. ARLOINQ.
J. A. Gapps et J. F. Smith. Preliminary report on the injection of human leucotoxic sei'um in leukemia (Transactions of the Chicago pathologiéal Society, VI, 374-972; 1906).— Les auteurs se sont servis, comme sérum leucotoxique, du sérum veineux d'un malade atteint de leucémie l^>'TOphatique chronique, et en traitement régulier depuis deux ans par les rayons X. Le malade qu'on injecta était atteint de la même forme, mais n'avait cncore'reçu aucun traitement. Trois injections de sérum leucotoxique furent pra-
tiquées, chacune ayant pour conséquence une diminution considérable dans le nombre des leucocytes, diminution persistant plusieurs jours après chacune des deux premières injections, moins après la troisième. e. feinoel.
E. de Renzi. Intorno a due casi di leucemia. Cura con i raggi Rôntgen. (103) XXII, 505; 12 mai 1906.
Flesch. Zur Frage der Rôntgcnstrahlenbehandlung bei Leukâmie (Traitement de la leucémie par les R. Rontgen). (18) XXXII, 619; 19 avril 1906. — Les rayons X sont entrés depuis peu de temps dans la thérapeutique des leucémies. On a été trop optimiste au début. Les rayons X modifient l'aspect de la leucémie et font varier le nombre des leucocytes, mais ne guérissent pas la maladie. S'agit -il de destruction de leucocytes dans le sang ou d'une lésion de l'appareil producteur des globules blancs et d'une diminution par moindre production? L'augmentation de l'azote urinaire pendant le traitement, peut faire croire à une destruction globulaire vraie dans le sang. Flesch a étudié 3 cas de leucémie : une myélo'ide et deux lymphoîdes. Les observations se trouvent dans l'article, en détail. Une de ces leucémies myéloïde s'est transformée en lymphoïde. Lazarus et Ehrlich enseignent que ces deux leucémies n'ont aucun point de commun. Dans un cas les leucocytes sont tombés de 150.000 à 44.000, puis À 10.500. Néanmoins l'enfant succomba quelques jours après. Les grands lymphocytes avaient passé de 23 à 61 0/0 et les petits de 71 à 32 0/0. Pour Turk et pour Flesch, il faut savoir pour chaque cas trouver la durée d'action des rayons, convenable pour avoir un bon résultat.
Une durée trop grande d'action des rayons peut rendre insuffisants les organes hématopoiétiques. v. montauard.
A. Demarchi. L'azione dei raggi Runtgen nell' infezione malarica. (101) XIII, 255-277; 1906. — L'application des rayons X sur la région splénique n'influence pas la marche et la terminaison de l'infection malarique. Elle n'a aucune action sur le nombre, la vitalité et le cycle de multiplication des hématozoaires, quelle que soit leur variété. Par contre les rayons X produisent une réduction manifeste du volume de la rate dans le paludisme chronique, mais seulement
AxNALTSES
quand les accès fébriles ont pris 6n spontanément on par TefTet de la quinine, il est possible alors que ces rayons puissent prévenir une récidive de l'afTec-
tion. V. BALTHAZARD.
G. Tizzoni et A. Bongiovanni.
Intomo al mecanismo del radio sul virus rabido. (103) X\ll, 514 ; 12 mai 190G.
I. Novi. Effetti del radio suUa rabbia esul virus rabbico (Memorie délia R. Aceademia délie Scienze dell' Instituto di Bologna, m, 71-83 ; 190G). — Le radium n empêche ni ne retarde le développement de la rage chez ie lapin inoculé sous la dureraére ou dans la chambre antérieure de
l'œil. E. PEINDEL.
Samuel Ulrich. Ueber den Bakteriengehalt des Fischfleisches (Sur la teneur en bactéries de la viande de poisson). (37) LUI, 176-194; Mm. — Le nombre des bactéries contenues dans la viande de poisson crue, à la température ordinaire est considérable. Os bactéries appartiennent à deux groupes; l'un qui ne liquéfie pas la gélatine (groupe du coli) et Tautre qui la liquéfie (groupe duproteus). La chair de poisson cuite n'est pas stérile elle devient un bon milieu de culture. L'accroissement des bactéries devient énorme. 11 n'y a pas de différence dans la virulence des bactéries de la chair cuite et de la crue. Le paratvphique B, se développe bien dans la chair de poisson cuite. Le proteus se développe très vite et donne à la chair cuite un goût désagréable. En été il ne faut pas consommer le poisson cuit depuis plus de 24 heures.