ACTION DE LA SCOPOLAMINE SUR LE SYSTÈME NERVEUX ET LES MUSCLES
Par M» J. PARISOT
Préparateur de physiologie, laterae des hôpitaux.
(Trayail du laboratoire de physiologie de la Faculté de médecine de Nancy).
Les injections sous-cutanées de scopolamine ont été employées par M. G. Roussy* dans la maladie de Parkinson. < Le médicament a, dit-il, une action tout à fait surprenante sur les différents symptômes de la paralysie agitante : ane à 2 heures après l'injection, le tremblement s'atténue, puis disparaît même complètement chez quelques malades... Cette amélioration passagère Qe dure que 12 à 24 heures au maximum. > Étant donnée l'insuffisance des ressources dans cette affection, un nouveau médicament, ajoute-t-il, susceptible d'apporter aux malades un soulagement, même passager, mérite d'être pris en considération.
J'ai étudié à nouveau chez 6 parklnsonniens, réunis à la clinique de M. le professeur Spillmann, l'effet de ce médicament sur les divers symptômes de la maladie, cherchant à en déterminer le mode d'action thérapeutique. Sans vouloir ici entrer dans le détail des observations et des faits obtenus (résul- ^ts qui seront exposés ailleurs), on peut dire que l'action thérapeutique de la scopolamine s'est manifestée nettement dans les formes de la maladie à contracture prédominante (sans tremblement), aussi bien que dans d'autres i tremblement très accentué.
Chez deux malades, atteints en effet d'une raideur généralisée, mais ne >résentant pas de tremblement notable, j'ai pu observer une amélioration iCDsible avec diminution de la contracture, et des phénomènes de rétro ou l'antépulsion^ une augmentation dans la force et une liberté plus grande lans l'exécution des divers mouvements.
Mais chez les 4 autres malades, atteints tous à des degrés croissants d'un remblement presque continu^ les résultats obtenus ont été plus nets encore.
> G. RoussT. Les injections sous-cutanées de « scopolamine » dans la maladie de Parônson. Revue Neurologique, 1905, p. 644.