OSCILLATIONS
(par seconde)
AMPLrrUDE
des OSCILLATIOBt (en miUimitrMi,
Avant rinjecUon
Après rinjoction
lÔ-' à 12'
Suppression totale du tremblement. 1
Cette suppression du tremblement ne persiste pas, malheureusement, un temps très long; sa durée varie de 14 à 24 heures environ, suivant l'Age do malade (adulte ou vieillard) et l'intensité des trémulations (faibles ou très accentuées). Malgré cette action fugace du médicament, chez des malheureux pour qui cette agitation est un supplice continuel, la durée d'un répit dan? leur souffrance, si courte fût-elle> constitue un soulagement qui n'est nullement à dédaigner. Il est à remarquer qu'une dose plus élevée (1 milligr. n'augmente pas notablement la période de temps pendant laquelle est abd: le tremblement; une pareille dose est, de plus, contre-indiquée^ car elle pest produire, plus facilement encore dans ces organismes déjà débilités par U maladie, des désordres graves, une véritable intoxication. Cet incooTéniest n'empêche d'ailleurs nullement l'emploi thérapeutique de ce médicament, «
ACTION DE LA SCOPOLAMINE 827
aifoles doses, mais dans ce cas encore il ne faut en user qu'avec prudence, ^ar des accidents consécutifs à des quantités excessivement minimes ont été ignalés. (Cas de Bourgon. Soc. de BioL, 1 janv. 1899. — Intox, par. i/10 de nilligr.)
A la suite des résultats favorables produits par cette substance, il était ntëressant d'étudier, suivant les différentes doses inoffensives ou toxiques, on action physiologique et tout d'abord sur le système nerveux et les auscles évidemment intéressés dans le phénomène parkinsonnien.
Sans vouloir exposer ici l'historique des recherches faites à ce sujet, il est ependant utile de résumer brièvement les conclusions auxquelles elles ont nené en se basant plus particulièrement sur les études les plus importantes ît les plus récentes, celles de H. de Stella * et de Kochmann S ces deux derlières publications renfermant d'ailleurs la bibliographie complète de la [uestion.
La scopolamine agit- elle sur le système nerveux central, a-t-elle une iction sur le système nerveux périphérique, nerfs et plaques motrices, snfm intéresse-t-elle aussi les muscles en modifiant leur contractilité? Ce (ont là autant de points sur lesquels ont porté les recherches des différents Luteurs et sur lesquels ils sont souvent en contradiction.
D'après de Stella, la scopolamine diminue l'excitabilité de Técorce céré- >rale, sans jamais, même à doses très élevées, amener, comme l'atropine^ le convulsions tétaniques. Wood et Ramm, cités par lui, admettent égalekient une action paralysante de l'excitabilité réflexe. Sohrt^ et Robert* l'ont pas vérifié ce phénomène et concluent que d'une façon générale il n'y I pas d'action sur la moelle. Ernst ' a vu se produire chez le chien, après •Djection de 2 centigr., des phénomènes d'excitation suivis de sommeil proongé. Kochmann a vu, à la suite d'excitations tactiles, se produire une « légère irradiation des réflexes > , suivie d'une diminution notable de la réflectivité inédullaire allant jusqu'à sa disparition, sous l'influence de fortes doses. Dette paralysie est bien pour lui d'origine centrale, car aussi bien par l'excilation directe que par l'intermédiaire de son nerf le muscle se contracte. De Stella, au contraire de ces auteurs, a constaté une paralysie des plaques notrices terminales et une influence nocive sur la contractilité musculaire. D'après Rotislaw<>, cité par de Stella, la scopolamine n'a aucune action sur le Quscle strié.
Des divergences nombreuses existent donc entre les conclusions des divers
< De Stella. Étude pbarmacodynamique de la scopolamine et de Thyoscine. Archives le Pharmacodynamie, 1897, III, p. 38t.
* Kochmann (M.). Beitrilge zur Wirkung des Scopolaminum hydrobrominum. Archives de }^harmacodynamie, 1904, XII, p. 99.
* SoHRT. In Kochmaon, loco citato.
* KoBERT. Id Kochmann, loco citato,
* £rnst. Zur Frage Ober die Wirkung bromvasserstoffs&uren Scopolamins Inaugural ^Hêsertation. Dorpat, 1893.
* RoTisLAW. In De Stella, loco citato, p. 391.