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L'ÉLECTROMÈTRE CAPILLAIRE DE M. LIPPMANN

Par M. 8. TGHIRIEV

(Planche VIII)

(Laboratoire de Physiologie de l'Université Impériale Saint-Wladimir, de Kiev.)

Bené du Bois-Reymondj fils de feu mon maître, le célèbre physiologiste, dans le n<> 19 du Zentralblatt fur Physiologie (16 décembre 1905, S. 706), c'està-dire cinq mois après que mon dernier travail * eut été publié, a trouvé possible de faire en quelques mots mention de ce travail. C'est toujours mieux que l'habitude de passer systématiquement sous silence les travaux désagréables, adoptée dans la littérature allemande des analyses par quelques-uns de ses membres. Si je m'arrête ici sur cette littérature, c'est parce que c'est une question de grande importance de nos jours, alors que les nouveaux savants puisent leur savoir exclusivement dans les périodiques d'analyses. Par conséquent, s'ils ne trouvent ici que le titre d'un travail, ils se croient en droit de supposer que ce travail est probablement de nulle valeur et ne mérite pas d'être analysé, et par suite qu'il peut être passé sous silence. De cette manière le but du critique est parfaitement atteint; le travail sera c todt geschwiegen. > Je reviens à la note de René du Bois- Reymond.

Cet auteur dit textuellement ce qui suit : < Yerf. verôfTentlicht eine Reihe von photographischen Kurvenbildem, die die Bewegungen des Kapillarelektrometers unter der Einwirkung von Muskelstromen darstellen und leitet aus diesen Kurven UNiirrTBLB.iR ohne Berechnung des wirklichen Stromverlaufes eine Anzahl von Sàtzen ûber die Eigenschaften des Muskelstromes ab. »

Il ne me reproche ni plus ni moins que de n'avoir pas calculé de mes courbes obtenues immédiatement les courbes réelles, et par conséquent déclare absurdes toutes mes déductions des courbes immédiates.

Ce calcul des courbes réelles à partir des électrocardiogrammes immédiats

> Pbotogrammes des courbes électrométriques des muscles et du cœur en contraction. Journ, de Phy$iologie et de Pathologie gén., juillet 1905.

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a été fait par le physiologiste hollandais, le professeur W. Einthoven^, Ce dernier a obtenu les électrocardiogrammes d'un homme sain d'une amplitude aussi insignifiante que celles obtenues plus de six ans avant lui par le savant anglais A . D. Waller, Ne se contentant pas de ces amplitudes insignifiantes des électrocardiogrammes obtenus d'un cœur intact et non lésé^ M. W. Einthàien (page 530, § 3, Bd. 56, 1894) fait quelques inferences a priori et arrive à la conclusion que pour les courbes de rélectromètre capillaire, obtenues immédiatement, x z=,i/^ peut être admise comme constante. Après avoir fait cette découverte, il calcule de tous les cardiogrammes qu'il avait obtenus immédiatement les cardiogrammes réels.

De cette manière la courbe des battements du cœur normal et dont les amplitudes sont tout à fait insignifiantes, doit se transformer en une courbe des i Doppelschwankungen • considérables, — ou bien en une onde positive, ou vice versa, et d'ailleurs d'une amplitude prodigieuse, — ou bien en le célèbre t Actionsstrom > sous ses deux phases < abtermale et attermale > de M. Hermann.

Les partisans de cette double variation ne remarquent point que cette duplicité de variation est une chose ancienne et date de Vkypolkèse faite par £. du Bois'Reymond et nullement confirmée, à savoir que la courbe de la variation négative du courant musculaire, tracée par l'aimant inerte du galvanomètre à miroir, n'est peut-être pas une courbe continue, mais une courbe en forme de peigne (Kammformig). J'ai démontré à l'aide de l'électromètre capillaire que cette courbe est une courbe en forme d'escalier ou de saccades.

Tous ceux qui ont travaillé longtemps avec l'électromètre capillaire de Lippmann savent à quel point ses mouvements servent de démonstrateur fidèle des différences de potentiel, présentes à tout moment donné, quoique sans doute il manifeste aussi en même temps une certaine inertie. Mais dans une chose aussi compliquée le meilleur moyen, c'est l'expérimentation.

Nous avons toute une série de courbes de l'électromètre, obtenues avec des différences de potentiel égalant Ov. 002, Ov. 004, Ov. 006, Ov. 008, Ov. 010, Ov. 012 et Ov. 014 et d'ailleurs avec deux grossissements du capillaire : l'un, moins grand, avec l'objectif 2 de Leitz, et l'autre, plus grand, avec l'objectif 3 de Leitz; la distance entre l'électromètre et le tambour était de 117 centimètres. La vitesse du mouvement du tambour était donnée par le chronographe de Jacquet fixé à 0,2 seconde.

Voici les résultats de quelques mesures de s — k savoir : de la distance entre la tangente et le perpendiculaire {Pflùger's Arch., Bd. 60, S. 92) dans la direction de la ligne AB, et de t) — à savoir : la distance entre le point donné et la ligne H Y, au grossissement du capillaire moins grand (Objectif n** 2) et plus grand (Objectif n" 3). Les mesures sont calculées en mm.

1 Pfiûger's Archiv f. die gesam. Physiologie, Bd. 56 (1894), Bd. 60 (1895), Bd. 79 (1900) et Bd. 80 (1900).

L'ÉLEGTROMÈTRE CAPILLAIRE TABLEAU I

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