‹ Journal de physiologieChapitre 373 sur 578 · J. PARISOT · texte numérisé non relu

J. PARISOT

titiiaiitlaS* période, est due à une paralysie non seulement des appareils termir naux^ mais eaeoro de la propriété réflexe de la moeUe, Sous l'influence de doses élerées, ces pliénoakènes paralytiques apparaissenttrèsrapidementet masquent presque complètement les phénomènes d'hyperexcitabilitéqui^ ainsi, n'ont pas le temps de se produire. C'est sans doute pour eette raison que l'hyperexcitabîlité, les contractions tétaniques ont échappé àeeuxqui ont usé de fortes doses.

Enfin, à côté de ces actions variées, sur le qrslème n«rrettx> sur les appareils terminaux, la scopolamine a une action très neHe sur reouitabilité et la contractiiité directes du muscle. Comme on Ta vu, le musde intoxiqué est encore excitable (fig. 6), mais par courants induits; il semble en tous points aussi apte à ses différentes fonctions que le muscle protégé. Mais, comme le dit de Stella, par l'analyse du myogramme, on constate une augmentation notable de la période d'énergie latente, un abaissement dans l'amplitude des courbes, une fatigabilité beaucoup plus rapide du muscle ayant subi l'action de la scopolamine. Cet auteur diffère donc d'opinion avec Kochmann qui constate que les contractions musculaires se font < aussi bien par excitation directe que par l'intermédiaire du nerf. » On a vu déjà qae par l'intermédiaire du nerf, le muscle n'était plus excitable (paralysie des appareils terminaux). Pour vérifier ce fait que les courbes de contraction du muscle intoxiqué prennent rapidement les caractères de courbes de fatigue^ et éviter la fatigue qui résulterait d'une répétition trop fréquente des excitations, on n'a envoyé sur le muscle qu'un nombre très restreint de décharges d'un condensateur (i/100 de micro-farad) au moyen de l'appareil à roue dentée, bien connu, de Marey ; trois ou quatre courbes sont ainsi inscrites à 5 minutes d'intervalle pendant lesquelles^ la décharge étant dérivée, il n'existe aucune fatigue du muscle. Afin de voir plus rapidement se produire le phénomène j'ai injecté une forte dose de scopolamine, 6 centigr. On voit ainsi que la 9^ courbe prise 10 minutes après le début présente déjà des caractères de courbe de fatigue (fig. 7) ; cette fatigue s'accentue très rapidement et à la 27' excitation, vingt-cinq minutes après le début, le muscle ne réagit pins Si l'on augmente alors l'excitation (10/100 m. f.), on constate une reprise de la contraction qui au bout de 1 à 2 courbes disparaît, etc. Le muscle n'est donc pas inexcitable^ mais il est nécessaire d'augmenter de plus en plus la force du courant pour obtenir une contraction. Il est inutile de faire remarquer que l'excitation (1/100 m. f.) et les courbes de fatigue du muscle de la patte protégée donnent des résultats absolument normaux.

D'autre part, on a pu constater aussi que Ibl période d'énergie latente (muscle intoxiqué) égale au début à 1/100 de seconde, au^gmente notablement et atteint presque 3/100 de seconde à la 24* courbe.

En résumé^ dans les conditions décrites, la scopolamine, après un état de torpeur de la grenouille, produit sur l'appareil neuro-musculaire de cet animal une hyperexcitabilité d'origine centrale pouvant aller jusquan tétanos, suivie plus ou moins rapidement de la perte de la réflectivité médullaire et de la paralysie des appareils terminaux. La conductibilité ne^ veuse reste intacte ; le muscle réagit à l'excitation directe, alors que Texch tabililé directe par le nerf est abolie, mais le seuil de l'excitation est plu* élevé, la période d'énergie latente est augmentée; enfin les courbes prennent rapidement les caractères de courbes de fatigue.

Page 1