‹ Journal de physiologieChapitre 390 sur 578 · Arloing. Congrès avancement des sciences · texte numérisé non relu

Arloing. Congrès avancement des sciences

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Plànchb IX

Il y a quelques années, on croyait encore que les tissus de la mère et ceux du fœtus restent complètement séparés, tandis que le fœtus se développe dans l'utérus comme un véritable corps étranger. Les recherches modernes ont montré, au contraire, que les éléments fœtaux, doués d'une activité remarquable^ pénètrent dans les tissus de la mère et en modifient la structure.

D'après les auteurs classiques^ Tovule fécondé se dépose à la surface de la muqueuse interne, qui se réfléchit à sa périphérie pour lui fournir une sorte de capsule. Les travaux de Graf Spee *, Reichert •, Peters ', Webster * ont prouvé que cette conception était entachée d'erreur : Tœuf pénètre, par effraction, dans l'épaisseur même de la muqueuse utérine. Ainsi, dès le début di la grossesse, des rapports intimes s'étai)lissent entre l'œuf et l'organisme maternel.

Lorsque l'ectoderme fœtal se trouve au contact de l'utérus, il entre en prolifération et sa surface se hérisse de bourgeons épithéliaux qui vont constituer les viliosités placentaires.

Sur un œuf jeune, ces viliosités sont revêtues de deux couches cellulaires; la plus profonde est formée d'éléments bien limités, cubiques ou cylindriques, pourvus d'un protoplasma clair et d'un gros noyau ovalaire : ce sont les cellules de Langhans. Le strate epithelial superficiel est constitué par une bande protoplasmique réfringente^ parsemée de noyaux très foncés; cette couche ne se subdivise pas en cellules distinctes : elle représente le syncytium ou plasmode. L'ectoderme fœtal donne directement naissance aux cellules de Langhans, aux dépens desquelles se forme à son tour le plasmode. Telle est l'opinion d'Aschoff '^ et de Spuler«; et nous-mêmes, sur un œuf très jeune, nous avons vu les cellules de Langhans se transformer en des éléments plus

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