DANS LÀ RÉGION LYONNAISE
Par MM. J. NIGOI«A8 et GH. LESIEUR
Chefs de Mrvice 4e U Section a&tir«bique à riutitat bactériologique de Lyo
Pendant l'année 1905, 946 personnes ont subi le traitement antirabique à l'Institut bactériologique de Lyon, dont 188 reçurent un traitement intensif. Trois d'entre elles sont mortes de la rage.
La rage a apparu chez l'une d'elles au 18* jour du traitement, et chez une autre 6 jours après la fin du traitement. Ces cas ne doivent pas figurer dans la statistique de mortalité, car on sait scientifiquement que les centres nerveux des personnes atteintes de rage dans les 15 jours qui suivent la fin du traitement ont été envahis avant que la cure ait pu avoir son efficacité. C'est la pratique suivie dans les statistiques de l'Institut Pasteur. Le nombre des personnes traitées tombe donc à 944.
Notre statistique s'établit donc ainsi :
Personnes traitées 944
Mort 1
Mortalité 0/0 0,405
Dans le tableau suivant, ces chiffres sont rapprochés de ceux fournis par nos statistiques des années précédentes^ depuis la fondation de la secUoo antirabique lyonnaise :
Années. Personnet traitées. Morts. Mortalité 0/0.
Voici, à titre de comparaison, les résultats obtenus^ en 1905, à l'Institut Pasteur de Paris :
Personnes traitées 727
Morts 3
Mortalité 0/0 0,44
LE TRAITEMENT AMTHUBIQUE
Les personnes traitées à llnstitut bactériologique de Lyon sont divisées en deux catégories, correspondant aux tableaux suivants :
Tabteaa A. — La rage de l'animal mordeur a été constatée, soit par examen vétérinaire clinique ou nécropsique, soit expérimentalement par le développement de la maladie chez les animaux mordus par lui, ou inoculés avec son bulbe.
Tabieau B, — L'animal mordeur est seulement suspect de rage. Nous donnons ci-après la répartition, entre ces catégories, des personnes traitées en i905.
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