EXPLICATION DE LA PLANCHE IX
PiG. 1. — Surface de la caduque et insertion des viUosités (placenta de six mois). — Fixation à l'alcool, coloration k rhématéine-éosine.
(La coupe est perpendiculaire à la surface de la caduque; on n'a dessiné que trois groupes de villosités qui contractent des rapports avec la caduque ; on n'a représenté que la couche superficielle de la caduque.)
Les villosités ne possèdent plus de cellules de Langhans, mais leur plasmode est encore très épais. La couche superficielle de la caduque ne présente plus de cellules déciduales vraies, mais elle est encore très riche en cellules de Langhans.
Le i«' groupe de villosités (en lisant la figure de gauche à droite) montre la coupe oblique d'une villosité'crampon : son axe conjonctif est revêtu d'une couche plasmodiale contioue, interrompue au point où elle adhère à la caduque ; à ce niveau, le tissu fœtal entre en contact direct avec les tissus déciduaux (l'adhérence de cette villosité s'est, sans doute, faite au moment de la prolifération des cellules de Langhans). A gauche et au pied de cette villosité-erampon, on voit trois noyaux disposés en une série linéaire horizontale : il s'agit d'une cellule plasmodiale indépendante, dont lo protoplasma est fîbrinifié. A droite et au pied de la villosité-erampon, on voit la coupe transversale d'une petite villosité.
Le ^ groupe comprend deux villosités (formant un Y) qui se rapprochent de la caduque sans lui adhérer. Au sommet de l'angle, on voit, en coupe oblique, une petite villosité ; elle adhère à la caduque par une pointe plasmodiale, bien reconnaissable à' ses nombreux noyaux très foncés (villosité-erampon formée après la disparition des cellules de Langhans).
Le 3» groupe est formé de plusieurs villosités qui pénètrent dans l'orifice d'un sinus déciaual, largement ouvert au-dessous d'elles.
La caduque comprend de très nombreuses cellules dérivées des cellules de Langhans ; bon nombre de ces cellules sont pourvues de deux ou de plusieurs noyaux (cellules plasmodiales ; au niveau de la siu'face, à gauche du 2* groupe de villosités, on voit une cellule plasmodiale plus typique, reconnaissable à ses petits noyaux foncés disposés en demicercle). Près de la surface de la caduque, dans sa couche moyenne, au centre de la figure et au pied de la villosité-erampon, on voit des cellules de Langhans qui perdent la netteté de leur contour et se confondent avec les bandes ondulées et rosâtres que forme la fibrine. On reconnaît peu de fibres ou de cellules conjonctives dans le tissu decidual ; on distingue facilement les faisceaux onduleux et rosâtres que forme la fibrine, surtout abondante à la surface de la caduque (zone de Nitabuch) et au pied de la villosité-erampon ; à droite, au-dessous du 3" groupe de villosités, coupe oblique d'un sinus sanguin de la caduque. (Grossissement 130/1 .)
FiG. 2. — Pénétration des cellules ploimodiales dans le muscle utérin (placenta de six mois). — Fixation à l'alcool, coloration à l'hématéine-éosine.
(La coupe passe en plein muscle utérin à 6 millim. au-dessous de la caduque, qui serait située au delà de la limite la plus inférieure de la figure.)
On reconnaît facilement les fibres musculaires très volumineuses et très riches en noyaux, coupées parallèlement à leur direction, & la partie supérieure de la figure, perpendiculairement, à la partie inférieure. On voit plusieurs cavités vasculaires pourvues d'un endothelium et plus ou moins remplies de sang. A la partie moyenne de la figure, on distingue une bande coi^onctive oblique infiltrée de leucocytes et parcourue par un vaisseau lymphatique ; au-dessous, au milieu des couches musculaires, vues en coupe transversale, on reconnaît facilement dans l'intervalle des faisceaux et dans l'interstice des fibres tuméfiées de grosses cellules plasmodiales à protoplasma réfringent et très coloré, à noyaux multipliés ou bourgeonnants ; aucune cellule plasmodiale ne flotte dans la lumière des vaisseaux ; aucune ne se voit dans les vaisseaux lymphatiques, gorgés ici de leucocytes. (Grossissement 130/1.)
LE TRAITEMENT ANTIRABIQUE