‹ Journal de physiologieChapitre 4 sur 578 · CH. LIVON ET A. BRIOT · texte numérisé non relu

CH. LIVON ET A. BRIOT

avant toute injection deux excitations, Tune directe {iig. 5) ; Tautre centrale (%. 6). On fait alors une injection de 3 c. c. et Ton procède à des excitations centrales successives qui déterminent des contractions de moins en moins

F'ig. 13. — Excilation centrale 45 minutes après Tinjeclion.

Fig. 14. — Excitalion directe de la pince 46 minutes après Tinjection.

prononcées {Hg. 7, 8, 9, 10). A la quarantième minute l'excitation centrale est presque sans effet (%. 12\ elle devient tout à fait nulle à la quarante-cinquième minute [iig. 13), tandis que, pendant les mêmes périodes, les excitations directes produisent des contractions très nettes {fîg. 11, 14).

Fig. 15. — Excitation centrale 11 minutes après l'injection de 3 c. c. de suc salivaii'e.

Ce n'est qu'au bout d'une heure vingt-trois minutes que l'excitation directe ne donne plus rien.

Il est vrai qu'à ce moment on peut considérer le muscle du crustacé comme inexcitable, en se reportant aux expériences de Gh. Richet qui a constaté que sur ces animaux la fibre musculaire s'épuise rapidement.

Fig. 16. — Excitation directe de la patte 3.S minutes après Tinjection de 2 c. c.

de suc salivaire.

Dans une autre expérience conduite de même, et dans laquelle la quantité de suc injecté n'avait été que de 2 c. c, au bout de quarante minutes, l'excitation centrale était inactive et l'excitation directe a cessé de produire une réaction au bout de cinquante minutes.

suc SALIVAIRE DES CEPHALOPODES 9

Dans d'autres expériences, reflet a été beaucoup plus rapide. Ainsi, dans un cas, 2 c. c. de suc injecté ont produit la paralysie du centre ganglionnaire au bout de dix minutes. Dans un autre cas la même dose de suc, 2 c. c, a paralysé le centre nerveux en onze minutes (%. 15), tandis que l'excitation directe de la patte donnait encore une forte réaction, trente-trois minutes après {Off. 16).

De ces expériences nous pouvons conclure que le suc salivaire des céphalopodes est un venin que Ton peut considérer comme un stupéfiant du système nerveux central du crabe. C*est cette propriété qui favorise énormément ces animaux dans la chasse pour leur nourriture.

C'est grâce à ce pouvoir stupéfiant que des poulpes n'hésitent pas à attaquer des bétes aussi redoutablement armées que les gros homards, et qu'ils restent maîtres du combat le plus souvent.

ACTION CARDIO-VASCUIAIRE DE QUELQUES DÉRIVÉS XANTHIQUES

Par MM. LUCIEN BECO et LÉON PLUMIER

[Travail du laboratoire de la clinique médicale de rUniversité de Liège (Directeur : D' Lucien Beco).]

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