‹ Journal de physiologieChapitre 410 sur 578 · V. MONTAGARD · texte numérisé non relu

V. MONTAGARD

E. J. Lesser. Zur Kenntniss der Katalase (Pour la connaissance des catalases). (36) XLVIII, 4-48; 4906. — L'auteur a exécuté des déterminations quantitatives relativement à l'action des catalases chez divers organismes, dans la pensée que la richesse en catalase pourrait être en rapport avec le besoin d'oxygène, différent chez l'ascaris, par exemple, qui est un anaerobic et les mammifères et les oiseaux, au contraire, très aérobies. — Il a examiné^ en second lieu, la relation entre la catalase et la réaction du gaîac et enfin il a fait quelques recherches sur l'oxydation du sucre et des graisses. Il a étudié, en premier lieu, le sang de divers animaux. Les chiffres obtenus sont les suivants : en 40 minutes 4 c. c. de la solution sanguine a décomposé, en milligrammes, les quantités d'eau oxygénée que voici : pour le chien, 4.57; pour le lapin, 7.54; pour le cheval, 3.24 ; pour le bœuf, 5.42; pour le mouton, 0.85; pour la carpe, 0.56; pour le pigeon, 0.455; pour la grenouille, en 20 minutes, 0.406 et 0.454. On voit que les sangs des divers animaux ont des quantités de catalase très différentes, fait déjà vu par Bergergrûn en 4888. La différence est surtout considérable entre les animaux à sang froid et les animaux à sang chaud : l'activité du sang de lapin est 75 fois celle du sang de grenouille. La richesse en catalase varie parallèlement à la consommation d'oxygène. Le sang de pigeon offre une exception tenant à ce qu'il se fait un précipité dans les solutions de 3 ou à 6 pour 4000, il est exceptionnellement pauvre en catalase.

Dans d'autres expériences, l'ascaris lumbricoïde s'est montré remarquablement pauvre en catalase. Le distome est dans une tout autre condition. — Les oeufs non fécondés sont aussi très pauvres en catalase chez la grenouille et la carpe ; le foie et les reins de ces animaux sont de

ANALYSES

20 à 60 fois plus riches. Chez les mammifères, le foie et les reins ont la même richesse qae chez la grenouille. L'orge germé ou non est remarquablement pauTre, fait qui demande à être expliqué.— L'auteur étudie ensuite la réaction de la teinture de gaîac dans ses rapports aTec l'activité de la catalase. La teinture de gaiac est bleuie par Tosone; il faut éviter la présence de l'acide azotique. Si l'on fait agir sur l'eau oxygénée du sang ou du platine colloïdal, la teinture ajoutée bleuit très notablement. Elle ne bleuit pas dans le cas de la destruction de l'eau oxygénée par la levure ni par la bouillie de larves de Calliphora. Bach et Ghodat (4903) ont supposé que le bleuissement était dû k. un ferment particulier, à une peroxjdase qui coexiste ou non avec la catalase. Il est possible 'que des substances plus oxydables que la teinture de gaïac prennent l'oxygène : c'est ce que l'auteur tend & montrer. — Le glucose en solution concentrée empêche le bleuissement de la teinture de galac. L'auteur a cherché si, dans ces conditions, il y avait oxydation du sucre par l'oxygène provenant de la destruction de l'eau oxygénée. Le résultat a été négatif. De même pour la graisse.

DASTRE.

G. A. Herter. The production of methyl mercaptan by fecal bacteria grown on a pepton medium (The Joum.

ofbioL Chem., 1, 424-424; 4906). — Les bactéries fécales de personnes bien portantes ne développent dans une solution de peptone à 2 0/0 et à 37' que des traces de mercaptan (caractérisé à l'aide de la réaction avec l'isatine), tandis que celles qui proviennent de malades (troubles chroniques de la digestion, marasme infantile, anémie pernicieuse) en produisent de notables quantités.

E. LÀMBLING.

G. A. Herter et H. G. TVard. On a

gas production by fecal bacteria grown on sugar bouillon (fheJaui-n. ofbiol, chem., I, 445-449 ; 1906) — Les auteurs ont mesuré la production de gaz dans des solutions peptonées de divers sucres (glucose, saccharose, lactose...), additionnées de bactéries d'origine fécales empruntées à des personnes bien portantes ou atteintes de diverses affections.

E. LAMBLING.

SANG, LYMPHE CIRCULATION ET RESPIRATION

Ed. Réitérer. De la valeur celiu* laire des hématies des mammifères et de l'origine de leurs parties constituantee. (80) LX, 4402-4404; 30 juin 4906. — L'hématie anucléé des mammifères est un noyau cellulaire. l. camus.

Ed. Réitérer. Des hématies da chat et de leurs parties constituantes. (80) LXr, 9-44; 7 juillet 4906.

J. Jolly. Sur la phagocytose des noyaux expulsés des hématies des mammifères. (80) LXI, 79-82; 24 juillet 4906.

Page 1