L. CAMUS
J. Dumont. Influence des diverses radiations lumineuses sur la migration des albuminoïdes dans le grain de blé. (79) CXLI, 686-688 ; 30 octobre 1905. — Les
radiations qui contribuent avec le plus d'efficacité à la migration des albuminoïdes dans le grain de blé sont celles qui agissent le moins sur la fonction chlorophyllienne. L. CAMUS.
G. Billard. Vitesse d'étalement, à la surface de l'eau pure, des liquides à tension superficielle faible. (80) LIX, 371-372; 4 novembre 1905. — L'éther, l'alcool, la benzine, Tessence de téiébenlhine, l'huile d'olive, l'eau de savon, ont one vitesse d'étalement à la surface de l'eau de 20 à 30 centimètres par seconde, à la température de 15 degrés. l. camus.
G. Malfltano. Sur Tinfluence des sels intimement liés aux albuminoïdes et aux matières diastasiques dans la protéolyse. (79) CXLI, 912-914 ; 27 novembre 1905^ — La protéolyse varie selon les rapports qui existent entre la matière albuminoîde et les sels qui l'accompagnent. l« camus.
K. Meyer. Ueber die Diffusion inGallerten (Sur la diffusion dans les gelées). (8) VU, 398-410; 1905. — Contrairement à l'opinion généralement adoptée, l'auteur a trouvé que les sels (NaCi, Nal, NaBr, NaSO'*) pénètrent par diffusion dans un cylindre de gélatine prise en gelée d'autant plus profondément, en un temps donné, que la masse colloïdale est moins riche en colloïdes, mais que les concentrations croissantes en colloïde ne font pas diminuer la quantité de substance diffusée pendant ce même temps. Celte quantité varie à un très haut degré avec la nature du sel. Elle est â peu près deux fois plus forte avec NaCl, qu^avec les autres sels cités ci-dessus. Hôbera observé des différences du même ordre pour la vitesse d'absorption dans Tintestin du chlorure et de l'iodure de sodium {Physikalische Chemie der Zelleii u. Gewcbe^
1902, p. 192). E. LAMBLING.
L. V. Rhorer. Zur Frage der Kôppeschen Théorie der Salzsaùre Absonderung.
A propos de la théorie de Koppe sur la sécrétion de l'acide chlorhydrique). (2) CX, 416-420; 1905. -— L'acide chlorhydrique du suc gastrique proviendrait du chlorure de sodium alimentaire par échange de ses ions Na avec les ions H du sang, par suite de rimperméabililé de la membrane gastrique pour les ions Cl et de sa perméabilité pour I les molécules NaCl et HCl. Mais ces suppositions de perméabilité et d'imperméabi-
PROCESSUS CHIMIQUES ET FERMENTATIONS
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lilé fondées sur une expérience de von Ueriog (1893) sont tout à fait gratuites. L'auteur le démontre clairement.
DASTaB.
R. Luzatto. Ueber den physiologischen Abbau der Saûren der Propanreihe (Sur la désintégration physiologique des acides de la série du propane). (8) VU, 456-457; 1905. — Après ingestion d'acide hydracrylique, p-iodopropionique et acrylique à l'état de sels de sodium chez le chien, aucun produit de transformation de ces acides n'a pu être retrouvé dans Purine. L'ingestion d'acide acrylique, qui est assez toxique, a provoqué une augmentation de la quantité d'acide kynurénique et d'azote total excrétés.
B. LAMBLIXG.
W. Wiechcwsky. Die Gesolze der Hippursaûresyn these (Los lois de la synthèse de l'acide hippurique). (8) Vil, 204- 275; 1905. — En suivant, dans Torganismc du lapin, les lois de la transformation de l'acide benzolque ingéré ou injecté sous la peau, Tauteur s'est proposé de mesurer l'importance de la production du glycocolle et les rapports de ce phénomène avec la formation de Turée. 11 a d'abord déterminé la dose mortelle d'acide benzoîque, qui est de 1 gr. 7 par kilog (par injection ou ingestion). L'acide hippurique produit, en t>utre, de la diarrhée, une diurèse nettement augmentée, et un accroissement de la quantité totale de N urinaire. L'acide hippurique produisant le même effet, la conjugaison avec le glycocolle ne peut pas, à ce point de vue, être regardée comme un procès de défense antitoxique. — Après avoir étudié la question des acides benzoîque et hippurique de l'urine normale, l'auteur montre qu'après injection sous-cutanée de 0 gr. 8 d*acide benzoîque par kilog. chez le lapin, l'excrétion des acides benzoîque et hippurique est terminée en 24 heures et môme plus tôt. Après ingestion du môme acide, l'excrétion a pris fin aussi au bout de 24 heures f)Our l'acide benzoîque, tandis que pour une petite partie de l'acide hippurique, elle se prolonge parfois un peu plus longtemps. Contrairement à ce qui esl généralement enseigné, la totalité do l'acide benzoîque ne se retrouve pas dans l'urine, et la quantité totale (acide libre -\- acide combiné au glycocolle) retrouvée est d'autant plus faible que la quantité de glycocolle disponible a été plus petite. Ce déHcit peut être expliqué pour une petite partie par la pro-
duction d'un conjugué benzoyl-glycuronique (Salkowski, Zeit. pkys. Ch.\ t. IV, p. 135), mais non par la destruction d'une partie de l'acide hippurique, car cet acide ingéré se retrouve entièrement dans les urines. — £n ce qui conc:)rne l'étendue de cette synthèse, elle est très variable d'un individu à Tautre, mais sensiblement constante chez un même individu, et pour une même dose d'acide benzoîque. Ainsi en donnant à un lapin chaque jour pendant 9 jours, 0 gr. 8 d'acide benzoîque par kilog., on en retrouve très régulièrement à l'état d'acide hippurique de 0 gr. 65 à 0 gr. 70, et ce phénomène se poursuit avec la môme régularité pendant le jeûne. Le glycocolle nécessaire ne parait donc pas provenir de quelque réserve, car on en constaterait l'épuisement après quelques jours, ni de la décomposition digestive des protéîques, mais bien de leur désintégration intra-organique et l'auteur calcule d'après ses e.ssais que la fraction de l'azote total urinaire, dont on peut amener l'excrétion sous la forme de glycocolle dans l'acide hippurique, peut s'élever à 50 et même 64 0/0. Comme on sait que le glycocolle est un précurseur de Turée, on voit que chez le lapin une fraction considérable de L'urée a passé par la forme glycocolle, — Ce travail très étendu renferme encore un grand nombre d'autres résultats, et notamment des expériences de contrôle au sujet des procédés de dosage des acides benzoîque et hippurique. — Bibliographie complète de la question, e. lambling.
H. Hildebrandt. Zur Frage der glykosidischen Struktur gepaarter Glykuronsaûren. (8) VII, 438-454 ; 1905. — Le dédoublement d'un certain nombre de conjugués glycuroniques par Témulsine, la lactase ou la myrosine plaident dans le sens d'une constitution glucosidique de cos composés (Cf. Hildebrandt, Arch, f, exp. Path,, t. XLIV. — Fischer et Piloty, D. ch. G., t. XXIV, p. 521. — Neuberg et Neimann, Zeit. phys. Ch., t. XLIV, p. 114).
E. LAMBLING.
F. Obermayer et E. P. Pick. Ueber Verànderungen des Brechungsvermôgens von Glykosiden und Eiweisskôrpern durch Fermente, Saûren und Bakterien (Sur les variations de l'indice de réfraction des glucosides et des protéiques sous l'action des diastases, des acides et des bactéries). (8) VII, 331-380 ; 1905. — Le dédoublement de l'amygdaline et de la salicine par Témul-
ANALYSE
sine, celui de la dextrine par la plyaline et celui des proléiqi es par la pepsine ne s'accompagnent d'aucune variation dans l'indice de réfraction. Mais cet indice est augmenté par Taction de la trypsine sur les matières protéiques et sur divers produits de dédoublement de ces matières. Enfin le dédoublement bactérien des matières protéiques produit, au contraire, une diminution de Tindice. Pour les conclusions que Ton peut tiier do ces faits et pour riniérôl biologique que présente la méthode, voyez le mémoire original. b. lambling.
M. Plaut et H. Reese. Ueberdas Verhalten in dea Tierkôrper ungefûhrter Arainosaûren (Sur le sort des amino-acides introduits dans l'organisme animal). (8) Vïl. 425-43% ; 1905. — L'alanine racémique introduite chez le chien per os ou sous la peau reparait en partie dans les urines à l'état d'alanine droite. Chez Thnmrne on en retrouve beaucoup plus que chez le chien.
B. LAMBLING.
E. Abderhalden et F. Samuely.
Das Verhalten von Cystin, Dialanylcystin und Dileucylcystin im Organismusdes Uunder (Le sort de la cystine, de la dialanylcvstine et de la dileucylcystine dans l'organisme du chien). (39) XLVI, 187-192; 1905.
- L'organisme ne traite pas différemment la cystine libre et la cystine combinée et aucune influence du mode de liaison n'a pu être saisie. b. lambling.
O. Pascucci. Ueber die Wirkung des Ricins auf Lecithin (De l'action de la ricine sur la lécithine). (8) VU, 457; 1905.
— La ricine, qui agglutine les globules rouges, devient hémolx tique en présence de la lécithine. On pourrait donc par cette réaction étudier quanti lativement les relations entre l'agglutinai ion et Thémolyse.
B. lambling.
H. Hildebrandt. Ueber das Verhalten der Toluidine im tierischen Organismus (Sur le sort des toluidines dans l'organisme animal). (8) VU, 433-437; 1905. — Pour faire suite à ses travaux sur les destinées des toluènes chloré et brome et des acides amino-benzoïques {Ibid., t. Ill, p. 365), Tauicur a étudié les transformations dans l'organisme de la dimélhylparatoluidine que l'urine élimine sous la forme d'un dérivé glycuronique de l'acide dimétyl-p-amino-benzoïque. Les transformations
sont les mêmes que pour la diméihyl-paminobenzaldéhyde, étudiée dans Tintervalle par Jaffé {Zeit. phys. Ck., t. XLIH, p. 374). A cette occasion l'auteur a étudié la toxicité de l'acide dimélhyl-p-aminobenzoïque et celle de l'acide iriméthyl-paminobenzoïque ou benzobélaîne. On constate ici que l'introduction des groupes méthyle a accentué la toxicité de ces corps. B. lambling.
J. Grossmann. Das Verhalten von peptischen Verdauungsprodukten der Plasteine zu Leber, Dickdarm, Muskeln, Gehim, und anderen Organen (II) (Sur la manière dont se comportent les produits de la digestion pepsique des plastéines vis-à-vis du foie, du gros intestin, des muscles, du cerveau et d'autres organes). (8) Vil, 165-174; 1905. — L'auteur a démontré que des fragments de muqueuse stomacale ou intestinale, introduits dans des solutions de plastéine-albumoses, y font apparaître des produits coagulables (plastéines) (Ibid., t. VI, p. 192). Il établit aujourd'hui que d'autres organes possèdent le même pouvoir (L'auteur appelle plastéines le précipité formé par le lab dans une solution d'albumoses, et plastéine-albumoses le produit de la digestion pepsique de ces plastéines).
B. lambling.
o. Schumm. Beitrâge zur Lehre der Autolyse. (8) VII, 175-203 ; 1905. — Une rate, dans un cas de leucémie myélogène, abandonnée à l'aulolyse pendant trois mois, a fourni les produits d'hydrolyse que voici: guanine, adenine, xanthine, hypoxanthine, histidine, lysine, d-alanine, 1-leucine, Uyrosine, thymine, ac. paralactique et ammoniaque. Manquaient Tadénine et Targiaine.
L'autolyse de la rate leucémique va donc plus loin que celle de la rate normale. Du sang extrait du cœur d'un leucémique à l'autopsie, et trouvé stérile, contenait une diastase protéolytique analogue à la trypsine. — Le chloroforme est le meilleur moyen pour éviter dans ces recherches sur l'autolyse l'invasion bactérienne. Le toluène ne suffit pas. b. lambling
A. Schittenhelm. Der Nucleinstoffwechsel und seine Fermente bei Mensch und Tier (Les échanges nutritifs des nucléines et leurs diastases chez l'homme et chez l'animal). (39) XLVI, 354-370; 1905. — A Toccasion de la polémique avec W. Jones {Ibid., t. XLII, p. 35 et 343; t. XU?,p.l
PROCESSUS CHIMIQUES ET FERMENTATIONS
t. XLV, p. 84 et 152), Tauteur montre d*abord qu'en ce qui concerne les transformations diastasiques des purines et de Tacide urique par les extraits d'organes, il est impossible d'appliquer à une espèce animale les résultats obtenus avec les organes d'une autre espèce. Ainsi la rate de chien transforme les aminopurines (adenine, guanine) en oxypurines (bypoxanthine, xanthine), mais non pas ces dernières en acide urique, tandis qu'avec la rate du bœuf l'oxydation des oxypurines en acide urique est quantitative. W. Jones a annoncé, en outre, que la rate du porc ne transforme pas la guanine en xanthine. Cette particularité est à rapprocher de ce fait que Virchovv a décrit chez cet animal une « goutte à la guanine », avec dépôts cristallins dans les tissus et excrétion par les urines de grandes quantités de cette base, qui joue donc ici le môme rôle que Tacide urique dans la gontte chez l'homme (W. Jones, Ibid,, t. XLV, p. 84 et Pecile, Ann. Ckem,, t. CLXXXIII, p. 141). Etudiant à son tour les organes du porc, l'auteur montre qu'à Tétat normal, l'extrait de rate ne détruit pas l'acide urique et ne transforme pas la guanine et l'adénine qu'on lui ajoute en acide urique, mais qu'il en fait des oxypurines, avec cette particularité que l'adénine se transforme beaucoup plus vite en hypoxanlhine que la guanine en xanthine, ce qui explique comment W. Jones a pu croire à un résultat tout à fait négatif en ce qui concerne la guanine et fournit peut-être une explication de la pathogénie de la goutte à la guanine chez le porc. En outre, le poumon du porc transforme la guanine en xanthine, mais non pas en acide urique; la rate de cheval, au contraire, opère cette double transformation, et enfin celle de l'homme fait avec la guanine de la xanthine, mais pas .de l'acide urique. ë. lambling.
Jean Effront. Sur le développement de l'amylase pendant la germination des grains. (79) CXLI, 626-628; 16 octobre 1^05. — Au cours de la germination de Forge les deux propriétés de l'amylase, pouvoir sacchanfiant et pouvoir liquéfiant, se développent inégalement; le pouvoir sacchanfiant augmente avec la durée de la germination, passe par un maximum et diminue graduellement; le pouvoir liquéfiant se développe plus lentement mais plus régulièrement et arrive à un maximum qu^il garde plus longtemps. — Les agents chimiques modifient de façon très différente les propriélés de l'amylase. l. camus.
H. Roger. La coagulation de la mucine.
(80) LIX, 423-424; It novembre 1905. — La mucine de l'intestin, isolée à l'état de pureté, est précipitable par un ferment extrait de l'intestin, la mucinase. La bile renferme des substances qui neutralisent l'action de la mucinase; ces substances sont solubles dans l'alcool. C'est à la présence de la bile que le mucus de la partie supérieure de l'intestin grôle doit de rester liquide. l. cauus.
L. G-uignard. Quelques faits relatifs à l'histoire de l'émulsine ; existence générale de ce ferment chez les Orchidées. (79) CXLI, 637-644; 23 octobre 1905.
P. Harang. Emploi de la tréhalase dans la recherche et le dosage du trehalose chez les végétaux. (80) LIX, 550-5.52; 2 décembre 1905.
F. Sachs. Ueber die Nuclease. (39) XLVI, p. 337-353; 1905. — On admet, en général, que les ferments proléolytiques et notamment la trypsine, dédoublent les nucléoprotéides avec production d'acides nucléiques, mais n'attaquent pas ces acides. L'auteur montre que si les extraits pancréatiques décomposent néanmoins les acides nucléiques, cela tient à la présence d'une nuclease différente de la trypsine, et qui décompose les acides nucléiques avec production de bases nucléiques. Cette nuclease est abondante dans les extraits pancréatiques faits rapidement (17 h.) et qui sont alors pauvres en trypsine. Elle fait, au conlrcire, presqu'entièrement défaut, si l'extraction est prolongée pendant longtemps (92 h.). L'action trypsique subsiste seule alors. Ce sont donc bien deux diastases différentes. La trypsine détruit d'ailleurs la nuclease. L'auteur a trouvé aussi cette dernière dans le thymus de veau, le pancréas de chien, dans le rein de veau.
E. LAUBLING.
F. Battelli. La présence de la catalase dans les tissus animaux. (80) LIX, 300-302 ; 14 octobre 1905. — L'alcool et l'acétone employés dans la préparation de la catalase diminuent beaucoup l'activité du ferment mais ce n'est pas une raison pour nier la présence de la catalase dans tous les tissus animaux. l. camus.
F. Battelli et L. Stern. Oxydations produites par Tanticatalase en présence du
ANALYSES
peroxyde de Thydrogëne. (80) LIX, 580-581 ; 2 décembre 1905. — L'anticalalase agit comme une peroxydase. l. camus.
F. Battelli et L. Stern. Analogie entre l'action de ranlicatalase ei Taction du sulfate ferreux. (80) LIX, 521-523; 25 novembre 1905.
F. Battelli et L. Stern. Oxydation des substances organiques par le sulfate ferreux en présence d'extraits de tissus animaux. (79) CXLI, 916-918; 27 novembre 1905.
Vernon. The ereptic power of tissues as a measure of functional capacity. (50) XXXllI, 81-100; 1905. — LVrepsine, trouvée par Conheim dans la muqueuse intestinale, existe dans presque tous les tissus, mais la puissance protéolytique de ces lissus offre de grandes variations suivant T intensité de leur vitalité. C'est ainsi que pendant la vie intra-utérine et pendant la première période de croissance, ce pouvoir peut être pour le rein et le foie deux fois plus énergique que pendant la période d'équilibre. Lalimentation modifie également ce pouvoir ; après une nourriture carnée, le foie et la rate sont deux fois plus actifs qu'après une nourriture végétale.
Normalement la muqueuse intestinale des carnivores est plus riche en érepsine que celle des herbivores, sa richesse varie suivant la région; si on représente par 10 le pouvoir peptonisant de la muqueuse gastrique, on trouve 50 pour le duodénum, 75 pour le jéjunum et 25 pour l'iléum. L'hibernation, la maladie, font tomber la puissance éreplique. j. p. langlois.
SANG, LYMPHE, CIHCULATIOIH ET RESPIRATION
L. Garrigue. Preuve de la foime globuleuse de l'hématie. (80) LIX, .324-325 ; 21 octobre. — Cette note est suivie d'une critique de M. J. Jolly. l. camus.
E. Abderhalden. fiiutuntersuchungen im Luflballon (Recherches sur le sang en aérostat). (2) CX, 95-98 ; 1905). — Gaule (1902) a annoncé que l'augmentation du nombre des globules rouges pendant l'ascension en ballon était absolue et non pas seulement relative. L'auteur s fait un grand nombre d'ascensions en ballon captif et en ballon libre. Comme Schrôtter et
Zunz, il n a pas trouvé trace de néoformation de globules. 11 donne des explications sur la manière dont il a exécuté ses numétions de globules. dastre.
H. Kœppe. Ueber das Lackfarbenwerden der rothen Blutscheiben (Sur le laquage des globules rouges). (2) CVII, 86-93 ; 1905. — Dans cette 'seconde partie de ses études, l'auteur s'occupe de la paroi semiperméable des erythrocytes. Cette paroi serait formée de substances analogues aux corps gras. C'est l'altération ou la destruction de cette paroi qui permet le laquage. C'est ce qui se produit avec la chaleur, les acides, les alcalis, les dissolvants des graisses. L'eau détruit mécaniquement cette paroi sans l'altérer. De là un moyen d'essayer l'isolement de cette paroi. Les débris que Ion obtient sont insolubles dans l'eau, ne sV gonflent point, se colorent par le mélhyl violet et se montrent comme des disques arrondis de la taille des globules
rouges. DASTRB.
G-. Gryns. Kritisches ueber Hans Kocppe's Hypothèse der Bcschatfcnheit der Blutkôrperchenwande (Critique de l'hypothèse de H. Koeppe sur la composition de la paroi des globules rouges). (2) CFX, 299-299; 1905. — L'auteur contredit les hypothèses de Koeppe. — Koeppe a admis que les globules rouges sont entourés d'une membrane formée de substances analogues à la graisse, solubles par la chaleur et les dissolvants des graisses, saponifiables par les acides et les alcalis. Le laquage s'expliquerait par cette constitution. D'autre part, l'eau distillée agirait par osmose en faisant éclater la paroi ; le froid séparerait l'eau du milieu ambiant sous forme de glace, et' quand elle fondrait, elle agirait comme de Teau distillée. Ces phénomènes ne font pas intervenir la constitution lipoîde de la paroi. Le laquage du sang suppose la destruction des globules. — L'auteur prétend que rien de ces hypothèses ne subsiste et qu'elles sont contraires aux faits et aux doctrines à la fois. dastrb.
F. Varaldo. Les organes hématopoétiques pendant la gestation et la parturition. (72) XLin, 437440; 1905. — Recherches histologiques sur des lapines et dos femelles de cobaye. Elles ont montré qu'à Thyperleucocytose et à l'augmentation de la quantité pour cent des globules rouges jeunes dans le sang de ranimai en
SANG, CIRCULATION, RESPIRATION
ld9
gestation correspondait un état réactionnel des organes hématopoéliqucs de la série lympbogëne et myéloïde, témoin de Vhvperfonctionnement de ces organes. En outre, il existe un rapport constant entre ces trois phénomènes : hyperleucocytose dans le sang, pbagocytisine des globules blancs par r&ciion des megakaryocytes dans la moelle, el embolies de noyaux géants dans les capillaires du poumon. b. fbindel.
W. Heubner. DieViskositàt des Blutes (La viscosité du sang). (4j LUI, 280-301 ; 1905. — L'auteur, afin d'éviter les confusions verbales, commence par discuter la signification du mot • viscosité ». Deux facteurs, dit-il, contribuent à constituer la résistance à Técoulement d'un liquide dans un récipient quelconque — un tube, par exemple — ce sont : 1*» le IroUement des particules liquides les unes contre les autres (cohésion) ; 2^ le frottement de la surface du liquide contre la pai'oi (adhésion). En principe, Texpression viscosité, désignant une propriété physique, spécifique, d'un fluide doit être réservée à la cohésion. Jusqu'à présent les méthodes dont on s^est servi n'ont qu'imparfaitement diflérencié cohésion et adhésion, quoique cette différenciation, logique au point de vue physique, soit physiologiqueroent importante, car, si la résistance au frottement joue un grand rôle dans la dynamique circulatoire, la viscosité est — de même que d'autres propriétés physico^chimiques — un facteur considérable pour les échanges organiques hémato-cellulaires. — L'auteur repreni la