L. CAMUS
II. Camus. La sécrétine de l'intestin du fœtus (Note à Voccasion du procès-verbal), (80) LXI, 59; 24 juUIet 4906.
A. Scheunert. Beitrâge zur Kenntnis der Celluloseverdauung im Blinddarm und des Enzymgehaltes des Cœcalsekretes (Contribution à Tétude de la digestion de la cellulose dans le cœcum et de la teneur en diastases des produits de la sécrétion cœcale). (39) XL VIII, p. 9-26; 4906. — Le liquide que l'on obtient en passant à travers un linge le contenu alcalin du cœcum chez le cheval, le porc ou le lapin, dissout de notables quantités de cellulose. Cette action est supprimée par l'ébuUition, diminuée par filtration à travers du papier fin, et plus encore par passage à travers une bougie Berkefeld ; mais il n'a pas été possible d'isoler de ce liquide, par précipitation au moyen de l'alcool, des diastases dissolvant la cellulose. Comme, d'autre part, les aliments consommés n'apportaient pas de telles diastases, et que le suc d'expression de la muqueuse cœcale n'en fournit pas davantage, l'auteur conclut que cette dissolution est l'œuvre de micro-organismes.
Le contenu du cœcum renferme, en outre, une diastase protéoly tique, une invertine, une diastase produisant de l'acide lactique, mais pas de diastase lipolytique Enfin le suc d'expression de la muqueuse ne contient pas de diastase protéoly tique, mais une diastase saccharifiante faible.
L'érepsine et l'entérokinase font défaut; la glucose est dédoublée en acide lactique. E. LAMBLING.
H. Jordan, B. Hart et J. Patten.
A study of the metabolism and physiological effects of phosphorus compounds with milchcows. (43) XVI, 268-313; 4906. — Étude très longuement conduite sur les effets d'une alimentation riche ou pauvre en composés organiques phosphorées (phytine) sur les vaches laitières. Les composés organiques du phosphore s'éliminent par les fèces sous forme de composés inorganiques, l'élimination suivant assez régulièrement l'absorption. Il existe toutefois avec une alimentation très phosphatée une certaine accumula-
tion de phosphore dans l'organisme.
L'enlèvement des composés organiques phosphores par lavage et fermentation des aliments formant la ration des vaches entraîne des troubles dans la santé des bêtes : constipation, perte d'appétit, diminution des urines, augmentation de la sécrétion lactée, mais diminution rela*tive et même absolue du beurre dans le lait. Une partie de ces effets doit être attribuée à l'absence de la phytine.
J.-P. LANGLOIS
A. Desgrez et Bl. Guende. Influence de l'acide phosphorique, des phosphates mono et trisodiques sur les échanges nutritifs. (79) GXLII, 4440-4442; 48 juin
B. Testa. Il potere di risparmio délia glicerina sul consumo del grasso dell' organismo animale. (99) V, 260-267; 4906. — Calcul de l'élimination de l'iode chez des lapins et de jeunes pigeons ayant reçu en injection sous-cutanée des huiles iodées (iodipine, iodoléine), puis, pendant un certain nombre de jours, une ration d'entretien glycérinée ou non. Les résultats de ces expériences montrent que la glycérine a le pouvoir de modérer la consonmiation de la graisse de l'organisme animal. e. fbindel.
A. Vozarik. Ueber den Einfluss des Nahrungsregimes auf den Wasserhaushalt der Kôrpers (Influence de l'alimentation sur le régime de l'eau dans l'organisme). (2) CXI, 526-526; 4906. — Le besoin d'eau est en rapport avec la teneur de l'alimentation en azote : il est plus grand quand les albuminoïdes sont plus abondants. L'excrétion par les reins est peu influencée par l'azote alimentaire; l'excrétion par les autres organes, peau et poumons (reste aqueux, ou différence de la quantité introduite et de la quantité urinaire) est au contraire fortement influencée et subit de grosses oscillations. Celles-ci sont, en quelque sorte, caractéristiques du régime et comparables, sous ce rapport^ aux oscillations d'acidité urinaire. Les courbes des restes aqueux sont parallèles à celles de l'acidité. La cause des variations du besoin d'eau peut être attribuée à l'excitation du système nerveux par les matériaux acides de l'échange matériel dont la quantité est celle de l'ingestion azotéo ; ou encore aux variations de concentration
ANALYSES
des sucs organiques ou, enfin, & la plus bu moins grande activité de la peau et des poumons. Les recherches de Fauteur concluent en faveur de cette dernière explication : les oscillations de l'excrétion d'eau extra-urinairessont dues aux variations de l'activité cutanée et de l'activité pulmonaire provoquées par Faction des acides sur les centres sudoraux et respiratoires : ces oscillations varient de 1 à 2. La moyenne de l'eau transpirée par la peau est de 660 gr., par la respiration 300 gr., au total 1.000 gr. Les chiffres de Vozarik varient de 609 à i.859. En résumé, le besoin d'eau est accru par le régime azoté. La diurèse varie de même dans les 2 ou 3 premiers jours : sa valeur moyenne est indépendante du régime azoté : c'est la respiration et la peau qui font la compensation.
n ASTRE.
L. Jaoob. Fûtterungsversuche mit eineraus den einfachen Nahrungstoffen zusammengesetzten Nahrung an Tauben und Ratten (Recherches sur l'alimentation des pigeons et des rats avec des aliments simples). (36) XLVIH, 49-62; 1906.
— Les animaux sont nourris habituelle- .ment avec des aliments complexes correspondant À leur goût et ne s'accommodent pas longtemps de mélanges d'aliments simples. L'auteur a cherché combien de temps des pigeons et des rats pouvaient être maintenus en vie avec ce régime, quels obstacles il rencontre et comment on peut les surmonter. 11 rappelle les résultats obtenus par Plosz, Richard- Maly, H. Weiske, Schrodt, Dangel, Wildt, Salkowski, Marcuse, Zadik, Ëhrlich, J. Forster, Lunin, Socin, Hall, Steinitz, Rôhmann, Abderhalden et P. Rona, Y.
Henriques et Hansen, Satta et Nôggerath. L'auteur nourrit les pigeons avec des mélanges divers de caséine, d'amidon, de sucre, de graisse, de cendres, de lait. Les animaux ont supporté le régime pendant . 4 à 5 semaines et ont succombé ensuite à une obstruction du jabot, due soit aux qualités physiques de la ration (consistance), soit à l'efifet de l'alimentation forcée. L'auteur est persuadé qu'en donnant les mêmes substances sous forme de pilules ou de tablettes, l'inconvénient serait évité. Des rats, nourris d'une façon analogue, ont été conservés 6 semaines, 10 semaines et 18 semaines. l\j a eu, à la vérité, diminution de poids, mais la conservation si prolongée de l'animal permet
de croire à la conservation indéfinie et aussi à l'appropriation de la ration employée. DASTKB.
VT. N. Berg et W. H. Welker.
Experiments to determine the influence of the bromids of baryiun and radiuoi on protein metabolism (7^ Jowm. of biol. Chem., I, 371-412; 1906). — D& chiens en état d'équilibre azoté ont reça avec leurs aliments de 0^,125 à I^'.IO de radium sous la forme de bromure de radium d'une activité variant de 240 à 10,000. Aucun symptôme spécial n'a été noté et les échanges nutritifs azotés restèrent sensiblement les mêmes. Pour u grand nombre d'autres détails, voir k mémoire original. s. lambling.
Max Mûller. Untersuchungen uebe die bisher beobachtete eiwelssparende Wirkung des Asparagins dei der Emâlirung (Recherches sur Tépargne d'albemine provoquée par l'asparagîne, faii déj& observé). (2) GXII. 245-291; 1906.- Les bactéries qui vivent dans la panse des herbivores préfèrent pour leur alimentation les substances amidées et Yuparagine aux albuminoldes vrais. L*asparagine agit pour préserver et épaip^r l'albumine. Ces bactéries ont la faculté d'utiliser l'asparagine et le tartrate d'ammoniaque pour la synthèse de composés azotés compliqués. Ces observations faites in vitro peuvent être transportées aux processus digestifs des herbivores et particulièrement des ruminants. L*ant»ir constate de plus que les albuminoldes de synthèses ainsi formés sont moins des constituants protoplasmiques que des excrétions rejetés par les microbes dans le milieu de culture. Il a nourri une chienne d'environ 5 kilog. avec les albuminoldes ayant cette origine : ces corps ont une valeur nutritive comparable à celle (fe l'albumine du sang au point de vue de l'échange azoté. Ce ne sont point des corps nuisibles, comme on aurait pu k craindre, mais de véritables aliments.
supérieurs peut-être à l'albumine cuite.
On ne doit donc pas se refuser d'admettre avec C. Lehmann que les amides doivrat être rangés, au point de vue de l'alimentatioD, & côté des albuminoldes. Os faits précisent l'idée de la eollaboratioa des microbes avec les organes digestifs. présentée comme une symbiose. D'aborâ on a eu en vue les bactéries qui utilisaient, à l'intérieur de leur hôte, les
ABSORPTION ET RÉSORPTION
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^^omposants cellulosiques des aliments C'est ici une sjmlôose beaucoup plus intime, puisqu'elle utilise des corps comme les sels ammoniacaux, n'ayant aucune valeur alimentaire. Gela ne veut pas dire que les corps utilisables par les microbes le soient ou non par les éléments de l'organisme, quoique les expériences de Loewi, Abderbalden et Rona aient montré que cette utilisation est possible.
DASTfiE.
G. Lehmann. Beitràge zur Kenntniss der Wirkung des Asparagins auf den Stickstoffumsatz im Tbierkôrper (Contributions à la connaissance de Teffet de l'asparagine sur les échanges azotés chez l'animal). (2) CXII, 339-351 ; 4906. — Les conditions dans lesquelles les amides sont introduits dans l'alimentation ont i>eaucoup d'influence sur les échanges matériels azotés. En ralentissant leur solution dans la bouillie alimentaire, le taux de l'azote organique peut être maintenu grâce à eux ouv même augmenté.
Toutes les recherches faites jusqu'ici avec l'asparagine directement introduite dans la ration et tout aussitôt dissoule ont fourni des résultats beaucoup trop défavorables. Dans les conditions naturelles, l'asparagine n'intervient dans l'alimentation qu'inclus dans les cellules ou divisé dans un grand volume de l'aliment. Il ne peut alors être résorbé que lentement, c'està-dire après avoir subi de la part des bactéries une transformation et combinaisons azotées d'ordre plus compliqué.
DASTRE.
W. Voltz. Ueber das Verhalten einiger Amidsubstanzen allein und im Gemisch im StofTwechsel der Karnivoren (Manière d'être de quelques substances amidées employées isolément ou en mélange, dans les échanges matériels des carnivores). (2) CXII, p.4i3-438: 1906.— Les substances amidées de différentes constitutions chimiques montrent sous le rapport du bilan d'azote et du bilan des calories une manière d'être différente dans l'organisme animal. L'échange azoté chez les carnivores est peu accru par le groupe glycocolle placé à l'intérieur du radical, c'est-à-dire fortement lié ; il l'est davantage par les composés où ce groupe est facilement separable en carboxyle, comme dans l'acétamide. La même quantité d'azote est mieux utilisée par l'organisme animal sous forme de mélange
amidé que sous forme d'amide isolé. 11 en résulte que les résultats expérimentaux obtenus, en opérant sur des amides isolés, ne sont pas absolument applicables au cas où ces substances existent naturellement dans l'alimentation, dastrb.
O. Kellner. Zur Kenntniss der Wirkung nicht eiweissartiger StickstofTverbindungen auf den Stickstoffumsatz im Tbierkôrper (Contribution à la connaissance de l'action exercée sur l'échange azoté par les substances azotées non albuminoïdes). (2) CXIII, 480-486; i906. — Mémoire inspiré par ceux de G. Lehmann et Vôltz (voir ci-dessus). Lehmann a conclu que l'asparagine dans ses enveloppes naturelles a une valeur supérieure à l'asparagine libre et égale à celle de l'albumine du sang. Un calcul plus exact des données de Lehmann conduit l'auteur à une toute autre conclusion, et cela tient à ce que les produits de destruction de l'asparagine et de l'albumine n'apparaissent pas dans les urines au cours des 24 heures. En fait, l'asparagine libre ou enveloppée de celluloïdine se comporte de même et est bien inférieure à l'albumine. L'auteur critique de même les données
de Vôltz. DASTRE.
ABSORPTION ET RÉSORPTION
G. Billard. Action de l'alcool sur la tension superficielle du suc gastrique et sur son absorption. (80) LX, 1011-1013; 16 juin 1906. — Un abaissement léger de la tension superficielle favorise la sécrétion et l'absorption gastrique, un abaissement plus considérable a un effet inverse; ainsi agit l'alcool suivant la dose employée. C'est à la dose de 3 à 4 pour 100 que l'alcool éthjlique favorise le mieux l'absorption stomacale.
G. Billard. Influence des sels biliaires et des savons sur l'absorption intestinale. (80) LX, 1056-1057; 25 juin 1906. — L'absorption dans la première portion de l'intestin grêle est favorisée par la diminution de tension superficielle qui se produit quand l'acide chlorhydrique se mélange avec la bile. Dans la deuxième partie de l'intestin, les savons alcalins favorisent à leur tour l'abaissement de la tension et par suite l'absorption.