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L. CAMUS

ANALYSES

Bêla Torok. Die Bedeutung der OberflâcbenspannuDg bei den ResorptionsTorgàngen (Influence de la tension saperficielle dans les phénomènes de résorption). (46), XX, 206-209; 45 juin 1906. -- Des solutions hjpo, iso ou hjperioniques sont introduites dans une anse intestinale de lapin. Les phénomènes osmotiques observés sont comparés avec ceux qui se produisent par les mêmes solutions additionnées d'une emulsion d'huile d'amandes douces et de gomme arabique qui abaisse leur tension superficielle sans modifier leur concentration moléculaire.

Pour les solutions hjpo et isotoniques, il n'y a pas d'accélération de la résorption, mais plutôt une diminution. Pour les solutions hjpertoniques, l'absorption est diminuée. Ces faits ne s'accordent pas entièrement avec la théorie de Traube, suivant laquelle l'osmose dépend de la tension superficielle. m. lambbrt.

Ugo Lombroao. Ueber die Beziehungen zwischen der NfthrstofTresorption und den enzymatischen Yerhâltnissen im Verdauungskanal (Relations entre la résorption des matières alimentaires et les conditions des enzymes dans le canal digesUf)- (2) CXII, 531-560 ; 4906. — Abelmann (4890) a observé que dans le cas où le pancréas n'a pas été totalement enlevé, où il en reste un fragment même sans rapport avec l'intestin, la résorption dans l'intestin est plus parfaite que dans le cas d'ablation totale. Il a admis que les restes de pancréas sécrétaient des enzymes arrivant à l'intestin par une autre voie, par le sang et la bile, par exemple (E. Pflûger, 4905). U. Lombroso supprime les conduits pancréatiques, principal et accessoire, et recherche les graisses dans les fèces : il constate que leur absorption se fait comme dans les conditions ordinaires, à peu de chose près. Des expériences de transplantation d'une partie du pancréas sous la peau de l'abdomen, le reste ayant été enlevé, montrent encore l'absorption peu modifiée. Dans le cas de fistule permanente conduisant au dehors la sécrétion pancréatique, l'effet est encore le môme.

L'ablation du pancréas change alors le résultat. L'absorption des graisses n'a plus lieu ou est considérablement réduite. La présence du pancréas parait nécessaire. La ligature et l'ablation partielle des canaux pancréatiques ne provoquent aucune augmentation appréciable de

racUvité amjlolytique des autres digestifs, ni aacone dimination si Tos enlève le pancréas. Même chose poor h lipase du suc intestinal dans les mêmes conditions. Le pancréas iotenrient dam la digestion et la résorption «ntremeat que par sa sécrétion externe. Si l'ot introduit du suc pancréatique dans l'ut testin (duodénum) d'un chien dont k pancréas a été extirpé, la résorption ne se trouve pas rétablie dans son état nor mal. Le pancréas, en somme, agirait sir la digestion et l'absorption autrement que par sa sécrétion proprement dite.

DASTRB.

E. Pflûger. Bémerkung za vorstebender Arbeit Hugo Lomteoso's (Remarque sur le mémoire précédent de U. Lombroso). Ihid.y p. 560. — Pflûgo signale l'importance du fait de l'excrétion des enzymes pancréatiques par k bile après l'injection du suc pancréatique dans le sang; mais il fait toutes ses réserves sur les méthodes employées par l'auteur. dastrb.

GÉNÉRATION ET DÉVELOPPEMENT

R. T. Morris. A case of heteroplastic ovarian grafting, follovred bj pregnancj and the deliver^ of a living child. Medical Record, 5 mai 1906 (15 pages). — II s'agit d'une femme réglée à 15 ans, mariée à 18 et qui, après une fausse couche et 3 mois, présenta les phénomènes de U ménopause à 19 ans. On greffa chez cette femme des fragments des ovaires sains d'une femme de 33 ans qu'on opérait d'un prolapsus utérin. Quelques mois après cette greffe, les règles revinrent et, l'année d'après, cette femme eut une grossesse qu'elle mena à bien. L'autesr possède un autre cas de grossesse che une autre porte-greffe ovarienne; msis là, la grossesse se termina par une faus«

couche. K. FISINDKL.

MÉCANIQUE. ENERGETIQUE ET CHALEUR ANIMALE

Ernest Solvay. Sur le problème «lit du travail statique, (79) CXLIÎ, 1568- 1569; 25 juin ^906.

A. Ghauveau. Le travail extèrie« créé par les actions statiques et djnamiques du travail intérieur du moteur-

SYSTÈME NERVEUX ET ORGANES DES SENS

muscle. Relations entre Ténei^e liée k ces actions et l'énergie qui passe dans le travail extérieur. (79) CXLÏI, 4474-1479; 25 juin 1906.

O. Zoth. Ërgographische Versuche ûber die Erholung des Muskels (Etudes ergographiques sur la réparation du muscle). (2) CXI, p. 391-451; 1906. — L'auteur fait quelques propositions relativement à la terminologie et à la métrologie ergographiques. Il propose la mesure du travail total en kilogrammètres; de la puissance en kilogrammetrès secondes ; de la fatigue par le quo-

P-p tient -p^ où P représente le travail ou

la puissance au début de l'épreuve, P' au

temps t', et p la même quantité à la fin ;

P' la mesure de réparation par -p- en me-

sure absolue et -^ en mesure relative ;

la capacité de fatigue et celle de réparation par les inverses de ces dernières divisés par le temps. L'auteur étudie surtout les questions relatives au rétablissement. Il rappelle les recherches de Maggiora à ce sujet, et celles de Broca et de Richet ; il s'occupe en premier lieu de la patue de rétablissement et de la manière dont elle varie en tétanos soutenu ou sans tétanos. Cette pause est pour une série de soulèvements avec tétanos soutenu fune seconde) une fonction linéaire du travail de soulèvement. A partir d'une certaine limite, les pauses croissent plus vite. L'auteur analyse successivement l'influence du fonctionnement énergique distribué en groupes de soulèvements isolés et d'abord en séries normales; puis l'influence de la charge et du rythme du travail, l'influence du travail par seconde et du travail total sur le rétablissement. Il signale enfin des observations sur le phénomène de Tescalier.

En résumé, ce travail fait connaître des faits et des relations relativement au rétablissement du muscle travaillant à l'crgographe sous l'action de la volonté. H complète heureusement le mémoire de Trêves sur la fatigue. dastre.

O. Zoth. Ueber die form der Arbeit am Mosso'schen Ergographen (Forme du travail dans l'ergographe de Mosso. (2) CXII, 31i-338; 1906. — La forme du travail dépend de la manière dont varie avpc le temps le raccourcissement et le

changement de tension. La contraction isotonique, l'isométrique, l'auxotonique sont des formes de travail simples que l'expérimentateur choisit et qui ne sont que rarement représentées dans le travail naturel du muscle. Dans l'ergographe, le cas est, bien que compliqué, encore assez simple pour se prêter à l'analyse. L'auteur considère la courbe ergographique et se propose, en premier lieu, de savoir la variation d uraccourcissement en fonction du temps. En second lieu, il cherche à évaluer les changements de tension des muscles actifs qui répondent aux différents degrés du raccourcissement. Le type général du travail musculaire dans l'ergographe, c'est le raccourcissement avec augmentation de tension : il répond, en gr os,à la forme assez répandue du travail musculaire que l'on appelle auxotonie. Il ne représente aucune des formes les plus simples qui soient réalisables, mais un type fondamental du travail musculaire naturel, c'est-à-dire le type du raccourcissement avec augmentation de la résistance. dastbb.

H. Giiillemard et R. Moog. Variations des échanges nutritifs sous l'influence du travail musculaire développé au cours des ascensions. (79) CXLIII, 133- 135; 9 juillet 1906. — Une série d'ascensions successives à la tour Eiffel amènent les auteurs à conclure que le travail musculaire seul ne peut pas expliquer les modifications de nutrition observées dans l'ascension du Mont Blanc. Ils admettent donc une influence spéciale du climat de haute altitude et en particulier de la dépression atmosphérique, l. camus.

SYSTÈME NERVEUX ET ORGANES DES SENS

Pierre Girard. Variations quantitatives de la composition chimique du cerveau en fonction du volume et de coefficient de céphalisation. (80) LX, 1132- 1134; 30 juin 1906.

L. Lapicque et P. Girard. Poids des diverses parties de l'encéphale chez les oiseaux. (80) LXl, 30-33; 7 juillet 1906. — ^ La grandeur du coefficient de céphalisation est déterminée par le cerveau, le coefficient du cervelet est surtout en rapport avec l'nptitudc de l'animal pour le

ANALYSES

▼ol plané. Les lobes optiques ont un coeffldent indépendant de celui du ceryeau.

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