JOURNAL DE PHYSIOL. ET DE PATHOL. 6ÉNÊR
ANALYSES
Hasslauer. Der Bakteriengehalt der Nase bei den Infektionskrankheiten mit besonderer Berûcksicbtigung der Meningitis cérébro-spinalis epidemica (Le contenu bactérien du nez dans les maladies infectieuses et particulièrement dans la méningite cérébro-spinale épidémique).
(14) XLI, 633-d39 et 723-728; 1906. — La flore nasale est abondante dans diverses affections. Dans la méningite cérébrospinale, le nez contient rarement le pneumocoque, presque toujours le méningo-
COque. GH. ESMEIN.
K. lÉIisskalt. Kazuistiche Mitteilungen (Notes sur quelques cas), (14) XLI, 701- 702 ; 1906. — Un cas de salpingite à bacille de Pfeiifer. Un cas de liûiiase biliaire k bacille d'Eberth; enfin l'auteur après avoir manipulé du méningocoque, a contracté un corjza purulent dont le pus contenait ce microorganisme.
CH. ESMEIN
G. Proca. Insuffisance thyroïdienne et bacilles mucinogènes de l'eau. (80) LX, 989; 9 juin 1906. •— Dans l'eau de pajs à goitre et à crétinisme endémiques, Proca a isolé un bacille fluorescent, ressemblant au BacUlus fluorescent erassus (Bac. itis de Frick). Ce bacille a des propriétés très toxiques et détermine des symptômes d'insuffisance thyroïdienne par intoxication aiguë. Il reste à exécuter les expériences d'intoxication chronique pour apprécier son rôle dans la production du goitre et du crétinisme.
p. NOBÉGOURT.
Péju et Rajat. Quelques nouveaux cas de polymorphisme de bacilles par riodure de potassium : bacille de la psittacose, bacille de la dysenterie (Vaillard et Dopter), bacille enteritidis de Gœrtner, etc. (80) LX, 1013; 16 Juin 1906.
Rajat et Péju. Quelques observations sur le parasite du muguet (80). LX, 1000; 16 juin 1906. — Le muguet ensemencé sur le liquide de Raulin donne des cultures d'aspect macroscopique et microscopique différents suivant les cas ensemencés, p. NOBÉGOURT.
s. Arloing. Production expérimentale des variétés transmissibles du bacille de la tuberculose et de vaccins antituberculeux. (79) GXLII, 1395-1397; 18 juin 1906.' — L'auteur a obtenu deux variétés de ba-
cilles de la tuberculose humaine dont les caractères sont transmissibles et se retrouvent toujours dans les cultures successives. L'une de ses variétés se développe dans la profondeur du bouillon; l'autre est une sous-variété de la précédente et cultive à une température de 43-44**. Ces variétés de virulence atténuée et fixe sont utilisables comme vaccins antituberculeux. l. camus.
H. Vallée. Bacilles tuberculeux dégraissés. (80) LX, 1020; 16 juin 1906. — L'auteur décrit un procédé qui met en œuvre le minimum d'actions chimiques. Ces bacilles, plus ou moins toxiques, se comportent chez les sujets tuberculeux comme une tuberculine hyperactive et sont toxiques pour les animaux vierges.
Us semblent donc contenir l'ensemble des
produits. p. NOBÉGOURT.
J.-W. Eyre, A.-N. Leathern and J.-W. Washboum. A study of different strains of pneumococci, vrith special reference to the lesions they produce (Etude de différentes espèces de pneumocoques et des lésions qu'ils produisent) (49) XI, 246-269 ; 1906 (2 planches). — Les réactions produites chez le lapin par injection sous-cutanée de pneumocoques permettent aux auteurs de distinguer deux variétés de ce microbe, qu'ils appellent type fibrineux et type cellulaire. Quand le lapin a été inoculé avec le premier type, si la mort est rapide (15 heures) il existe une hémorragie au point d'inoculation; si la mort survient du 4* au 9" jour, on trouve un épanchement sous-cutané, semigélatineux et transparent teinté de sang; lorsque la mort est plus tardive (2 A 3 semaines), l'exsudation fibrineuse est plus dense et la peau qui la recouvre est noirâtre, nécrosée ou ulcérée. Quand l'inoculation a été pratiquée avec le second type, les lésions produites après 24 heures sont de même ordre; mais quand la mort survient après 3 ou 4 jours, l'exsudation devient épaisse, opaque et jaune. Plus tardivement les deux variétés donnent des abcès ou du tissu cicatriciel, j Au microscope, les lésions après 2 à 5 jours présentent des caractères différents suivant la variété inoculée. Avec le premier type, filaments fibrineux et ité» peu de polynucléaires ; avec le type 2 au contraire, beaucoup de leucocytes eo voie de dégénérescence et peu de fibrine. Le degré de virulence n'explique pas les
AGENTS FIGURES
réactions différentes, et en augmentant ou en diminuant la virulence de chacun de ces types, il conserve ses caractères. Tous les pneumocoques isolés de foyers pneumoniques appartenaient au premier t^pe et ceux provenant de foyers bronchopneumoniques appartenaient au second :
dans la bouche on rencontre ces 2 variétés.
LESXÉ.
Silberstrom. Ueber die Arteinheit der Streptokokken (Sur l'unité des streptocoques). (14) XLI, 409413; 1906. — Les derniers travaux sur cette question (Schottmûller) concluent à la non unité des streptocoques. Sur gélose au sang, il est possible de distinguer trois races absolument fixes : le streptocoque pyogène ou de l'érysipèle, nettement hémolytique; le streptocoque mitior, viridans, peu pathogène, à peine hémolytique, & colonies vertes; le streptocoque mucosus, capsulé, à colonies gluantes d'un gris vert, très pathogène. L'auteur a recherché si l'épreuve de l'agglutination par le sang d'animaux immunisés confirmerait cette classification. Les premiers résultats lui sont favorables. CH. ESMEIN.
A. Tchitchkine. De l'action du streptocoque et de sa lysine introduits par voie buccale et de quelques questions qui s'y rattachent. (60) XX, 499-508; 1906. — Le streptocoque utilisé était très virulent. L'administration par la bouche de petites doses tue [les lapins dans la moitié des cas par septicémie streptococcique ; l'introduction par la sonde dans l'estomac ne les tue que dans 20 0/0 des cas. L'infection réalise d'une façon générale dans la bouche, le pharynx et l'œsophage, des lésions microcospiques de la muqueuse et peut-être des ouvertures naturelles servant au microbe de voies de pénétration ; la muqueuse intacte de l'intestin n'est pas perméable pour le streptocoque. Les cultures chauffées à 60* ne déterminent pas la mort; avec les cultures chauffées à 55-50^ il y a quelques cas de mort; les cultures chauffées à 45*" donnent les mêmes résultats que les cultures non chauffées. L'administration par la bouche d'hémolysine streptococcique est inoffensive; le sang des lapins qui en ont reçu ne diffère pas du sang normal. Les globules rouges des lapins ayant ingéré des streptocoques sont plus résistants que ceux des lapins neufs à l'action de l'hémolysine streptococcique. L'ingestion répétée
de cultures chauffées, puis de cultures non chauffées, ne crée aucune immunité active contre le microbe. p. nobécourt.
Leo Buerger. Beitrag zur Kenntniss des Streptococcus mucosus capsulatus (Contribution àFétude du streptocoque muqueux encapsulé). (14) XLI, 314-320, 414- 418 et 511-515; 1906. — Existe-t-il entre les pneumocoques et les streptocoques banaux, des streptocoques encapsulés possédant assez de caractères distinctifs pour constituer un groupe à part? Après avoir rappelé l'historique de la question, et analysé des cas personnels, l'auteur conclut par l'affirmative. Les propriétés capitales de l'espèce sont : le gros volume des éléments et de leur capsule; la longue durée de la vitalité sur les milieux au sérum ; l'absence d'hémolyse sur gélose sanglante ; le haut degré et la longue durée du pouvoir pathogène (souris, cobaye, lapin), quelle que soit la voie d'inoculation employée; la production d'œdèmes locaux volumineux chez ces animaux, et la présence habituelle de formes en chaînettes dans leur sang. Le streptocoque muqueux serait capable de causer des méningites*, des péritonites, et même des pneumonies.
GH. BSMEIN.
G. Schumacher. Ueber den Streptococcus mucosus und seine Unterscheidung von anderen Strep to kokkenarten (Sur le streptocoque muqueux et sa différenciation des autres races de streptocoques). (14) XLI, 628-632 et 712-718 ; 1906. — L'auteur croit qu'il s'agit bien d'une espèce particulière, mais que les caractères de culture sur gélose au sang ne suffisent pas à la différencier. Ce serait, comme tant d'autres, un saprophyte de la bouche, capable de produire des affections très diverses. CH. ESMEIN.
Bruckner et Gristeanu. Sur les précipitines du gonocoque et du méningocoque. (80) LX, 1070; 23 juin 1906.
S. MinelU. Ueber c Typhusbacillentriiger, und ihr Vorkommcn unter gesunden Menschen (Les porteurs de bacilles tvphiques et leur présence parmi les individus sains). (14) XLI, 406-409; 1906. — Gomme d'autres maladies, la fièvre typhoïde peut être propagée par les selles, riches en bacilles d'Ëberth, d'individus normaux en apparence. Ces faits avaient été observés dans les foyers
épidémiques surtout : ils existent, comme le prouve ud cas observé par l'auteur, même dans des régions indemnes depuis des .années. Le sang de l'individu en question agglutinait en outre le bacille d'E berth à. un taux élevé. On conçoit l'intérêt de telles constatations pour la lutte systématique contre la dothiénentérie. ch. bsmein.
O. Forges et A. Prantschoff . Ueber die Agglutinabilitàt der Bakterien und besonders des Bacillus Typhi (Sur l'agglutinabilité des bactéries et particulièrement du bacille typhique). (14) XLJ, 466- 469, 546-552 et 658-666; 1906. — Afin de préciser la valeur du séro-diagnostic, les auteurs étudient les caractères de l'agglutinabilité. L'agglutination spontanée est due à la faible quantité de protéine contenue dans certaines bactéries : en effet, celles-ci absorbent moins d'agglutinine que les bactéries normales; or, nous savons que l'agglutinabilité des bactéries est parallèle à la quantité de protéine qu'elles contiennent; de plus, les sels réagissent sur les bactéries sponlanément agglutinables comme sur des colloïdes albuminoïdes faiblement stables, tandis que les bactéries normales agissent comme des colloïdes stables. Les cultures spontanément agglutinables peuvent servir au sero-diagnostic, leur propriété ne résistant pas à un court chauffage à 80". Le même procédé permet d'utiliser les cultures bactériennes fraichement extraites du corps des animaux, qui sont souvent hypoagglutinables ou non agglutinables. De même, les bactéries capsulées. D'ailleurs, souvent les espèces qui ont passé par l'animal sont capsulées. Dans les deux cas, l'hypoagglutination est due à l'augmentation de la protéine des microbes. L'agglutination est un phénomène physico-chimique.
GH. ESMEIN
H. Pribram. Ueber die Eigenschaften des Ëberth-Gaffkyschen Bazillus (Propriétés du bacille d'Eberth-Gaffky). (37) LIV, 17-39; 1906. — L'auteur a étudié 47 échantillons de bacille typhique ; cette étude a duré plus de 2 ans. Un tableau indique la provenance de ces bacilles et un deuxième graphique donne toutes les particularités de culture ou d'agglutination de ces bacilles. Le bouillon fut troublé par tous les échantillons. Le
milieu de Kothberger-Schefflers ne donna ni gaz ni fluorescence dans 45 cas. Le milieu de Kashida donna des colonies bleues. Le milieu Drigalski-Conradi donna 46 fois des colonies bleues. Les colonies étaient jaunes sur le milieu Fitzgerald- Deyer. Trente-neuf fois la réaction de Braun fut positive. La gélatine ne fut pas liquéfiée; pas d'indol. La galactose (40 fois), la dextrine (39 fois), la dulcite (39 fois) ne furent pas modifiées. Le milieu & la saccharose (45 fois) fut d'abord légèrement rosé; pas de formation de gaz. Pribram divise les propriétés des typhiques en 3 groupes :
1" groupe : ne constituent pas des propriétés spécifiques à la famille : pas de spores. Gram négatif, pousse en gris, sans couleur sur les milieux ordinaires, colonies rondes sur agar, pousse vigoureusement sur le Drigalski, ne liquéfie pas la gélatine, pas de toxine extracellulaire, la toxine est dans la cellule.
2* groupe : toutes les espèces de la famille typhique : mobile, filaments, bleu sur Drigalski, sur Kashida, sans couleur sur Endo, jaune sur Fitzgerald, pas d'indol, pas de coagulation du lait, pas de fermentation du sucre, formation de protéinechrome. 3' groupe : renferme un certain nombre d'espèces de la famille typhique : le sucre de raisin, galactose, arabinose, rhamnose, sorbite, dulcite, dextrine, mannite, maltose, lévulose, inuline, xylose et mannose ne fermentent pas.
Précipitent la nutrose en solutions mannite ou galactose-sérum de bœuf. Coloration rouge avec la mannite — , maltose — , ou lévulose lackmus agar. Rouge avec le Petruschky. v. montagard.
Venexna. Ueber Agglutination von Bakterien der Typhus-gruppe durch Galle.
(10) XLIIl, 999; 23 juillet 1906. — Sous la direction de Kayser, l'auteur a recherché quel était le pouvoir agglutinant vis-à-vis du bacille du typhus et des bacilles paratyphiques de la bile d'animaux imprégnés de bacilles typhiques et de la bile de sujets humains morts d'une affection non typhique. Dans presque tous ces cas, la bile a agglutiné le bacille d'Eberth-Gaffky et aussi les bacilles paratyphiques type A (Brion-Kayser), et les paratyphiques type B (SchotmûUer).
F. ARL0IN6.
W. N. Klimenko. Bacillus paratyphosus B e cane (Le bacille para typhique
AGENTS FIGURÉS
B du chien). (14) XLL 617-620 et 702-707; 4906. — L*auteur a isolé de l'organisme d'un chien un bacille très voisin du paratjphique B, pathogène pour tous les animaux de laboratoire. Sa vitalité est très grande. Son agglutination par le sérum paratjphique B permet de supposer qu'il puisse être pathogène pour rhomme. ch. esmeix.
H. Hammerl. Studien ueber die Morphologie des Vibrio cholera» asiaticœ.
(14) XLI, 644-616 et 695-700; 1906. — On connait depuis longtemps des formes anormales, soit arrondies, soit allongées ou spirillif ormes du vibrion cholérique. Ce sont des formes jeunes et non des figures d'involution. La composition du milieu de culture où elles naissent semble avoir l'influence décisive sur leur production. CH. ESMEIN.
R. Kraus et A. Pranscholi. Ueber Choleravibrionen und andern Yibrionen :
ûber Idenlitât der Hâmotoxine und der Toxine der Vibrionen, sowie deren Antitoxine (Sur les vibrions cholériques et autres vibrions : identité de Thémotoxine, de la toxine et de l'antitoxine des vibrions). (14) XLI, 377-379 et 480-487; 4906. — Des vibrions complètement différents du vibrion de Koch et des races d'El. Tor au point de vue de la séroagglutination produisent cependant une toxine» une hémotoxine et une antitoxine identiques à celles de ces derniers. On ne peut donc juger de la parenté exacte de microbes voisins sur l'existence ou non d'un seul caractère, eût-il l'importance de l'épreuve agglutinative.
GH. ESMEI?f.
Brau et Demer. Recherches sur la toxine et l'antitoxine cholériques. (60) XX, 578-592; 1906. — Dans les milieux liquides, principalement dans leà milieux albumineux, le vibrion cholérique donne une toxine soluble, à action rapide sans incubation, dont la production semble liée à la macération des vibrions. Elle est très active en injection intra- veineuse. L'injection intra-veineuse vaccine les animaux et fait apparaître dans leur sérum des propriétés antitoxiques, alors que l'injection sous-cutanée donne difficilement les mêmes résultats.
p. NOBÉCOURT.
G. Liebermeister. Ueber die Bedeutung des Bacterium coli fur die mens-
chliche Pathologie mit besonderer Beriicksichtigung der Infektion der Harn wege u. der septischen Erkrankungen (Rôle du bacterium coli en pathologie humaine, et particulièrement dans l'infection des voies urinaires et les septicémies). (38) LIX, 473-490; 1906.
Nicolle et Gathoire. Sur un bacille dysentérique d'une épidémie tunisienne.
(80) LX, 1032; 16 juin 1906. — Ce bacille est identique aux échantillons du type
Shiga. p. NOBÉCOUHT.
Nicolle et Gathoire. Note sur un bacille djsentériforme tunisien. (80) LX, 1057; 23 juin 1906.
H. Vincent. Sur la vitalité du bacille dysentérique dans les eaux de boisson. (80) LXl, 97; 21 juillet 1906.
M. HeUeran. Agglutination und biological relationship in the prodigiosus group. (14) XLI, 553-562; 4906. — Les races de prodigiosus sont assez différentes au point de vue bio-chimique (fermentation des sucres, etc.). L'agglutination confirme leur parenté : si les extrêmes ont peu ou pas d'affinité, il est possible de les rattacher par des chaînons intermédiaires. La stabilité des races est considérable (l'auteur en a suivi pendant 40 ans).
CH. ESMEIN
G. Achalme et G. Rosenthal. Le
bacillus gracilû ethyliais, microbe anaerobe de l'estomac, produit la fermentation alcoolique du lait. (80) LX, 1025; 16 juin 1906.
Le Dantec. Le microbe du rouge de morue. Réunion biologique de Bordeaux, 3 juillet 1906, in (80) LXI, 136.
Le Dantec. Sur une nouvelle catégorie de microbes : les microbes chlorurophiles. Réunion biologique de Bwdeaux.
3 juillet 1906, in (80) LXI, 139.
E. Hoffmann et S. von Pro'wazek. Untersuchungen ûber die Balanitis Spirochœten (Recherches sur les spirochetes de la balanite). (14) XLI, 741-744; 1906. — Le spirochete de la balanite erosive circinée est colorable en rougeâtre par le Giemsa, mais se décolore très rapidement. Ses spires sont assez peu nombreuses. Il présente des cils et une membrane ondulante.
CH. ESMEIN
ANALYSES
T. Saling. Zur Kritik der Spirochete pallida Schaudinn. (14) XLI, 737-740; 4906. — Comme Thesing, Fauteur croit impossible de différencier le pallida des autres spirochetes; de même que ceuxci, ce serait une bactérie. L'auteur crititique la constatation de spirochetes au cours des autopsies de nouTeau-nés, cadavres déjà en voie de putréfaction. Il rejette le rôle étiologique des spirochetes dans la sjphilis. ch. esmein.
G. Leuriaux et v. Geeta. Culture du Treponenda pallidum de Schaudinn.
(14) XLI, 684-^88; 1906. — Le liquide céphalo-rachidien de syphilitiques secondaires mélangé à du bouillon peptonisé et maintenu k Tétuve à 37*" pendant quelques jours, est centrifugé; le culot ensemencé sur sérum de porc solidiûé se développe en 4 jours sous forme d'un enduit blanc gluant qu'on peut repiquer sur le même milieu. Si l'on colore de telles cultures parleGiemsa, on constate sur les formes jeunes (4 jours), la prédominance d'éléments ovalaires à protoplasme rougeâtre, à noyau foncé simple et multiple. Deux jours plus tard, les éléments prédominants sont allongés, à noyau ondulé ou spirale. Puis il ne reste qu'un spirochete typique. Dans d'autres formes, le noyau reste nu, court, épais, non spirale. Le tréponème ne serait donc qu'un stade, dérivant de spores qui, par la transformation des sporozoites donnent, d'une part, par multiplication agame, le trépoponème (stade macrogamète femelle), d'autre part le microgamète mâle (corps réduit à la substance nucléaire de forme courte), n faudrait ranger l'agent qui cause la syphilis dans le sous-ordre des trypanosomides. gh. bsmein.
E. Bertarelli. c Spirochete pallida > und Osteochondritis. (14) XLI, 639-642; 1906. — 11 est peu d'organes dans les corps de fœtus hérédo-syphilitiques où l'on n'ait pu prouver la présence de spirochetes. L'auteur en a trouvé dans plusieurs cas d'ostéite syphilitique.
CH. ESMEIN
F. Radaell. Dimostrazione délia spirocheta pallida nella placenta. (102) LX, 397-400; 1900. — L'auteur figure les spirochetes (méthode de Levaditi) dans les coupes d'un gros placenta, d'ailleurs sans lésions anatomo-histologiques.
E. FEINDBL.
E. Bertarelli. Ueber dieFarbung und Gegenwart der Spirochâte Obermeyers in den Organsschnitten der an Rûckfallfieber verstorbenen Individuen (Sur la présence et la coloration du spirochete d'Obermeyer dans les coupes des organes d'individus morts de fièvre récurrente).
(14) XLI, 492-496; 1906. — Par l'imprégnation au nitrate d'argent, l'auteur a pu, dans un cas, prouver la préseace endocellulaire du spirochete d'Obermeyer dans la rate et le foie. Par cette coloration, la ressemblance est assez grande avec le spirochete pallida. Le spirochete d'Obermeyer est cependant plus difficile à colorer et présente des spires moins nombreuses. ch. esmeix.
F. Sanielioe. Ueber die pathogène Wirkung der in die Trachea geimpften Blastomyceten (De l'action pathogène des blastomycètes inoculés dans la trachée).
(14) XLI, 332-338; 1906. — Les champignons parasites sont capables demodifier par irritation le biochimisme cellulaire, à tel point que, sans se multiplier euxmêmes, ils déterminent une prolifération indéfinie du tissu voisin. Si certaines de ces cellules en non équilibre sont entraînées par les courants lymphatiques, leur prolifération peut continuer ailleurs. Il est donc vrai que des parasites connus peuvent causer des réactions cellulaires définitivement progressives : leur cause pourrait donc être la même que celle de l'inflammation, la loi de leur développement commun serait la défense contre un élément étranger^ aboutissant suivant les cas au triomphe ou à la défaite de l'organisme.
CH. ESMEIN
. F. Sanfelice. Sull'azione dei prodotti solubili dei blastomiceti in rapporto alla etiologia dei tumori maligni. (103) XXll, 750; 14 juillet 1906. — L'inoculation intra-trachéale de parasites seuls sans produits solubles donne lieu à une prolifération considérable du parasite avec une très faible réaction des tissus; au contraire, l'inoculation du parasite et de produits solubles qu'il a élaborés in vitro donne lieu & une faible prolifération du parasite lui-même, mais à une réaction énorme des tissus. Ceci expliquerait peut-être pourquoi on trouve peu de parasites dans les tumeurs malignes.