‹ Journal de physiologieChapitre 425 sur 578 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

G. Marinesoo et J. Mlnea. Note sur la régénérescence de la moelle chez rhomme. (80) LX, 1027-4628; 16 juin

E. Riva. Lésion! del reticolo neurofi.

brillare délia cellula nervosa neir inanizione sperîmentale studiate con i metodi del Donaggio. (lOi) XXXII, 400-409; 1906. — Chez les chiens et les lapins le réseau de la cellule nerveuse est quelque peu déformé par la vacuolisation cellulaire et les altérations du nojrau qui sont la conséquence de Tinanition profonde; mais il ne présente pas d'altérations à proprement parler, et cette résistance est rés remarquable.

s. FEINOEL.

A. Donaggio. Effetti deir azione combinata del digiuno e del freddo sui centri nervosi di mammiferi adulti. (104) XXXII, 373-393; 4906. — Le réUculum des cellules nerveuses du lapin résiste parfaitement à l'inanition profonde de l'animal, d'une part, à son refroidissement, d'autre part. Or, l'association de deux causes impuissantes séparément a, dans les expériences de l'auteur, boule- Tersé la structure du réseau endocellulaire dont les mailles sont déchirées et les fibrilles agglomérées en gros rubans ou en blocs, quand elles ne sont pas disparues. C'est une notion nouvelle que celle de la puissance des causes combinées en tant que modificatrices des structures histologiques.

FEINDEL .

A.-G. Pari. Ancora sul rapporto tra rintensilà dello stimolo e l'altezza délia contrazione riflessa (R. IstituU) Venetodi ScienzBy Leitere ed Arti,. LXV, 299-303; 26 novembre 1905). — La régie générale «st qu'on observe un rapport direct entre l'intensité de l'excitation et la hauteur de la contraction réflexe; ceci existe lors des changements rapides dans l'intensité des stimulations. Mais lorsque l'adaptation est intervenue, la hauteur de la contraction est indépendante de la force du stimulus. Enfin, assez rarement, et chez des grenouilles peu excitables, on peut même constater un rapport inverse entre

l'intensité de l'excitation de la contraction réflexe.

et la hastev

B. FRIICDBL.

F.-Vr. Fzx>hlich. Ueber' reizlose Y%.

gusausschaItuDg(Sur la suppression d'a^ tivité du nerf vague, sans excitaticm pnilable). (2) CXllI, 433-464; 1996. — U suppression d'un nerf va^ue, chez les animaux narcotises ou non, amène on cfaaigement de la respiration. 11 j a granà augmentation des mouvements respintoires (amplitude) et une diminution de leur fréquence. Dans le cas où il nj a p« de narcose l'augmentation d'amplitiuk porte également sur les mouvements inspira toi rcs et la fréquence est peu modifiée. Dans le cas de narcose, raofmentation d'amplitude porte surtout oc exclusivement sur les inspirations et U diminution de fréquence est notable. U suppression des deux nerfs vagues par l'ammoniaque ou les narcotiques a les mêmes effets. L'augmentation d'amplitude porte également sur l'inspiration et l'expiration et porte d'abord sur rinspiration; ou bien elle se produit sur 1» deux espèces de mouvements, simultaae ment, et alors l'effet inspiratoire l'emporte Quant à la fréquence, elle est notablement diminuée, et précisémient dans la proportion où l'amplitude est accrue Lorsque les animaux sont endormis, ki faits sont les mêmes : seulement l'inteasite du phénomène est très diminuée, pu^ ticulièrement la phase expiratoire peot en arriver à n'être pas accrue, et il peut être un peu retardé. Dans le cas oè l'on use du froid, il j a des faits d'excitation qui se traduisent par une pause im^ piratoire et une réduction d'amplitudt des mouvements, lorsque l'on opère sv un seul nerf; et par de l'agitation et l'animal lorsque l'on opère sur les deux Mais si la narcose est profonde, ces phénomènes d'excitation peuvent faire défaut. Quand on use de l'électrotonus tiipolaire il se produit des phénomènes qie l'on peut rapporter à Teffet d'une excitation de fermeture. dastrk.

A. Frohliclr et O. Lœi^. Ueber vasokonstriktorische Fasem in der Choria tympani. (16) XX, 229-232; 30 juin 19QS — L'écoulement du sang veineux de k sous-maxillaire du chat préalablement accéléré par le nitrite d'amjrle est ralesti par l'excitation de la corde du tjmpan » l'injection de la pilocarpine. Ce fait s'a*

SYSTÈME NERVEUX ET ORGANES DES SENS

pUqueralt par l'existence de fileU vasoconstricteurs dans la corde. L'excitation serait normalement marquée par l'activité tonique des terminaisons vaso-dilatatrices. M. LAMBERT.

G. Bikele* et J. Jaluaka. Zur Herkunft der seasiblen Nervenfasem der Quadricepssehqe und der Achillessehne beim Hund (Sur l'origine des fibres ner- Teuses sensitives du tendon du quadriceps fémoral et du tendon d'Achille chez le chien). (2) CXI, 376-390; 1906. — Les auteurs ont usé de la méthode qui consiste à juger des excitations sensitives par les réflexes circulatoires qu'elles produisent. Ils opéraient sur des animaux narcotises par l'opium et le chloroforme; ils mettaient à nu la moelle lombaire et les racines postérieures. On excitait les tendons après avoir coupé successivement les différentes racines et, par comparaison, on excitait aussi la peau des membres antérieurs et postérieurs, et surtout le tendon et le muscle. La diversité d'effets circulatoires obtenus en agissant sur le tendon et sur le muscle garantissait que l'excitation du tendon portait sur ses nerfs propres et n'était pas l'effet d'une transmission au muscle. On constata ainsi que : i« le tendon d'Achille possède des fibres sensitives des 6% 7* paires lombaires et de la 1** sacrée; 2* le tendon du quadriceps tire ses fibres sensitives des 4* et 5* racines postérieures lombaires : la 6* lombaire ne fournit qu'une contribution insignifiante. C'est à la 5' lombaire qu'appartient la prédominance. L'effet sur la circulation se traduit ordinairement par une élévation de la pression : l'effet inverse d'abaissement de pression est rare (1 fois sur 203). .Quant à l'action sur le cœur, à la suite de l'excitation de la peau, du muscle et jdes tendons, elle consiste ordinairement en un ralentissement : l'accélération est très rare. Les effets obtenus par Texcitaiion du muscle exigent le plus souvent une excitation plus forte et sont moins marqués ; dans le cinquième des cas à pein e la réaction musculaire s'est montrée égale à celle du tendon. Les tendons sont plus richement innervés au point de vue des nerfs sensitifs que les muscles correspondants. DASTRE.

A.-J. Kalmann. Ueberdie Beeinflussung der Wasserdampfabgabe der Haut, durch klimatische Faktoren, durch Mus-

kelarbeit und B&der (Influence sur l'éva^ poration cutanée des facteurs climatériques, du travail musculaire et des bains). (2) CXU, 561-399; 1906. — L'influence principale appai'tient à la tempe* rature, ensuite à l'humidité. L'auteur a évalué la perspiration cutanée d'un membre toujours le même, jambe et pied gauche. Dans une période déterminée il recueille 2 '% 213 en 45 min.; il l'évalue par heure et décimètre carré à 0 «% 459, et par 24 heures et pour le corps entier k 821 gr. Nuttall (1895) avait donné 280 gr.» etSchierbeck 317 gr.; Kubner a adopté 1.050 gr. L'influence du, séjour se traduit par la comparaison des chiffres de Graz et de Gastein, 821 gr. et 656 gr. (climat de moyenne hauteur, activité perspiratoire moindre que dans le climat subalpin).

Tout travail musculaire est suivi d'une augmentation de la perspiration cutanée, augmentation qui est en rapport avec la grandeur du travail exécuté et les conditions de température et de saturation hygrométriques. L'action des bains chauds s'accompagne d'une augmentation de perspiration. Le refroidissement de la peau la diminue naturellement. dastbe.

Sydney Alrutz. Ueber die sog. perversen Temperaturempfîndungen (Sur la perversion des sensations de température). (32) XVni, 166-476; 1906. — Il s'agit de la sensation de froid provoquée par le chaud, de la sensation de chaud provoquée par le froid dans les maladies nerveuses. La première de ces deux sensations est en réalité un phénomène physiologique, mais qui se manifeste avec plus de netteté dans les cas pathologiques, où la sensibilité au chaud est diminuée : elle devrait s'appeler sensation paradoxale de froid. La deuxième ne peut pas être mise en évidence dans les conditions normales : son existence ne parait pas suffisamment démontrée, même dans les maladies. Si cependant elle existe réellement, elle doit être considérée comme pathologique et la sensation peut être vraiment dite « pervertie ».

E. "Wlotzka. Andert sich die Uefraktion des Auges beim Aufenthalt im Dunkeln ? (La réfraction de l'œil change-t-elle par le séjour à l'obscurité). (2) CXll, 494- 498; 4906. — Charpentier a observé que la réfraction de l'œil augmentait par un long s<jour à l'obscurité, et jusqu'à trois

ANALYSES

dioptries : les vaisseaux choroïdiens contiendraieot moins de sang et la rétine s'éloignerait du centre du globe oculaire. L'auteur reprend les recherches de Charpentier. D'abord une diminution de l'épaisseur de la choroïde capable de produire l'effet indiqué devrait être dans la proportion de 20 à 1 , ce qui est impossible à supposer. En second lieu, si l'explication n'est pas acceptable, l'auteur annonce que le fait lui-même est inexact et que la réfractipn de l'œil ne change pas à l'obscurité. DASTRE.

Oscar Gross. Untersuchungen ueber das Verhalten der Pupille auf Lichteinfall nach Durschneidung des Sehnerven beim Hund (Recherches sur la manière dont se comporte la pupille sous l'action de la lumière après section du nerf optique chez le chien). (2) CXll, 302-340; 1906. — Arnold (1841), Reinhardt (1843) et BrowR-Séquard (1847) ont vu que l'œil enlevé à un poisson montrait encore la réaction pupillaire. La lumière exerce chez les amphibiens et les poissons une excitation motrice directe sur le muscle sphincter de la pupille (Steinach, 1892). L'action se produit encore après deux semaines si le globe oculaire du poisson et de l'anguille a été convenablement conservé (Gurth, 1901). La section du nerf optique chez les animaux à sang chaud supprimerait cet effet, d'après Berlin, Rosov<r, Hertel (1898) et Wagenmann. Au contraire, d'après M arenghi (1902), la réaction pupillaire s'observerait encore après section intra-crànienne du nerf optique. Le fait a été nié par Abelsdorff et Tscherkowskj. Il est conOrmé cette fois par l'auteur de ce mémoire et les contradictions sont expliquées. dastre.

F. Schenok. Ueber intermittirende Netzhautreizung (Sur l'excitation intermittente de la rétine). (2) GXIl, 292-301; 1906. — Fick a soutenu que sous l'influence de lumières changeant périodiquement, les processus d'excitation et d'impression devaient eux-mêmes présenter une marche oscillante, quand la fréquence est assez rapide pour que la sensation soit uniforme. Mais cet eminent physiologiste a précisé la nature de cette marche oscillatoire des oscillations, en admettant que l'excitation croît pendant la période d'èclairement et diminue pendant Irt pcriode d'obscurité. lîoas a nié

cette dernière partie. C'est le poi&l qu'examine l'auteur; il est en désaceofi avec Fick. dasteb.

G. Abelsdorff. Ueber Sehpurpur tai Sehgelb (Sur le pourpre visuel et le jaimt visuel).' (32) XVIII, 163-166; 1906. — Rét ponse à des critiques de Siven. L'antesl maintient que ses déterminations failei en commun avec Kôttgen sur le pouvoiV d'absorption du pourpre rétinien sosl exactes, et que l'existence du jaune rétit nien est des plus problématiques.

s. WERTHSIMRK.

MUan Stefanik. Sur la sensibîlîtédt la rétine pour les radiations lumineuaoL (79) GXLll, 1569-1570; 25 juin 1906.

E. Raehlmann. Eine neue Théorie der Farbenempfîndung auf anatomisdh physikalischer Grundlage (Nouvelle théorie de l'impression colorée fondée sur U physique et l'anatomie). (2) CXII, 17Î- 188; 1906. — Les théories actuelles reposent sur des prémisses philosophiques, plutôt que sur l'anatomie rétinienne. Ofi n'a pas trouvé les trois espèce de fihm rouges, vertes, violettes de la Uiéoiic Yonng-Helmholtz. On n'a pas trouvé trace des trois substances visuelles Tert-it>u£C. jaune-bleu, blanc-noir de la théorie d'Hering. L'auteur a pris pour point de dépsrt les phénomènes physiologiques des images consécutives et du contraste des couleurs. L'impression de contraste est une foQ^ tion de surface de la rétine; en seconl lieu, la fluctuation dans la disparitioi des images secondaires est une fonctioi du temps; en troisième lieu, le fait qu'une portion de rétine à section plus petite qœ celle d'un cône est cependant capable d'apprécier la diversité qualitative des ondai lumineuses. Ce sont là- des faits en opp<^ sition avec les théories actuelles. Chaque cône est un appareil complet au point de vue des couleurs. Pour qu'il puisse distÎBguer une longueur d'onde de toute autre, il faut que chaque élément de eeloi-ci corresponde à une demi-longueur d'ondf.

Autre contradiction : la position de k couche de perception derrière une couche épaisse de tissu, en arrière, est telle que les ondes lumineuses agissent dans use direction opposée k la conduction neveuse. Pareille chose n'arrive pour auaa antrp orsane des ^ors Cotte diffîcuUt* disparaît si l'on admet ijue Tonde lumineuse

TECHNIQUE ET INSTRUMENTATION

est réfléchie à la couche externe, et agit au retour et que le processus d'excitation est ainsi fixé. Cette supposition estTérifiée par la différence de Tindice de réfraction des deux articles du bâtonnet. Le phénomène est analogue à celui qui se produit dans le procédé de photographie des couleurs de Lippmann, dans la membrane sensible. Les ondes fixes agissent chimiquement à leur point maximum. Le fait a été ▼érifié par Neuhaus (18d8) qui aconstaté au microscope un feuilletage correspondant aux longueurs d'onde. C'est ce qui se passerait dans la rétine. La partie de la lumière qui traverse le bâtonnet détermine un mouTement phototropique du pigment choroldien ayant pour fonction dlsoler la surface réfléchissante et d'empêcher la perturbation par la lumière latérale. Ce mouvement du pigment a été observé par Rawitz et Hess chez les céphalopodes. II y a beaucoup d'autres preuves de ce déplacement du pigment yenant coiffer les cônes et bâtonnets. Il y a en même temps diminution de longueur des bâtonnets et des cônes et reprise à l'obscurité des dimensions primitives. Van Generend Stort a signalé le raccourcissement. Engelmann et d'autres l'ont vérifié. L'auteur développe l'explication des impressions produite par les différents rayons, en partant de cette théorie. dastbb.

A. Gregor. Ueber eine Bewegungsassoziation von Augen und Ohren des Menschen. (16) XX, 169-170; 2 juin 1906. — Les déplacements latéraux très prononcés de l'œil entraînent normalement chez l'homme un mouvement associé du pavillon de l'ereille. m. lambert.

Sydney Alratz. Ueber Schmerz und Schmerznerveu. Eine kritische Historik (Sur la douleur et ses nerfs spéciaux : historique et critique). (32) XVIII, 1-46: 1906. — Exposé et discussion des principales opinions qui ont été émises sur cette question depuis qu'on a découvert dans la peau des points spécifiques pour les diverses sensations : ne se prête pas à l'analyse. Le mémoire se termine par deux observations cliniques, d'où il semble résulter que la douleur peut parfois être provoquée par certaines formes d'excitation telles que le froid, et non par d'autres telles que les piqûres ou le chaud. Examen des interprétations possibles de ces caç d'analgésie dissociée, parmi lesquelles celle qui invoque des terminai-

sons nerveuses différentes pour les sens a* tions douloureuses d'origine différente.

E. WERTHEIMSR.

Rolf Lagerborg. Ueber die specifischen Ursache der Unlust undLustgefûhle (Sur les causes spécifiques des sentiments de plaisir et de peine). (32) XVIII, 47-56; 1906 — Théorie fort compliquée, d'après laquelle les excitations des organes des sens ne provoquent pas directement ces sentiments, mais bien par l'intermédiaire des processus nutritifs qui les accompa* gnent et dont le sensorium prend conscience. E. WBRTHEIMER.

TECHNIQUE ET INSTR UMENTA TION

A. Duiig. Ueber die elektrische Einrichtung im neuen physiologischen Institute der Universitât Wien (Sur l'installation électrique du nouvel Institut physiologique de Vienne). (2) GXIII, p. 400- 417; 1906.

Victor Henri. Mesure du pouvoir catalytique des métaux colloi'daux. (80) LX, 1040-1042; 16 juin 1906.

A. Mounesrrat. Méthode de recherche du fer dans les tissus vivants. (79) GXLII, 1572-1573; 25 juin 1906.

Maurice Nicloux. Simplification de la méthode de dosage de l'alcool dans le sang et dans les tissus: (80) LX, 1034- 1037; 16 juin 1906. — Les tissus ou liquide à examiner sont soumis à distillation dans l'appareil de Schlœsing en présence d'une solution d'acide picrique ; le produit de distillation est recueilli dans l'eau et dosé directement avec le bichromate. L. CAMUS.

A. Trillat et Sauton. Sur un nouveau procédé de dosage de la caséine dans le fromage. (79) GXLIlï, 61-63; 2 juillet

A. Vozarik. Zur Methodik der Harnazidimetrie (Technique de l'acidimétrie urinaire). (2) CXI, 473-i96; 1906. — L'auteur emploie la méthode de titrage directe avec la phénolphtaléine. Sa commodité ne fait pas de doute ; mais on a contesté son exactitude. On fait deux objections :

ANALYSES

la première, c*e8t que les terres alcalines ne donnent pas de combinaisons bien définies sous l'action de la lessive de soude; la seconde, c'est que le virage de Findicateur de l'acidité à l'alcalinité se produit lentement, ce qui nuit à la sensibilité du procédé. L'auteur examine ces inconvénients. U fixe les limites du premier et juge l'inexactitude insignifiante en comparaison des oscillations quotidiennes de î'aeidité. Pour le second inconvéniept, éteBdse de la tamt de neutralisation, on peut l'atténuer par des artîUcea Ida que ceux de Foilin et de von Moritz, qui consistent dans l'addition de sels neutres qui restreignent la dissociation hjdroljtique des sels urinaires et par conséquent la zone de neutralisation. Mais on modifie ainsi l'acidité de la liqueur. L'auteur constate que si l'on prend 5 décigr. de pbosphate disodique dans 50 c. c. d'eau, l'alcalinité correspond à 0,95 c. c. de là lessive décinormale. Si l'on ajoute 5 décigr. de NaCl, il ne faut plus que 0,70 c.

c. de lesmve; et si Ton ajoutée la H^jonr primitive 33 gr. de NaCl dans 400 e c d'eau, il ne faut plus que 0,05 (méthoè de Moritz). Ces mesures d'acidité eitratnent des changements d'équilibre dâmique, ce qui n'a pas lieu avec les tat thodes électrométriques. Des taidetn font connaître cette influence des sek neutres; l'influence de l'excès delessi!

alcaline (Lépinois) ; l'influence de l'eaaà dilution; de la coction de l'échantiDoB; de lacide urique vis-à-vis de la jdiéodphtaléîne et du phosphate de soadt; eB&Bt ils fournissent une comparai»»

des divan indicateurs. dastre.

L. Perdrix. Appareil atérilisatear permettant la désinfection rapide et i stc des objets solides. (80) LXU 69-19; » joilet 1906.

Garrel et G.-G. Oathrie.

Méthode simple pour établir une fistule d'Eck. (80) LX, 4104-4406; 30 juin m

PATHOLOGIE GÉNÉRALE

OUVRAGES DIVERS TRAITÉS, MONOGRAPHIES

P. Mégnin.L^s insectes buveurs de sang et colporteurs de virus (un vol. in-18 de 156 pages avec 53 fig. dans le texte. F. R. de Rudeval, éditeur. Paris, 1906). — Ce petit précis est le dernier ouvrage de l'entomologiste distingué et si compétent que fut P. Megnin. (1 donne la description de tous les insectes et acariens inoculateurs de maladies, des conditions dans lesquelles ils deviennent pathogènes, des microorganismes qu'ils peuvent inoculer. De nombreuses figures dessinées par l'auteur illustrent ce manuel de lecture fort instructive.

Ivar Wickman. Studien ûber Poliomyelitis acuta (Arbeit aus dem Path.

Inst, der Univers. Helsingfors) . 1, 409- 292; 1905, Berlin. — Ce travail consi- : dérable dans lequel l'auteur a étudié,

surtout au point de vue anatomiqQe,Bi grand nombre de cas de poliomjélite de l'enfant et de l'adulte ne peat ètit analysé brièvement. Les parties 1« plus originales concernent la natur« des lésions, les rapports entre la police myélite aiguë et la myélite aiguë, les processus de cicatrisation, les relation entre la myélite et les autres lésions des centres nerveux. L'auteur s'attad»

à démontrer que dans la poliomyélite on observe simultanément des lésions parencbymateuses et des lésions int«i^ titielles ; ces dernières deviennent mèott le plus souvent prédominantes. Da»

les divers cas, qu'il a étudiés très soigneusement au point de vue histologique, il n'a jamais rencontré la degeneration des cellules ganglionnaires sans altérations interstitielles concomitantes, tandis qu'il n'est pas rare d'observer l'intégrité des cellules des con»

antérieures dans des régions où l'io^ tration interstitielle est très prononcée.

OUVRAGES DIVERS, TRAITÉS, MONOGRAPHIES

Celle-ci est avant tout sous la dépendance des altérations péri-vasculaires.

La poliomjélite est donc une myélite disséminée en fojers, caractérisée avant tout par rinOltration inflammatoire.

Cette même disposition des lésions se retrouve dans le bulbe et dans le cerveau. On peut même observer des foyers d'œdéme local très limités. Ces altérations interstitielles ne paraissent pas se développer plutôt au voisinage de certains groupes de cellules ganglionnaires, car, par exemple, dans la moelle allongée elles- se montrent aussi bien en dehors des noyaux des nerfs crâniens qu'au niveau de* ceux-ci.

Dans la moelle les lésions n'occupent pas seulement la substance grise des cornes antérieures, elles sont tout aussi fréquentes dans le reste de l'axe gris, dans les cordons el même au niveau de la pie-mére. Quant à la distribution topographique des lésions il faut noter qu'elles sont toujours h leur maximum au niveau des renflements médullaires ; puis, par ordre de fréquence, la partie supérieure de la moelle lombaire et la partie inférieure de la moelle dorsale sont le siège de graves altérations. Dans ces dernières régions, la colonne de Clarke et la substance grise des cornes postérieures sont souvent les plus altérées; toutes les localisations sont d'ailleurs en rapport avec les modifications dans l'état des vaisseaux artères ou veines, qui tiennent sous leur dépendance la distribution des lésions. L'artère centrale de la moelle ne joue pas un rôle prédominant dans la répartition de celles-ci. Les altérations parenchymateuses et interstitielles évoluent donc parallèlement, et indépendamment de tout processus embolique. La poliomyélite présente les mêmes caractères anatomiques, qu'elle survienne chez l'enfant ou chez l'adulte, et l'auteur admet même que la paralysie ascendante de Landry du type myéllopathique ne doit pas être distraite du groupe de ces myélites. L'auteur pense que dans ces divers types de myélites la propagation des poisons se fait par le tissu nerveux même ou parla Toie lymphatique. En tout cas la patho- -génie est encore assez obscure, car malgré tous les faits expérimentaux qui ont été publiés on n'a pas encore pu provoquer à coup sûr la poliomyélite par l'infection sanguine, ni déterminer la

nature exacte des agents microbiens qui la provoquent.

HENRI CLAUDE

L. Rénon. Conférences pratiques sur les maladies du cœur et du poumon.

(Un vol. in-8 de VllI-382 pages. Masson etC^Paris,1906). — LeD'Rénon a réuni dans ce volume quelques-unes des conférences qu'il fait à l'hôpital de la Pitié ppur l'instruction des stagiaires, et où il s'attache à leur exposer, de la clinique, des méthodes de diagnostic et de traitement, les notions élémentaires, les données essentielles, dont l'application est de tous les jours. L'ouvrage se compose de trente leçons : quinze traitent de sujets intéressant la pathologie cardiaque, quinze sont consacrées aux affections de la plèvre et des poumons et notamment à la tuberculose, dont les difficultés de diagnostic, l'évolution, la thérapeutique sont judicieusement mises en lumière. Dans une première leçon l'auteur montre quel peut être le rôle du médecin dans la société moderne, à quel point son action peut être bienfaisante. Le reste de l'ouvrage témoigne de ce qu'il doit faire pour y parvenir. p.-j. t.

V. Balthazard. Précis de médecine légale (un vol. in-8" de 408 pages. Paris, 4906. J.-B. Baillière et fils, éditeurs). — La médecine légale comporte l'application des connaissances médicales aux cas de procédure civile et criminelle qui peuvent être éclairés par elles; la multiplicité des problèmes qui se présentent ne rend guère possible un enseignement théorique qui les embrasse tous. L'étude de la médecine légale, peut, toutefois, être systématisée si l'on considère que dans la majeure partie des cas le problème est surtout pathogénique et consiste à reconstituer le mécanisme d'une lésion dont les causes les plus fréquentes sont l'intoxication et le traumatisme. La première partie de l'ouvrage traite de ces intoxications ; dans le chapitre relatif à l'intoxication oxycarbonée, je signalerai une théorie nouvelle du mécanisme d'action de l'oxyde de carbone envisagé, conformément aux expériences de Haldane et de Mosso, comme un gaz asphyxiant et non comme un poison. Dans la seconde partie, on trouvera l'étude des effets des rayons X et du radium envisagés

ANALYSES

au point de vue médico-légal, et de nombreuses applications de la physiologique pathologique à la solution des questions que soulèvent si fréquemment les accidents du travail, concernant l'origine traumatique des maladies internes: endocardites, pneumonie, tuberculose , diabète , hjstéro - trauma tisme, etc. Les méthodes d*examen des taches de sang, de sperme sont très judicieusement exposées et présentées non comme des procédés compliqués, particuliers à la médecine légale, mais comme des modalités très simples de la technique clinique ou expérimentale.

L'auteur s'élève avec juste raison contre les conditions dans lesquelles sont actuellement pratiquées les autopsies médico-légales, les cadavres soumis & l'examen de l'expert étant presque toujours en pleine putréfaction, alors même que les circonstances de fait eussent permis une autopsie précoce; cet état de choses explique le développement que l'auteur donne dans la dernière partie de l'ouvrage à l'étude des phénomènes cadavériques.

AGENTS MÉCANIQUES, PHYSIQUES ET CHIMIQUES

H. Jansen. Ueber die Resistenz des Tuberculins dem Licht gegenûber (Larésistance de la tuberculine à la lumière). (14) XLI, 677-680 et 775-779; 1906. — L'endotoxine du bacille de Koch diffère de la plupart des autres par sa singulière résistance à la chaleur. Il était intéressant de rechercher si elle se singularisait aussi par sa résistance à la lumière : c'est ce qui est prouvé par les expériences de Jansen. ch. esmein.

Mariant. Le moderne teorie dell' im muni ta e le iniezioni endo venose di sublimato. (101) XIII, 289-302; 1906. — En injectant de petites doses dé sublimé dans les veines, soit chez l'animal, soit chez l'homme, on obtient un sérum antitoxique, bactérioljliquô, agglutinant, et une augmentation des éléments mononucléés du sang. Ces propriétés ne sont pas limitées à un seul germe, mais à la plupart des microbes, pneumocoque, bacille d'Ëberth^ streptocoque, bacille de Koch; on obtient donc par cette méthode un

sérum antitoxique et bactéricide, polyvalent. Aussi les nombreux succès enregistrés en thérapeutique par la méthode de Baccelli ne sont-ils pas dus uniquement & l'action antiseptique des sels injectés; chez les malades atteints d'infections variées, aussi bien que chez les animaux infectés avec des germes quelconques, les injections intra- veineuses de sublimé stimulent les processus de défense de l'organisme. La meilleure preuve de cette conception réside dans ce fait que les fortes doses de sublimé, loin d'accroître l'action antiseptique, diminuent la résistance grâce à l'intoxication qu'elles déterminent. Chez l'homme, les doses recommandables sont de i à 5 milligr. par jour en solution au millième, chez l'animal d'un vingtième de milligr. par kilogr. de poids du corps. v. balthazard.

Gharrin, V. Henri et Monier-Vinard. Action des solutions d'argent colloïdal sur le bacille pvocjanique. (80) LXI, 120; 21 juillet 1906. — Des quantités très minimes d'argent colloïdal suffisent pour atteindre le bacille pyocjanique dans son activité de reproduction, dans sa morphologie, dans son fonctionnement, dans la fabrication de sa matière chromogène. La solution d'atgent à petits grains est plus active que celle à gros grains. p. nobécourt.

Mlle P. Gernovodeanu et V. Henri. Action de l'argent colloïdal sur quelques microbes pathogènes. Importance du mode de préparation et de la grosseur des granules de colloïde. (80) LXI, 122; 21 juillet 1906. — L'argent colloïdal à fins granules exerce sur les microbes une action beaucoup plus forte que l'argent à gros granules. L'action sur les microbes est due à l'argent à l'état colloïdal et non à l'argent dissous. Les différentes espèces microbiennes sont très inégalement sensibles à l'argent colloïdal.

p. NOBÉCOURT.

R. Link. Ueber das Auftreten des Babinskisches Reflexes nach Skopolamin- Injektionen (Sur l'apparition du réflexe de Babinskî à la suite d'injections de scopolamine). (38) LIX, 252-261; 1906. — Cette apparition, qui serait la règle, de* vrait sans doute être attribuée à une suppression fonctionnelle de l'écorce cérébrale. aOUGET.

AGENTS FIGURÉS

AGENTS FIGURÉS

Max Rubner. Die Beziehungen zwischen Bakterienwachstum und Koncentration der Nahrung (Stickstoff und Schwefelumsatz) (Rapports entre la croissance des bactéries et la concentration du milieu (échanges azotés et soufrés). (4) LVII, 461-493; 1906. — C'est la suite d'une longue étude sur l'influence du milieu sur les bactéries. Buchner et Voit avaient déj À remarqué que les vibrions cholériques mouraient plus vite dans une solution sucrée à 20 0/0 que dans la solution sucrée à iO 0/0. Il existe, dit Rubner, pour les bactéries un degré de concentration du milieu qui donne toujours la même évolution quantitative pour cette bactérie.

La diminution de la valeur du milieu fait tomber le nombre des bactéries susceptibles de pousser dans ce milieu. Ainsi, un milieu de valeur 10, donnant 1.000 bactéries par exemple, un milieu de valeur 5 ne donnera plus 500 bactéries, mais bien moins. La dilution du milieu agit en quelque sorte comme une désinfection.

On ne peut qu'imparfaitement déterminer la quantité d'azote absorbée par les bactéries et la quantité qui se transforme sous l'influence de la chaleur et des décompositions chimiques. 20 0/0 environ de l'azote du milieu se transforme en ammoniaque, 40 0/0 de l'azote total donne d'autres composés azotés, qui ne sont pas l'ammoniaque. Le soufre donne du SU^ et l'on ne sait pas quelle est la quantité de soufre qui se modîGe de cette façon. Il doit y avoir des solutions qui conviennent au développement de certaines propriétés des microbes, alors que ces solutions ne favorisent pas cependant la végétation luxuriante de ces mêmes microbes; un microbe qui pousse mal a peut-être des propriétés différentes d'un microbe très vivace, v. montagard.

G. Eijkmam. Ueber natûrliche Wachstumshemmung der Bakterien (Sur l'arrêt de prolifération spontanée des bactéries). (44) XLI, 367-369 et 471 -474; 1906. — L'auteur ayant montré dans un travail antérieur que les bactéries forment dans les cultures solides et dans les fèces des substances thermolabiles capables d'arrêter leur développement, Conradi et Kurpjuweit ont voulu faire de cette constatation une loi générale de ïautotoxine chez les bactéries. Ceci serait exagéré, selon Eijkmam, et notamment la conclusion que

l'auto toxine jouerait un rôle dans le fonctionnement intestinal.

eu. ESMEIN.

F. Soprana. Ueber im Kôrper .latente Bakterien und die Môglichkeit ihrer Verbreitung im Organismus (Sur les bactéries latentes dans le corps et la possibilité de leur dissémination dans l'organisme.) (14) XLI, 601-605; 1906. — Comme l'avait montré Vincent pour le tétanos, d'autres bactéries vivant silencieusement peuvent se localiser sur une région traumatisée même aseptiquement, et produire ainsi une infection sans porte d'entrée apparente. CH. ESMEIN.

N.-N. Anitschko'w. Zur Frage ûber die Rolle der thermophilen Bakterien im Darmkanal des Menschen (La question du rôle des bactéries thermophiles dans l'intestin de l'homme). (14) XLI, 326-332 et 426-432; 1906. — Depuis Miquel (1881) la présence dans l'intestin humain de ces microbes si répandus dans la nature a été confirmée, mais les résultats des auteurs sont contradictoires. Anitschkow conclut que ces bactéries sont en quantité relativement très petite, et qu'il est impossible de leur attribuer un rôle quelconque dans le fonctionnement intestinal.

CH. ESMEIN

A. Ghon, V. Mucha et R. Mûller.

Beitrâge zur Kenntniss der anaeroben Bakterien des Menschen : zur Aetiologie der akuten Meningitis (Contribution à l'étude des anaérobies chez l'homme :

étiologie de la méningite aiguë; suite). (14) XLI, 305-314, 401405, 504-510 et 606- 610; 1906. — A la suite des cas déjà publiés, les auteurs ajoutent l'histoire de 2 méningites mortelles d'origine otique.

L'une était due à un petit bacille anaerobic, fragile, immobile^ non sporulé, négatif au Gram; l'autre à une association microbienne : un coccus et un vibrion polymorphe, anaerobic, mobile, non sporulé, ne prenant pas le Gram. En résumé, les auteurs croient avoir démontré le rôle des anaérobies dans les méningites. Toujours, il s'agit de malades atteints d'otites chroniques, souvent compliquées, à pus fétide, et à caractère gangreneux, comme l'avait signalé Rist. Cet auteur a donné également une liste des anaérobies capables de provoquer de tels désordres : ce sont des saprophytes de la bouche. Les anaérobies de Ghon sont analogues ou très voisins de ceux-ci. ch. esmein.

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